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N° 201
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Al Ayam. Imbroglio autour du harem royal

Noureddine Miftah (DR)
Jeudi 24 novembre, nos confrères Nouredine Miftah et Maria Moukrim, respectivement directeur et journaliste à l’hebdomadaire Al Ayam, ont été longuement interrogés par la police judiciaire de Casablanca. La veille, le parquet avait ordonné une enquête sur un dossier d’Al Ayam intitulé “les secrets du harem du palais sous trois rois”, dont la pièce centrale était une interview du Dr. François Cléret, 89 ans, ancien médecin particulier de Mohammed V et auteur d’un livre témoignage, Le cheval du roi, publié en 2000. Le 23 novembre, une dépêche de la MAP en provenance de Paris faisait dire au Dr. Cléret qu’il avait bien reçu Maria Moukrim chez lui mais que, malade, il “n’a pas répondu à ses questions”, laissant ce soin à son épouse, laquelle “conteste et le
fond et la forme de l’interview”. Une dépêche manifestement mensongère, puisque Maria dispose de l’enregistrement (qui a été remis à la police) de son entretien avec le Dr. Cléret. Quant à Mme Cléret, que TelQuel a joint par téléphone jeudi soir, elle a déclaré n’avoir parlé à aucun journaliste de la MAP… mais avoir reçu la visite “d’un Monsieur qui prétendait venir de la part du roi Mohammed VI pour nous inviter au Maroc, pays où nous n’étions pas revenus depuis de très longues années. Ce monsieur nous a aussi montré une traduction de l’interview de Maria à laquelle je n’ai rien trouvé à redire”. À l’heure où nous mettons sous presse, aucune poursuite judiciaire n’avait encore été décidée contre Al Ayam. D’avance, toute notre solidarité.


Justice. Ça remue encore

Notre dossier sur l’indépendance de la justice a sérieusement remué le ministère concerné (TelQuel n° 198). Le ministre Mohamed Bouzoubaâ a accordé deux longs entretiens à Maroc Hebdo et à Al Ittihad Al Ichtiraki. Son chef de cabinet, s’est aussi fendu d’une pleine page dans Al Ittihad Al Ichtiraki. Idée générale : “Oui, il y a bien quelques brebis galeuses mais dans leur grande majorité, les magistrats sont parfaitement indépendants”. Quant à l’Association marocaine pour la défense de l’indépendance de la magistrature, elle nous a écrit pour préciser que les trois seuls magistrats de l’association ont bel et bien claqué la porte après une admonestation royale aux juges en 2004. Mais à part ce léger détail, l’ADMIM, “n’a jamais fermé boutique”.


Rapport. Après la vérité, l’impunité ?

L’organisation Human Rights Watch (HRW) publie, lundi 28 novembre, un rapport exhaustif évaluant le travail de l’Instance Equité et réconciliation (IER). À l’heure où nous mettons sous presse, le document est toujours inaccessible. Seul indice disponible, la logique qui le sous tend : une fois le dossier de la vérité traitée, que l’Etat s’attaque au problème épineux de l’impunité. L’apport de HRW fait suite à un rapport de la même veine produit par le Centre international de la justice transitionnelle, il y a deux semaines. À quelques jours de la remise du rapport final de l’IER au roi, ce lobbying positif donne à réfléchir en haut lieu.


Diplomatie. Belkheir donne le ton

Larbi Belkheir, l’ambassadeur de l’Algérie au Maroc, a organisé une réception à sa résidence à Rabat, le 24 novembre, pour célébrer avec un certain décalage la fête nationale algérienne. Il s’agissait là de son premier baptême de feu véritable depuis qu’il a pris ses fonctions, officiellement, le 7 novembre. Parmi les invités, on pouvait noter la présence de certains ministres (Mohamed Bouzoubaâ, Mohamed Elyazghi, Abbas El Fassi...), de chefs de parti comme Saâdeddine Othmani et Ismail Alaoui, mais aussi de l’ancien ministre de l’Intérieur Ahmed Midaoui, et de l’ambassadeur des Etats-Unis.


