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Chef de rubrique Karim Boukhari
Maroc. La semaine
Première. Asseggas Ifoulki 2956 !*
Agadir réveillonnera deux fois cette année. Après les soirées du 31 décembre, la ville fête les 13 et 14 janvier prochains lavènement du nouvel an berbère. La fête porte un nom, Yennayer. Littéralement, cela veut dire premier mois. Dans la tradition berbère, le mot renvoie à une grande fiesta populaire, célébrée dans toute lAfrique du Nord. Depuis quelques années, quelques hôtels et associations sy sont mis proposant des formules dîner soirée, comme lors du 31 décembre. Seulement voilà : cette année, Yennayer est célébré, et cest une grande première, par le Conseil de la ville dAgadir. Cest effectivement la |
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| première fois dans lhistoire du pays quune instance officielle organise cette manifestation, affirme Mohamed Azdod, membre du comité dorganisation et qui siège également à Imunt Nfous (la confédération des associations amazighes du sud). Et surprise, cest passé comme une lettre à la poste. La ville dAgadir est lune des rares à disposer dun programme culturel à lannée. Des associations sont venues nous proposer dy intégrer une programmation spéciale pour cette fête. Nous avons accepté, explique Tarik Kabbaj, président du Conseil de la ville. Finalement, la fête durera trois jours. Des concerts de musique et des One Man Show se tiendront sur trois places publiques dAgadir. Au-delà du réveillon, les militants de la cause amazighe y voient une symbolique politique particulière. Cest un premier pas, disent-ils, vers lofficialisation du calendrier amazigh et demain, pourquoi pas, le jour de lan berbère pourrait être férié, au même titre que le 1er janvier chrétien ou le 1er Moharram musulman.
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Disparus. La vérité sur Abdelhak Rouissi
Le cas de Abdelhak Rouissi, disparu en 1964 et qui figure parmi les dossiers emblématiques des années de plomb, est en passe dêtre résolu. Un membre de la famille Rouissi nous a en effet confirmé que les recherches (menées dans le cadre de lIER) ont établi que le disparu est bel et bien décédé. Son corps reposerait, selon toute vraisemblance, dans un cimetière à Sbata, à Casablanca. Des prélèvements dADN seront faits pour confirmer lidentité du défunt, nous a expliqué la même source. La famille Rouissi sapprête à faire son deuil en attendant, sans doute, de plus amples détails sur les circonstances du décès, et la détermination des responsabilités qui ont fait taire, il y a plus de 40 ans, la voix de ce brillant syndicaliste. |
Services. Le roi veut du maroco-marocain
Il semble que le roi ait été sensible aux critiques de la presse concernant la sous-traitance (pour le compte des états-Unis) de la torture par les services marocains. Juste après la nomination de Hammouchi à la tête de la DGST, le souverain aurait ainsi donné des instructions pour que le fonctionnement des services soit exclusivement maroco-marocain. En clair, cela veut dire que le Maroc n'aurait pas à répondre aveuglément aux sollicitations des services étrangers, la CIA principalement. Si l'information venait à se vérifier, elle ferait le bonheur de tous les défenseurs des Droits de l'Homme. Mais il n'est pas sûr quelle produirait les mêmes effets chez les barbouzes de l'oncle Sam, habituées à se faire obéir au doigt et à l'oeil par les services des pays arabes. |
Presse. Lerreur de la Mañana
Lhebdomadaire hispanophone La Mañana, édité par le groupe Maroc-Soir, a publié un surprenant article sur les amis espagnols du Maroc qui a décidé le procureur de Casablanca à ouvrir une enquête judiciaire à ce sujet. Larticle, tiré dun site espagnol, tenait des propos peu amènes à légard de la monarchie. Il sagit, nous explique le directeur de la publication, Hicham Snoussi, dune malencontreuse manipulation dun site internet, qui va à lencontre de notre ligne éditoriale et pour laquelle nous nous sommes excusés. Le directeur de la publication a été entendu par la police, le 6 janvier. On ignore pour le moment si les autorités judiciaires donneront une suite à cette malheureuse affaire qui cadre effectivement très mal avec le style dune publication (pour le moins) proche du Palais. |
Lettre. Bouzoubaâ hors de lUSFP ?
