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N° 203
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Al ADL. Appel à une assemblée constituante

Abdeslam Yassine (AFP)
“Nous appelons à une constituante collective qui sauve ce qu’il y a encore à sauver”. C’est ainsi, au détour d’une phrase, qu’Al Adl Wal Ihsane invite, dans un communiqué, publié suite à une réunion de son conseil national, les autres composantes politiques à discuter d’une nouvelle constitution. “Nous ne parlons pas de réforme de la constitution actuelle, parce que la philosophie resterait la même. Et nous n’envisageons pas de présenter un mémorandum au roi, parce que nous ne voulons pas d’une constitution dont il voudra bien nous faire don. D’autant que le rapport de forces est en faveur de la société, non du Palais”, explique un dirigeant de la Jamâa. Interrogé sur les raisons de cette sortie politique abrupte, le spécialiste d’Al Adl Mohamed Darif
estime que “le parti veut prouver que son but, contrairement à ce qui est dit ici et là, n’est pas la révolution en 2006. Ils veut rappeler, en écho au ‘Mémorandum à qui de droit’ de Yassine , que son rôle est d’agir comme force de proposition et de réforme”. Et si c’était un leurre ? C’est ce que croit Saïd Lakhel, passé maître dans le décodage du discours de la Jamaâ. Pour lui, “ils cherchent tout juste à montrer patte blanche. Au fond, ils ne peuvent accepter de travailler avec les institutions actuelles, parce qu’ils ne voudraient pas prolonger la durée de vie du régime”. En tout cas, l’appel est lancé et Al Adl appelle à “un débat national ouvert”. Rien de mieux pour desserrer l’étau que le Makhzen construit autour du mouvement, dans les campus.


CIN. La carte biométrique en 2007

La carte d’identité biométrique verra le jour début 2007. C’est Al Mustapha Sahel qui l’a déclaré en réponse à une question orale à la chambre des représentants. Il a précisé que les vingt millions de cartes qui seront imprimées sur une période de quatre ans pour une généralisation en 2010, coûteront au contribuable près de 2 milliards de dirhams. Rappelons, que l’octroi de ce contrat le 1er septembre 2005 à la société Thalès avait suscité une vive polémique. Thalès étant impliquée, d’après Transparency Maroc et la presse française, dans de grosses affaires de corruption, notamment en Afrique du sud.


AMDH. Un cambriolage calculé ?

Le local de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) à Tétouan a été l’objet, dans la nuit de mardi à mercredi, d’un étrange cambriolage. Une grande première qui a valu à l’association de perdre, au passage, une grande partie de sa précieuse documentation. Une enquête policière est en cours. À signaler que le cambriolage a eu lieu dans un timing bien particulier puisque la section tétouanaise de l’AMDH, comme nous l’a confirmé son président Me Hajji, préparait pour samedi 10 décembre une table ronde dédiée à la corruption et à la dilapidation de l’argent public. La conférence est tout de même maitenue.


HRW. Le procès de Laâyoune inquiète

Eric Goldstein, Monsieur Afrique du Nord de Human Rights Watch a assisté en observateur, le week end dernier, au procès des indépendantistes à Laayoune. Venu en marge de la publication du rapport de HRW sur l’IER, il repart avec l’intention d’interpeller les hautes instances du Maroc sur les jugements en cours.
Un rapport ? Une lettre ? À l’heure où nous écrivons ces lignes, HRW cherche la manière la plus adéquate d’attirer l’attention sur le fait que Ali Salem Tamek, Mohamed Moutawakil et les autres sont poursuivis pour des raisons juridiquement floues. Délit d’opinion ? La question est en suspens.


Cyber libertés. RSF ne rate pas le Maroc

Comme prévu, RSF a publié un communiqué dans lequel elle “dénonce la censure au Maroc de sites sahraouis” proches du front Polisario. Il s’agit précisément de arso.org et autres sites affiliés. Depuis quelques jours, même certains Proxy, qui permettaient de contourner l’interdiction, sont difficiles d’accès. L’interdiction des sites sahraouis n’est pas la première du genre. Une interdiction semblable avait frappé des sites proches d’Al Adl Wal Ihssane. Mais si RSF avait publié le mois dernier une liste de pays cyber censeurs dans laquelle nous ne figurions pas, aujourd’hui, l’exception marocaine a vécu. RSF nous a à l’œil et c’est tant mieux.