France. Le Polisario chez les socialistes

Le Front Polisario a assisté au dernier congrès du Parti socialiste français tenu du 18 au 20 novembre au Mans. Pour le représenter, Khalil Sid M’hamed, membre du Secrétariat national du front et ministre de l’Intérieur, et Sadifa Bahia, membre du bureau parisien du Polisario, ont fait le déplacement. La nouvelle en a surpris plus d’un au Maroc. Contacté à cet effet, le secrétariat international du PS précise que le Parti “convie chaque année ses partis frères”. Le Polisario, qui en fait donc partie, s’est naturellement retrouvé dans cette grand-messe. Au PS, les liens idéologiques passent (toujours) avant les relations historiques.

Paris, I.B.A



Jettou à Tunis. Un voyage mi-figue mi-raisin


Il n’y avait pas grand monde pour écouter le discours de Driss Jettou au Sommet mondial sur la société de l'information qui s’est récemment tenu à Tunis. Le Premier ministre a vanté “l'efficience et l'apport de la politique d'avant-garde adoptée par le Maroc dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication” devant une salle largement dégarnie. Rappelons, et c’est le plus important, que Jettou devait avoir, à l’occasion de ce déplacement en Tunisie, un aparté avec un haut responsable israélien. On ignore pour le moment si la rencontre a effectivement eu lieu.


Etude. Les prisonniers se plaignent

L’Observatoire marocain des prisons vient de rendre public une étude menée par le sociologue Jamal Khalil sur la base de 330 lettres de prisonniers. Provenant de tous les pénitenciers, et principalement de la prison centrale de Kénitra (33%), ces documents comportent les plaintes et requêtes de leurs auteurs derrière les barreaux. Ils révèlent que la torture est le premier grief de cette population carcérale (25,3%), que 15,8% se disent victimes de menaces, que 70% des jeunes entre 25 et 35 ans font l’objet de violences physiques et qu’en guise de punition, 57% se voient transférés malgré eux. Parmi les requêtes persistantes, celles où les prisonniers demandent un traitement plus humain, d’autant que 72% se disent privés de droit de visite et que 50% subissent la loi des gardiens qui leur interdisent le droit à la promenade quotidienne. Seul recours, un grand nombre (41,6%) demandent avec insistance une réduction de peine. D’où le juteux commerce des grâces et amnisties.


Visite. Des extrêmistes belges au Maroc

Sauf surprise, une délégation du Vlaams Belang, parti d’extrême-droite de la Belgique flamande, équivalent du Front national français, devrait se rendre au Maroc, du 8 au 10 décembre. Le parti, qui donnera une conférence de presse le jour de son arrivée à Rabat, est connu pour ses positions très peu favorables à l’émigration étrangère et à l’islam. Sa présence au Maroc a les allures d’une arme à double tranchant : des associations marocaines évoquent déjà la possibilité d’organiser un sit-in de protestation alors que des hommes politiques pourraient être tentés de nouer le dialogue. Les deux attitudes s’expliquent (et se comprennent).


Enquête. Assaraf scanne la presse

Robert Assaraf vient de publier une enquête surprenante sur les colonnes de Jeune Afrique l’Intelligent. Sous le titre faussement polémique, “La presse dans tous ses états”, il livre des chiffres exhaustifs (très proches de la réalité) sur la presse marocaine. Assaraf dit s’être reposé, pour les besoins de l’article, sur “deux sociétés spécialisées en recherche et études de marché (dont il taira le nom) qui ont interrogé des éditeurs, distributeurs, officiels, publicitaires...”. D’autres sources prétendent au contraire que “l’enquête a été menée par deux journalistes aux réseaux très étendus”.