À lUSFP, ce sont les vieux qui font la révolution. Une année après la sortie tonitruante de Mohamed Lahbabi, cest autour dun autre ancien, Lahbib Cherkaoui (longtemps, trésorier du parti) dexprimer so colère en public. Dans une lettre, publiée par Al Ahdath Al Maghribia, il a demandé à Mohamed Elyazghi de démettre le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ du parti. Il est, à ses yeux, coupable davoir critiqué le juge Ramaël, sans préciser à lopinion publique pourquoi le juge dinstruction a refusé de collaborer avec lui, sur laffaire Ben Barka. En plus il lui en veut de rendre le parti responsable des poursuites de journaux au nom de la sacralité. Il rappelle, ironiquement, comment ce même Bouzoubaâ plaidait dans les années 60 pour défendre les journaux de son parti contre la sacralité. Cherkaoui a du mal à croire que le parti ait viré de bord. Signe des temps, à lUSFP son coup de gueule na pas suscité de réactions. |
Chirac. La quiétude de Taroudant ébranlée
Jacques Chirac est rentré de Taroudant après quelques jours de vacances. Pour la première fois, le séjour du président français a intrigué les habitants de cette petite ville pourtant habitués aux visites des grands de ce monde. Et à cela il y a une raison : les déplacements de Chirac ont été marqués par un déploiement sans précédent des forces de lordre. La veillée de Noël que le président a passé à léglise de Taroudant a notamment été marquée par des mesures de sécurité exceptionnelles alors que dhabitude la sécurité de Jacques Chirac était confiée à une équipe discrète. |
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Billet. Ni chiens ni fauves
Alors, comme ça, la mise à niveau de la presse écrite serait sur les rails. La formule est dun équilibrisme rare : de largent à flot, des poursuites à la pelle, une inflation dans les amendes, des imprimeurs érigés en vigiles du politiquement correct et des journalistes poussés, insidieusement, à lauto-censure. Ils sont insolents, imprévisibles, il faut les domestiquer pour quils se sentent responsables, voilà en gros ce que disait un haut responsable à lun de ses collègues à propos des journalistes indépendants. Ils assimilent les gens de la presse à des fauves, prêts à bondir sur tout ce qui bouge et incapables de sauto-limiter. Leur tort ? Refléter une réalité souvent cruelle ou méconnue par un miroir qui tient plus compte de lintelligence du lecteur que des susceptibilités des tenants dun quelconque pouvoir. En réaction, létat a décidé de dompter la bête, à coups de subventions certes, mais aussi dinterrogatoires interminables (ceux dAl Ayyam sont un cas décole), de procès politiquement orientés (celui dAl Ousbouiya est un cas flagrant) et dattaques téléguidées (par justice interposée). Evidemment, aucun responsable ne dit clairement vouloir réduire ces fauves qui mordent à des chiens qui lèchent. Mais force est de constater que le rapport quentretiennent certains décideurs makhzénisés avec les hommes de presse dépend de la propension de ces derniers à les servir dabord, et à défendre leurs intérêts ensuite, tels des chiens de garde. évidemment, plusieurs hommes et femmes de la profession mangent de ce pain-là, à satiété. Mais dautres journalistes - et ils sont heureusement nombreux - nont pour capital que leur habileté intellectuelle. Ils ne sont ni chiens ni fauves, juste
des chats, qui apprennent à marcher sur des ufs. Et se rendent compte, chemin faisant, que ceux du Makhzen sont décidément bien fragiles. |
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Martyr. Les Zeroual disent non au palais
La famille de Abdellatif Zeroual, ancien militant dIlal Amam décédé sous la torture, vient de diffuser un communiqué de presse pour expliquer les raisons de sa non-présence au palais royal, le 6 janvier dernier, jour du fameux discours royal, contrairement à ce que des confrères, sans doute de bonne foi, ont publié cette semaine. La famille Zeroual, explique le texte, a toujours refusé lapproche officielle de la réconciliation (
