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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Al ADL. Appel à une assemblée constituante
| Nous appelons à une constituante collective qui sauve ce quil y a encore à sauver. Cest ainsi, au détour dune phrase, quAl Adl Wal Ihsane invite, dans un communiqué, publié suite à une réunion de son conseil national, les autres composantes politiques à discuter dune nouvelle constitution. Nous ne parlons pas de réforme de la constitution actuelle, parce que la philosophie resterait la même. Et nous nenvisageons pas de présenter un mémorandum au roi, parce que nous ne voulons pas dune constitution dont il voudra bien nous faire don. Dautant que le rapport de forces est en faveur de la société, non du Palais, explique un dirigeant de la Jamâa. Interrogé sur les raisons de cette sortie politique abrupte, le spécialiste dAl Adl Mohamed Darif |
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| estime que le parti veut prouver que son but, contrairement à ce qui est dit ici et là, nest pas la révolution en 2006. Ils veut rappeler, en écho au Mémorandum à qui de droit de Yassine , que son rôle est dagir comme force de proposition et de réforme. Et si cétait un leurre ? Cest ce que croit Saïd Lakhel, passé maître dans le décodage du discours de la Jamaâ. Pour lui, ils cherchent tout juste à montrer patte blanche. Au fond, ils ne peuvent accepter de travailler avec les institutions actuelles, parce quils ne voudraient pas prolonger la durée de vie du régime. En tout cas, lappel est lancé et Al Adl appelle à un débat national ouvert. Rien de mieux pour desserrer létau que le Makhzen construit autour du mouvement, dans les campus. |
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CIN. La carte biométrique en 2007
La carte didentité biométrique verra le jour début 2007. Cest Al Mustapha Sahel qui la déclaré en réponse à une question orale à la chambre des représentants. Il a précisé que les vingt millions de cartes qui seront imprimées sur une période de quatre ans pour une généralisation en 2010, coûteront au contribuable près de 2 milliards de dirhams. Rappelons, que loctroi de ce contrat le 1er septembre 2005 à la société Thalès avait suscité une vive polémique. Thalès étant impliquée, daprès Transparency Maroc et la presse française, dans de grosses affaires de corruption, notamment en Afrique du sud. |
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AMDH. Un cambriolage calculé ?
Le local de lAssociation marocaine des droits de lhomme (AMDH) à Tétouan a été lobjet, dans la nuit de mardi à mercredi, dun étrange cambriolage. Une grande première qui a valu à lassociation de perdre, au passage, une grande partie de sa précieuse documentation. Une enquête policière est en cours. À signaler que le cambriolage a eu lieu dans un timing bien particulier puisque la section tétouanaise de lAMDH, comme nous la confirmé son président Me Hajji, préparait pour samedi 10 décembre une table ronde dédiée à la corruption et à la dilapidation de largent public. La conférence est tout de même maitenue. |
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HRW. Le procès de Laâyoune inquiète
Eric Goldstein, Monsieur Afrique du Nord de Human Rights Watch a assisté en observateur, le week end dernier, au procès des indépendantistes à Laayoune. Venu en marge de la publication du rapport de HRW sur lIER, il repart avec lintention dinterpeller les hautes instances du Maroc sur les jugements en cours.