Projet. Les imams investissent le net

Les Marocains pourront converser avec leurs oulémas sur le net. L’idée, encore au stade de l’étude, est du ministère des affaires islamiques qui souhaite relier à Internet près de 1000 mosquées à travers le pays. “Cela permettra aux oulémas des différentes villes du royaume de s’adresser simultanément et en temps réel aux fidèles”, apprend-on auprès du ministère. De cette manière, le département de tutelle concrétise sa volonté de communiquer. Après Radio Coran Mohammed VI, le site web dernièrement mis en ligne, place aux croyants surfers. On n’arrête pas le progrès.


Ben Barka. Mauvaise foi : match nul

Le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ a rencontré cette semaine, à Rabat, son homologue français Pascal Clément. Ils ont notamment parlé du raté complet qu’avait été la commission rogatoire sur l’affaire Ben Barka, exécutée la semaine précédente par le magistrat français Patrick Ramaël. Son homologue marocain Jamal Serhane avait déclaré sans rougir ne pas connaître les adresses des témoins que Ramaël voulait interroger, dont le général Housni Benslimane, patron de la gendarmerie ! Mais d’après les autorités marocaines, ce n’était qu’un prêté pour un rendu, Ramaël ayant fait preuve durant sa visite, d’une “attitude qui dénote probablement d’une époque révolue”, dixit Nabil Benabdellah, porte-parole du gouvernement. Le magistrat français s’était en effet présenté à sa descente d’avion comme un “exploitant agricole”, et avait donné une fausse adresse. Ramaël explique cela par les “conseils de discrétion” que lui aurait donné son homologue marocain. Une commission rogatoire complémentaire a été décidée.


Kénitra. Camions de sable bloqués

Quatre vingt six camions de transport de sable ont été bloqués à Kénitra, la semaine dernière sur ordre du gouverneur de la ville, Abdellatif Benchrifa. Le trafic de sable venait des plages de Moulay Bouselham. Une expertise établie récemment par le Dr Mustapha Mchiche Alami, député de Kénitra, indique d’ailleurs que les sites de la province sont fréquentés souvent illégalement par des centaines de camions par jour, avec une cadence d’exploitation infernale. Ces véhicules roulent pour des personnalités réputées “intouchables”. Et ils chargent du sable en plein domaine maritime public, soumis à la surveillance de la direction régionale de l’Equipement et dans les dunes dont la préservation relève des Eaux et Forêts.


Affaire Ras El Ma. Dérisoires indemnisations

Les vies de Salma Faouzi, Amal Baghchache, Halima El Allami, Kanza Al Akbari, Ouafaâ Belmsakem et Loubna Tamim, les fillettes victimes du drame de la colonie de vacances Ras El Ma en juillet dernier (un incendie causé par une bougie) ne valent pas plus de trente mille dirhams chacune. C’est du moins la somme que l’état a débloqué pour indemniser les familles qui ont perdu leurs filles brûlées vives à Azrou. Bien entendu, les familles ont rejeté l’offre. Le fait que le ministre de tutelle, Mohamed El Gahs, ait à l’époque reconnu le tort occasionné par ses monitrices n’a-t-il pas pesé dans la balance ? Visiblement non. L’Etat marocain a ses raisons que la décence ne connaît pas.


Presse. Prisonnier... et plaignant !

C’est déjà ça de gagné. Lundi 12 décembre, Abderrahmane Badraoui, ancien directeur de Al Moulahid Assiyassi, incarcéré depuis janvier 2002, se rendra à 13h au tribunal de Première instance de Mohammedia en tant que plaignant. C’est un gardien de la prison de Mohammedia, où le journaliste a été transféré début octobre 2005, qui est invité à répondre de ses actes après que le procureur Mohamed Anis ait décidé de porter en justice l’agression dont Badraoui dit avoir été victime le 27 octobre dernier, en prison même. Rappelons que Badraoui, dont l’état physique et psychologique est déjà critique, est à nouveau en grève de la faim illimitée pour réclamer sa libération.