). Cette famille, connue pour sa ténacité, estime que le dossier du martyr reste encore ouvert et revendique un pardon officiel des plus hautes autorités, lequel, ajoute le communiqué, na pas eu lieu. Les Zeroual rejoignent en cela la position dAbdelhamid Amine (AMDH) qui, lui, na pas boycotté la réception officielle. |
Marrakech. L'Istiqlal samuse
À Marrakech, l'Istiqlal n'en finit pas de se déchirer. Les tiraillements entre les anciens, menés par l'inoxydable Mhamed Khalifa, et les autres, proches de Abdellatif Abdouh (l'homme de Abbas el Fassi), se précisent. Dernier épisode en date, l'élection du chef du Bureau provincial : les fidèles de Khalifa ne se sont pas présentés, entraînant l'élection d'Abdouh, par défaut. Cest Abbas El Fassi qui doit se frotter les mains, et pas que de froid. En fait, comme nous lexpliquent des sources istiqlaliennes, la désignation dAbdouh doit beaucoup à l'organisation quasi-militaire du parti à Sidi Youssef Ben Ali, ainsi qu'à un afflux de cadres nouveaux, venus de la société civile. Deux choses à retenir, donc, de cette guerre feutrée : les prochaines élections législatives sur fond de 3ème mandat pour Abbas el Fassi (qui brigue, en sus, une hypothétique primature) et les attentes des istiqlaliens new age, davantage portés sur l'efficacité partisane que sur les ambitions démesurées de leurs chefs. |
Diplomatie. Quatre sahraouis
Le roi a procédé, en début de semaine, à la nomination de 24 nouveaux ambassadeurs. Le mouvement était attendu depuis plusieurs semaines. Deux ambassadeurs politiques émergent notamment du lot, lancien RNI Najib Zerouali et listiqlalien Mohamed El Ouafa (déjà ambassadeur en Inde), respectivement installés en Tunisie et en Iran.
À signaler aussi que, dans le lot des nouveaux ambassadeurs, quatre sont dorigine sahraouie, respectivement affectés au Soudan, en Jordanie, en Bulgarie et en Norvège. Cest évidemment vers ce dernier pays que les regards seront le plus portés, les pays scandinaves étant connus pour leur soutien à la cause indépendantiste. |
Accident. Les morts passent après les ambassadeurs
23 personnes, au moins sont décédées la veille de lAïd El Kébir, dans un accident de la circulation quelques kilomètres au sud de Marrakech, sur la route dAgadir. Deux autocars sont entrés frontalement en collision, quand le chauffeur du premier a essayé de doubler un véhicule agricole. Immédiatement, le lieu de laccident a été encerclé par les forces de lordre et la route est restée coupée pendant quelques heures. Deux ministres, Mohamed Biadillah et Karim Ghellab, se sont tout de suite déplacés à Marrakech où ils ont rendu visite aux blessés, au nombre de 63 dont 11 cas graves. Le même jour, les journaux télévisés des deux chaînes se sont ouverts sur les deux réceptions royales (des nouveaux ambassadeurs et du président de la Cour des comptes), reléguant laccident qui a coûté la vie à 23 citoyens la veille dune fête populaire à la troisième place. Tragique ! |
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3 questions à Abdelaziz Meziane Belfqih (Conseiller du roi Mohammed VI)
Dans le discours royal, les rapports de lIER et du cinquantenaire ont été présentés de manière concomitante. était-ce prévu ainsi dès le départ ?
Non, je ne le pense pas. Ils sont le résultat de deux itinéraires différents. LIER est laboutissement dun processus enclenché par le CCDH et le rapport du développement a été dicté par un besoin de bilan détape. Après, lidée de lier lun à lautre sest imposée naturellement, puisque la problématique est la même : le retour sur le passé et le besoin de se projeter dans lavenir.
Lun des points communs des deux rapports est lappel à une réforme constitutionnelle. Cela veut-il dire quelle devient possible ?
Le rapport du cinquantenaire dit quil est nécessaire de mûrir la réflexion autour de cette question. Dans le rapport général, nous serons plus précis. Il sagit dune réforme à laune du fonctionnement de notre système, de la régionalisation et de lancrage des droits universels.
Plus globalement, votre rapport est-il censé servir de feuille de route au gouvernement ?
