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Pages coordonnées par Hassan Hamdani
La semaine Culture
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Mouna Fettou
et Hakim Noury (DR)
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Cinéma. Aux portes du paradis
Heavens door, le premier long métrage de Swel et Imad Noury, fils du réalisateur marocain Hakim Noury, a été sélectionné au 56ème festival de Berlin dans la catégorie Panorama, lautre grand volet du festival allemand avec la section Compétition. Quand nous avons reçu la lettre des organisateurs, nous avons, mon frère et moi, sauté de joie raconte Imad Noury. Et pour cause, la section Panorama est une compétition très relevée où lon retrouve, cette année, des réalisateurs de renommée comme Neil Jordan, Michel Gondry et Mark Foster. Lopus des deux enfants de la balle, formés au cinéma depuis |
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| leur plus jeune âge sur les plateaux de tournage de leur réalisateur de père, raconte lhistoire dune vengeance qui tourne mal. Trois destins se croisent, celui du criminel campé par Rabi Kati(dans son premier grand rôle au cinéma), de la victime et du témoin joué par Hakim Noury. Rachid El Ouali, Mouna Fettou, Hamidou et Latifa Ahrare complètent la distribution de Heavens door, dénommé ainsi en hommage à Bob Dylan. On voulait acheter les droits de la chanson pour la bande son, mais le prix était excessif raconte pour lanecdote Imad Noury. Heavens door sortira sur les écrans marocains le 1er mars prochain. |
Sortie. Spielberg revisite lhistoire
Quen dire ? Ultime récupération des chevaliers de Sion ou uvre historique construite pour transmettre un message de tolérance et de paix ? Dans la nuit du 5 septembre 1972, un commando de l'organisation palestinienne Septembre Noir s'introduit dans le Village Olympique à Munich, force l'entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts, et 900 millions de téléspectateurs auront découvert en direct le nouveau visage du terrorisme. Adapté d un roman de George Jonas, Munich extrapole à partir de lévénement qui a secoué le monde entier : Cest la vengeance, celle du Mossad contre les commanditaires palestiniens du massacre, loccasion pour le maître incontesté d'Hollywood de revenir sur ses thèmes de prédilection (lidentité juive, la famille, la Shoah) via une structure scénaristique souvent utilisée par le réalisateur qui, après Amistad ou La liste de Schindler, fait une fois de plus sentrecroiser petite et grande Histoire. |
Septième art. Une symphonie incomplète
Après moult retards dans la réalisation et reports pour sa sortie, La symphonie marocaine de Kamal Kamal sera finalement projetée sur les écrans marocains le 1er février prochain. Le film sera présenté au public, amputé des deux scènes qui ont choqué lintelligentsia du cinéma, dixit Kamal Kamal, au dernier Festival national du film de Tanger. Les spectateurs ne verront donc ni Younès Megri, interprète principal du film, faire sauter un bus décoliers israéliens, ni le massacre de Sabra et Chatila. Ces deux scènes étaient une critique de la violence, elles nétaient ni pro-israéliennes ni pro-palestiniennes explique Kamal Kamal qui a pourtant préféré faire profil bas en coupant ces deux scènes. Force est de constater quaprès Marock accusé dêtre un film sioniste, certains critiques sérigent de plus en plus en censeurs. |
Festival. Fusionnez pour Lorca
Le rendez-vous est fixé par le nouveau bébé festivalesque de Casa, le Festival théâtre et cultures. Le légendaire Raïna Raï sera de retour au Maroc le 21 janvier. A Casablanca, sur la place Névada, les nostalgiques de Taila, Zina, Rani Mhayer seront servis. Et pour ne vexer personne, les amateurs du national auront aussi leur dose de musique. De la fusion 100% marocaine avec Darga qui réserve une surprise au public. Le groupe sessaie à langlais dans son nouveau morceau Many borders. Curieux ? Vous connaissez ladresse. Et pendant que vous y êtes, jetez un coup dil du côté du spectacle vivant Halqa et Lorca à la gloire de Frederico Garcia Lorca , lhonoré de cette première édition du festival. |
Musique. Deux Enzos en un
Bab Makina, lieu de la high-culture, souvre au petit peuple. 30 enfants de collèges publics marocains chanteront une cantate le 10 juin prochain en clôture du Festival des musiques sacrées de Fès. Ils seront accompagnés de 30 collégiens français, dEnzo Enzo, la chanteuse française, et de Romain Didier qui a mis en musique les paroles dAhmed Ghazali et dAlain Leprest. Tahar Benjelloun sera peut être aussi de la partie espère Pierre Raynaud, directeur de lIF de Meknès à lorigine du projet. Les parents des élèves marocains seront dans le public, cest une petite bouffée doxygène dans lélitisme ambiant du festival. Enzo Enzo sera en février à Fès pour les répétitions avec les collégiens. Elle en profitera pour faire une tournée dans les IF du Maroc. |
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Le livre.