Grève. Ça va chlinguer !

À l’appel de tous les syndicats (oui, tous), les employés des collectivités locales seront en grève, sur l’ensemble du territoire national, les 15 et 16 décembre. Les revendications ? Classiques : salaires, situation sociale... Vu l’unanimité, le mot d’ordre devrait être largement suivi. Aucun moqaddem ne devrait vous poursuivre de ses assiduités, mais aucune paperasserie administative ne vous sera délivrée non plus ces deux jours-là. Mais le fait que les éboueurs communaux ne lèveront pas le petit doigt pour débarrasser les rues des tonnes de déchets produits chaque jour dans les villes, voilà qui dérangera vraiment. Et c’est sûrement le meilleur moyen de pression des syndicats.


Clandestins. Prisonniers chez Kadhafi

Plusieurs dizaines de Marocains candidats malheureux à l’immigration clandestines croupissent dans les prisons libyennes. Khalid Jemmah, le président de l’AFVIC a recueilli le témoignage de nombreux rescapés de ces geôles. Un agent du consulat marocain à Tripoli aurait exigé d’eux une somme de 250 euros pour les faire sortir de prison et leur remettre les billets d’avion envoyés par leurs familles. La filière libyenne est de plus en plus prisée depuis que les autorités marocaines ont “fermé” le détroit. Fier de ses prouesses, El Mostapha Sahel a déclaré au Parlement avoir fait échec à 29.000 tentatives d’immigration clandestine. Mais sur l’extradition de nos prisonniers en Libye, pas un mot.


Médias. El Afrit passe à la télé

Nasreddine El Afrit est un personnage peu médiatique. Pourtant, il dirige Caractères, l’un des plus gros groupes médiatiques du pays (La Vie Eco, Femmes du Maroc, Maisons du Maroc, Nissae...). Il est aussi, désormais, le concepteur et présentateur de L’économie en question, nouvelle émission d’actualité économique de la RTM. Diffusée chaque lundi après le journal de 20 heures, l’émission entend “expliquer l’actualité économique par des mots simples, sans bouder les élites”. Après la loi de fiances (avec Fattahallah Oulalou en personne sur le plateau), l’émission s’attaque la semaine prochaine au thème de “l’immobilier à Casablanca”.


Qaraouiyyine. Des poutres pourries

“Un trésor a été découvert dans l’enceinte d’Al Qarawiyine”, murmure cet employé de la mosquée historique de Fès pour justifier sa fermeture depuis maintenant deux semaines.
Sur place, la rumeur est même colportée par un guide de la médina. Interrogé là-dessus, le ministre des affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, dont dépend Al Qarawiyine, précise que “cette fermeture a été programmée depuis l’été. La restauration de l’enceinte devenait urgente pour éviter toute altération du site archéologique”. Les travaux en cours concernent donc des poutres en bois pourries et autres mosaïques de l’édifice.


Polisario. Trafic de chameaux

Les procès pour trafics de chameaux sont devenus monnaie courante à Zagora. Il ne se passe pas une semaine sans que les gendarmes mettent la main sur un groupe de passeurs qui ont traversé les frontières algériennes après avoir pris le départ de Zouérate en Mauritanie. De là, ils longent la frontière jusqu’à Mhamid Lghizlane, Tagounit et enfin Zagora. Le trafic est supervisé par les hommes du Polisario qui prélèvent une dîme sur chaque passage. “De temps à autre, les rivalités entre tribus débouchent sur des dénonciations qui conduisent à l’arrestation d’une bande, sinon les forces de l’ordre laissent faire pour des raisons qui se devinent aisément”, explique un fonctionnaire de l’intérieur.


Disparus. Les familles veillent au grain

Le Forum vérité et justice (FVJ) organise une veillée, en collaboration avec plusieurs familles de disparus dont le sort n’a toujours pas été déterminé. L’événement aura lieu ce week-end, au local du Parti socialiste unifié (PSU) à Casablanca et prendra fin dimanche matin. La manifestation, qui célèbre à sa manière la déclaration universelle des droits de l’homme, est la première de son genre depuis que l’Instance équité et réconciliation a conclu ses travaux en remettant son rapport aux conseillers du roi. D’autres réactions similaires pourraient suivre dans les semaines qui viennent. En attendant que le rapport de l’IER soit rendu public.