Un rapport ? Une lettre ? À lheure où nous écrivons ces lignes, HRW cherche la manière la plus adéquate dattirer lattention sur le fait que Ali Salem Tamek, Mohamed Moutawakil et les autres sont poursuivis pour des raisons juridiquement floues. Délit dopinion ? La question est en suspens. |
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Cyber libertés. RSF ne rate pas le Maroc
Comme prévu, RSF a publié un communiqué dans lequel elle dénonce la censure au Maroc de sites sahraouis proches du front Polisario. Il sagit précisément de arso.org et autres sites affiliés. Depuis quelques jours, même certains Proxy, qui permettaient de contourner linterdiction, sont difficiles daccès. Linterdiction des sites sahraouis nest pas la première du genre. Une interdiction semblable avait frappé des sites proches dAl Adl Wal Ihssane. Mais si RSF avait publié le mois dernier une liste de pays cyber censeurs dans laquelle nous ne figurions pas, aujourdhui, lexception marocaine a vécu. RSF nous a à lil et cest tant mieux. |
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Projet. Les imams investissent le net
Les Marocains pourront converser avec leurs oulémas sur le net. Lidée, encore au stade de létude, est du ministère des affaires islamiques qui souhaite relier à Internet près de 1000 mosquées à travers le pays. Cela permettra aux oulémas des différentes villes du royaume de sadresser simultanément et en temps réel aux fidèles, apprend-on auprès du ministère. De cette manière, le département de tutelle concrétise sa volonté de communiquer. Après Radio Coran Mohammed VI, le site web dernièrement mis en ligne, place aux croyants surfers. On narrête pas le progrès. |
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Ben Barka. Mauvaise foi : match nul
Le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ a rencontré cette semaine, à Rabat, son homologue français Pascal Clément. Ils ont notamment parlé du raté complet quavait été la commission rogatoire sur laffaire Ben Barka, exécutée la semaine précédente par le magistrat français Patrick Ramaël. Son homologue marocain Jamal Serhane avait déclaré sans rougir ne pas connaître les adresses des témoins que Ramaël voulait interroger, dont le général Housni Benslimane, patron de la gendarmerie ! Mais daprès les autorités marocaines, ce nétait quun prêté pour un rendu, Ramaël ayant fait preuve durant sa visite, dune attitude qui dénote probablement dune époque révolue, dixit Nabil Benabdellah, porte-parole du gouvernement. Le magistrat français sétait en effet présenté à sa descente davion comme un exploitant agricole, et avait donné une fausse adresse. Ramaël explique cela par les conseils de discrétion que lui aurait donné son homologue marocain. Une commission rogatoire complémentaire a été décidée. |
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Kénitra. Camions de sable bloqués
Quatre vingt six camions de transport de sable ont été bloqués à Kénitra, la semaine dernière sur ordre du gouverneur de la ville, Abdellatif Benchrifa. Le trafic de sable venait des plages de Moulay Bouselham. Une expertise établie récemment par le Dr Mustapha Mchiche Alami, député de Kénitra, indique dailleurs que les sites de la province sont fréquentés souvent illégalement par des centaines de camions par jour, avec une cadence dexploitation infernale. Ces véhicules roulent pour des personnalités réputées intouchables. Et ils chargent du sable en plein domaine maritime public, soumis à la surveillance de la direction régionale de lEquipement et dans les dunes dont la préservation relève des Eaux et Forêts. |
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Affaire Ras El Ma. Dérisoires indemnisations
Les vies de Salma Faouzi, Amal Baghchache, Halima El Allami, Kanza Al Akbari, Ouafaâ Belmsakem et Loubna Tamim, les fillettes victimes du drame de la colonie de vacances Ras El Ma en juillet dernier (un incendie causé par une bougie) ne valent pas plus de trente mille dirhams chacune. Cest du moins la somme que létat a débloqué pour indemniser les familles qui ont perdu leurs filles brûlées vives à Azrou. Bien entendu, les familles ont rejeté loffre. Le fait que le ministre de tutelle, Mohamed El Gahs, ait à lépoque reconnu le tort occasionné par ses monitrices na-t-il pas pesé dans la balance ? Visiblement non. LEtat marocain a ses raisons que la décence ne connaît pas. |
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Presse. Prisonnier... et plaignant !
Cest déjà ça de gagné. Lundi 12 décembre, Abderrahmane Badraoui, ancien directeur de Al Moulahid Assiyassi, incarcéré depuis janvier 2002, se rendra à 13h au tribunal de Première instance de Mohammedia en tant que plaignant. Cest un gardien de la prison de Mohammedia, où le journaliste a été transféré début octobre 2005, qui est invité à répondre de ses actes après que le procureur Mohamed Anis ait décidé de porter en justice lagression dont Badraoui dit avoir été victime le 27 octobre dernier, en prison même. Rappelons que Badraoui, dont létat physique et psychologique est déjà critique, est à nouveau en grève de la faim illimitée pour réclamer sa libération. |
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Grève. Ça va chlinguer !
