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N° 204
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Sécurité. Un nouveau directeur pour la DGST

Mohammed VI recevant
Abdellatif Hamouchi (DR)
La surprise est plutôt agréable. Le roi a reçu, dès son retour au royaume, Abdellatif Hammouchi, qu’il a nommé à la tête de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), en remplacement de Ahmed Harrari. Hammouchi, professionnel du contre-espionnage, est déjà un ancien de la boîte malgré son jeune âge (40 ans). Il passe plus spécialement pour être le grand spécialiste des mouvements fondamentalistes islamistes, avec une maîtrise reconnue de la littérature et de l’idéologie salafiste. Il aurait, d’après plusieurs sources, “piloté une enquête fouillée sur l'ensemble de la mouvance qui avait été demandée par le souverain à la DGST juste après la fameuse démonstration de force des islamistes, lors d'une marche organisée, à Casablanca au printemps 2000 contre le projet de réforme du statut de la femme”. L’enquête avait notamment mis en évidence la coexistence, auprès de l'association Al Adl wal Ihsane et du Parti de la justice et du développement (PJD), réputés non violents, d’un autre courant plus radical, créé par un noyau dur d'activistes formés au jihad en Afghanistan. La montée en grade vient donc à point nommé. Il pourra gérer le dossier explosif des salafistes marocains liés à Al Qaïda à un moment où la fonction essentielle de la DGST est la recherche de renseignements liés à la sécurité pour contrer la menace terroriste. Quant au partant, Ahmed Harrari, il avait été nommé à la tête de la DGST en juillet 2003, en remplacement du général Laânigri qui occupait ce poste depuis 1999.


Rabat. 3 chômeurs s’immolent !

Des licenciés chômeurs,“porteurs de lettres royales”, avaient diffusé, il y a plus de deux semaines un communiqué dans lequel ils annonçaientt “des formes spectaculaires de protestation” (s’ils n’étaient pas embauchés). Jeudi matin, ils sont passés à l’acte. Le groupe s’est rendu près du ministère de la Santé à Rabat où, d’après un témoin oculaire, “au moins trois personnes se sont immédiatement immolées par le feu”. L’état de ces personnes, transportées à l’hôpital Avicenne, était jugé, jusqu’à jeudi soir, critique. D’après plusieurs sources syndicales, les ministères et le Parlement risquent d’être le théâtre d’autres drames liés au problème des diplômés chômeurs et des porteurs de lettres (de recommandations) royale.


Forum vérité et justice. Sebbar passe la main

C’est confirmé, le Forum vérité et justice (FVJ) tiendra son deuxième congrès en janvier 2006, à Bouznika. Mohamed Sebbar qui préside le FVJ depuis 2002 devrait présenter sa démission et laisser la place à une nouvelle direction. Plus de 250 congressistes seront attendus pour élire un nouveau président (aucun favori ne semble se dégager pour l’instant) et, surtout, pour décider de la nouvelle politique du Forum. Le contexte qui avait vu la création du FVJ, quelque temps après la mort de feu Hassan II, a en effet beaucoup changé. L’expérience de l’IER devra façonner, à sa manière, les orientations futures du FVJ.


Crise. Le Maroc manque de cimetières

Le Maroc serait en pleine crise…de cimetières. Faute de terrains en nombre suffisant, le ministère de l’Intérieur louche sur le patrimoine immobilier jalousement gardé par le ministère des Habous. Le département dirigé par Mustapha Sahel a en effet proposé de ramener la prescription (durée au bout de laquelle les terrains des Habous peuvent être exploités pour d’autres usages) de 40 à 30 ans, ce qui permettrait de récupérer un lot de nouvelles parcelles qui pourraient servir à cet usage. Cette initiative serait consécutive aux plaintes enregistrées par les communes qui font état d’une véritable pénurie en la matière.


