Sujet
Actu Économie
Islamistes.Les dessous d'une grâce royale
Enquête. Histoires de GUS
Simon Lévy. "Pas de rupture avec les Marocains d’Israël"
Portrait. Qui est Philippe Troussier ?
Histoire. Le dirham au fil des siècles
N° 199
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Abseslam Kadiri

Jordanie. Un triple attentat signé Al Qaïda

(AFP)
L’horreur frappe aveuglément. Et l’horreur a touché la Jordanie en plein coeur. Mercredi soir, un triple attentat a été commis à Amman. Trois kamikazes se sont fait sauter quasi-simultanément dans trois hôtels de la capitale. Le premier, lors d’une cérémonie de mariage au Radisson Sas ; le second dans le hall du Hyatt ; et le dernier en faisant exploser sa voiture piégée contre le Days Inn. Dernier bilan : 59 morts et 300 blessés.
Jeudi matin, la branche irakienne d’Al Qaïda a revendiqué ces attaques sur Internet. “Un groupe de nos meilleurs lions a lancé une nouvelle attaque contre quelques repaires (…). Des hôtels ont été choisis pour avoir été transformés par le despote jordanien en arrière-cour des
ennemis de la foi, les juifs et les croisés”, dit le texte dont l’authenticité reste à prouver.
La Jordanie se méfiait de son enfant maudit Zarqaoui comme de la peste. Le soir de l’attentat, le vice-premier ministre, Marouane Moacher, évoquait déjà son nom comme principal suspect : le chef du réseau irakien d’Al Qaïda a maintes fois menacé la Jordanie, où il est condamné à mort par contumace. Amman, meurtrie, a fermé ses frontières terrestres. Les administrations ont été fermées jeudi, décrété jour de deuil national. Le roi Abdallah II, qui se trouvait à l’étranger lors des évènements, a condamné les “attentats terroristes criminels”. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni jeudi pour discuter ces attaques fermement condamnées.


États-Unis. Prêcheurs de bonne parole

Dans le 7ème rapport annuel du département d’état, publié mardi àWashington, huit pays sont cités pour avoir violé les libertés religieuses courant 2005. La Chine, l’Iran, la Birmanie, la Corée du Nord, le Vietnam, l’érythrée, le Soudan et l’Arabie Saoudite, fidèle allié, “suscitent une inquiétude particulière”, relève le rapport. Ces pays encourent des sanctions gouvernementales dans les 180 jours qui suivent sa publication.
Le rapport note qu’en Arabie Saoudite, “la liberté religieuse n’existe pas”. Les experts citent aussi la Belgique, la France et l’Allemagne comme des pays “continuant d’appliquer une législation restrictive” sur des religions minoritaires considérées comme des “cultes dangereux”.
Oubli de taille : l’Amérique, où jamais la droite religieuse n’a été aussi puissante, a omis… de se citer elle-même! Charité bien ordonnée commence par soi-même.


Angleterre. Cinglant revers pour Blair

Le Premier ministre britannique Tony Blair a vécu mercredi une défaite cinglante à la Chambre des Communes, sa première en huit ans. Les députés ont refusé de porter à 90 jours la garde à vue pour les suspects de terrorisme. Blair avait mis tout son poids dans la balance pour arracher aux députés ce vote qu’il jugeait crucial pour la sécurité du pays.
Un recours a été élaboré avec un amendement d’une députée travailliste portant de 14 à 60 jours la durée de la détention en vigueur aujourd’hui. Le chef de l’opposition, Michael Howard, a demandé à Blair de “reconsidérer sa position” à la tête du pays. La défaite de Blair, dont c’est le dernier mandat, traduit son éloignement de son propre parti, à mesure que le Premier ministre glisse vers le centre-droit.



VITE !

Les autorités australiennes ont empêché in extrémis, mardi dernier, la préparation d’un attentat de grande ampleur. 17 personnes, dont un imam radical, Abu Bakr, ont été interpellées dans les régions de Sydney et de Melbourne. “Nous avons stoppé l’étape finale d’une attaque terroriste à grande échelle en Australie”, a commenté la police.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le Prix Nobel de la Paix 2005, Mohamed El Baradeï et son épouse, ont été fouillés au corps dimanche dernier à l’aéroport de Boston... en raison de leur nom à consonnance arabe et de l’ignorance des agents de sécurité! Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique s’est dit “très fâché et embarassé”. Il en a sûrement touché un mot à Condoleeza Rice, qu’il devait rencontrer lundi.


