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Par Khalid Tritki
Rapport. Le FMI tire encore sur la fiscalité
La dette et la fiscalité sont les tares du Maroc. Cest en gros le résumé du dernier rapport du Fonds monétaire international. Pour ce dernier, le niveau de la dette et la pression fiscale ne représentent pas de risque majeur sur la stabilité macro-économique, certes, mais à long terme, cette politique pourrait fragiliser le pays. Si les politiques menées sont maintenues, elles pourraient déboucher sur un rapport dette/PIB plus élevé, réduisant ainsi la capacité de lEtat à absorber des chocs défavorables et conduire à relever les impôts et les taux dintérêt. Qui dit relever limpôt et les taux dintérêt, dit condamner linvestissement. |
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| Le Maroc entrera dans une spirale infernale. La réforme du système fiscal est donc une priorité qui ne peut être repoussée davantage. Le pari sera de conjuguer les efforts pour que la réforme de la fiscalité saccompagne dune relance de la croissance économique. Dans ce registre, le FMI conseille au Maroc, surtout lors du séminaire tenu au Parlement à Rabat, les 29 et 30 novembre, de faire bon ménage avec lAlgérie et les autres pays du Maghreb. Seule lintégration régionale peut engendrer une croissance capable de contrer le chômage et la pauvreté, martèlent les quadras de linstitution financière internationale. Le même discours est, bien entendu, tenu à Alger. Il reste cependant à savoir si la question économique arrivera à vaincre les susceptibilités politiques qui minent les relations entre les pays du Maghreb. Le FMI nen dit pas plus. |
Dette. Le Maroc senfonce
Le Japon a accordé un prêt à taux bas denviron 7,5 milliards de dirhams au Maroc. Le marketing royal a apporté ses fruits. La convention portant sur ce prêt a été signée le 29 novembre à loccasion de la visite du roi au Japon. Tokyo va également fournir à lEtat marocain une aide de quarante millions de dirhams pour combattre la pauvreté. Le prêt japonais est destiné à financer le projet de développement et dassainissement de lONEP et du PERG (Programme délectrification rurale de lONE). Précision importante : ces projets devront, pour une grande partie, être intégrés à lInitiative nationale pour le développement humain. Dailleurs, lassainissement liquide et lélectrification rurale ont été accélérés grâce au plan durgence entamé depuis septembre 2005, toujours dans le cadre de lINDH. Qui disait que le recours à lendettement est exclu ? |
Electricité. LEspagne reliée au Maroc
Le 29 novembre, la pose du premier câble sous-marin établissant une interconnexion électrique entre le Maroc et lEspagne a été achevée. Deux autres câbles suivront en janvier. Ce renforcement permettra de faire passer la capacité physique de transit dune puissance de 700 MW à 1400 MW. Linterconnexion entre lONE et lEspagne date de 1998. Laccélération du processus est un préalable à la libéralisation complète du secteur. Rappelons que lONE se prépare à linstauration de deux marchés de lélectricité, lun professionnel avec des prix libres et ouvert à la concurrence et lautre domestique avec des tarifs réglementés. Avant den arriver là, loffice sera fragmenté en trois entités : une société de production délectricité, une autre pour le transport de lénergie et enfin un organisme de régulation. |
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LES OFF.
Mohand Laenser, ministre de lAgriculture et de la Pêche, a fait lobjet de fortes pressions de la part darmateurs de la pêche côtière et de la pêche hauturière. LInstitut de recherche, sous la tutelle du ministère, avait conseillé de prolonger le repos biologique jusquau 15 décembre prochain. Les armateurs nétaient pas de cet avis. la pêche au poulpe est réouverte depuis le 30 novembre.
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Les promoteurs des projets touristiques adjacents au palais royal dAgadir précédemment démolis sur ordre des autorités, ont sollicité lavis du secrétariat particulier du roi sur la reprise ou non des travaux. La réponse, reçue dans des délais raisonnables, a précisé que rien ne sopposait à ce que le chantier du promoteur Kabbaj, maire dAgadir reprenne. |
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Investissement. Trois conventions
Le Premier ministre Driss Jettou a présidé, à Rabat, une réunion de la Commission des investissements, mardi 29 novembre. Au menu : lexamen des projets et des conventions d'investissement de 2,9 milliards de dirhams pour la création de plus de 2700 emplois directs. La commission a approuvé, au terme de cette réunion, trois conventions portant sur un investissement de 1,9 milliard de dirhams pour 450 postes de travail. Les trois projets portent sur le tourisme, les produits laitiers, les engrais et les dérivés du phosphate. Les autres projets qui seront traités lors de la prochaine réunion de la commission concernent laéronautique et lindustrie automobile. |
Microcrédit. Une nouvelle enveloppe
Les caisses du microcrédit vont être renflouées. Le ministre chargé du Développement social, de la famille et de la solidarité, Abderrahim Harouchi, a affirmé mardi au Parlement que le gouvernement a mis en place un fonds d'investissement de 500 millions de dirhams pour le refinancement des associations de microcrédit. À l'occasion de l'année internationale des microcrédits, le ministre annonce une nouvelle stratégie. Désormais, le microcrédit sera doté d'un centre informatique pour traiter la question du non-remboursement des crédits, élargir les activités concernées et favoriser l'entraide entre les bénéficiaires. Rappelons que 68% des bénéficiaires du microcrédit sont des femmes avec un taux de remboursement de 99%. |
Arbitrage. Maroc Telecom vs. Médi Telecom
LAgence nationale de la réglementation des télécommunications a tranché, en novembre, dans deux litiges qui opposaient lopérateur historique à Médi Telecom. Le régulateur demande dabord à ce dernier daugmenter ses capacités dacheminement du trafic international via Maroc Telecom. Le second litige porte sur lutilisation dun câble sous-marin. LANRT a donné le droit au deuxième opérateur daccéder à ce câble sur la base des tarifs en vigueur appliqués aux liaisons louées opérateurs, majorés de 50%, précise lANRT. |
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Le langage du développement
Le temps des grandes privatisations est désormais révolu, à moins que lEtat ne décide subitement de vendre lOCP. Mais si le gouvernement abandonne la quête des recettes de la privatisation, il peut ouvrir une porte tout aussi lucrative. Dans les coulisses du pouvoir, certaines voix, à peine audibles, glissent des idées assez révolutionnaires. Pourquoi ne pas privatiser les terres agricoles et le foncier de lEtat ainsi que celui sous sa tutelle ? Le but nest pas lenrichissement, mais le développement écono-mique et social. Le précédent de la Sodéa-Sogéta nest pas une |
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| règle. Il a fallu des années de bataille pour arriver à la concession de terres par appels doffres. Ces fermes étaient lun des derniers bastions de la féodalité makhzenienne. Terres, hommes et bétail étaient offerts à des notabilités qui monnayaient ainsi leur fidélité à la royauté. Les temps et la royauté changent, la fidélité également. Aujourdhui, être fidèle, cest lutter contre les pesanteurs du sous-développement. Les hommes qui mènent ce combat ne réclament pas de fermes, mais veulent des procédures, des opportunités et surtout de la vision. Pour eux, parlons un autre langage que celui de la privatisation, le langage du développement et non celui des recettes. |
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