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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Sécurité. Retour de la menace terroriste
| Les services de sécurité sont sur les dents après lannonce officielle de larrestation à Tanger dun membre dangereux de lorganisation terroriste Al Qaïda. Lalerte maximale a été déclenchée et la surveillance renforcée autour des hôtels et autres lieux de distribution dalcool, en prévision dun éventuel attentat terroriste. Cest notamment le cas pour Casablanca, où une série de fausses alertes auraient été signalées ici et là, sans parler de la photo dun suspect qui a circulé pratiquement chez tous les agents de sécurité des hôtels, boîtes de nuit, cinémas... En lien avec la même affaire, les trois Marocains, anciennement détenus sur la base navale américaine de Guantanamo, devaient comparaître en liberté provisoire le 11 novembre devant la chambre criminelle près la Cour dappel de Rabat, |
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| pour atteinte à la sûreté de l'État et appartenance à une bande criminelle. Surprise, les trois hommes ont été arrêtés la veille de leur comparution et dirigés vers un lieu secret. En dautres termes, comme nous la expliqué Me Abdelfettah Zahrach, avocat de lun des prévenus, ils ont été enlevés. Daprès des sources non officielles, ces enlèvements seraient motivés par les besoins de lenquête en cours, les services marocains soupçonnant les anciens de Guantanamo, désormais portés disparus, dêtre derrière linfiltration (au Maroc) dagents dAl Qaïda. Au Maroc, la menace terroriste a repris de plus belle depuis les derniers attentats survenus en Jordanie. |
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Khénifra. La marche de lespoir
Les habitants de Boumia, un village du Moyen Atlas, ont réussi un tour de force exceptionnel. En juillet dernier, déjà, ils avaient manifesté pour protester contre la précarité de leur quotidien (électricité, eau courante...), sans résultat. Cette semaine, près de 2500 personnes ont entamé une marche de 100 Km de Boumia vers Khénifra. La longue procession était quadrillée par plusieurs camions des forces auxiliaires et de la gendarmerie. Des marcheurs des villages et douars voisins (Aghbalou notamment) se sont joints à lensemble qui a fini par atteindre Khénifra le lendemain, après avoir passé la nuit sur la route. La volonté de fer exprimée par les gens de Boumia et la région portera-t-elle ses fruits ? |
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Justice. Le fils du général ira en prison
Le juge dinstruction chargé de laffaire de la saisie de 104 Kg de hachish au port de Tanger (et qui a accepté la mise en liberté provisoire pour le fils dun général des FAR) a été contraint de revenir sur sa décision et dordonner la mise aux arrêts du prévenu. Le jeune homme, qui avait été arrêté à bord dun véhicule 4X4 alors quil sapprêtait à embarquer à destination de lEspagne, sera présenté à la justice qui laccuse de détention et tentative de trafic de drogue à léchelle internationale. Instructions venues de très haut ou subit réveil de la justice marocaine, pour une affaire qui avait mis en émoi tout le nord du pays ? |
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Mandari. Une piste à Malaga
Un des avocats du défunt Hicham Mandari a été arrêté cette semaine à Malaga, nous ont révélé des sources espagnoles. Selon elles, lavocat serait soupçonné de blanchiment dune importante somme dargent (350 millions deuros). Toujours selon ces sources, quatorze autres personnes ont été arrêtées en même temps, en majorité Marocains, dont on ignore encore les identités. Le circuit du blanchiment dargent emprunterait le circuit Sebta Malaga Chine. Cette affaire pourrait relancer, au moins en Espagne, lintérêt pour lassassinat non élucidé de Mandari, près de Malaga, lété 2004. |
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Campagne. RSF soutient Anas Tadili
Reporters sans Frontières a lancé une campagne de solidarité avec le journaliste Anas Tadili, emprisonné pour diffamation à lencontre du ministre des Finances Fathallah Oualalou. Ecroué depuis le 15 avril 2004, le directeur de l'hebdomadaire Akhbar al ousboue, dont la parution a été, depuis, suspendue, aurait dû être libéré le 29 septembre. Il est toujours en prison
RSF a demandé la libération immédiate d'Anas Tadili. Nous ne comprenons pas l'acharnement de la justice marocaine à son égard. Anas Tadili, en mauvais état de santé, serait maintenu en quartier de haute sécurité, sous interdiction de communiquer avec les autres prisonniers. |
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Première. Une ONG pour Lalla Salma
LAssociation Lalla Salma pour la lutte contre le cancer devra bientôt voir le jour. La princesse était même attendue, ce week-end, pour assister aux travaux du 24ème congrès de la Société des sciences médicales, à Marrakech, entièrement dédiée à la cancérologie au Maroc. Officiellement, on enregistre 14 000 nouveaux cas annuels de cancer au Maroc. Un chiffre peut-être en-deçà de la réalité, puisque le royaume souffre dun manque de personnel, de centres spécialisés (et de labsence de couverture sociale). Les projections de lOMS évaluent les nouveaux cas à 50 000 par an. |
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Alaouites. Moulay Hicham is back !
