Sujet
Actu Économie
Politique. Surenchères sur la Constitution
Droits de l'Homme. Des charniers à Casablanca
Reportage. Allô, Sida ?
Vlaams Belang. Racistes non grata
Polémique. Pourquoi Marock dérange
N° 204
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.

E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 94 68 45). Lettres (13, rue Fnideq, Casa-Anfa).


Affaire TelQuel vs. la justice


Nos lecteurs nous soutiennent


De la nécessité de contre-pouvoirs
Une démocratie se reconnaît par la capacité de ses contre-pouvoirs à nourrir les débats, et à protéger les citoyens de tous les errements et abus de pouvoir, en constituant de véritables garde-fous et remparts. Force est de constater que les pouvoirs en place dans notre pays s'acharnent en permanence à détruire tous les contre-pouvoirs naissants que ce soit dans les médias indépendants (Le journal, Demain, Assahifa, TelQuel…) ou les associations, notamment celles des droits de l'homme (AMDH, FVJ…), voire même dans les ensembles économiques. Il devient aujourd'hui urgent et impératif pour les responsables de notre pays de comprendre que seuls les contre pouvoirs donneraient de la crédibilité à une démocratie tant attendue. Sinon cela s'appelle toujours : de l'autocratie.

Bichr Bennani, éditeur et militant

La presse, en attendant la justice
Un fils de général pris la main dans le sac en train de convoyer de la drogue : liberté ! Driss Basri qui a mis en coupe réglée le Maroc : pas de problème ! Des tortionnaires encore à des postes de décision : pas de chasse aux sorcières ! des villas pharaoniques, pas d'enquête fiscale ! La liste est non exhaustive. La justice serait bien inspirée d'ouvrir des dossiers contre ceux qui fraudent et qui transfèrent des sommes colossales à l'étranger. En attendant, il est temps de laisser la presse, dans ce pays, faire son travail et rien que son travail.

Ali Khadiri, commerçant, Paris.

Continuez !
Ma solidarité pour vous et pour vos efforts de faire dans ce pays un exercice journalistique d'une très belle facture et au même temps d'un grand courage. Personne ne pourra vous abattre. Aucune institution et aucun système non plus. Il faut continuer malgré tout et faire de la liberté d'expression un véritable acquis au Maroc.

David Alvarado, correspondant de presse espagnol au Maroc, Rabat

Le prix de l'impartialité
Je voudrais adresser un message de soutien à TelQuel, magazine qui, dans son combat pour un Maroc démocratique, a toujours su rester impartial et juste... La liberté d'expression se paie cher (1 960 000 DH !), c'est même exorbitant. Nous , Marocains de tous âges, de toutes régions, devons lutter pour cette liberté primordiale et pour l'émancipation réelle du Maroc... bonne chance TelQuel.

Ghita Mani, lycéenne, Casablanca

Courage face à l'injustice !
En apprenant la décision du tribunal pour votre second procès, je suis restée clouée. Je suis convaincue que si je possédais un journal où je ne ferais que dire ce que notre gouvernement a envie d'entendre et si, par malheur, je sortais une intox, mon amende serait moindre que la vôtre et plus équitable ! J'ai déjà une fille de presque trois ans et j'en attends une autre, je crois que je ferais mieux de leur tracer un avenir plus démocratique, plus juste, et surtout, plus certain, dans un vrai pays... Je vous souhaite bon courage et bonne continuation pour l'appel, bien que je doute fort que les réels décisionnaires de ces procés sachent réellement ce que signifie le mot justice.

Fadoua Abadi, chef de projet, Casablanca

Liberté compromise
Le jour où le gouvernement Youssoufi a annulé l'article 77 du Code de la presse, je me suis personnellement réjoui puisqu'il s'agissait d'une première révolution pour la liberté de la presse marocaine. Cet acquis me semble être compromis avec ces deux procès en cours. J'appelle toute la société civile marocaine à se mobiliser pour défendre cette liberté qui, sans nul doute, est un facteur capital pour le développement de notre pays.

Taher Rachid, cadre de banque, Casablanca.

Le loto pour s'en sortir !
1 960 000 DH d'amendes en deux mois !!! Pour payer ça, TelQuel a besoin de gagner au loto. L'objectif du pouvoir est clair : rayer ce journal de la carte médiatique marocaine. Mais nous, nous sommes là pour notre magazine, nous le soutenons sans tabous. On comprend bien pourquoi Reporters sans frontières a relégué le Maroc à la 119 éme place de son classement !

Hicham Mozona, chômeur, Taza

Prêts à manifester
La révolte angoissée que vivent les fidèles lectrices et lecteurs de TelQuel n'a d'égale que leur détermination à contribuer à trouver la parade. La justice de pacotille imposée aux citoyens, en les privant de leur droit élémentaire, nous interpelle tous et toutes). TelQuel doit savoir que nous sommes nombreux à le soutenir, prêts à descendre dans la rue pour lui et à recourir à une souscription en sa faveur si nécessaire.

Ahmed Assermouh, architecte et urbaniste, Marrakech.

Pour l'image du pays
Mon soutien total à TelQuel : je condamne et déplore les procès et les poursuites judiciaires contre cet hebdomadaire de qualité. Je souhaite que la justice ne se ridiculise pas et donne une bonne image de marque de ce pays que l'on dit en "transition démocratique".

Abdelmoula Rzama, professeur universitaire, Rabat




Communiqué de soutien.