Que deviennent les blessures lorsque le vent les caresse ? Que deviennent les amours lorsque lerrance les transporte ? Que deviennent les mots lorsque le je qui les écrit peine à exister ? Que deviennent les femmes, lorsque la folie nocturne les met à nu ? Rachida Madani est une poétesse qui laisse autant de questions en suspens que de vers en rade. Dans ce recueil, Blessures au vent, elle réédite son poème confession (Femme je suis) et son poème mi-prose, mi-vers (Contes dune tête tranchée). Cette tangéroise vient de publier, en parallèle, un premier roman (Lhistoire peut attendre). Voyage initiatique autour du mythe coranique dAl Khadir, ce roman, comme sa poésie, dévoile chez elle une volonté décrire en boucle des questions ouvertes sur linfini.
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Humeur : Cours de com
Les nuls en économie que la presse sérieuse gave peuvent toujours se rabattre sur les pages people des mensuels marocains, ils auront une photo instantanée de la situation. Quand un financier lance un nouveau logo, clic clac, sil distribue des cartables, clic clac. La gueule dun banquier en quadrichromie, cest tout aussi inhumain que les chiffres, presque aussi laid quun graphe, mais beaucoup plus parlant : au Maroc, cest lui moul lâars, cest lui qui a droit à la photo-souvenir. Quand il nest pas dans la finance, le people marocain est dans la téléphonie mobile, très rarement dans le négoce de moutons, et au grand jamais dans la vente de cigarettes au détail. La fonction du monsieur est notée en légende de la photo avec une précision digne de lAFP. Il sagit de ne pas vexer le monsieur très à cheval sur son titre de noblesse. Il est toujours hilare sur la photo et on le comprend. Sa notoriété ne dépassait pas, jusque-là, létage de son département, personne ne lisant les bulletins internes à moins dêtre aliéné mental. Tout à coup, le voici propulsé sous les cliquetis de la presse people marocaine. Men lhmara ltayara, avec tout le respect quon doit à cette force vive de la nation. La hmara, pas lui. À défaut de grives, il faudra bien se contenter de merles encore longtemps. Un inconnu en costume trois pièces, triste à mourir. |
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Muséification en vue
Le Maroc aura enfin son musée dart contemporain ! Les travaux ont été lancés la semaine dernière à Rabat. Premier du genre, il devrait accueillir les collections du ministère de la Culture composées, pour une partie, de tableaux de Chaïbia, Kacimi, Gharbaoui, Cherkaoui et Rbati.
Asilah fait sa cultivée
Asilah sest dotée dune médiathèque qui ouvrira ses portes au public lété prochain. Bâtie sur une superficie de 6000 m2, le bâtiment comprend une bibliothèque de 10.000 ouvrages, une vidéothèque, une cinémathèque, un cybercafé, un service des manuscrits et un espace dédié aux enfants.
Le blog des métalleux
Qui a dit que le metal marocain navait pas ses fans ? Les sceptiques sont invités à faire un petit tour sur reborn.skyblog.com Le groupe de métal, faisant partie des aînés de la génération Boulevard des jeunes musiciens a trouvé des amis suffisamment fans pour lui consacrer un blog. |
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