Moulay Hicham présent, aux côtés de la famille royale, à une cérémonie officielle !! Cétait à loccasion des cérémonies de célébration du cinquantenaire de lIndépendance, et cela ne sétait pas produit depuis lenterrement de Hassan II, en 1999. Moulay Hicham avait été officiellement invité par le protocole royal, quelques jours avant la cérémonie. Il est venu des états-Unis expressément pour répondre à cette invitation. Commentaire, sobre, de lintéressé : Cétait une occasion chaleureuse et chargée démotion, à cause de la dignité et de la solennité de la cérémonie. Jai eu le plaisir de rencontrer pour la première fois lépouse du souverain Lalla Salma, ainsi que le Prince héritier. Il a aussi rencontré et salué le ministre délégué à lIntérieur Fouad Ali El Himma (qui lui avait tendu une perche dans une interview à Al Ahdath al maghribiya). Il y a des moments où il faut savoir privilégier ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise dit Mouay Hicham. Un début de dégel entre le roi et son cousin ? Lavenir le dira. |
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MRE. Votre soutien, SVP !
Depuis lannonce, dans un discours royal, de la création dun conseil supérieur de lémigration, le mot dordre destiné à la diaspora marocaine est de saluer positivement linitiative (royale). Les ambassades et les représentations diplomatiques du royaume battent le rappel de toutes les associations de MRE dans ce sens. Ce qui ne va pas sans grincements de dents. Certaines associations, en Europe et aux états-Unis, se font prier avant dexprimer leur soutien, voire sabstiennent de le faire. Commentaire du président dune association : On attend de connaître les critères retenus dans la désignation (par le roi) des membres du conseil, avant de nous prononcer. |
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Lune de miel. Lahjouji chez le PJD
Cest au domicile casablancais de Hussein Berrada, très connu dans les milieux de la résistance, que devait se concrétiser, jeudi, la signature de la charte de coopération entre le PJD de Saâd Eddine El Othmani et le parti des Forces Citoyennes (FC) de Abderrahim Lahjouji. Cette fusion qui ne dit pas son nom est censée insuffler à FC des valeurs déquité et de justice et aux islamistes lexpertise économique qui leur fait relativement défaut. Depuis les législatives 2002, le mariage PJD-FC était dans lair, linitiative revenant à lancien patron des patrons, Abderrahim Lahjouji. |
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Essaouira. El Himma balise le terrain
Sale temps pour Abdeslam Bekrate, le gouverneur d'Essaouira, qui serait sur le départ après la visite surprise de Fouad Ali El Himma, en début de semaine. Le ministre délégué à lIntérieur est arrivé, en avion, pour tenir une réunion à laquelle ont pris part une dizaine de sécuritaires, dont le patron de la DGST et une dizaine de hauts cadres de la gendarmerie et du cabinet royal. El Himma a convoqué le gouverneur de la ville pour linterroger sur les différents abus de pouvoir dont la presse et les organisations de défense de droits de lhomme ont fait état (la fameuse affaire de lhôtel des Remparts dont les employés ont été tabassés par les forces de lordre). Ce chambardement a eu lieu avant la visite du roi à Essaouira, attendue le 3 décembre. |
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Affaire Servaty. Lappel des députées belges
De Bruxelles à Agadir, non à la violence faite aux femmes. Cest sous cet intitulé que quatre députées belges ont choisi de sadresser à lopinion publique pour dénoncer le scandale du tourisme sexuel à Agadir, via une communication publiée par le quotidien belge Le Soir, le 11 novembre. Nous demandons aux autorités belges dutiliser les voies diplomatiques pour que le Maroc considère ces femmes (ndlr : les quinze victimes du touriste sexuel Philippe Servaty) comme des victimes et non plus comme coupables, écrivent notamment les députées bruxelloises. Pour information, aucune des quinze victimes dAgadir na bénéficié dune grâce ou dune réduction de peine, alors que plus de 10 000 grâces ont été accordées par le souverain, en lespace de deux semaines, au profit de détenus de droit commun et dislamistes. |