Lalla Salma. Le sérieux commence

Comme prévu, l'épouse du roi a eu son ONG, l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer, créée il y a quelques mois et reconnue d'utilité publique aussitôt après (évidemment). Mardi 22 novembre, le premier conseil d’administration (CA) de l’association a été tenu, sous la présidence de la princesse. En attendant les résultats concrets, c'est surtout la forme qui a retenu l'attention des téléspectateurs. Une femme moderne, dirigeant avec assurance les débats, alternant sourires, regards furtifs à son ordinateur portable et consultations avec ses collaborateurs. La suite est du même cru, comme cette visite aux malades du Centre d'oncologie de Rabat où la Première dame frappe (modestement) à la porte avant d'entrer ou encore les membres du CA visiblement enchantés, pour une fois, de ne pas faire de la figuration. On aimerait voir ce genre de scènes plus souvent.


Maroc-Israël. Le RGD contre la normalisation

L’assemblée parlementaire euro-méditerranéenne qui s’est tenue, le week-end dernier à Rabat, a été marquée par la présence d’une délégation israélienne. “Ce n’est pas le Maroc mais l’Assemblée euro-méditerranéenne qui a invité les Israéliens”, nous a expliqué un député marocain. Cet avis n’a pas été partagé par tous. Le RGD (Rassemblement de la gauche démocratique, qui regroupe quatre partis) a notamment émis un communiqué pour dénoncer l’événement, y voyant la possibilité d’une normalisation future entre le Maroc et Israël. Il a fallu attendre l’émission de ce communiqué commun pour se rappeler que le RGD continue d’exister.


Al Jazira. Menace de mort contre Hassan Rachidi

Samedi 16 novembre, à 21 heures passées, notre confrère Hassan Rachidi, directeur du bureau d’Al Jazira à Rabat, reçoit un étrange appel téléphonique. A l’autre bout du fil, une voix qui l’a harcelé pendant toute la journée où il se trouvait à Laâyoune pour couvrir la visite d’une délégation commerciale des Iles Canaries. La voix, qui voulait absolument que “l’équipe d’Al Jazira couvre des émeutes qui n’avaient pas lieu”, selon Rachidi, menaçait à présent le journaliste de mort, directement après la diffusion de son reportage. L’affaire s’est arrêtée là et la voix est restée non identifiée.


Sida. Le geste du roi

La lutte contre le Sida vient de gagner un allié de taille en la personne de Mohammed VI, qui vient d'octroyer son patronage au prochain Sidaction qui aura lieu du 2 au 16 décembre. Cette bonne nouvelle, selon Hakima Himmich, la présidente de l'ALCS, “fait suite à la visite qu'a effectuée le souverain dans nos locaux le 3 avril 2005 et durant laquelle nous avons réussi à le sensibiliser”. Ce patronage unique en son genre dans la région Maghreb- Moyen Orient, va faciliter beaucoup de choses. Pour information, il y aurait entre 16 à 20 000 personnes séropositives au Maroc.


Livre. La saga des Manouzi

La famille Manouzi est l’emblème des années de plomb. Feu Haj Ali Manouzi, ses sept frères et ses sept enfants ont tous souffert de la disparition, de la détention, de l’exil ou tout simplement des mensonges de l’Etat. Aujourd’hui, Sietske de Boer, journaliste hollandaise établie au Maroc, publie leur saga (Années de plomb – Chronique d’une famille marocaine, Ed. Le Fennec). Le patriarche, Haj Ali, résistant, nationaliste, plusieurs fois incarcérés, mort en 1999, est le narrateur du livre. Il évoque la disparition de son fils Houcine, le retour de ses neveux, Rachid, Boubker et Brahim. Touchant et instructif.


Essaouira. Le gouverneur n’est pas délogé

Finalement, Fouad Ali El Himma ne s’est pas rendu à Essaouira. Et contrairement à ce qu’ont pu rapporter certains de nos confrères, Abdeslam Bekrate, le gouverneur de la ville, est toujours en place. “Il n’a fait l’objet d’aucune mesure de la part d’aucun responsable”, confie un haut gradé. Qu’est-ce qui s’est passé au juste ? Une commission du ministère de l’Intérieur (sans El Himma) s’est rendue dans plusieurs villes touristiques (dont Essaouira) pour se réunir avec les hôteliers et les autorités locales. Or, à Essaouira, l’hôtel des Remparts, fermé par les autorités pour une affaire en cours, vaut au gouverneur quelques solides inimitiés.