Ce quon a écrit nest ni une feuille de route ni un tableau de bord. Cest une offre de débat, qui appelle à être enrichie et critiquée, voire concurrencée par des rapports similaires. Nous avons schématisé les idées à dessein. Mais lessentiel à retenir est que notre pays est prêt à débattre. |
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Scandale. Grâce pour les victimes de Servaty
Les victimes du scandale des CD pornographiques peuvent pousser un ouf de soulagement puisque onze dentre elles viennent dêtre libérées, en début de semaine, dans le cadre du dernier mouvement de grâces royales. Après les deux victimes qui ont déjà purgé leur peine demprisonnement, cela porte à 13 le nombre des filles aujourdhui en liberté. À signaler, toutefois, que deux victimes restent toujours en détention à Inezgane. Anaruz, lONG qui défend les droits des victimes, demande aujourdhui la libération des dernières victimes et lextradition au Maroc (pour jugement) du touriste belge Philippe Servaty. |
Coopération. Le coup de fil de Boutef
Abdelaziz Bouteflika serait intervenu personnellement auprès du roi Mohammed VI pour régler un litige foncier dont auraient été victimes des ressortissants algériens qui habitaient au Maroc. A lorigine du problème un terrain de plusieurs hectares situé à Bir Kacem, dans la zone la plus chère de Rabat, et qui appartient à des Algériens proches du président Bouteflika, aurait été enregistré sous le nom dautres personnes. Malgré de nombreuses plaintes, les personnes en question nont jamais été inquiétées et les propriétaires nont jamais pu récupérer leur bien. Cest ce qui explique le coup de fil du président algérien au roi. Selon toute vraisemblance, linitiative de Bouteflika semble avoir porté ses fruits puisque laffaire est en voie dêtre réglée auprès de la conservation foncière de Rabat. |
Sahara. Les rendez-vous de Zouerate
Le phénomène nest pas nouveau et ne dépasse guère le stade de lanecdotique, mais il mérite dêtre relevé. Zouerate et Nouadhibou, deux des principales localités mauritaniennes, servent de points de rencontres entre les Sahraouis des deux bords, venant dun côté comme de lautre du mur de sable. Et cest encore plus vrai le jour de lAïd où des familles séparées par un conflit absurde ont loccasion de se retrouver loin des mines antipersonnelles et des casques bleus. La dernière fête na pas fait exception à cette pratique qui, daprès des sources locales, a toujours constitué une passerelle entre les Sahraouis marocains et ceux de Tindouf. |
Football. Kinshasa, connais pas !
Le football marocain va bien. Mais ne lui demandez pas de connaître la géographie du continent africain, auquel pourtant il appartient. Voilà le principal enseignement extra-sportif que lon peut tirer du match amical Maroc - Congo-Kinshasa (ex-Zaïre) qui a eu lieu lundi dernier. Les organisateurs marocains ont confondu, ce soir-là, Kinshasa et Brazzaville, le Zaïre et le Congo. Résultat : ils ont joué lhymne du deuxième alors quil fallait jouer celui du premier. Le public zaïrois a dautant moins apprécié que les relations entre Kinshasa et Brazzaville, hier encore unies, ne sont pas au beau fixe. Le plus drôle, cest que les habituels sifflets du public marocain, qui ny a vu que du feu, ont pour une fois apaisé la colère de nos visiteurs ! |
Espagne. Los Moros dérangent
Selon une étude publiée par le centre d'études stratégiques espagnol El Cano, 68 % des Espagnols se déclarent inquiets de la forte proportion d'Espagnols musulmans, notamment d'origine marocaine. Létude révèle que les Espagnols craignent que les ressortissants dorigine marocaine ne puissent un jour nuire aux intérêts de lEspagne. Cette inquiétude, gonflée en sourdine par la droite et lextrême-droite espagnole, fait suite aux données chiffrées communiquées par l'Institut espagnol des statistiques (INE), selon lesquelles les mères dorigine marocaine contribuent largement au boom de la natalité espagnole observé depuis la fin des années 1990. |
France. Séquestrées et privées de cours (sauf ceux de papa) au nom de lislam
Elles avaient 4, 10, 13 et 14 ans. De père marocain, elles vivaient en France depuis de longues années. Enfin, en France
