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Par Khalid Tritki
Partis. LUSFP a peur de la démocratie
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Mohamed Elyazghi. (AIC PRESS)
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Un communiqué officiel pour soutenir Bouzoubaâ et étouffer tout débat sur la liberté de la presse, des tractations pour que la direction garde la main sur grands électeurs et ministrables
LUSFP ne veut pas que ses vieilles habitudes volent en éclats.
De quoi le Bureau politique (BP) de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) a-t-il peur ? De la démocratie, du débat et de la décentralisation de la prise de décision, confient les fins connaisseurs du parti présidé par Mohamed Elyazghi. La semaine dernière, cette thèse a eu tendance à se confirmer. |
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Le clan contre le débat
Dernier exemple en date, la lettre adressée à Elyazghi par Lahbib Cherkaoui (ancien membre du BP), l'exhortant à démettre de ses fonctions le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, a provoqué un communiqué étrange du BP. Ce dernier, relayé en grande pompe par le quotidien Al Ittihad Al Ichtiraki, a déclaré lundi, avoir longuement entendu le ministre et décidé de lui apporter son soutien inconditionnel pour ses efforts de modernisation du secteur judiciaire. Et l'étrange cellule de suivi de la presse ? Et le camouflet du procureur Patrick Ramaël venu enquêter sur l'affaire Ben Barka ? (Elyazghi n'a-t-il pas lui-même déclaré, au lendemain du dernier discours royal : Tant que l'affaire Ben Barka n'est pas élucidée, la page ne peut pas être tournée ?) Eh bien, alors que Cherkaoui a évoqué tout cela dans sa missive, le BP reste muet.
Un élu Usfpéiste, convaincu par ailleurs de la perte d'influence de Cherkaoui au sein du parti, déplore le fait que la lettre n'ait pas déclenché un débat interne sur la ligne de conduite des ministres de l'USFP et par ricochet la position du parti concernant la liberté de la presse et la collaboration des autorités dans l'affaire Ben Barka. Un autre dirigeant, actuellement en retrait, trouve que les dirigeants de l'USFP se soutiennent les uns les autres parce qu'ils manquent de soutien par ailleurs. Ce jeu de solidarité entre les membres du BP barre systématiquement la route à toute déstabilisation des ministres du parti. Ainsi, chaque fois que des voix se sont élevées contre Fathallah Oualalou ou Habib El Malki, elles ont été étouffées, illico presto, par voie officielle. C'est dire que rien, absolument rien, ne peut fissurer le ciment de la solidarité clanique (et non pas idéologique) qui lie les piliers du Bureau politique, commente un observateur avisé. Cela est d'autant plus vrai, explique-t-il, que, jusqu'à présent, le parti tient mordicus à ce que les décisions prises par consensus ne soient pas discutées sur la place publique. Et même si on essaie de réviser cette clause dans le nouveau règlement, il n'est pas dit que cela changera de sitôt.
La décision reste à Rabat
Aujourd'hui, le front des conservateurs du parti s'unit contre une tentative de démocratisation interne. Ce week-end, le Conseil national se réunit pour trancher au sujet du règlement intérieur du parti. En gros, le projet enterre l'une des grandes résolutions du 7ème congrès de l'USFP: le transfert de tous les pouvoirs du BP (absolument tous les pouvoirs, dont la désignation des candidats) vers des structures régionales. Trop beau pour être vrai. Le consensus a encore une fois frappé pour vider le concept de démocratie interne de toute sa substance. Nous remarquons actuellement une réelle volonté de faire marche arrière sur cette question, déplore un militant du parti. La délégation du pouvoir décisionnel aux structures régionales mènerait à une autonomie des instances locales, une anarchie que le BP ne peut tolérer, surtout sur le chapitre des candidatures aux élections communales et législatives.
L'idée a d'ailleurs séduit une bonne partie de l'aile contestataire du parti : Rien n'empêcherait les bureaux politiques régionaux d'organiser des primaires et d'instaurer une dynamique nouvelle, souligne un contestataire qui a choisi jusque là de croire à l'utopie du changement. Sa déception a été grande en apprenant que les pressions du BP conduiront à un compromis bâtard. Selon une source fiable, le petit clan à la tête du parti a bataillé ferme pour que le choix des candidatures ne lui échappe pas complètement. Certes, elle attribue aux futures structures régionales toute la latitude de valider les candidatures aux communales. Mais dès qu'il s'agit des législatives, le BP tient à rester le maître à bord. Pourquoi un tel partage ? Des raisons techniques, mais aussi politiciennes l'expliquent.
Techniquement, les ténors du Bureau politique sont, dans leur majorité, des candidats de la circonscription de Rabat. Hormis Abdelwahed Radi, député du Gharb, Lahbib El Malki, dominant à Bejaâd et Larbi Aâjoul, bien enraciné à Tiznit, le reste des membres du Bureau politique se bat pour Rabat, Elyazghi en tête. Devant cette concentration, le bureau procède par parachutages pour éviter un encombrement sur la capitale. C'est le cas de Mohamed Achaâri qui s'est présenté à Meknès et de Khalid Alioua, obligé de s'essayer à Casablanca. Permettre, à l'avenir, aux BP régionaux de trancher sur les candidatures régionales revient à fermer cette belle porte de sortie qu'est le parachutage. En limitant le pouvoir de ceux-ci aux élections communales, le bureau politique garde une mainmise sur les grands électeurs et surtout sur les ministrables.
Un parti frileux
Selon plusieurs observateurs, militants et rivaux politiques de l'USFP, le leadership actuel n'a pas d'assise solide. Mais il y a des intérêts énormes: la plupart des ministres étant des dirigeants du parti, cela fausse le jeu. Le refus de primaires, d'élections internes en découle, parce que si cette direction ouvre la voie à des élections, la quasi majorité de ses membres seront éjectés, ironise un membre actif du parti. Aussi, Elyazghi & co se cramponnent-ils à la vieille tradition de procéder par désignation ou par cooptation. Preuve en est la désignation du chef du groupe parlementaire. Driss Lachgar, actuel porte-flambeau du parti au Parlement, qui ne doit sa position, selon un député Usfpéiste, qu'au mode de désignation. Autrement dit, si le choix était plus libre, les desseins du parti seraient moins maîtrisables. Et si les prochains candidats étaient demain l'émanation de choix locaux, le maintien au pouvoir d'une poignée cooptée serait moins probable. Alors, ils s'accrochent, vaille que vaille. |
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3 Questions à Noureddine Naybet.
Léquipe nationale appartient à tout le monde
Vous avez repris votre place dans l'équipe, et votre brassard. Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Je suis là pour remplir mon devoir, sans aucun état d'âme à partir du moment où on fait appel à moi. C'est naturel. Il faut aider l'équipe, aider le groupe. Je suis là pour ça.
Dans quel état est le groupe ?
Nous avons un nouvel entraîneur, de nouveaux joueurs. On a ouvert le groupe aux joueurs du GNF. Ce que je peux dire, c'est qu'il aurait sans doute fallu le faire avant. L'équipe nationale appartient à tout le monde
Que peut-on attendre de cette compétition ?
Tout le monde sait qu'on n'a pas eu véritablement le temps de travailler. On se connaît depuis à peine deux semaines. C'est insuffisant
En fait, ce que je souhaite vraiment, c'est qu'on se mette enfin à réfléchir aux solutions pour faire avancer notre football national, pas seulement pour l'équipe nationale, mais pour notre championnat avant tout. |
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