À lappel de tous les syndicats (oui, tous), les employés des collectivités locales seront en grève, sur lensemble du territoire national, les 15 et 16 décembre. Les revendications ? Classiques : salaires, situation sociale... Vu lunanimité, le mot dordre devrait être largement suivi. Aucun moqaddem ne devrait vous poursuivre de ses assiduités, mais aucune paperasserie administative ne vous sera délivrée non plus ces deux jours-là. Mais le fait que les éboueurs communaux ne lèveront pas le petit doigt pour débarrasser les rues des tonnes de déchets produits chaque jour dans les villes, voilà qui dérangera vraiment. Et cest sûrement le meilleur moyen de pression des syndicats. |
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Clandestins. Prisonniers chez Kadhafi
Plusieurs dizaines de Marocains candidats malheureux à limmigration clandestines croupissent dans les prisons libyennes. Khalid Jemmah, le président de lAFVIC a recueilli le témoignage de nombreux rescapés de ces geôles. Un agent du consulat marocain à Tripoli aurait exigé deux une somme de 250 euros pour les faire sortir de prison et leur remettre les billets davion envoyés par leurs familles. La filière libyenne est de plus en plus prisée depuis que les autorités marocaines ont fermé le détroit. Fier de ses prouesses, El Mostapha Sahel a déclaré au Parlement avoir fait échec à 29.000 tentatives dimmigration clandestine. Mais sur lextradition de nos prisonniers en Libye, pas un mot. |
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Médias. El Afrit passe à la télé
Nasreddine El Afrit est un personnage peu médiatique. Pourtant, il dirige Caractères, lun des plus gros groupes médiatiques du pays (La Vie Eco, Femmes du Maroc, Maisons du Maroc, Nissae...). Il est aussi, désormais, le concepteur et présentateur de Léconomie en question, nouvelle émission dactualité économique de la RTM. Diffusée chaque lundi après le journal de 20 heures, lémission entend expliquer lactualité économique par des mots simples, sans bouder les élites. Après la loi de fiances (avec Fattahallah Oulalou en personne sur le plateau), lémission sattaque la semaine prochaine au thème de limmobilier à Casablanca. |
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Qaraouiyyine. Des poutres pourries
Un trésor a été découvert dans lenceinte dAl Qarawiyine, murmure cet employé de la mosquée historique de Fès pour justifier sa fermeture depuis maintenant deux semaines.
Sur place, la rumeur est même colportée par un guide de la médina. Interrogé là-dessus, le ministre des affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, dont dépend Al Qarawiyine, précise que cette fermeture a été programmée depuis lété. La restauration de lenceinte devenait urgente pour éviter toute altération du site archéologique. Les travaux en cours concernent donc des poutres en bois pourries et autres mosaïques de lédifice. |
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Polisario. Trafic de chameaux
Les procès pour trafics de chameaux sont devenus monnaie courante à Zagora. Il ne se passe pas une semaine sans que les gendarmes mettent la main sur un groupe de passeurs qui ont traversé les frontières algériennes après avoir pris le départ de Zouérate en Mauritanie. De là, ils longent la frontière jusquà Mhamid Lghizlane, Tagounit et enfin Zagora. Le trafic est supervisé par les hommes du Polisario qui prélèvent une dîme sur chaque passage. De temps à autre, les rivalités entre tribus débouchent sur des dénonciations qui conduisent à larrestation dune bande, sinon les forces de lordre laissent faire pour des raisons qui se devinent aisément, explique un fonctionnaire de lintérieur. |
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Disparus. Les familles veillent au grain
Le Forum vérité et justice (FVJ) organise une veillée, en collaboration avec plusieurs familles de disparus dont le sort na toujours pas été déterminé. Lévénement aura lieu ce week-end, au local du Parti socialiste unifié (PSU) à Casablanca et prendra fin dimanche matin. La manifestation, qui célèbre à sa manière la déclaration universelle des droits de lhomme, est la première de son genre depuis que lInstance équité et réconciliation a conclu ses travaux en remettant son rapport aux conseillers du roi. Dautres réactions similaires pourraient suivre dans les semaines qui viennent. En attendant que le rapport de lIER soit rendu public. |
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Laâyoune TV. Générosité sahraouie
Cest lhistoire dune petite émission (Jissr Al Ihssane) qui cartonne sur Laâyoune TV. Initiée en Ramadan par le jeune Charaf Eddine Zineddine, elle propose de récolter, live, des fonds pour venir en aide aux plus nécessiteux de la région. Dès les premières émissions, les appels pleuvent de partout, et même de létranger. Une moyenne de 45 appels par émission. Les dons sont conséquents. Entre 20.000 et 80.000 DH par émission. Grâce à cela, Jissr Al Ihssane a déjà permis la réalisation de 8 opérations chirurgicales dont une au profit dun jeune sahraoui, gravement blessé par les forces de lordre, lors des émeutes de mai à Laâyoune. |
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3 questions à Leïla Marrakchi (Réalisatrice marocaine)
Vous attendiez-vous, en présentant votre film Marock au festival Tanger, quun de vos confrères, cinéaste qui plus est, vous traite de fasciste ?
On ne peut jamais sattendre à des propos aussi graves. Jai été particulièrement choqué. Jattendais du débat, des arguments, des propos mesurés, mais pas cela. En réalisant ce film, je cherchais à raconter une histoire universelle via un microcosme, un bout de Maroc. Je ne pensais pas à limpact du film mais à sa qualité dramatique.
En abordant le microcosme des jeunes de Lyautey, pensiez-vous que la polémique sur qui est marocain et qui ne lest pas allait prendre le dessus sur le propos même du film ?
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Cette histoire de nationalité ma sincèrement paru absurde. Jai fait mon film grâce aux fonds dici et dailleurs, sans complexe aucun. Maintenant, le drame est quau lieu de se focaliser sur la confrontation des personnages, les questions damour et de différences abordées, les discussions de café ont transformé le film en objet de débat politique.
Cela vous fera-t-il renoncer au ton libéral avec lequel vous as abordé cette création ?
Non, jessaie toujours de garder ma liberté de pensée. Le fait quil y ait une poignée de gens, soient-ils artistes, qui maient agressé, mimporte moins que ces jeunes, ces femmes et autres spectateurs qui ont apprécié le film. Et puis, il y a un comité de censure. Pour le reste, je resterai fidèle à ma pensée profonde. |
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Billet. Carte didentités (par Driss ksikes)
Alain Badiou, écrivain français, père adoptif dun noir africain, écrivait ironiquement dans lune de ses pièces philosophiques que la question de lidentité se résume à une carte. Nom, prénom, adresse, ville, pays, voilà ce que nous sommes selon ce fin dramaturge. Pour le reste, nous sommes des humains, qui échappent aux classements. Chacun trimballe ses croyances et ses doutes dans son cur, en abandonne quelques unes au passage et en acquiert dautres au détour dune lecture ou dun échange furtif. Cette vision de Badiou qui réduit lidentité à sa potion congrue, à un bout de papier, pour se laisser le loisir den choper dautres, la vie durant, relève du monde des artistes, des marginaux, des gens libres et sans attache. Samuel Huntington, penseur pragmatique, beaucoup moins inspiré, dit dans son livre sur Le choc des civilisations, que le monde se résume à une carte didentités. Devenu théoricien malgré lui du 11 septembre, ce penseur assimile les identités à des blocs, cimentés par des siècles de culture partagée, dobédience figée, une sorte de puzzle indémontable, où on est de quelque part ou on nest pas. La vision de Huntington, qui perçoit les identités comme des matrices indépassables, est en train de devenir un dogme, largement partagé par tous ceux qui imaginent les civilisations en chiens de faïence. Quel choix avons-nous, aujourdhui, entre le rêve humaniste du premier et la prison identitaire du second ? La diversion. Cest ce que proposent Farouk-Mardam Bey et Elias Sanbar dans leur livre dialogue, Etre arabe. Leur propos nest pas de défendre une autre identité passée ou indépassable, mais de montrer quau moment où le religieux devient la carte didentité de la plupart, quil y a des identités enterrées qui peuvent être réactivées. Ce qui revient à dire : à chacun sa carte didentités. |
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Billet. Le train du nord (par Karim Boukhari)
