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Justice. Père malgré lui
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Reportage. Samedi soir avec un guerrab
Algérie. Bouteflika, le retour
France. L'immigration jetable
CGEM. Cherche président désespérément
Inancement. Le miracle (ou presque) du cinéma marocain
N° 209
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Hassan Hamdani

La semaine Culture

Mouna Fettou
et Hakim Noury (DR)

Cinéma. Aux portes du paradis

Heaven’s door, le premier long métrage de Swel et Imad Noury, fils du réalisateur marocain Hakim Noury, a été sélectionné au 56ème festival de Berlin dans la catégorie Panorama, l’autre grand volet du festival allemand avec la section Compétition. “Quand nous avons reçu la lettre des organisateurs, nous avons, mon frère et moi, sauté de joie” raconte Imad Noury. Et pour cause, la section Panorama est une compétition très relevée où l’on retrouve, cette année, des réalisateurs de renommée comme Neil Jordan, Michel Gondry et Mark Foster. L’opus des deux enfants de la balle, formés au cinéma depuis
leur plus jeune âge sur les plateaux de tournage de leur réalisateur de père, raconte l’histoire d’une vengeance qui tourne mal. Trois destins se croisent, celui du criminel campé par Rabi Kati(dans son premier grand rôle au cinéma), de la victime et du témoin joué par Hakim Noury. Rachid El Ouali, Mouna Fettou, Hamidou et Latifa Ahrare complètent la distribution de Heaven’s door, dénommé ainsi en hommage à Bob Dylan. “On voulait acheter les droits de la chanson pour la bande son, mais le prix était excessif” raconte pour l’anecdote Imad Noury. Heaven’s door sortira sur les écrans marocains le 1er mars prochain.


Sortie. Spielberg revisite l’histoire

Qu’en dire ? Ultime récupération des chevaliers de Sion ou œuvre historique construite pour transmettre un message de tolérance et de paix ? Dans la nuit du 5 septembre 1972, un commando de l'organisation palestinienne Septembre Noir s'introduit dans le Village Olympique à Munich, force l'entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts, et 900 millions de téléspectateurs auront découvert en direct le nouveau visage du terrorisme. Adapté d’ un roman de George Jonas, Munich extrapole à partir de l’événement qui a secoué le monde entier : C’est la vengeance, celle du Mossad contre les commanditaires palestiniens du massacre, l’occasion pour le maître incontesté d'Hollywood de revenir sur ses thèmes de prédilection (l’identité juive, la famille, la Shoah) via une structure scénaristique souvent utilisée par le réalisateur qui, après Amistad ou La liste de Schindler, fait une fois de plus s’entrecroiser petite et grande Histoire.


Septième art. Une symphonie incomplète

Après moult retards dans la réalisation et reports pour sa sortie, La symphonie marocaine de Kamal Kamal sera finalement projetée sur les écrans marocains le 1er février prochain. Le film sera présenté au public, amputé des deux scènes qui ont choqué “l’intelligentsia du cinéma”, dixit Kamal Kamal, au dernier Festival national du film de Tanger. Les spectateurs ne verront donc ni Younès Megri, interprète principal du film, faire sauter un bus d’écoliers israéliens, ni le massacre de Sabra et Chatila. “Ces deux scènes étaient une critique de la violence, elles n’étaient ni pro-israéliennes ni pro-palestiniennes” explique Kamal Kamal qui a pourtant préféré faire profil bas en coupant ces deux scènes. Force est de constater qu’après Marock accusé d’être un film “sioniste”, certains critiques s’érigent de plus en plus en censeurs.


Festival. Fusionnez pour Lorca

Le rendez-vous est fixé par le nouveau bébé festivalesque de Casa, le Festival théâtre et cultures. Le légendaire Raïna Raï sera de retour au Maroc le 21 janvier. A Casablanca, sur la place Névada, les nostalgiques de Taila, Zina, Rani M‘hayer seront servis. Et pour ne vexer personne, les amateurs du “national” auront aussi leur dose de musique. De la fusion 100% marocaine avec Darga qui réserve une surprise au public. Le groupe s’essaie à l’anglais dans son nouveau morceau “Many borders”. Curieux ? Vous connaissez l’adresse. Et pendant que vous y êtes, jetez un coup d’œil du côté du spectacle vivant “Halqa et Lorca” à la gloire de Frederico Garcia Lorca , l’honoré de cette première édition du festival.


