2005 Les temps forts
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Désormais, les Marocaines
mariées à des étrangers pourront
transmettre leur nationalité
à leurs enfants. (AFP)
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Réforme.
La nationalité transmise par les femmes
Quune mère marocaine puisse transmettre sa nationalité à lenfant quelle a porté et élevé, cela ne semble même pas juste, mais normal. Pourtant, tel nétait pas le cas jusquau dernier discours du Trône de Mohammed VI, le 30 juillet, et ce, malgré la révolutionnaire réforme de la Moudawana, il y a déjà deux ans. En quelques mots, le roi a enfin répondu à lappel de vingt ans de combat féministe, condensés et relayés en mai 2005 par la pétition lancée sous légide du magazine |
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| Femmes du Maroc signée par plusieurs milliers de personnes. Aussi la mesure royale est-elle venue secouer le cocotier dune tradition patriarcale profondément ancrée dans les murs. Fini le règne du droit du sang paternel. Bien sûr, la réforme ne fait pas que des heureux. Selon une petite enquête du portail Yabiladi, 17% des sondés crient à la menace pour lidentité nationale
et par extension identité musulmane, tout effarouchés qu'ils sont dimaginer un instant quun jeune Marocain ne grandisse pas musulman, dans le cadre dun couple mixte. Pourtant, le Code nouvelle version ne touche ni le Coran, ni les hadiths, ni la sunna, ni la charia, dixit la sociologue Soumaya Naâmane Guessous dans les colonnes de Femmes du Maroc. Un tabou de plus est tombé. |
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