Renseignement. Galileo, pour vous servir

La signature de la déclaration commune entre le Maroc et l’Union européenne relative au programme Galileo a finalement eu lieu en milieu de semaine à Marrakech. Galileo est un projet de navigation par satellite qui repose sur une constellation de stations terrestres, permettant de connaître avec exactitude la position de tout objet mobile ou immobile (véhicule, bateau, troupeau de bétail, …). Le projet, pour lequel le royaume participe à hauteur d’une centaine de millions de dirhams, fera le bonheur de nombreux secteurs dont le transport (contrôle de la vitesse, systèmes de guidage, etc.), les douanes, les travaux publics. Et la police, bien sûr.


Maroc/Algérie. Les victimes des frontières

“Des paysans (1633) ont été spoliés ou empêchés à plusieurs reprises d’exploiter leurs terres situées à la frontière algéro-marocaine”. Répondant à une question orale d’ Ahmed Soubaï, député de l’Alliance socialiste, le ministre de l’Intérieur, Mustapha Sahel a précisé que “les fellahs sont souvent bloqués par les militaires algériens qui leur demandent des laissez-passer avant d’accéder à leurs propres terres”. Pour rappel, en 1983, les militaires algériens avaient carrément expulsé les Marocains de leurs terres situées aux alentours de Figuig, sur une zone où les frontières n’étaient pas clairement définies.


Laâyoune. Les indépendantistes jugés

Au bout d'un procès qui a duré plus de 24 heures d’affilée, aucun des indépendantistes présentés devant la cour d'appel de Laâyoune le 6 décembre dernier, n'a été innocenté. Même si, reconnaît cet avocat, “le procès s'est déroulé dans de bonnes conditions, que les droits de la défense ont été respecté et que les jugements ont été plus cléments que prévu”. En fait, le tribunal s'est basé sur les procès-verbaux établis par la police judiciaire, et que contestent les accusés, pour prononcer des peines allant de 6 mois à trois ans (8 mois pour Tamek, 10 mois pour Moutawakil, 7 mois pour Aminatou Haydar). Comme lors de la première séance, les accusés sont entrés dans la salle en scandant des slogans indépendantistes et ont réaffirmé dans leurs plaidoiries que “la police judiciaire les a interrogés sur leurs opinions politiques et non sur les actes de violence pour lesquels ils étaient poursuivis”, et que, surtout, ils restaient “attachés au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination”.


Maroc/Israël. Alors, normalisation ?

Non seulement le commerce entre Israël et les pays arabes reprend, mais il est en plein boom. Selon David Artzi, de l’Institut de Coopération et d’Export israélien, cité cette semaine par le quotidien Arouts, les exportations vers le Maroc ont connu une hausse de 43%, dépassant les 10 millions de dollars rien que pour le dernier semestre de l’année en cours. Mais le Maroc n’est pas le seul puisque les chiffres annoncés le 12 Décembre font état, par ailleurs, d’une nette progression des échanges entre l’état hébreu et plusieurs pays arabes dont, surprise, l’Irak. C’est ce qu’on peut appeler un début de normalisation par l’économie.


Etude. Un livre sur l’argent des partis

Cheville ouvrière de l’hebdomadaire arabophone Assahifa, notre confrère Ahmed El Bouz vient de publier une étude détaillée sur les finances des partis politiques. Y figurent les sources officielles de subvention, les formes de dépendance qui en découlent, le patrimoine interne non déclaré et les défaillances du système de contrôle. Initialement objet d’une thèse de doctorat, soutenue en juin 2003, L’argent et la politique (Al Mal wa Assiyassa), actuellement dans les kiosques, est une version moins académique, mise à jour, où les talents de l’investigateur se joignent à ceux du chercheur.


Congrès. L’USFP dans l’embarras

Cela fait plus de trois mois que la commission chargée de mettre à niveau le règlement intérieur de l’USFP se réunit les dimanches, loi sur les partis oblige. Pour entériner ses décisions, un congrès extraordinaire devrait se réunir en 2006. Or, deux questions dérangent au plus haut point la direction actuelle. La première est que les candidats aux élections devront dorénavant être élus au niveau des sections locales, puis appuyés, le cas échéant, par le Bureau politique. “Cela perturbe des parlementaires qui doivent leurs sièges à l’appareil”, confie un membre de la commission. Deuxième souci : certains préfèrent s’en tenir à un semi-congrès, sans la base. En gros, les amis d’El Yazghi sont dans l’embarras. Ils font le dur apprentissage de la démocratie interne.