Musique. Deux Enzos en un

Bab Makina, lieu de la high-culture, s’ouvre au petit peuple. 30 enfants de collèges publics marocains chanteront une cantate le 10 juin prochain en clôture du Festival des musiques sacrées de Fès. Ils seront accompagnés de 30 collégiens français, d’Enzo Enzo, la chanteuse française, et de Romain Didier qui a mis en musique les paroles d’Ahmed Ghazali et d’Alain Leprest. “Tahar Benjelloun sera peut être aussi de la partie” espère Pierre Raynaud, directeur de l’IF de Meknès à l’origine du projet. Les parents des élèves marocains seront dans le public, c’est une petite bouffée d’oxygène dans l’élitisme ambiant du festival. Enzo Enzo sera en février à Fès pour les répétitions avec les collégiens. Elle en profitera pour faire une tournée dans les IF du Maroc.


Le livre.

Que deviennent les blessures lorsque le vent les caresse ? Que deviennent les amours lorsque l’errance les transporte ? Que deviennent les mots lorsque le “je” qui les écrit peine à exister ? Que deviennent les femmes, lorsque la folie nocturne les met à nu ? Rachida Madani est une poétesse qui laisse autant de questions en suspens que de vers en rade. Dans ce recueil, Blessures au vent, elle réédite son poème confession (“Femme je suis”) et son poème mi-prose, mi-vers (“Contes d’une tête tranchée”). Cette tangéroise vient de publier, en parallèle, un premier roman (L’histoire peut attendre). Voyage initiatique autour du mythe coranique d’Al Khadir, ce roman, comme sa poésie, dévoile chez elle une volonté d’écrire en boucle des questions ouvertes sur l’infini.

Ed. La différence (2006)




Humeur : Cours de com’

Par Hassan Hamdani

Les nuls en économie que la presse sérieuse gave peuvent toujours se rabattre sur les pages people des mensuels marocains, ils auront une photo instantanée de la situation. Quand un financier lance un nouveau logo, clic clac, s’il distribue des cartables, clic clac. La gueule d’un banquier en quadrichromie, c’est tout aussi inhumain que les chiffres, presque aussi laid qu’un graphe, mais beaucoup plus parlant : au Maroc, c’est lui moul l’âars, c’est lui qui a droit à la photo-souvenir. Quand il n’est pas dans la finance, le people marocain est dans la téléphonie mobile, très rarement dans le négoce de moutons, et au grand jamais dans la vente de cigarettes au détail. La fonction du monsieur est notée en légende de la photo avec une précision digne de l’AFP. Il s’agit de ne pas vexer le monsieur très à cheval sur son titre de noblesse. Il est toujours hilare sur la photo et on le comprend. Sa notoriété ne dépassait pas, jusque-là, l’étage de son département, personne ne lisant les bulletins internes à moins d’être aliéné mental. Tout à coup, le voici propulsé sous les cliquetis de la presse people marocaine. Men l’hmara l’tayara, avec tout le respect qu’on doit à cette force vive de la nation. La hmara, pas lui. À défaut de grives, il faudra bien se contenter de merles encore longtemps. Un inconnu en costume trois pièces, triste à mourir.



Muséification en vue

Le Maroc aura enfin son musée d’art contemporain ! Les travaux ont été lancés la semaine dernière à Rabat. Premier du genre, il devrait accueillir les collections du ministère de la Culture composées, pour une partie, de tableaux de Chaïbia, Kacimi, Gharbaoui, Cherkaoui et Rbati.

Asilah fait sa cultivée

Asilah s’est dotée d’une médiathèque qui ouvrira ses portes au public l’été prochain. Bâtie sur une superficie de 6000 m2, le bâtiment comprend une bibliothèque de 10.000 ouvrages, une vidéothèque, une cinémathèque, un cybercafé, un service des manuscrits et un espace dédié aux enfants.

Le blog des métalleux

Qui a dit que le metal marocain n’avait pas ses fans ? Les sceptiques sont invités à faire un petit tour sur reborn.skyblog.com Le groupe de métal, faisant partie des “aînés” de la génération Boulevard des jeunes musiciens a trouvé des amis suffisamment fans pour lui consacrer un blog.

 
 
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