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Par Khalid Tritki
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Mohand Laenser (ACI PRESS)
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Pélagique. Les pêcheurs côtiers sinsurgent
Le plan pélagique de Mohand Laenser a mis le feu aux poudres. Les chambres maritimes dAgadir et de Casablanca, les plus importantes du pays, se sont réunies pour présenter une réponse commune aux propositions du ministre de la Pêche. Le ton est sans appel : Laenser veut maintenir des situations de rente. Les professionnels de la pêche côtière rejettent ainsi les quotas et le zoning. Selon eux, il est hors de question daccepter la répartition faite par le ministère, à savoir, la zone Nord regroupant les stocks A et B et la zone Sud comprenant le stock C. Ensuite, ils refusent de cautionner un plan qui favorise |
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| laffrètement au détriment de linvestissement. Le plan sappuie en effet sur laffrètement de bateaux permettant la congélation à bord. Cette option ninduit pas dinvestissements pour le Maroc ni de création demplois. Elle profite surtout à des privilégiés (entendre des Sahraouis) disposant de licences quils mettent en location à des étrangers. Le ministère a prévu un quota de 120.000 tonnes pour cette catégorie de personnes, faisant ainsi fi de limpératif du développement d'une filière qui repose sur des investissements sur le moyen et le long terme. Le plan de Laenser a péché par son côté politicien. à force de vouloir satisfaire tout le monde, en particulier les puissants, il est tombé dans le piège de la rente. |
Internet. Jettou élargit la Toile
Les assises de lInternet ont clôturé leurs travaux le 8 novembre à Rabat. Les points forts de ces rencontres, dont le but est de développer les nouvelles technologies de linformation, se résument en trois points. Le gouvernement sengage à connecter tous les établissements scolaires à lInternet pour un budget dun milliard de dirhams sur trois ans. Les textes de loi sur la signature électronique et la protection des données seront activés. Enfin, lexécutif promet la mise en ligne de plus de 200 procédures administratives sur la période 2005-2008. De son côté, lassociation coiffant le secteur des technologies (Apebi) peaufine la dernière mouture de la convention quelle doit signer avec létat. Son point fort est sans doute le soutien à linnovation. |
Fiscalité. Non à la CGEM
La Confédération patronale ne recevra pas de cadeau dans la prochaine la loi de Finances. Ses principales propositions, qui touchent les trois grands impôts (IS, IGR et TVA), ont toutes obtenu une fin de non recevoir. Pour limpôt sur les sociétés, les patrons plaident pour la proportionnalité, ce qui équivaut à en aménager les taux en fonction du résultat net. Pour les entreprises qui réalisent moins dun million de dirhams de résultat, le patronat propose un taux de lIS à 17,5%. Pour LIGR, le souhait est de voir le taux maximal baisser de 44 à 41,5%. Concernant la TVA, le patronat est pour lharmonisation des taux pour le secteur des services et la réduction du délai de remboursement. |
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LES OFF.
Une bombe risque de secouer larbitrage au Maroc. Le constructeur Alstom Maroc vient dêtre condamné à verser 50 millions de dirhams au profit dun partenaire marocain. Cette décision découle dune procédure darbitrage prévue par le contrat. Le hic est que le marché sujet du litige ne représente que 5 millions de dirhams. Si cette sentence arbitrale se confirme en appel, Alstom Maroc pourrait plier bagages.
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Crainte sur le site qui devra abriter le pôle offshoring à Rabat. Le projet devait se réaliser dans la zone dite la ceinture verte. Ce choix a soulevé des interrogations auprès des élus de la ville. Finalement, le dossier leur a été retiré pour dépolitiser le projet. La consultation du palais nest pas exclue puisque la zone en question a été décrétée ceinture verte par Hassan II. Affaire à suivre. |
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Finances. La CDG fonce sur le CIH
La Caisse de dépôt et de gestion passe à la vitesse supérieure. Depuis mardi dernier, elle a lancé une offre publique dachat (OPA) sur le CIH. En clair : elle affiche son intention de ramasser tous les titres CIH mis en vente. Lobjectif de cette opération est de détenir plus de 70% du capital de la banque publique. La CDG est actuellement à plus de 50% et veut renforcer son emprise sur le CIH, à linstar de lopération effectuée sur la BNDE, il y a un an. Sauf que cette fois, la CDG ne vise pas le démantèlement de la banque. Selon des sources proches de la Caisse, le CIH vivra en effet une réorientation stratégique dans le cadre du plan de développement de la CDG. La BMCE-Bank et la BCP semblent déjà prêtes à se retirer du CIH. En revanche Axa Assurances Maroc demande à voir. |
Banques. Les BTP mauvais payeurs
Les créances en souffrance dans le secteur bancaire ont atteint 48,1 milliards de dirhams à la fin 2004. Et, contrairement à des idées reçues, le textile ne représente que 7,9% de ces créances. Le gros des impayés est concentré dans quatre secteurs : les BTP avec 15,3%, le commerce darticles domestiques et des automobiles cumulent 12,9%, lhôtellerie et la restauration suivent avec 12,8%, et enfin lagriculture, la chasse et la sylviculture ferment la marche avec 11,2%. En revanche, dans la catégorie des bons, on trouve les industries manufacturières, toutes branches confondues, les industries mécaniques et électroniques et, tenez-vous bien : ladministration. Chacun de ces secteurs ne dépasse pas 4% des créances en souffrance. |
Pétrole. Compensation
En réponse à une interpellation parlementaire, Rachid Talbi Alami, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires générales et de léconomie, a précisé que la compensation des produits pétroliers atteindra les 7 milliards de dirhams pour 2005. Il a expliqué que, pour chaque baril de pétrole importé, l'état verse 19,2 dollars à la caisse de compensation, sachant que les prix des carburants sur le marché national ont été établis sur la base de 47,8 dollars le baril. Ce qui veut dire que létat supporte environ 600 millions de dirhams par mois en termes de compensation. Cela pèse lourd sur le budget et pousse davantage vers la solution de lindexation. Le ministre a évité den parler. Raison politicienne oblige. |
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Conservateur et moderniste
Une vieille connaissance ma sorti une fois un discours qui ma laissé coi. Les conservateurs dominent le pays à 95%. Les quelques têtes pensantes qui émergent avec un discours progressiste sur le plan économique (politique également) ne sont quune infime minorité. Cela veut dire quoi au juste? Que nous avons trouvé la cause de la lenteur des changements économiques au Maroc. Un exemple : Oualalou martèle dans les journaux quil faut agir sur les tranches de lIGR pour réformer le système de contribution fiscale. Cest une évidence. Mais il ne la pas réalisée. |
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| Pourquoi? Pour lheure, les contraintes sy opposent. Mais il y a quatre ans, le terrain était propice. Son conservatisme lavait alors empêché dagir. Et cest aussi pour la même raison quil nose pas taxer la richesse - pratique rodée au nord de la Méditerranée - et quil opte pour la traite des pauvres via la TVA. Un autre exemple : Mohand Laenser a sorti un plan pélagique qui encourage la rente. Comment peut-il faire autrement alors quil baigne politiquement dans un courant conservateur? Et puisque la rente est à la base du capitalisme national, les hommes daffaires portent les germes du conservatisme. Ce nest pas une tare en soi. Cest un courant défendable pour ceux qui le véhiculent. Il suffit juste denlever les masques et de le reconnaître en assumant ses choix. |
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