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Législatives 2007. Laenser se positionne
Sortie remarquée du SG du Mouvement populaire Mohand Laenser, dans lémission Hiwar de la TVM. Interrogé sur lopportunité de maintenir larticle 24 de la Constitution (qui permet au roi de choisir le Premier ministre, même sil nest pas issu de la majorité parlementaire), Laenser a répondu que ceux qui veulent enlever son pouvoir au roi poursuivent en réalité dautres buts. Une allusion directe à Mohamed Elyazghi, premier secrétaire de lUSFP et collègue de Laenser au gouvernement, qui avait ouvertement critiqué ce même article 24. Laenser a, par ailleurs, déclaré que la mouvance populaire présenterait des candidatures uniques lors des législatives 2007 ce qui, vu la désunion structurelle des partis harakis, est une gageure. Objectif : diriger, pourquoi pas, le gouvernement. À Dieu ne plaise
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Grand Prix de la Presse. Le palmarès
Effet Moudawana ? La troisième édition du Grand Prix national de la Presse a fait, en tout cas, preuve dun féminisme aussi louable quinattendu : cinq prix sur sept décernés à des femmes ! Outre Chadwane Bensalmia pour TelQuel (lire en p.8) ont été primés Nadia Ben Sellam (Al Alam), ex-aequo avec Chadwane pour la catégorie presse écrite et électronique, Lamia Daka et Hassan Harmas (MAP) ex-aequo pour les agences de presse, Soumya Dghoughi (2M) pour la télévision, Fatima Houri (RTM) pour la radio et Noureddine Benhoucine (Rissalat Al Oumma) pour la photo. Félicitations à tous ! Un prix honorifique a également été décerné, à titre posthume, à feu Mustapha El Karchaoui. |
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Prison. Le temps des grâces
Cinq mille nouveaux prisonniers de droit commun ont bénéficié dune grâce royale, et cinq mille autres ont obtenu une réduction de peine, à loccasion de la fête de lIndépendance. Cette vaste mesure délargissement semble répondre à un voeu royal, relayé par le ministre de la Justice via une circulaire, invitant juges et procureurs à alléger la densité de la population carcérale (il y aurait 45 000 détenus en surplus à évacuer). Daprès les informations dont nous disposons, aucun détenu salafiste ne semble, à lheure où nous mettons sous presse, être parmi les nouveaux libérés. |
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Laâyoune. Les manifs, encore et toujours
Deux événements majeurs à retenir cette semaine à Laâyoune. Dabord, laccusation de deux policiers (un officier et un brigadier) dans le meurtre du jeune Hamdi Lambarki. Rien nest encore prouvé contre eux, mais un rapport de la commission denquête et une autopsie effectuée au CHU de Casablanca seront bientôt remis au parquet. Second événement, la visite dune importante délégation de ladministration centrale de la police à Laâyoune, le lendemain de la publication du communiqué annonçant larrestation des deux policiers. Ce qui na pas empêché quelques accrochages déclater, surtout à la sortie des lycées. |
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Presse. La médiation de Benabdellah
À loccasion de la journée nationale de linformation, le 14 novembre, les membres du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) avaient prévenu : non seulement ils porteraient tous un brassard rouge, mais ils manifesteraient avec banderoles et slogans. Objectif : protester contre lenlisement du projet de convention collective, que certains éditeurs de presse refusent de signer. Finalement, le SNPM sen est tenu au brassard, sur demande du ministre de la Communication Nabil Benabdellah. En échange, ce dernier a rappelé, au micro, lengagement du gouvernement de faire aboutir le projet dont leffet principal sera dassurer des salaires décents aux journalistes. |