Plus précisément dans la maison paternelle, avec interdiction daller à lécole (hors de question quelles ôtent le voile), de recevoir des cours par correspondance (contenu des programmes indécent)
et même de sortir de la maison, sauf en de très rares occasions, et sous surveillance. Une ONG française de défense de lenfance maltraitée sen est mêlée. Résultat : la mère (considérée elle aussi comme victime) a été installée à proximité du centre pour lenfance où les quatre filles ont été placées. Quant au père, il récolte 10 mois de prison avec sursis. Pour lanecdote, il ne sest même pas présenté au tribunal pour entendre le verdict, parce que le juge, le procureur et le greffier étaient
des femmes ! |
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Humeur. Fils de
Si vous voulez mon avis, lévénement de lannée 2005 ne sappelle pas lIER, mais le cinéma LArc. Eh oui ! Ce petit cinéma de quartier qui faisait la fierté des riverains du boulevard Ziraoui à Casablanca, repaire de loubards et de voyous imberbes défiant, narguant la classe-biberon du lycée Lyautey en face. Désolé, mon ami, je suis nostalgique. LArc na pas fermé ses portes, puisquil na plus de portes. Ses vitres sont cassées. Adieu les ouvreuses outrageusement maquillées et déguisées en fausses blondes, adieu les incomparables affiches des séries Z de Bud Spencer et Terence Hill. Quel monde ! LArc était un cinéma, un bar, un quartier et tout un monde. On disait fièrement à son interlocuteur de Derb Soltane ou à lenfant de la médina qui se croyait plus malin que les autres : Attention, moi je suis un fils de lArc. Autrement dit un affranchi qui a appris deux ou trois choses avant lheure. Javoue que le cinéma, on sen foutait un peu. Ce nétait pas le plus important. On y allait comme au café, pour palabrer et scruter les passants. Ça circulait énormément dans les couloirs, entre les sièges, dans les toilettes. Le plus important était les scènes de sexe et les tueries où le héros finissait par les exterminer tous. Et puis chaque quartier avait sa fierté, son cinéma. Moi, fils de lArc, je rends tout de même hommage aux gars du sud (Bourgogne, El Hank) qui avaient leur Victoria, leur Founoun. Dautres étaient des fils de Saâda, Kawakib, Mauritania, Médina, Mondial et ses toits ouvrants qui sactivaient à lentracte, Olympia, Familia (ah ! cette éternelle affiche deux grands films cette semaine que personne na jamais osé déchirer parce que personne ne la lisait tout simplement)... La classe ! |
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VITES !
Pendant la préparation du discours du Mohammed VI du 6 janvier (lire pp. 42 à 49), une petite guéguerre a éclaté entre le protocole royal et lIER. Le premier a en effet pris sur lui dinviter directement divers opposants et militant des Droits de lHomme, dont certains ont décliné linvitation. Il a fallu que les membres de lIER les rappellent et insistent pour quils acceptent de venir
Les ambassadeurs des pays scandinaves se sont rendus à Agadir, la semaine écoulée, pour contrôler de visu les mesures de sécurité mises en place pour laccueil des touristes étrangers. Cette visite entre dans le cadre de la préparation de lafflux massif des ressortissants de ces pays qui choisissent en majorité lhiver pour se rendre à Agadir.
La police espagnole a interpellé, cette semaine, 20 personnes soupçonnées dactivités terroristes, parmi lesquelles 15 Marocains. Les ressortissants dorigine marocaine feraient partie, daprès les autorités espagnoles, de deux cellules de recrutement et denvoi de combattants en Irak, liées à Al Qaïda.
Le juge dinstruction a finalement auditionné linvestisseur irakien Mohamed Wahib, en début de semaine. Lhomme daffaires, qui a déposé plusieurs plaintes contre Driss Basri, Lovat, Slimani et dautres personnalités, à lépoque où le puissant Basri était encore au pouvoir, avait subi bien des déboires à la suite de sa première plainte.
Mehdi Ben Barka vient dêtre décoré (à titre posthume bien sûr) dun Wissam en sa qualité de signataire du manifeste de lindépendance. Cette reconnaissance tardive adoucit quelque peu lamertume ressentie par de larges pans de la société civile suite à la non-invitation de la famille du martyr au dernier discours royal. |
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