Rencontre. Abdelaziz, père et fils, enfin réunis ?

L’Association du Sahara marocain (ASM) compte organiser une rencontre inédite entre Mohamed Abdelaziz et son père, qui réside à Béni Mellal. “Le père de Abdelaziz en a émis le souhait, et le chef du Polisario n’y est pas défavorable”, explique Réda Taoujni, le président de l’ASM. Les Abdelaziz père et fils sont à leur manière des victimes de l’affaire du Sahara, puisqu’ils ne se sont pas vus depuis 33 ans. L’ASM semble croire à cette rencontre “qui pourrait avoir lieu en France, ou en Espagne”. L’association espère que ni le Maroc ni l’Algérie ne tenteront de se mêler à l’organisation de l’événement. Serait-ce possible ?


3 questions à Lahcen Daoudi (Dirigeant du PJD)

(DR)
Le PJD compte organiser une conférence internationale sur le Sahara : comment et pourquoi ?
C’est une idée que j’ai personnellement développée avant de l’exposer à mes camarades du parti, qui l’ont acceptée. La conférence devrait avoir lieu le 11 janvier 2006, on compte y convier des pays comme l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne et les pays scandinaves. Le choix de ces pays est lié aux thèmes de ladite conférence : régionalisation, autonomie. La France pourrait aussi être de la partie puisqu’elle suit de près le dossier du Sahara, et pourrait avoir des propositions intéressant sur les thèmes retenus.

Vous comptez inviter l’Algérie et le Polisario ?
Non, puisque les pays invités sont ceux qui ont bénéficié d’une expérience en matière de régionalisation et d’autonomie que nous voulons comprendre. Je ne veux surtout pas jeter la pierre à nos voisins, ce n’est pas le but. Mais la porte restera ouverte à nos amis sahraouis, comme aux partis et aux officiels marocains qui voudront bien se joindre aux débats.

Vous avez reçu un quelconque feu vert des autorités marocaines ?
Pourquoi faire ? Notre projet s’inscrit dans le cadre d’une initiative propre à un parti, une activité à caractère national et international qui, on l’espère, sera bénéfique à tous. Nous sommes dans notre rôle et nous n’empiétons sur le territoire de personne.



Billet. Civilisation de négociants (par Driss ksikes)

Au moment où l’IER s’apprête à rendre sa copie finale, un débat latent couve entre les anciens prisonniers politiques. Les irréductibles en veulent aux modérés d’être allés négocier des questions de principe avec les hommes du roi. Pour se défendre d’avoir fait des concessions, un négociateur a sorti cet argument culturel : “vous oubliez ce que disait Ibn Khaldoun. Chez les musulmans, tout se négocie, même les idées”. Décodez : dans notre culture, il n’y a pas de Jésus jusqu’au-boutiste. Mohamed a tout négocié. Il n’y a pas de Ghandi zen et indémontable, juste des Allal El Fassi qui négocient habilement le consensus avec un sultan sanctifié. Il n’y a pas de Nelson Mandela qui maintienne le cap, par principe. Juste des Youssoufi qui finissent par marchander leur capital symbolique en secret, jurant sur le Coran de servir la monarchie d’abord. Et lorsque se démarque de la collectivité consentante un Abdelkrim, on le traite d’exception rifaine. Et quand un Zaâzaâ affiche son républicanisme, on s’empresse de préciser que c’est une exception qui confirme la règle. Certes, dans l’imaginaire populaire, ces “exceptions” paraissent plus vaillantes que leur pairs qui daignent aller confronter leurs positions avec les hommes du pouvoir, au risque de revoir leurs ambitions à la baisse. Mais au vu de la culture makhzénienne, musulmane, millénaire, basée sur la négociation, fréquenter quelqu’un implique la possibilité de l’influencer, le faire changer d’avis ou au moins d’atténuer ses ardeurs. Accepter que quelqu’un reste ce qu’il est une valeur qui provient d’une autre civilisation, démocratique, où le fait d’avoir des principes n’équivaut pas à de la rigidité mais à un droit (basique) de l’homme. En démocratie, la négociation est tout aussi fondamentale. À cette différence près que le fait de défendre des idées, n’importe lesquelles, ça se respecte.



