2005 Les temps forts
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Des clandestins subsahariens
embarqués dans des bus sous la
surveillance des forces de lordre
marocaines. Certains seront largués, sans vivres, en plein désert. (AFP)
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Subsahariens.
Le désespoir et/ou la mort
Ce fut un des drames de lannée, sur lequel les médias internationaux, européens en première ligne, se sont braqués. Poussés par la rage et le désespoir de sen sortir, des centaines dimmigrés maliens, camerounais, gambiens, sénégalais, mauritaniens et bien dautres ont pris dassaut, fin septembre début octobre, les frontières super-clôturées des enclaves espagnoles de Sebta et Melilia, au nord du pays, après avoir passé parfois plusieurs années à vivre, comme des chiens, |
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| dans les forêts environnantes. Onze morts piétinés contre les grillages ou tués par balles en dix jours, sans oublier des centaines de mutilés, cest lhorrible bilan dont lEspagne (et a fortiori lUE), le Maroc et lAlgérie voisine se rejettent, depuis, la responsabilité. Qui est le garde-frontières et pour le compte de qui ? Doù venaient les balles assassines ? Qui doit payer ? Comment se débarrasser de ces encombrants clandestins ? Médecins sans frontières et lAssociation des familles des victimes de limmigration clandestine fustigent le Maroc pour avoir abandonné dans le désert, sans eau ni nourriture, quelque 400 immigrés africains, dont femmes, enfants et demandeurs dasile. Vous avez dit déportation ? |
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