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Pages coordonnées par Abseslam Kadiri
Iran. LHolocauste, un mythe !
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Le président iranien
Mahmoud Ahmadinejad (AFP)
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| Sagit-il de provocation révisionniste dAhmadinejad ou de réelle menace ? Le président iranien nest-il pas allé trop loin et joindra-t-il un jour lacte à la parole ? Après avoir souhaité rayer Israël de la carte, il a qualifié, mercredi, l'Holocauste de mythe. Devant des milliers de personnes au Sistan-Baloutchistan (sud-ouest), Ahmadinejad a remis en cause la Shoah, pestant contre lindéfectible compassion occidentale : Si quelqu'un nie le mythe du massacre des juifs, les gouvernements à la solde du sionisme commencent à vociférer (
) Pourquoi sous prétexte de ce massacre, êtes-vous venus au coeur de la Palestine et du monde islamique ?. Selon lui, la solution serait de délocaliser Israël ! Donnez un morceau de votre |
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terre en Europe, aux Etats-Unis, au Canada ou en Alaska pour que les juifs créent leur Etat, a-t-il ajouté.
La réaction de lEtat hébreu ne sest pas fait attendre. Israël dispose des moyens de contrer le régime extrémiste de l'Iran. Il n'y aura pas de seconde "solution finale", a déclaré le porte-parole de Sharon, Raanan Gissin. LUnion européenne a condamné sans équivoque la déclaration iranienne. Israël accuse l'Iran de vouloir se doter, dans les trois prochains mois, de la bombe nucléaire sous couvert de son programme civil. À ce sujet, Ahmadinejad a martelé que son pays ne cèderait pas dun iota sur le nucléaire alors que les négociations doivent reprendre le 21 décembre entre l'Iran et les occidentaux. Et le bras de fer ne fait que commencer. |
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Irak. Des élections capitales
Après une brève campagne marquée par la violence, 15 millions dIrakiens devaient élire jeudi les 275 membres de l'Assemblée nationale. Le gouvernement issu des urnes aura pour mission de remettre le pays sur les rails. C'est dire à quel point le choix que vont faire les électeurs est capital puisqu'il va mettre un terme à des institutions transitoires, qui n'ont pas permis de sortir de la guerre.
Si les chiites ont été les grands vainqueurs de lAssemblée provisoire en janvier, ils risquent de faire moins bien cette fois. Près de 212 listes (7 648 candidats) sont en lice. Sans oublier que les sunnites, qui ont boycotté le scrutin de janvier, sont partie prenante. La bataille devrait faire rage entre trois grands courants : lAlliance kurde, lAlliance irakienne unifiée et la Liste irakienne nationale. Laprès-élections donnera sûrement lieu à de difficiles tractations. |
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Allemagne. Schröder loligarque
Gerhard Schröder essuie une volée de critiques en Allemagne, y compris dans son propre parti (SPD), pour avoir accepté de présider le conseil de surveillance du consortium Gazprom, chargé du projet de gazoduc entre l'Allemagne et la Russie.
Chancelier, Schröder s'était fortement investi pour ce projet coûteux, qui a mécontenté la Pologne et les Etats baltes, mais ravi son ami Poutine. Jai seulement 61 ans et je ne veux pas rester tout le temps à la maison à taper sur les nerfs de ma femme, sest excusé lex-chancelier. Les médias et les politiques laccusent de décrédibiliser laction politique et réclament un code de bonne conduite pour politiciens sortants. Les Allemands ne lui pardonnent pas sa volte face. Interrogé lété dernier sur les rumeurs de son embauche par Gazprom, Shröder avait démenti. |
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VITE !
La socialiste Michelle Bachelet est arrivée en tête du premier tour de la présidentielle au Chili (46 % des voix), mais en janvier, au second tour qui sannonce très serré, elle doit affronter Sébastien Pinera, candidat de la droite modérée. Jeu des alliances oblige. Grand absent du scrutin, Pinochet, 90 ans, assigné à résidence, ne pouvait pas voter.
