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Algérie. Bouteflika, le retour
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CGEM. Cherche président désespérément
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N° 209
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

La semaine Économie

(TelQuel)

Internet. Tu pirates, la loi écroue l’opérateur

Incroyable mais vrai. Le parlement vient de voter une loi établissant la responsabilité des fournisseurs d’accès à Internet en cas de piratage informatique sur leurs réseaux. Récapitulons : un client s’amuse sur la Toile chez lui, il tombe sur une astuce illégale pour télécharger un logiciel sous copyright. Le bonhomme le fait sans se poser de question. L’éditeur du logiciel s’en rend compte et attaque l’opérateur télécom (Maroc Telecom, Médi Telecom, Maroc Connect ou l’un des fournisseurs Vsat). La nouvelle procédure, inspirée par les pressions américaines suite à l’accord de libre échange, fait l’affaire des éditeurs de logiciel.
Les opérateurs peuvent aisément aligner les chèques d’indemnisation en cas de condamnation. Un particulier peinerait à le faire. Mais s’il est légitime que l’alliance des éditeurs informatiques défende ses intérêts, il est frustrant que le parlement entérine cette clause de responsabilité civile et pénale presque en cachette. “Un compromis beaucoup plus réaliste pouvait être trouvé”, nous explique un juriste de la place. Il est clair que les opérateurs ne se laisseront pas faire. Des actions de lobbying seront menées pour ramener à la raison les parlementaires et leurs mentors au gouvernement, surtout que, techniquement, les opérateurs se disent incapables de traquer une opération de téléchargement illégale en temps réel. Le pistage est possible, mais il intervient après l’acte de piratage et dans ce cas, l’opérateur se trouve en première ligne dans une affaire judiciaire. Une situation pas vraiment enviable.


Aérien. Survivre c’est grandir

Intervenant lors d’un séminaire organisé jeudi 19 janvier au siège de la RAM, Julien Lévêque, économiste spécialisé dans le transport aérien, a estimé que la compagnie entrera dans un jeu serré avec l’accord de l’Open sky, signé en décembre dernier entre le Maroc et l’Union européenne. Selon lui, tout dépend de la réactivité de la RAM. Ainsi, la libéralisation du ciel mettra celle-ci face à des compagnies low cost qui peuvent biaiser le jeu de la concurrence. Si elle a le réflexe nécessaire, elle enclenchera une procédure rapide en partenariat avec d’autres compagnies pour rétablir ses droits. Tout est une question de rapidité. Il a également souligné que la RAM a besoin de grandir pour atteindre la taille critique lui permettant de supporter la pression des mastodontes du secteur. Sur ce point elle est sur la bonne voie. Il suffit que l’actionnaire principal (l’état) mette la main à la poche.


Consommation. Procédures de protection à Anfa

La préfecture d’Anfa à Casablanca innove. Les services administratifs de l’arrondissement mettent à la disposition des consommateurs un formulaire pour exprimer leurs plaintes. Prix exagérés, défauts d’étiquetage, marchandise périmée, tout peut être signalé par le biais du formulaire. L’idée est de permettre une protection des consommateurs sauf que l’arrondissement d’Anfa est une zone à commerce moderne. L’impact de cette procédure sera limité. Il est impératif de l’étendre à l’ensemble de Casablanca, voire à tout le Maroc, pour instaurer une culture de protection des consommateurs. Pour l’instant, c’est une utopie, mais cette expérience-pilote d’Anfa permet de rêver.


Pharmacie. Ouverture au capital

Le projet de code de la pharmacie a été adopté mardi 17 janvier par la chambre des représentants. 117 amendements ont été retenus, mais pas ceux sur lesquels bataillaient les pharma- ciens d’officine. Pour ces derniers, l’instigateur de ce projet, en l’occurrence Mohamed Cheikh Biadillah, le ministre de la Santé, se cache derrière le manque d’études et d’indices sur le taux de pénétration des pharmacies par rapport à la population. Ce reproche découle du refus de la tutelle d’instaurer la règle de 300 mètres entre deux officines. En revanche, l’industrie pharmaceutique a eu gain de cause : la législation tend vers la libéralisation du capital. N’importe qui peut désormais investir dans le secteur à condition que l’opérationnel soit géré par un professionnel en pharmaceutique.