ALE. Cafouillage au parlement

Nos parlementaires tombent des nues. Le gouvernement avait omis de leur soumettre des lois à abroger, relatives à la protection de la propriété industrielle et intellectuelle. Et voilà qu’ils sont convoqués dans la précipitation pour ce faire, le jour même du vote, le 13 décembre.Pourquoi tant de hâte ? Réponse : Rabat s’était engagé auprès de Washington pour mettre à niveau ces textes, en conformité avec les accords de libre échange (ALE), avant le 14 décembre. C’est, tant bien que mal, chose faite. Et demain, si la pression américaine se maintient sur ce point, une campagne de sensibilisation, et pourquoi pas de coercition, touchera le piratage informatique et musical. C’est le prix à payer pour les ALE.


Expulsion. Zaki bientôt de retour

Ahmed Zaki, Marocain expulsé de France en 1998 après y avoir purgé une peine de prison pour délinquance (en vertu de la règle de la “double peine”) pourrait rentrer en France “dans les 15 jours”, d’après un responsable de l’ambassade. L’abrogation de son ordre d’expulsion avait été prononcée par le tribunal administratif de Paris pour raisons humanitaires (sa femme, en France, est à l’article de la mort). Mais 5 mois plus tard, toujours pas de visa… L’ambassade a envoyé une lettre à Zaki, résidant pour l’instant à Kénitra. En substance : “Il n’y a aucune raison de fond pour vous refuser ce visa, simplement, il faut compléter la procédure en informant les services de police et le ministère de l’Intérieur français, et ça prend malheureusement du temps…”. Bientôt la suite et, on l’espère, la fin.


Sidaction. 20 millions de DH… promis

Les premiers chèques, promis lors du Sidaction, commencent à tomber à l'ALCS (Association de lutte contre le sida). Parmi les plus gros donateurs, la fondation Mohammed V, l'ONA ou encore la famille de l'homme d'affaires sahraoui Hassan Derham. La soirée a agréablement étonné par le franc-parler (le mot “capote” a été plusieurs fois prononcé) et par la sincérité des témoignages avec, c'est une première, une séropositive qui témoigne à visage découvert. Parmi les guest-stars de la soirée, Gad El Maleh, qui a proposé l'idée de répondre personnellement aux appels de promesses de dons, histoire d'encourager les gens à appeler. Bravo !


Presse. Grâce royale pour Badraoui

C’est une nouvelle qu’il n’attendait plus. Mardi dernier, après presque quatre ans de détention, Abderrahmane Badraoui a appris la nouvelle de sa grâce. La mesure royale devrait être effective d’ici une dizaine de jours, le temps que son avocat s’assure auprès du procureur de Rabat qu’elle concerne les deux peines - pour “usurpation de fonction” - auxquelles le journaliste a été condamné. “Coïncidence”, cette grâce intervient au début du procès du gardien qui l’aurait agressé fin octobre à la prison de Mohammedia. En attente de sa libération, le journaliste maintient sa grève de la faim, entamée le 5 décembre dernier. Quant à Anas Tadili, journaliste emprisonné à Salé, aucune nouvelle de grâce à l’horizon.


Belgique. Une Marocaine “personnalité de l’année”

Rappellez-vous de Naïma Amzil. Cette Marocaine vivant en Belgique, avait démissionné de son entreprise de plats cuisinés Remmery parce que son patron avait reçu sept lettres de menaces exigeant son renvoi parce qu’elle portait le voile pendant le travail. Eh bien, Naïma Amzil a été désignée, mercredi, “personnalité de l’année”, par le principal hebdomadaire flamand d'informations, Knack, qui écrit que “la manière sereine avec laquelle l'employée musulmane a réagi aux lettres de menaces islamophobes reçues par son patron ne peut que susciter le respect”. Un beau geste pour cette femme qui avait été reçue, à l’époque, par le roi Albert II en personne.


NEW ! Le blog de Driss Bennani

Vous le connaissez tous, pour son sens de la répartie dans ses interrogatoires et pour son sens de l’observation dans ses grands reportages, de préférence au Sahara. Driss Bennani a dorénavant une nouvelle flèche à son arc, un blog. Sur Db’s land, il vous invite à partager des petites choses, captées ici et là, “trop futiles pour mériter un espace sur le journal, trop subjectives pour être une information crédible et professionnelle”. Un espace privé, ouvert au public. Un blog tel quel, où ses doutes sur la prière du vendredi et ses réflexions sur une presse malmenée lui ont déjà valu moult commentaires. Rendez-vous sur dbbled.blogspot.com


3 questions à Driss Basri (Ancien ministre de l’Intérieur)

(AFP)
On vient de découvrir les premières fosses communes consécutives aux émeutes de juin 1981, du temps où vous dirigiez le ministère de l’Intérieur. Comment commentez-vous cette découverte ?
Tout cela n'est que pure manipulation. Pour moi, jusqu'à preuve du contraire, ils n'ont rien découvert. Et ce n'est pas dans mes habitudes de répondre aux mensonges. Le grand ministre d'état que j'ai été sous le grand Hassan II n’a pas coutume de répondre à des balivernes.)

Le Forum vérité et justice ainsi que des familles de victime de 1981 étudient la possibilité de poursuivre les responsables de l'époque, dont vous-même. Qu'avez-vous à leur répondre ?
Ils sont libres de porter plainte contre qui ils veulent. Ce n’est pas mon affaire. Mais ces gens feraient mieux de s’intéresser à ceux qui gouvernent toujours le pays.

Vous êtes parmi les responsables cités par le rapport de l'IER qui vient d'être remis au roi. Est-ce que cela veut dire que vous allez rester en exil ?
L'IER n'est qu'un show, du folklore d’Etat si vous préférez. Cette instance n’a aucun droit sur moi. Je ne dépends ni d'un Driss Benzekri, ni d'un Salah El Ouadie, je suis un homme d'Etat qui dépend seulement de l'Etat et de son roi. Je suis libre d'aller et venir dans mon pays, et ceux qui essaieront de toucher à ma personne auront des comptes à régler avec moi.



Billet. Pleure, ô pays bien aimé ! (par Driss ksikes)

Tout le monde se pose la même question : les Marocains ont-ils la fibre patriotique ? Abderrahim Ariri a voulu, dans son élan pop, reprendre à la une de son journal Al Bidaoui, le juron spontané de tous les désabusés que l’on pourrait traduire (en moins vulgaire) par “Que Dieu maudisse ce pays !”. Mal lui en a pris. L’imprimeur a eu des frayeurs. Au final, la représentation du blues populaire n’a pas eu droit de cité dans les kiosques du royaume. Ariri a changé de titre, mais le sentiment de la masse n’a pas changé d’un iota. Ce pays, si bien aimé au fond, suscite un rejet symboliquement brutal de la part des laissés-pour-compte, des exclus, des futurs harragas, des sans- voix, des sans-le-sou. Dans ce pays, des hommes et des femmes de conscience n’en peuvent plus de voir des affairistes, des ex-courtisans et autres corrompus en profiter jusqu’à l’insouciance. Ils n’en peuvent plus, surtout, de voir les lois leur tomber sur la tête au nom de la loi et esquiver des intouchables au nom d’intérêts obscurs. L’écrivain sud-africain, Alan Paton, fait dire à l’un de ses personnages, dans Pleure, ô pays bien aimé, “D’ici à ce que nous (les noirs) arrivions à les aimer, ils (les blancs) en seront venus à nous haïr”. Aujourd’hui, les Marocains d’en bas et assimilés disent presque la même chose. Ils en veulent à l’élite, dirigeante, capitaliste, bien pensante, de les traiter comme une masse informe, de ne pas écouter leur langage, de détourner les yeux de leur malheur, de faire semblant de s’y intéresser tout juste pour faire INDH, puis de les toiser quand ils jurent leurs grands dieux en vouloir à ce “ maudit pays”. Au fond, ces râleurs désabusés sont inoffensifs. Ils ne se sentent pas chez eux dans leur pays et le crient sur les toits. Plus sincère, tu meurs. Mais les oreilles de l’élite sont trop chastes pour entendre l’écho de ces voix pourtant assourdissantes.



Billet. Notre histoire (par Karim Boukhari)

Dans son dernier livre, Abdellah Laroui parle des événements de mars 1965 (les émeutes les plus sanglantes de l’histoire du Maroc indépendant) comme de journées à peine moins tranquilles que d’ordinaire. Le grand Laroui n’a rien vu, et il a eu l’honnêteté intellectuelle de le dire. D’autres Marocains soutiennent systématiquement la même chose (le syndrome “il ne s’est rien passé”) devant tous les épisodes tragiques de notre histoire, mais sans avoir toujours la bonne foi de Laroui. Mars 1965, juin1981, pour ne citer que ces deux dates où des centaines, peut-être des milliers de Marocains, pour la plupart jeunes et anonymes, ont laissé leur peau, ne sont assimilés par quelques uns de nos historiens, de nos grands journalistes, et de nos gouvernants, qu’à de vulgaires jours d’émeutes où quelques dizaines de lycéens et de voyous ont perturbé l’ordre public. Il n’y a jamais eu de massacres, de répression, de fosses communes, de bagnes secrets, etc. Non, tout cela n’est qu’un détournement malsain de notre histoire, un pur tissu de mensonges montés par les adversaires du royaume, des manchettes à la une de journaux sensationnalistes. Personnellement, je suis particulièrement touché, attendri, quand je croise une dame d’une certaine classe qui m’avoue avoir passé les plus beaux jours de sa vie en mars 1965 ou en juin 1981. Il n’y avait pas d’émeutes mais des grèves comme c’est le lot de tous les pays du globe, elle faisait son shopping aux bras de son mari chéri, elle chantait Piaf en prenant sa douche, elle était sur un nuage, et elle vous le dit, en toute bonne foi, vous désarmant par tant de sincérité. Je la crois comme je crois Laroui et tant d’autres, ces gens de bonne foi pour lesquels il n’y a jamais rien eu parce qu’ils n’ont jamais rien vu.



Vite !

“Les investissements des Emirats Arabes Unis au Maroc ont atteint plus de 4,8 milliards de dollars, soit le montant le plus important investi par un pays arabe dans le Royaume”, vient d’annoncer l'ambassadeur des Emirats à Rabat. Une manière d’évacuer le “gel” qui semblait affecter, depuis quelque temps, les relations entre le Maroc et les Emirats.

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Le dossier des prisonniers de guerre marocains de Tindouf est loin d'être clos. Selon la très active association des familles des martyrs et disparus et des prisonniers du Sahara, qui a programmé un sit-in le 21 décembre devant le siège des Nations Unies à Rabat, “plus de 600 personnes, militaires et civils, sont toujours portées disparues”.

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Le Rassemblement de la Gauche Démocratique (RGD), qui regroupe 4 partis dont le PSU, appelle à un sit-in devant le Parlement, le 19 décembre, jour où la Chambre des conseillers est appelée à entériner le projet de loi sur les partis. Le RGD refuse ce projet déjà adopté, le 20 octobre, par la Chambre des députés dont 79 % étaient absents le jour du vote.

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Cinq anciens détenus politiques, plus connus sous l’appellation du “groupe Banouhachem”, organisent un débat ouvert le 24 décembre à Rabat. Cette manifestation s’inscrit dans le mouvement “pas d’équité et pas de réconciliation sans vérité complète” auquel adhèrent plusieurs ONG. Le groupe Banouhachem, pour rappel, a notamment connu le triste bagne de Kelaât M’Gouna, qu’il a pu quitter, après un calvaire de plusieurs années, le 24 décembre 1984.

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Un nouveau titre est né : Sawt Ennas (la voix des gens). Le nouveau quotidien indépendant est dirigé par notre confrère Abdelkrim El Amrani, ex-rédacteur en chef d'Al Ahdath Al Maghribiya. Prévue initialement pour le 15 novembre, la sortie du nouveau titre a finalement eu lieu le 13 décembre. Bienvenue à nos “nouveaux/anciens” confrères.

 
 
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