2005 Les temps forts
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Scène de Marock. Au centre,
Morjana Alaoui, premier rôle
et grand espoir du cinéma
marocain. (DR)
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Polémique.
Ce Marock dont ils ne veulent pas
Avant même quil ne soit distribué dans les salles, Marock a déclenché une polémique des élites bien-pensantes qui ont cru y voir des relents de sionisme, là où le film de Leïla Marrakchi na fait que coller au plus près, et avec beaucoup de talent et de maîtrise, aux réalités dune certaine jeunesse dorée. Révélatrice des fractures sociales qui divisent le Maroc, la polémique née autour du film lors du Festival de cinéma de Tanger, en décembre, est finalement bonne à prendre. Marock |
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| constituera une date dans la cinématographie du royaume. Réalisé par une femme de 30 ans, avec un casting qui fait la part belle aux 20-30 ans, le film a tout de lobjet culte. Une sorte de My generation, version cinéma, adaptée au microcosme de Aïn Diab à Casablanca, très représentative dune certaine bourgeoisie marocaine. Je lai fait en me souvenant de mes 20 ans, disait la réalisatrice. Et à 20 ans, on bouffe la vie comme elle vient en laissant au placard les réflexions sur la morale religieuse ou sociale, le sionisme, loccidentalisme et le reste. Tant pis si tout le monde ne le comprend pas. |
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