Je dédie ce billet à lINDH, ou lindihach (stupéfaction) comme le téléphone arabe a choisi de rebaptiser lInitiative nationale (et royale) pour le développement humain. Cest une histoire de train qui fonce vers le nord et qui fait escale à Souk El Arbaâ, lune des nombreuses localités poussiéreuses qui émaillent la route entre Sidi Kacem et Tanger. La scène dure quelques minutes à peine. À larrivée de Souk El Arbaâ, on peut lire, avec un effort daccommodation optique, que la ville nous souhaite vaguement la bienvenue. Quelques secondes plus tard, une rangée de gamins, fraîchement sortis de lécole, sont religieusement alignés au bord du rail pour arroser le train dun jet parfaitement orchestré de projectiles divers. Boum tchak boum ! Quand le train simmobilise complètement à la gare, dont le mur de clôture est défoncé en plusieurs endroits, le paysage devient encore plus insolite. Des gosses en haillons tentent de sagripper deséspérement aux portes heureusement verrouillées du train, alors que des vendeurs ambulants ont réussi, malgré tout, à se faufiler malgré tout à bord du véhicule. Un peu plus loin, derrière le quai, des femmes ont improvisé un pique-nique sauvage dont le clou semble être le passage du train du nord, lune des rares distractions quotidiennes du coin. Derrière cet étonnant rassemblement humain, un troupeau de moutons broute lherbe sauvage, conséquence des dernières pluies, qui a poussé le long dun deuxième quai désaffecté. À bord du train, cest létat de siège. Les braves contrôleurs sactivent pour prévenir les passagers : Ne descendez pas seuls, attendez que lon vous escorte. Quelques minutes encore à tenir, immobilisés, en attendant larrivée dun deuxième train qui roule dans le sens inverse, dans ce décor de far west, si charmant, si inquiétant... |
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Vite !
Le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière était cette semaine au Maroc, sans le cadre dune commission rogatoire. Le plus intéressant, nous apprennent des sources judiciaires officielles reprises par lAFP, cest que Bruguière a un homologue au chez nous : le juge Abdelkader Chentouf. Ah ? On connaissait le juge Tolfi, mais pas celui-là...
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La famille Manouzi souffre surtout de désinformation, ces derniers temps. Ainsi, Abdelkrim Manouzi nie catégoriquement que la tombe de son frère Houcine, dont il na pas de nouvelles depuis 41 ans, ait été retrouvée, comme la rapporte une rumeur colportée par certains journaux. Comme il tient à préciser que son vénérable père Haj Ali El Manouzi est toujours en vie, contrairement à ce qui avait été écrit par erreur.
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La chaîne Radio France International (RFI) vient de déposer officiellement une demande démettre sur les ondes FM marocaines à la HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle).
Plutôt que demander une dérogation spéciale comme la chaîne américaine Sawa, les français ont préféré la voie légale. Sils sont traités come les Marocains qui demandent à créer des radios depuis des lustres, RFI au Maroc, ce nest pas pour demain...
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Suite à la fusion-absorption qui a enterré le PSD et intégré ses membres dirigeants dans le giron de lUSFP, commencent les batailles de coulisses. Aïssa El Ourdighi étant assuré dune place au Bureau politique auprès dEl Yazghi et consorts, ses dauphins Saoud El Atlassi et Lahbib Taleb se battent pour occuper la deuxième place qui leur est réservée. A vos marques, prêts, partez !
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Jean Lecompte est en train de finaliser la deuxième édition des Monnaies et Jetons des Colonies Françaises qui contient selon lauteur des pièces de monnaie inédites. Une réedition décidée de concert avec Bank Al Maghrib qui accorde une attention particulière au sujet. Louvrage fait le tour des monnaies officielles (dont marocaines) frappées à lépoque coloniale. |
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