Billet. Marocains, Algériens (par Karim Boukhari)

La blague politique a l’immense avantage d’être plus digeste (et plus intelligente) que les interminables analyses des experts en costume-cravate. On peut ainsi tenter une approche tout à fait intéressante de la “crise” entre le Maroc et l’Algérie à travers un échantillon de trois blagues qui réduisent l’Algérie à un pays où les généraux sont plus nombreux que les baguettes de pain et le Maroc à un pays qui mesure le degré de sa bonne santé au nombre de ses “fêtes” célébrées dans l’année. La première blague concerne Mohamed Lamari, généralement perçu comme l’homme fort en Algérie. “Quelle est la différence entre Lamari et la misère en Algérie ? Aucune, Lamari est général, et la misère aussi”. La deuxième blague est pour le président Bouteflika : “Un Algérien se révolte contre le rationnement alimentaire qui l’oblige à faire la queue pour satisfaire le moindre de ses besoins et décide d’assassiner le chef d’Etat. Pas de chance, il se rend compte que la queue (pour assassiner le président) est encore plus longue que celle pour acheter du pain !”. La troisième blague, qui égratigne au passage notre beau pays, reste à mon avis la plus belle : “La police marocaine a arrêté un cortège de bêtes algériennes (vaches, poules, chèvres, etc) qui tentaient de traverser clandestinement les frontières vers le Maroc. ‘On en a marre d’être mal nourries et que les Algériens attendent de nous en retour lait, œufs, fromage, etc.’, ont répondu les pauvres bêtes. La police des frontières algérienne a arrêté, quant à elle, une seule bête marocaine tentant de fuir son beau pays. Un mouton. ‘J’en ai marre de servir de méchoui aux Marocains, chaque fois qu’ils veulent célébrer les innombrables festivités qui rythment l’année’, s’est justifié notre herbivore favori”.



Vite !

Reporters Sans Frontières a récemment publié une liste de 15 pays, qualifiés d’“ennemis d’Internet”. Parmi les cyber-censeurs : la Tunisie, l’Arabie saoudite, la Syrie... Et le Maroc ? Il n’y est pas. Mais on n’est rassuré qu’à moitié, puisque le hit-parade réalisé, il y a quelques semaines, ne tient pas compte de la censure qui frappe désormais les sites dédiés au Polisario.

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La revue Al watan al Arabi a laissé croire que Mouammar Kadhafi accordait à Mohamed Othmane Al-Saïd, ancien premier ministre en exil au Maroc depuis 1969, un droit de retour au pays. L’exilé, lésé par le président, qui l’avait délesté de ses biens, dit ne pas attendre de faveurs mais une réhabilitation en bonne et due forme. En attendant, il est à Rabat et il y reste.

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Les prisons de Hassan II sont à l'honneur lors d'une exposition photo qui a lieu actuellement à Paris et qui dure jusqu’au 14 janvier. Fruit d'un travail réalisé par un photographe et journaliste à Radio France Olivier Miguet, l’expo revisite la mémoire de Derb Moulay chérif, l'aérodrome d'Anfa, Tazmamart, le CAB1…le tout accompagné de témoignages sonores des victimes.

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Les stars du 5ème Festival de cinéma de Marrakech ont été concurrencées par le match Real Madrid – Barcelone, le week-end dernier. La foule, attroupée devant le palais des Congrès, s'est précipitée au stand de 2M au premier but des Barcelonais. La chaîne de Aïn Sebaâ avait laissé la télé allumée dans l'espace qui lui avait été alloué par l'organisation du festival.

 
 
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