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Marrakech. Parade offre le DVD du festival
Nos confrères de Parade ont réussi un joli coup. Pour sa prochaine livraison, le magazine offrira le DVD du festival de Marrakech. Une coproduction Parade-Sigma Technologies qui regroupera tous les moments forts du festival : tapis rouge, interviews de Scorsese, de Victoria Abril, dEmma de Caunes et autres, le dîner royal, le défilé de mode, les projections à Jemaâ El Fna... Le tout, sans supplément de prix. Le DVD, livré avec sa pochette, sera donc gratuit. Bravo ! |
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3 questions à Mohamed Darif (Chercheur spécialisé dans les mouvements islamistes)
Comment interpréter la dernière grâce royale qui a bénéficié à 164 détenus salafistes ?
Primo, la pression des ONG, au Maroc comme à létranger, et que lon peut déduire même de lune des interviews accordées par le roi où il admet certains dépassements. Secundo, le Maroc commence à se libérer des effets du 11 septembre 2001, et même du 16 mai 2003, ce qui lui donne aujourdhui une certaine marge de manuvre. Tertio, les salafistes commençaient à sorganiser à lintérieur même des prisons ; les grâcier graduellement correspond à un accord tacite entre les islamistes et létat, une sorte de pacte de non-agression à confirmer avec le temps.
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Y a-t-il pour autant un risque terroriste au Maroc ?
Dans labsolu, oui. Et ce nest pas lié aux dernières grâces. Al Qaïda a toujours inscrit le Maroc sur son agenda, parce quelle le considère comme un allié des états-Unis, et cherche à le punir en conséquence
Pourquoi la menace serait-elle plus présente aujourdhui ?
Il y a deux nouveautés. Des rapports ont circulé, confirmant que le Maroc a servi de base pour sous-traiter les cas de quelques détenus, notamment en provenance de Guantanamo. Sans oublier les déclarations dures de certains responsables après le rapt des deux Marocains en Irak, qui constituent une motivation supplémentaire pour Al Qaïda. |
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Billet. Devenir indépendant (par Driss ksikes)
Le Maroc est-il indépendant ? A-t-il la capacité politique de prendre des décisions tout seul ? Au-delà de toutes les conjectures, deux assertions de hauts responsables de létat suffisent pour tâter notre pouls national. Le premier, un sécuritaire, très futé par ailleurs, disait lautre jour en feignant de plaisanter : Certains, loin du pouvoir, nous en veulent de collaborer étroitement avec les Américains. Quils viennent à notre place et quils voient sils peuvent prendre leurs distances avec lOncle Sam. Aujourdhui, laffaire des prisons secrètes de la CIA fait tache. Et le Maroc accuse le coup, en silence. Notre sécuritaire futé dit avoir les mains liées, ne pas pouvoir lutter contre le terrorisme tout seul. Jouer la carte de la souveraineté face au géant américain ? Pas question ! Il faut savoir sécraser lorsquon na pas les moyens de son leadership, lance-t-il, dans un élan de pragmatisme déconcertant. Passons à notre deuxième homme, de ladministration judiciaire. Lair de rien, il fait cet aveu : Vous savez, il ne nous est plus permis par les puissances étrangères denvoyer des journalistes en prison. Alors, forcément, les juges cherchent des moyens plus subtils pour les mater. Et qui autorise ces puissances-là à simmiscer dans notre cuisine interne ? Pas besoin de poser la question, notre homme connaît la chanson : le Maroc a besoin dun satisfecit démocratique à lextérieur. Alors pour masquer son manque de démocratie à lintérieur, il est obligé de tricher. Et cest de là que vient notre manque dindépendance. De la peur du regard des autres, de ce besoin constant dêtre caressé dans le sens du poil. On devient lisse, transparent, sans personnalité. Un Maroc dépendant... de lappui et des louanges extérieurs. |