Automobile. Le marché bat son record

Le marché de l’automobile explose. D’une croissance annuelle de 10 à 15% depuis des années, la hausse arrivera à 20% fin 2005. Le bilan est donc positif . à fin novembre 2005, les chiffres de l’Amica (association coiffant le secteur) affichent une progression de 19% avec près de 80 000 véhicules vendus tous genres confondus. Le cap de 20% de croissance sera donc atteint pour la fin de l’année 2005. Fait prévisible, sur le marché du neuf, la Logan essence a donné un coup de pousse aux ventes. La cadence de fabrication, faible pour l’instant, de 500 à 600 véhicules vendus par mois, place la Logan en bonne position. Le marché de l’occasion n’est pas en reste avec une progression de 18% à fin novembre.


Tourisme. Marrakech cartonne

La cité ocre a attiré presque 1,5 million de visiteurs en 2005. Marrakech affiche ainsi une croissance annuelle de 23% par rapport à 2004. La ville confirme son leadership dans le secteur touristique face à Fès qui se cherche et Agadir qui attend toujours sa future station de Taghazout. La ville ocre est la première destination touristique du Maroc avec 57% des nuitées nationales en 2005. Ce taux se confirmera davantage avec la cadence des investissements hôteliers que connaît la ville. C’est donc sur fond d’embellie que le Centre régional du tourisme a nommé les nouveaux membres de son bureau et constitué les cinq commissions. Notons que Abdellatif Kebbaj a pris la présidence alors que Kamal Bensouda, le président sortant, garde le poste de conseiller du président.



Billet. Où est passé le ministre ?

(Par Khalid Tritki)

Le Parlement a discuté en décembre une loi de finances où des mesures fiscales ont été introduites en catimini. Quand la supercherie éclate au grand jour, le ministre des Finances, Fathallah Oualalou, du haut de sa fonction, dit ignorer les faits. La situation est grave et significative car elle démontre, si besoin en était, que dans ce pays, les ministres ne sont que des marionnettes propulsées sur le devant de la scène. Par leur arrogance, ceux qui en tirent les fils dévoilent le mépris qu’ils portent aux institutions de ce pays. Vous voulez peut-être une preuve ? Procédons par déduction. Si Fathallah Oualalou n’était pas au courant, c’est que Noureddine Bensouda, directeur général des impôts, a agi à son insu, le mettant devant le fait accompli.
Ce copain de classe du roi a préparé le projet de loi, l’a déposé au Parlement, sans en aviser son supérieur et a ensuite entamé sa discussion sans états d’âme. Si Bensouda se sent libre de ses initiatives, c’est que le système est bicéphale : pendant que le ministre amuse la galerie, les directeurs généraux, majoritairement proches du Palais, mènent la barque à leur guise. Cela suffit ! Ayons le courage et surtout la sagesse de ne plus insulter l’intelligence des Marocains. Nommons Bensouda, ministre des Finances. Nous aurons au moins le bénéfice de la clarté.




OFF.

La plateforme de l’offshoring prend de plus en plus d’ampleur. Des opérateurs suisses ont approché le ministère de l’Industrie et du Commerce pour une éventuelle implantation au Maroc. En attendant que cela se concrétise, des Marocains se positionnent déjà sur ce créneau. Moulay Hafid Elalamy préparerait, selon des sources non autorisées, une plateforme pour les assurances à Casablanca.



OFF.

La confédération patronale envisage de mener un débat de fond sur la réforme fiscale. Un groupe de travail a été constitué pour préparer les scénarios du patronat qui devront être présentés au gouvernement dans un mois. La démarche de la confédération s’appuiera largement sur le projet de la fédération de la PME qui est déjà en phase de maturité.

 
 
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