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Par Khalid Tritki
Transport maritime. Libéralisé avant 2007
Drewry Shipping Consultants Ltd, un cabinet de conseil international, a remis sa copie au ministère de léquipement. Objet : les scénarios de la libéralisation et de la réforme du secteur du transport maritime. Une présentation en a été faite récemment en présence des opérateurs du secteur. Létude se focalise sur la compétitivité des compagnies marocaines. Selon ses conclusions, le Maroc gagnerait à revoir sa législation, sa fiscalité et surtout son aide au secteur du transport maritime. Ainsi, sur le plan réglementaire, létude propose de recourir |
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| à la flexibilité sociale. Le nombre dhommes déquipage à bord constitue un surcoût et il est nécessaire de penser à un plan social auquel participera lEtat. De même, les armateurs nationaux seraient mieux lotis si le coût des assurances nétait pas supérieur à ceux appliqués ailleurs. Létude précise que le surcoût est de 20 à 30% par rapport à lEurope. Côté fiscalité, Drewry propose de passer à la taxation par tonnage au lieu dappliquer un IS aveugle. Le cabinet insiste en outre sur loption du crédit-bail pour le financement des navires. Les outils dexploitation coûtant extrêmement cher, la location auprès dun organisme financier dynamiserait le secteur. |
Logistique. Une nouvelle machine à fric
Sil y a un secteur qui promet, cest bien celui de la logistique. Un salon lui sera consacré du 1er au 3 décembre au Centre dexpositions et de conférences de lOffice des changes à Casablanca. Pourquoi maintenant ? Les accords de libre-échange et la progression des négociations sur le commerce internationale lexigent. Mais il y a aussi une donne nationale : le rapport de la banque mondiale précise que le coût global de la logistique représente 20% du PIB alors quil devrait se situer entre 10 et 15%, martèle Abdelali Berrada, président du salon Logima. Dautant plus que des mastodontes du secteur sintéressent de plus en plus au Maroc : Exel, par exemple vient de louer 10 000 m2 chez Ali Belhaj qui lance un méga-chantier de vingt-trois hectares dédiés à la logistique. |
Technologie. M2M à Alger
Ouverture des frontières ou pas, la technologie nattendra pas. Pour preuve, la société marocaine M2M vient de remporter un marché en Algérie. Et pas des moindres. Il sagit de mettre en place une plateforme de paiement par carte au profit dAlgérie Poste. La société marocaine développera, pour le compte de la poste du voisin de lEst, le système Symap, conçu autour de Magix TM, et mis au point par les ingénieurs marocains du groupe. Trois cartes à puce sont offertes aux sept millions de clients dAlgérie Poste, la carte de retrait Algérie Poste et celles de retrait et de paiement Classic et Gold. Cest une exception, disent les connaisseurs du marché. Pour eux, peu dentreprises, au niveau mondial, sont actives dans la branche de la carte à puce bancaire. Parmi elles figurent trois sociétés marocaines. |
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LES OFF.
Le marché pharmaceutique connaît actuellement une rupture dapprovisionnement en Calcium, un produit fabriqué par Laprophan. Ce laboratoire a décidé daugmenter ses prix à la vente en pharmacie, ce qui a provoqué un arrêt des approvisionnements. Le ministère a été sollicité pour débloquer la situation et, ironie du sort, a conseillé aux plaignants de digérer laugmentation de prix. Voilà un bon exemple de régulation du marché.
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Des oranges à Londres pour la promotion de la région dAgadir . Pour vendre leur ville, les gadiris ont offert des oranges aux visiteurs du Salon du tourisme. Sauf quau lieu d écouler les cinq tonnes prévues, les Gadiris nont réussi à en distribuer quune seule. Reste à espérer que les quatre tonnes gâchées seront compensées par lengouement des touristes Britanniques pour Agadir ! |
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Tourisme. Assises nationales
Les Assises nationales du tourisme qui seront organisées en décembre mettront la pression sur les opérateurs privés. Selon des sources autorisées, les assises dEssaouira devraient révéler le niveau de mobilisation générale, surtout celui des opérateurs privés. Dans la foulée, un bilan intermédiaire de la stratégie 2010 devrait faire le point sur létat davancement des chantiers et surtout dégager les acquis par rapport au plan initial. À ce niveau, des sources proches du ministère affirment que la réalisation du plan Azur aura un léger retard. Hormis Taghazout qui nest pas encore attribué, les autres stations balnéaires auront besoin dun délai supplémentaire ne dépassant guère les six mois. La Fédération nationale du tourisme semble rassurée à ce sujet. |
Electroménager. Le frigo en vedette
GFK Maroc, filiale de lInstitut détudes marketing allemand GFK rassure les opérateurs de lélectroménager. Selon une étude basée sur la consommation observée dans six villes (Casablanca, Tanger, Rabat, Fès, Marrakech et Agadir), soit 60% du marché, les ventes ont progressé de manière soutenue entre 2004 et 2005. La baisse des prix y est pour beaucoup. Sur le segment gros électroménager (réfrigérateur, congélateur, climatiseur, cuisinière), 248.000 unités ont été écoulées en une année, drainant un chiffre daffaires de 623,3 millions de dirhams. Un pic de 20% a été observé pendant la période estivale. Le réfrigérateur et le lave-linge représentent, à eux seuls, plus de 90% du marché. |
Fiscalité. Casa fait cavalier seul
La mairie de Casablanca planche sur laugmentation de ses taxes locales. Le texte adopté le 15 novembre dernier risque de faire des jaloux dans les autres villes.. Celui-ci renonce à lestimation des montants de taxes, ce qui était du ressort de commissions spéciales. De ce fait, les dérogations au plan de lurbanisme seront soumises à une taxe ferme de 40 DH du m2 couvert (elle était de 20 à 40 DH). La ville compte également sur laugmentation des taxes et lélargissement de lassiette fiscale. Limpôt sera ainsi étendu aux téléboutiques et à dautres activités exonérées pour linstant. Ce plan fiscal ne sera effectif quaprès laval de la tutelle. |
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Responsabilité sociale
Linvestissement et la responsabilité sociale, voilà un titre trop lourd de sens. Un investissement, cest un business plan établi pour une période minimum de cinq à dix ans. La responsabilité sociale se dégage de la lecture de ce plan daffaires : grille des salaires, définition des tâches, plans de carrière, plan de formation et ses charges
bref, le bien-être de lemployé et du busines. Si la banque, elle aussi responsable socialement, adhère à ce plan, un paradis salarial verra le jour. Y a-t-il des chances que cette fiction se réalise un jour ? Personnellement, je ne parierai pas là-dessus. En |
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| revanche, un homme à Rabat y croit : Hassan Bernoussi, directeur des investissements, propose un prix pour les entreprises qui remplissent les conditions de la responsabilité sociale. Il a certainement de bonnes intentions. Mais étant sceptique de profession (et non pas de naissance), jaurais aimé que la presse soit associée à tout le process de sélection pour constater de visu que la donne sociale existe dans la tête des promoteurs économiques. Et surtout que cette initiative ne se limite pas à primer des cas décole déjà connus et fortement médiatisés. Mieux encore, jaurais souhaité que la responsabilité sociale soit une contrepartie des incitations et des subventions directes aux investissements. Mais un pays en mal demploi ne peut imposer la responsabilité sociale, il ne peut que la réduire à une récompense. |
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