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Billet. La tradition (par Karim Boukhari)
Comme vous, jai grandi en subissant, à peu près tous les jours, les assauts dun concept gros comme une montagne : le Maroc est un pays de modernité et de tradition. Une véritable massue sabattait ainsi sur ma tête, surtout à lévocation du mot tradition, dont javais discerné les contours en lassimilant rapidement au baise-main. Oui, le baise-main (ou baise-épaule, baise-pied, etc). Jai peut-être un problème psychologique mais, comme dit la chanson, je ne pense pas être le seul
Le Maroc est donc un pays de baise-main. Mais il a été pire que cela, ou mieux, selon lappréciation que chacun se fait de cette belle tradition. Du temps de Mohammed V, les Marocains saccroupissaient et sagenouillaient, en plus de lui baiser la main, parfois le pied (et le sol !), avant de sadresser à Sa Majesté. Et encore, personne nosait lui parler en le regardant dans les yeux. On peut méditer en contemplant les photos dépoque, plus explicatives que tous les livres dhistoire sur la nature de la relation entre le sultan et ses sujets (le mot nest pas déplacé). Avec Mohammed VI, la tradition sest considérablement allégée, mais pas au point de disparaître. Aujourdhui encore, de vieux bonhommes bardés de diplômes et de vécu continuent de sabaisser pour embrasser, dans des postures spectaculaires, les mains, les épaules du roi, et même du plus jeune des princes. Et cest toujours aussi impressionnant, parfois traumatisant
Alors ne nous énervons pas, et rêvons à des lendemains meilleurs, différents, débarrassés de cette tradition, dans quatre ans, ou bien dans quatre siècles, quand on se retrouvera devant les photos de notre époque et que lon se dira, un peu amusés : Tiens, un baise-main, un baise-épaule... quest-ce que cétait original !. |
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Vite !
De nouveaux bolides pour nos espions. Yassine Mansouri, le patron des services de renseignement extérieurs (DGED), a en effet commandé de nouveaux véhicules pour ses directeurs : une douzaine dAudi TT pour les patrons des différentes directions de la DGED pour remplacer les anciennes BMW série 5, pour une enveloppe de près dun milliard de centimes !
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Une commission du ministère de la Justice sest déplacée au pénitencier Aïn Ali Moumen à Settat, pour mener une enquête sur les responsabilités dans la guerre des gangs qui a failli mettre la prison à feu et à sang la semaine dernière. Les gangs en opposition se partageraient la distribution de hashish et de psychotropes à lintérieur de la prison.
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Notre confrère Al Bidawi vient de faire son entrée à lOJD (Office de justification de la diffusion), qui certifie les chiffres relatifs à la diffusion des journaux. Après avoir refait sa maquette à la rentrée, lhebdomadaire arabophone confirme ainsi sa bonne santé en rejoignant les seize titres marocains (dont TelQuel) déjà affiliés au prestigieux organisme de veille.
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Nezha Chekrouni avait défrayé la chronique en proposant, la semaine dernière, son aide au gouvernement français (pour contrer les émeutes des banlieues). Lappel de la ministre des MRE est évidemment resté sans écho. Cela a conduit Mme Chekrouni à rectifier le tir, cette semaine dans Aujourdhui le Maroc : Mes propos ont été déformés, jai seulement lancé un appel aux ONG actives en France
. No comment.
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Initialement au nombre de cinq, les sociétés qui ont soumissionné pour le marché de laudiométrie (installation des outils pour calculer les chiffres daudience de la télévision au Maroc) ne sont plus que deux : une allemande et une française. Une commission planche sur le sujet ; la HACA, comme le ministère de la Communication, suivent de très près le projet. |
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