Comment peut-on parler de changement au Maroc alors qu'un hebdomadaire est encore condamné à une amende exorbitante ? C'est la liberté d'opinion, de la presse qu'on condamne. Nous apportons notre soutien total et inconditionnel à TelQuel. 1 960 000 DH d'amende, c'est du jamais vu, l'objectif est clair: c'est l'élimination d'un hebdomadaire pertinent, professionnel, facile à lire, favorisant l'esprit critique. Nous disons avec force que le Maroc n'a pas changé puisque des prisonniers politiques croupissent encore dans les prisons marocaines, que le dossier des disparus n'est pas clos, que la liberté d'opinion est toujours violée et les manifestations toujours réprimées.

Comité de Défense des droits de l'Homme au Maroc CODDHOM (Association française)



Nos confrères nous soutiennent


Depuis le début du harcèlement contre TelQuel, de nombreux confrères nous ont exprimé leur solidarité et leur sympathie par écrit, par l'image ou sur les ondes, et/ou ont couvert avec constance et fidélité nos péripéties judiciaires.

Pour la presse internationale, merci à nos confrères Steven Adolph (NRC Handelsblad, Pays-Bas), Laurent Arnauts (Le Journal du Mardi, Bruxelles), Mouna El Banna (RFI), Houcine Majdoubi (Al Qods Al Arabi), Andres Martinez (Los Angeles Times), Ahmed Najim (elaph.com), Ashark Al Awsat, ainsi qu'à nos confrères de la RTBF (radio télévision belge), des chaînes Al Jazira, CNN et Canal Sur (Espagne), et du site lemonde.fr.

Pour la presse nationale, merci à Mostafa Alaoui (Al Ousboue), Ali Anouzla et Taoufik Bouachrine (Al Jarida Al Oukhra), Abderrahim Ariri et Mounir Ketaoui (Al Bidaoui), Abdelhakim Badie et Khalid Jamaï (Annahar Al Maghribiya), Azeddine Bourkadi (Al Albab Al Maghribia), Mohamed Brini, Abdelkbir Akhchichen, Khalid El Attaoui et Lahcen Ou Simouh (Al Ahdath Al Maghribiya), Driss Chahtane (Al Michâal), Abdelmounaïm Dilami, Rachid Nini, Mohamed Akisra et Khalid El Herri (pour L'Economiste et Assabah) Mohamed Hafid et Omar Bchirit (Assahifa), Abdellatif Housni et Taoufik Bouachrine (Wijhat Nadar), Amina Ibnou Cheikh (Le Monde Amazigh), Khalid Jamaï et Ali Amar (Le Journal), Abdelaziz Koukas (Al Ousbouîya Al Jadida), Kamal Lahlou et Mohamed Afifi (La Gazette du Maroc), Karim Mariami (pour Libération) Noureddine Miftah et Youssef Bajaja (Al Ayam), ainsi qu'à l'agence internationale de presse et de communication (AIC Press).
Nos excuses et notre gratitude à ceux dont nous aurions manqué les écrits de solidarité - il y en a eu tellement...



Ils nous soutiennent*

Syndicat national de la presse marocaine
Reporters sans frontières / Ifex
Fédération marocaine des éditeurs de journaux
Réseaux des associations de quartier (Resaq - 5 réseaux et 150 associations affiliées)
Association marocaine des droits humains
Collectif démocratie et modernité
Parti socialiste unifié (fusion de la Gauche socialiste unie et de Fidélité à la démocratie)
Boulevard des jeunes musiciens
Association Alternatives
Transparency Maroc (Association marocaine de lutte contre la corruption)
Réseau Amazigh pour la citoyenneté
Fédération démocratique du travail
Centre marocain des droits de l'homme
Réseau associatif Achouâla
Parti de l'avant-garde socialiste démocratique
Réseau Al Amal pour le secours et le développement durable (Al Hoceima)
Association marocaine de lutte contre le sida
Parti annahj addimocrati
Syndicat national de l'enseignement supérieur
Forum vérité et justice
Parti Al badil al hadari
Attac Maroc
Association marocaine des familles de martyrs et disparus du Sahara marocain
Syndicat national des fonctionnaires des collectivités locales de Safi
Confédération démocratique du travail - Essaouira
Centre marocain pour l'observation des élections
Ligue marocaine pour la culture et les arts
Syndicat des employés de 2M
Syndicat des employés de l'institut Pasteur
Association des femmes progressistes



Pétition. Assez !

Après un premier procès où TelQuel et ses avocats n'avaient même pas eu droit à la parole, et qui s'était soldé par deux mois de prison avec sursis pour deux journalistes plus une amende record de 1 050 000 dirhams, TelQuel a été condamné, à l'issue d'un second procès, à une amende exorbitante de 910 000 dirhams. Soit 9 fois plus que d'autres journaux, condamnés pour le même motif. Et 9 fois plus que l'amende maximale jamais accordée par la justice marocaine en pareil cas. Avec un total de 1 960 000 dirhams d'amende en deux mois, c'est désormais clair : le pouvoir veut abattre TelQuel.
Ces procès orientés et ces peines excessives confirment, de manière éclatante, la nouvelle stratégie du pouvoir marocain pour museler la presse indépendante : l'asphyxier financièrement, en manipulant la justice à l'occasion de procès banals intentés par des particuliers. À travers TelQuel aujourd'hui, c'est demain toute la presse libre du Maroc qui est en danger. Si nous ne réagissons pas, les procès manipulés et les amendes démesurées s'accumuleront. Et les journaux fermeront ou s'auto-censureront, la peur au ventre.
La liberté d'expression, un des plus grands acquis de l'ère Mohammed VI, est gravement menacée. Nous soussignés, dénonçons cette menace avec force et déclarons soutenir TelQuel, ainsi que toute la presse libre, dans son juste combat pour un Maroc démocratique.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés