Pour Boualem, la religion doit savoir faire loeil de mika sur certains interdits.
Nom : Boualem
Prénom : Zakaria
Né en 1976 à Guercif
Signe particulier : Marocain à tendance paranoïaque
Cette semaine, Zakaria Boualem a passé beaucoup de temps à s'intéresser à l'Iran. Logique, puisque les dirigeants de ce pays ont apparemment décidé de tout faire pour attirer l'attention. ça marche, donc, puisque Zakaria Boualem a décidé de taper Iran dans les actualités de Google pour avoir une idée plus précise de cette affaire-là. Déjà, il faut savoir que l'Iran a décidé d'interdire la musique occidentale. On se demande bien comment ils vont faire, mais bon. Une inspection des disques durs ? Une fouille généralisée dans les placards de toutes les familles du pays ? Un antivirus national placé à l'entrée du portail Internet Téhéran qui bloque les musiques occidentales, peut-être ? Question subsidiaire : comment l'antivirus reconnaît-il la musique occidentale ? Une analyse des gammes, sans doute. Zakaria Boualem adore ces combats perdus d'avance. Cette persévérance dans le nihilisme obtus, cette volonté d'ignorer la réalité lui semble être une manifestation touchante d'un orgueil débile, voué à l'échec. Mais ce n'est pas tout. L'Iran a décidé de se lancer dans le clonage et annonce fièrement le premier mouton cloné pour dans quelques semaines. On est content pour eux, ça devrait soulager un peu le budget des ménages pour l'Aïd le grand. De temps en temps, le président iranien déclare qu'il faut renvoyer les juifs en Allemagne ou en Autriche pour vider Israël. Il est comme ça, le président iranien : il aime bien rendre service à tout le monde en proposant des solutions qui font avancer les choses. Encore une fois, la question de la |
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faisabilité est secondaire pour lui. Vous avez remarqué ? Zakaria Boualem ne parle pas d'idéologie, il n'en n'est même pas là. Il ne s'élève pas contre l'interdiction de la musique ou le renvoi des juifs. Il fait l'économie de ce débat. Parce que celui de la faisabilité est encore plus important. Pour Zakaria Boualem, un truc impossible à faire ne doit pas être fait. ça lui semble être le niveau zéro de la logique. Mais le président iranien, lui, a une autre logique : ce qui est impossible à faire, ben, il faut exiger que ce soit fait. ça meuble les dépêches, ça met de l'ambiance, et ça fait passer la pilule. Parce qu'elle est amère, la pilule. Par exemple, les écoles iraniennes ont dû fermer deux jours cette semaine à cause de la pollution, insupportable à Téhéran. Sans parler des énormes problèmes qu'ils ont avec des gens qui organisent des soirées mixtes dans la ville. Le 21 décembre, par exemple, la police anti-vice a dû faire une descente dans une soirée mixte pour arrêter une vingtaine de mixtes qui essayaient probablement de se mixter encore plus. Ils le savaient, pourtant, que les soirées mixtes étaient interdites. Ce qui est autorisé, c'est les soirées monosexuelles, comme dans le Marais à Paris ou sur Pink TV. ça, c'est bien.
De temps en temps, en Iran, il y a quelques lapidations ou pendaisons, pour distraire le peuple, un peu lassé des soirées monosexuelles. Bref, l'Iran attire peu le Boualem. Il lui semble même que les dirigeants iraniens se trompent d'objectifs. Au lieu d'essayer d'interdire la musique, d'envoyer les juifs en Allemagne ou de cloner des moutons, ils devraient plutôt essayer de regarder la réalité en face. Attention, une théorie Boualemesque va suivre ! L'homme, pour Zakaria Boualem, n'est pas parfait. La religion, elle, avec ses interdits, vise à lui faire atteindre la perfection. C'est légitime, mais c'est impossible. La loi, donc, doit savoir faire l'il de mika sur certains interdits. Pas ceux qui exigent qu'on ne tue personne, bien sûr. Juste des interdits qui ne mettent pas grand monde en danger, à part celui qui les transgresse. Juste pour coller à la réalité. La loi doit rester humaine, en fait. Il y a, en effet, de bonnes raisons de penser que les Iraniens essaieront toujours d'organiser des soirées mixtes, ou alors quils vont devenir fous. Déjà que, selon Google, la natalité chute là-bas
Si on continue à les faire chier, ils vont refuser de se reproduire. On pourra alors cloner le président : il
sera seul avec lui-même, donc il n'aura plus de problèmes de mixité intempestive. Et merci. |