Laâyoune TV. Générosité sahraouie

C’est l’histoire d’une petite émission (Jissr Al Ihssane) qui cartonne sur Laâyoune TV. Initiée en Ramadan par le jeune Charaf Eddine Zineddine, elle propose de récolter, live, des fonds pour venir en aide aux plus nécessiteux de la région. Dès les premières émissions, les appels pleuvent de partout, et même de l’étranger. Une moyenne de 45 appels par émission. Les dons sont conséquents. Entre 20.000 et 80.000 DH par émission. Grâce à cela, Jissr Al Ihssane a déjà permis la réalisation de 8 opérations chirurgicales dont une au profit d’un jeune sahraoui, gravement blessé par les forces de l’ordre, lors des émeutes de mai à Laâyoune.


3 questions à Leïla Marrakchi (Réalisatrice marocaine)

(DR)
Vous attendiez-vous, en présentant votre film “Marock” au festival Tanger, qu’un de vos confrères, cinéaste qui plus est, vous traite de “fasciste” ?
On ne peut jamais s’attendre à des propos aussi graves. J’ai été particulièrement choqué. J’attendais du débat, des arguments, des propos mesurés, mais pas cela. En réalisant ce film, je cherchais à raconter une histoire universelle via un microcosme, un bout de Maroc. Je ne pensais pas à l’impact du film mais à sa qualité dramatique.

En abordant le microcosme des jeunes de Lyautey, pensiez-vous que la polémique sur “qui est marocain et qui ne l’est pas” allait prendre le dessus sur le propos même du film ?
Cette histoire de nationalité m’a sincèrement paru absurde. J’ai fait mon film grâce aux fonds d’ici et d’ailleurs, sans complexe aucun. Maintenant, le drame est qu’au lieu de se focaliser sur la confrontation des personnages, les questions d’amour et de différences abordées, les discussions de café ont transformé le film en objet de débat politique.

Cela vous fera-t-il renoncer au ton libéral avec lequel vous as abordé cette création ?
Non, j’essaie toujours de garder ma liberté de pensée. Le fait qu’il y ait une poignée de gens, soient-ils artistes, qui m’aient agressé, m’importe moins que ces jeunes, ces femmes et autres spectateurs qui ont apprécié le film. Et puis, il y a un comité de censure. Pour le reste, je resterai fidèle à ma pensée profonde.



Billet. Carte d’identités (par Driss ksikes)

Alain Badiou, écrivain français, père adoptif d’un noir africain, écrivait ironiquement dans l’une de ses pièces philosophiques que “la question de l’identité se résume à une carte”. Nom, prénom, adresse, ville, pays, voilà ce que nous sommes selon ce fin dramaturge. Pour le reste, nous sommes des humains, qui échappent aux classements. Chacun trimballe ses croyances et ses doutes dans son cœur, en abandonne quelques unes au passage et en acquiert d’autres au détour d’une lecture ou d’un échange furtif. Cette vision de Badiou qui réduit l’identité à sa potion congrue, à un bout de papier, pour se laisser le loisir d’en “choper” d’autres, la vie durant, relève du monde des artistes, des marginaux, des gens libres et sans attache. Samuel Huntington, penseur pragmatique, beaucoup moins inspiré, dit dans son livre sur Le choc des civilisations, que “le monde se résume à une carte d’identités”. Devenu théoricien malgré lui du 11 septembre, ce penseur assimile les identités à des blocs, cimentés par des siècles de culture partagée, d’obédience figée, une sorte de puzzle indémontable, où on est de quelque part ou on n’est pas. La vision de Huntington, qui perçoit les identités comme des matrices indépassables, est en train de devenir un dogme, largement partagé par tous ceux qui imaginent les civilisations en chiens de faïence. Quel choix avons-nous, aujourd’hui, entre le rêve humaniste du premier et la prison identitaire du second ? La diversion. C’est ce que proposent Farouk-Mardam Bey et Elias Sanbar dans leur livre dialogue, Etre arabe. Leur propos n’est pas de défendre une autre identité passée ou indépassable, mais de montrer qu’au moment où le religieux devient la carte d’identité de la plupart, qu’il y a des identités enterrées qui peuvent être réactivées. Ce qui revient à dire : à chacun sa carte d’identités.