Iran. Menace nucléaire

Le ton monte entre l’Iran et l’UE. Téhéran a rejeté mardi la déclaration de l’UE qui l’a de nouveau appelé à arrêter ses activités nucléaires à Ispahan. L’Iran avait envoyé dimanche une lettre à l’UE, demandant la reprise des négociations, en précisant que c’était son “dernier mot”. La lettre invoquait son “droit clair et incontestable”de convertir et d’enrichir son uranium à Ispahan et ailleurs.
Les Iraniens se sont montrés menaçants lorsqu’ils ont déclaré à Helsinki qu’une saisine par l’Onu du dossier pourrait avoir des “conséquences imprévisibles”. Par ailleurs, l’Iran a protesté à l’ONU contre le survol de son territoire par des drones américains. Les deux avions sans pilote se seraient écrasés à l’ouest du pays le 4 juillet et le 25 août. Les protestations viennent d’être transmises au Secrétaire général onusien Kofi Annan.


Israël. Et si le Hamas négociait…

Le Hamas entrouvre la porte des négociations. Dans une interview inédite à la radio publique israélienne, Mahmoud Zahar, un haut responsable du mouvement palestinien, a déclaré que “si les négociations nous permettent de libérer nos terres, libérer nos prisonniers en Israël et reconstruire ce qui a été détruit par l’occupation israélienne, nous pourrons effectivement discuter”.
Israël a, de son côté, minimisé la portée de ces déclarations, considérant qu’elles ont pour but d’alléger sa pression contre la participation du Hamas aux législatives palestiniennes de janvier. élections auxquelles s’oppose Israël en cas de participation du Hamas. L’état hébreu exige que le mouvement “renonce au terrorisme” et à la destruction d’Israël. Zahar a balayé toutes les menaces de désarmement et réaffirmé qu’Israël était un “corps étranger” au Proche-Orient, en restant vague sur les objectifs ultimes du Hamas.


France. De l’huile sur le feu

L’instauration mardi de l’état d’urgence en France et du couvre-feu dans les banlieues enflammées a suscité une réaction modérée de l’opposition socialiste, soucieuse de ne pas donner l’impression de profiter d’une situation explosive. “Nous ne sommes pas hostiles par principe au couvre-feu (…) mais attention à ce qu’il ne devienne pas un cache-misère”, a déclaré Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, dans une intervention chahutée.
En revanche, le parti communiste, les Verts, la Ligue des droits de l’homme, le Mrap, le Syndicat de la magistrature et le Comité des Sans logis ont dénoncé dans un communiqué violent “l’escalade sécuritaire” et l’instauration de l’état d’urgence, une “législation d’exception héritée de la période coloniale”.



Lu pour vous.
Moisson tardive
(L’Orient, le jour du 9 novembre)

Nagib Aoun

Mehlis à Monteverde, à Damas, à Nicosie. Dès cette semaine, Mehlis, l’ubiquiste, entre dans le vif du sujet : “La bande des six” à cuisiner, une belle brochette à griller. Un dossier syrien qui s’ouvre, une boîte de Pandore qui livre toutes ses abominations.
Mais parallèlement, une autre partie se joue, insidieuse, où tous les coups sont permis. Le manipulateur est le même, le pion est palestinien, la scène du crime, le Liban.
Aujourd’hui la route de la Palestine passe par Naamé. Ainsi va la cause palestinienne, ballottée au gré des fanfaronnades des groupuscules inféodés à Damas.
L’État libanais veut dialoguer? Fort bien! On dégaine le revolver d’abord, on discute ensuite.
Et pour bien faire parvenir le message, on parade à Naamé, les armes au poing et le verbe bien haut. Alors même que la Syrie est aux abois, voilà que les organisations palestiniennes pures et dures distillent leur venin à partir de Damas ou des “bases arrière” au Liban.
C’est là que réside le vrai problème. D’un côté, la Syrie jette du lest, promet de se plier à la résolution 1636, de l’autre, elle feint d’ignorer la 1559 qui lui enjoint de cesser ses ingérences au Liban (…). Le régime syrien a laissé ses services commettre l’irréparable et a encouragé ses “bons amis” à entretenir l’instabilité au Liban. De tout cela, Damas doit rendre compte. Mehlis s’y emploie depuis des mois. La moisson ne saurait tarder. Elle s’annonce de premier choix...

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés