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Par Driss Bennani
"LOccident veut un cinéma dindigènes"
| Antécédents |
Hakim Noury
Réalisateur
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| 1963. |
Entrée au lycée Lyautey |
| 1979. |
Premier film Le facteur |
| 1996. |
Réalisateur de Un simple fait divers |
| 2004. |
Tournage du film de ses fils Imad et Souheil, Les portes du paradis |
| 2005. |
Sortie de Elle est hypertendue, diabétique et refuse toujours de crever |
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Smyet Bak ?
Mohamed Noury.
Smyet mok ?
Lalla Zohra Alaoui. Vous me demanderez pourquoi le Lalla, je vous répondrai que le Alaoui lexplique.
Je nallais rien vous demander. Nimirou dla carte ?
B 232 507.
Elle est hypertendue
a réalisé des records dentrées en salle, vous récidivez avec une deuxième partie. Vous ne croyez pas que les meilleures blagues sont les plus courtes ?
Cest pour cette raison quil ny aura pas de troisième partie. Cétait un challenge de réaliser une deuxième partie au moins aussi bonne que la première. Je crois que cest fait. Jai eu des échos très positifs de la part du public et des professionnels après la projection de lavant-première.
À aucun moment, vous ne vous êtes dit : Quest-ce quil peut être hypocrite, celui-là ?
Non. Boulane, par exemple, est un ami et il nest pas hypocrite. Il est simplement venu me dire que mon film allait marcher. Ça veut dire des choses. Saâd Chraïbi est un ami de 30 ans, il ne va pas me mentir. Dautres personnes mont dit quelles avaient adoré le film. Les hypocrites ne sont pas venus me voir. Ce nest pas pour eux que je fais des films, mais pour un public qui me le rend bien.
Votre nom a été cité deux fois dans le film. Vous êtes même apparu à la fin. Vous avez assez flatté votre ego comme ça ?
Lapparition à la fin est une idée de Imad, mon fils, qui est aussi mon assistant sur ce film. Les deux autres fois, cest lidée de Rachid El Ouali. Jétais hésitant, mais il ma convaincu de foncer vu que cétait une comédie. Je ne suis pas mégalo. Il y a beaucoup de gens qui maiment. Ça me suffit.
Vous savez pourquoi ?
Parce que je suis un homme honnête, disponible et serviable je crois.
Parce que vous navez plus cette prétention de faire du grand cinéma, surtout
Le grand cinéma, ce sont mes enfants qui le feront. Pour moi, cest un choix. De toutes les manières, je nai pas les moyens du grand cinéma. Je conçois le cinéma comme un divertissement. Je ne fais pas de films qui restent dans des tiroirs et qui ne servent quà flatter lego du réalisateur-auteur. Jestime faire de meilleurs films que de nombreux auteurs locaux.
Ça rapporte, les comédies ?
Si un créateur ne vit pas de son art, il doit faire autre chose. Je fais des comédies et je gagne très bien ma vie. On ne fait pas de lart pour lart.
Voleur de rêves et Un simple fait divers ont fini par vous désillusionner ?
Complètement, surtout le deuxième. Je me suis mouillé pour les journalistes et ils mont tous démonté. Jai présenté lhistoire dun journaliste intègre qui va jusquau bout des choses à une époque où le sujet était interdit. Ça ma dégoûté. Aujourdhui, cela devient très facile. Ceci dit, mon engagement politique et social est encore intact et je referai certainement des films sur fond social ou politique.
Des films misérabilistes avec un esprit de colon, comme vous avez déjà dit ?
Javais dit cela par rapport aux films courtisés par les festivals internationaux. Les Occidentaux ne sintéressent quaux histoires de femmes voilées, de gens réprimés, etc. LOccident nous voit comme des indigènes. Il encourage ce genre de films parce que ça les emmerde quon vienne les concurrencer sur leur territoire. Ils veulent un cinéma dindigènes.
Ça vous flatterait de retrouver votre film demain à Derb Ghallef ?
Non, ça ménerverait. Mais je nen veux pas aux gens de Derb Ghallef, ils gagnent leur vie. Jen veux aux responsables qui tolèrent cela.
Quand est-ce que vous ferez votre première sitcom ?
Jen avais déjà présenté une à 2M en 1992. La sitcom nest pas du fast-food. Ça doit être très bien écrit du début à la fin. Sinon, je nai pas de complexe par rapport au genre lui-même. |
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