Billet. Le train du nord (par Karim Boukhari)

Je dédie ce billet à l’INDH, ou l’indihach (stupéfaction) comme le téléphone arabe a choisi de rebaptiser l’Initiative nationale (et royale) pour le développement humain. C’est une histoire de train qui fonce vers le nord et qui fait escale à Souk El Arbaâ, l’une des nombreuses localités poussiéreuses qui émaillent la route entre Sidi Kacem et Tanger. La scène dure quelques minutes à peine. À l’arrivée de Souk El Arbaâ, on peut lire, avec un effort d’accommodation optique, que la ville nous souhaite vaguement la bienvenue. Quelques secondes plus tard, une rangée de gamins, fraîchement sortis de l’école, sont religieusement alignés au bord du rail pour arroser le train d’un jet parfaitement orchestré de projectiles divers. Boum tchak boum ! Quand le train s’immobilise complètement à la gare, dont le mur de clôture est défoncé en plusieurs endroits, le paysage devient encore plus insolite. Des gosses en haillons tentent de s’agripper deséspérement aux portes heureusement verrouillées du train, alors que des vendeurs ambulants ont réussi, malgré tout, à se faufiler malgré tout à bord du véhicule. Un peu plus loin, derrière le quai, des femmes ont improvisé un pique-nique sauvage dont le clou semble être le passage du train du nord, l’une des rares distractions quotidiennes du coin. Derrière cet étonnant rassemblement humain, un troupeau de moutons broute l’herbe sauvage, conséquence des dernières pluies, qui a poussé le long d’un deuxième quai désaffecté. À bord du train, c’est l’état de siège. Les braves contrôleurs s’activent pour prévenir les passagers : “Ne descendez pas seuls, attendez que l’on vous escorte”. Quelques minutes encore à tenir, immobilisés, en attendant l’arrivée d’un deuxième train qui roule dans le sens inverse, dans ce décor de far west, si charmant, si inquiétant...



Vite !

Le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière était cette semaine au Maroc, sans le cadre d’une commission rogatoire. Le plus intéressant, nous apprennent des “sources judiciaires” officielles reprises par l’AFP, c’est que Bruguière a un “homologue” au chez nous : le juge Abdelkader Chentouf. Ah ? On connaissait le juge Tolfi, mais pas celui-là...

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La famille Manouzi souffre surtout de désinformation, ces derniers temps. Ainsi, Abdelkrim Manouzi nie catégoriquement que la tombe de son frère Houcine, dont il n’a pas de nouvelles depuis 41 ans, ait été retrouvée, comme la rapporte une rumeur colportée par certains journaux. Comme il tient à préciser que son vénérable père Haj Ali El Manouzi est toujours en vie, contrairement à ce qui avait été écrit par erreur.

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La chaîne Radio France International (RFI) vient de déposer officiellement une demande d’émettre sur les ondes FM marocaines à la HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle).
Plutôt que demander une dérogation spéciale comme la chaîne américaine Sawa, les français ont préféré la voie légale. S’ils sont traités come les Marocains qui demandent à créer des radios depuis des lustres, RFI au Maroc, ce n’est pas pour demain...

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Suite à la fusion-absorption qui a enterré le PSD et intégré ses membres dirigeants dans le giron de l’USFP, commencent les batailles de coulisses. Aïssa El Ourdighi étant assuré d’une place au Bureau politique auprès d’El Yazghi et consorts, ses dauphins Saoud El Atlassi et Lahbib Taleb se battent pour occuper la deuxième place qui leur est réservée. A vos marques, prêts, partez !

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Jean Lecompte est en train de finaliser la deuxième édition des “Monnaies et Jetons des Colonies Françaises” qui contient selon l’auteur “des pièces de monnaie inédites”. Une réedition décidée de concert avec Bank Al Maghrib qui accorde une attention particulière au sujet. L’ouvrage fait le tour des monnaies officielles (dont marocaines) frappées à l’époque coloniale.

 
 
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