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Lidéal multiculturaliste australien a été terni. Des milliers de néonazis et de surfers éméchés ont manifesté au sud de la ville contre lagression de deux sauveteurs bénévoles par des jeunes des banlieues. Une campagne de mails et SMS racistes a balisé le terrain. Puis le rassemblement a tourné à la ratonnade. |
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Arabie Saoudite. Cadeau princier pour Harvard
Dans sa grande bonté, le prince et milliardaire saoudien Al-Walid Ibn Talal a offert aux universités américaines de Harvard et Georgetown 20 millions de dollars chacune afin de promouvoir la connaissance du monde musulman. Harvard va créer un programme sur les études islamiques et mettre en format numérique des textes musulmans rares. Quant à Georgetown, elle va développer son Centre pour la compréhension entre les mondes chrétien et musulman.
Le prince Ibn Talal, un des hommes les plus riches du monde, avait accordé à New York 10 millions de dollars après le 11 Septembre mais le maire d'alors, Rudy Giuliani, lui avait renvoyé le cadeau après que le prince eut estimé que les Etats-Unis devaient modifier sa politique étrangère à la lumière des attentats. |
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Liban. La stratégie du chaos
La Syrie commanditaire de lassassinat de léminent journaliste libannaie, Gebrane Tueni ? Damas se cache derrière son sempiternel argument : pourquoi commettrait-elle un crime qui lui serait immédiatement imputé ? Il semble pourtant que la disparition de ce journaliste réponde, comme lécrit Libération, à une stratégie du chaos. Isolé, menacé de sanctions, Bachar El Assad est tenté de déplacer le champ de bataille au Liban en y encourageant une reprise des attentats et des tensions confessionnelles. Sous entendu : si vous nous touchez, nous nous vengerons sur le Liban.
Ces questions surviennent au moment de la remise du rapport de Mehlis à lOnu mardi. Ce document accablant apporte de nouvelles preuves de limplication de Damas dans lassassinat de Rafic Hariri. Le rapport dénombre 19 suspects syriens et libanais qui auraient trempé dans lassassinat, son organisation, ou des tentatives visant à induire en erreur les enquêteurs. |
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Algérie. Rumeurs et chuchotements
Que cache lulcère de Bouteflika ? Acculé, le gouvernement algérien est sorti de son mutisme et sest montré rassurant : Il se rétablit et continue à gérer les affaires de l'Etat. Mais aucune date de retour du président en Algérie nest fixée et le pays continue à s'interroger non seulement sur l'état de santé de Bouteflika, mais aussi sur sa capacité à diriger le pays. La question se pose dautant plus quaucun mécanisme ne prévoit de déléguer ses pouvoirs lors dune maladie prolongée, comme cest le cas aujourdhui. Le vide juridique risque dêtre comblé par larticle 88 de la loi fondamentale consacré à lempêchement. Toute la classe politique y songe secrètement. Il ny a que la réapparition publique de Bouteflika qui balaierait toutes les supputations. Cette situation rappelle étrangement le climat qui prévalait à lépoque de la maladie de Boumediene ou de Bourguiba en Tunisie, à la veille de sa destitution. |
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Lu pour vous.
Une stratégie par étapes (AFP, 14 décembre)
Les Frères musulmans, assurés dune domination écrasante sur lopposition au sein de la nouvelle Assemblée en Égypte, visent lalternance. Mais ils adoptent une stratégie par étapes pour éviter un clash avec le pouvoir.
La confrérie, interdite mais tolérée, qui a présenté 150 candidats, soit un tiers des sièges à pourvoir, avec lintention affichée de ne pas provoquer, a enregistré un taux de réussite impressionnant : 88 ont été élus, plus de 50 % des candidats.
Les observateurs sont unanimes : les Frères musulmans ont évité de se présenter contre les hommes-clés du régime pour ne pas lénerver. Critiquer, parler, oui mais sans arriver à un affrontement avec le régime de Moubarak, qui dispose de plus de deux tiers à lAssemblée.
Les islamistes déjouent ainsi les tentatives de diabolisation et attirent la confiance des Occidentaux, comme Washington.
Désormais, la confrérie doit prouver sa maturité. Après le boycott en septembre de la première élection présidentielle, elle réclame ouvertement une alternance par la voie des urnes. Le chef spirituel du mouvement a exhorté ses députés à agir pour limiter les pouvoirs sans bornes accordés au président et exigé que le chef de lÉtat ne puisse accomplir plus de deux mandats. Akef a posé comme condition à la participation de la confrérie à la prochaine présidentielle, en 2011, labrogation de létat durgence et de la loi sur la formation des partis politiques. |
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