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Pages coordonnées par Abseslam Kadiri
États-Unis. Les prisons secrètes de la CIA
| Le scoop est signé The Washington Post. La CIA détiendrait des membres dAl-Qaïda dans des prisons secrètes en Europe de lEst et ailleurs. Daprès le quotidien américain, ces sites noirs se trouvent dans huit pays et plusieurs démocraties dEurope de lEst non citées par le journal. Les autorités veillent à ne pas divulguer dinformations sur lidentité et les interrogatoires des détenus, a priori de hauts cadres dAl-Qaida. La CIA, qui financerait et gérerait ce réseau secret de prisons, y aurait envoyé plus de 100 suspects, dont 30 figures importantes du terrorisme. Coupés du monde, ces détenus fantômes ne disposeraient daucun statut juridique et daucun contact avec le monde extérieur, hormis les agents de la CIA. Washington aurait opté pour ces |
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prisons délocalisées, en raison du caractère illégal de telles détentions aux états-Unis. La CIA et Washington sont restés silencieux, mais plusieurs pays (Pologne, Roumanie, Thaïlande) ont démenti.
Plus de 70 autres suspects, jugés moins importants, ont été confiés à dautres pays, notamment lEgypte, la Jordanie, le Maroc et lAfghanistan. Ces détentions ne sont connues que dune poignée de hauts responsables américains et étrangers. Linformation discrédite les références morales dont se targue Washington. Elle plombe un président, lâché par les sondages et les conseillers, et attaqué par des démocrates qui ont récquisitionné le Sénat pour un huis-clos sur la politique irakienne de Bush. |
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Iran. Téhéran brouille les pistes
Diabolisé, lIran a rassuré les Occidentaux en ouvrant le site militaire de Parchine (sud-est de Téhéran) aux inspecteurs de lAIEA. Les états-Unis soupçonnent les Iraniens dy avoir procédé à des tests de charges hautement explosives, ce que dément Téhéran. Ce geste de bonne volonté intervient deux semaines avant une réunion de lAIEA, qui devrait décider denvoyer le dossier iranien devant le Conseil de sécurité de lOnu. Il a cependant coïncidé avec un grand chamboulement dans la diplomatie iranienne, touchant des interlocuteurs privilégiés des Occidentaux sur des questions comme le nucléaire. 40 ambassadeurs (Allemagne, France, Grande-Bretagne etc.) vont être remplacés. Téhéran réfute lidée dune purge et invoque des fins de mission. La nouvelle risque dêtre interprétée comme un coup de balai dAhmadinejad et un frein aux relations avec lOccident. |
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Espagne. Zapatero défend une Catalogne plus autonome
Lors dun débat sur lavenir de la Catalogne, le chef du gouvernement, Zapatero a soutenu le projet délargissement de lautonomie catalane, critiqué par lopposition. Selon Zapatero, lidentité nationale de la Catalogne est en adéquation avec la Constitution. Zapatero a estimé que le projet catalan était raisonnable et quil nécessitait de simples retouches, concernant la quasi-indépendance fiscale quil prévoit pour la prospère région du nord-est espagnol.
Le leader PP dopposition, Mariano Rajoy, lui a répondu que ce projet tournait le dos à la Constitution. Selon Rajoy, Zapatero, en soutenant le projet, paye le prix pour pouvoir continuer à gouverner, avec l'appui de partis indépendantistes catalans sans lesquels il naurait pas de majorité à la Chambre basse des Cortès. |
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VITE !
Yigal Amir, le meurtrier de Rabin, réclame une révision de son procès. Lextrémiste de droite affirme que ce nest pas lui qui a tiré la dernière des trois balles, fatale à lex-Premier ministre israélien. Amir, en réclusion à perpétuité, veut accréditer la thèse dun complot qui aurait été préparé par des membres des services de sécurité israéliens.
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Suite à la parution de douze caricatures du prophète Mohamed dans un journal danois, dix ambassadeurs de pays arabes à Copenhague, ont adressé une lettre de protestation au Premier ministre Rasmussen. Les diplomates ont souligné que ces dessins dénigrent lislam, deuxième religion au Danemark. Rasmussen a défendu la liberté dexpression dans son pays. |
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Angleterre. Blunkett jette léponge
Le ministre britannique du Travail et des Retraites, David Blunkett, mis en difficulté par des accusations de conflit d'intérêts, a démissionné mercredi. Cest un sérieux revers pour le Premier ministre Tony Blair.
C'est la deuxième fois en moins d'un an que Blunkett, non-voyant de naissance, jette léponge. Il avait déjà dû abandonner en décembre 2004 le portefeuille de l'Intérieur. Downing Street a annoncé que John Hutton, ardent partisan des réformes engagées par Blair, remplacerait Blunkett. Blair, déterminé à utiliser son troisième mandat pour parachever ses réformes sociales, perd avec Blunkett l'un de ses plus proches alliés politiques et un relais fiable au sein d'un parti travailliste tiraillé et rétif à ses tentations centristes et libérales. |
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Syrie. La version de Damas
Lactualité syrienne prend des allures de feuilleton à suspense. Lundi, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1636 qui somme Damas darrêter tout Syrien soupçonné dêtre impliqué dans lattentat contre Hariri. Cette résolution ne comprend plus que des menaces voilées de sanctions, en cas de non-coopération de Damas. LONU a dû lâcher du lest pour rallier les voix de la Russie, la Chine et lAlgérie.
La résolution habilite le juge Mehlis à choisir le lieu d'interrogatoire des responsables syriens, de jouir de la liberté de mouvement dans tout le territoire et avoir accès à tous les lieux et installations. La Syrie a qualifié la résolution dinjuste et veut préserver sa souveraineté. Pour montrer sa bonne foi, Damas a créé une commission spéciale judiciaire mais a accusé Mehlis davoir politisé son rapport accablant pour ses services de sécurité et pour le beau-frère et le frère dEl-Assad. |
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Tunisie. Être libre ou mourir de faim
La faim, pas la soumission, cest le slogan dun mouvement né le 18 octobre dernier en Tunisie. Huit personnes, dont Lotfi Hajji, président du Syndicat des Journalistes Tunisiens (SJT), et Hamma Hammami, porte-parole du Parti communiste ouvrier tunisien (PCOT), ont décidé de faire une grève de la faim pour réclamer le respect des libertés publiques et des droits de l'homme. À lapproche du Sommet mondial sur la société de linformation (SMSI) qui doit se tenir à Tunis du 16 au 18 novembre, les autorités tunisiennes accusent le mouvement de monter une mise en scène et de manquer de sérieux et de crédibilité. Linitiative semble en tout cas avoir eu des répercussions chez une certaine frange de la population : des grèves de la faim de soutien auraient eu lieu dans dix-huit villes dont Sousse, Kairouan et Sfax et des sympathisants auraient été empêchés de se joindre au mouvement par les forces de l'ordre.
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Lu pour vous.
Instabilité allemande (Le Temps, 2 novembre 2005)
Il y a chez les dirigeants socialistes, du moins allemands, une fascination un peu morbide à lauto-destruction. Le chancelier Gerhard Schröder avait lui-même enclenché un processus proche du suicide politique en réclamant la dissolution du Bundestag et des élections anticipées alors que le soutien populaire à son gouvernement était au plus bas.
Le président du SPD, le général, Franz Müntefering a récidivé en exigeant de ses troupes quelles lui obéissent le doigt sur la couture du pantalon. Lui sur le front du gouvernement, pas question de se retrouver soudain seul sur le champ de mines des réformes sociales. Sa tentative de garder en main lappareil du parti trahissait la méfiance de la vieille garde socialiste.
Frustrée du peu de perspectives offertes aux jeunes et aux femmes, la génération des quinquagénaires sest révoltée. Laile gauche sociale-démocrate sest aussi avisée quil y a en Allemagne, avec les Verts et la gauche radicale, une majorité hostile aux réformes sociales que défend Angela Merkel. Toute une frange du SPD nentrait quà reculons dans la grande coalition. Dès lors, les éléments de la révolte étaient réunis. Les socialistes nont pas résisté à la tentation de jouer avec le feu. Et quimporte les dégâts. Ils sont considérables. La signature de Gerhard Schröder et Franz Müntefering, na aucune valeur. Les deux hommes nengagent plus en rien leur parti. |
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