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Par Abdeslam Kadiri
La semaine Monde
Koweït. Les Salem succèdent aux Jaber
Le Koweït est en deuil. Lémir cheikh Jaber Ahmed Al-Jaber Al-Sabah est décédé dimanche dernier, à 79 ans, à la suite dune longue maladie.
Son long règne de 28 ans a été marqué par une grande prospérité économique, des réformes sociales, mais aussi par les heures sombres de la guerre Iran-Irak (1980-1988), le crash économique de 1982, et surtout la première guerre du Golfe, en 1991. Saddam Hussein avait alors accusé cheikh Jaber de pomper le brut irakien, accusations rejetées par lémir. Lors de linvasion irakienne, le cheikh a fui en |
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Arabie Saoudite et son gouvernement sest réfugié à Londres. Le Fonds de réserve pour les générations futures, le grand-uvre du cheikh (dont les avoirs dépassaient les 100 milliards de dollars en 1990), a servi à financer la libération et la reconstruction du pays.
En 1999, à la surprise générale, lémir autorise les femmes à voter et à se présenter aux législatives, projet qui se réalise en 2005. Parallèlement, il dissout lAssemblée en mai 1999, à cause de ses dissensions dans linstruction daffaires de corruption. Il est le premier des six souverains du Golfe à nouer des relations et à passer des con- trats darmement avec les Soviétiques . Mais depuis linvasion irakienne, il devient l'un des plus proches alliés des Etats-Unis dans la région : il a même servi de tremplin à l'US Army lors de linvasion irakienne, en 2003.
Depuis son hémorragie cérébrale en 2001, lémir sest fait discret, laissant la réalité du pouvoir à son chef de gouvernement, son demi-frère et cousin, Cheikh Sabah. Il lègue une économie en plein essor, dopée par leffet de la flambée des cours du pétrole, sur un pays dont le sous-sol abrite 10% des réserves d'or noir de la planète. Conformément à la Constitution, cest le prince héritier, Cheikh Saad Al-Sabah qui doit succéder au défunt. Mais il a 75 ans et est de santé fragile. Le vrai pouvoir serait alors exercé par le chef du gouvernement, cheikh Sabah, qui passe pour un réformiste. Mais la particularité du Koweït depuis un siècle est que le pouvoir doit être exercé en alternance par les familles Jaber et Salem. Le tour des Salem est arrivé. Une guerre de palais risque de commencer. |
Israël. Hamas non grata
La prévisible montée en force du mouvement islamiste Hamas aux législatives palestiniennes du 25 janvier a activé une levée de boucliers internationale. Les autorités israéliennes ont autorisé les habitants de Jérusalem-est à voter mais elles ont refusé de voir le Hamas, quelles considèrent comme une organisation terroriste, mener campagne dans la Ville Sainte. Des menaces internationales ont été adressées au mouvement. Il nest pas certain que les arrestations des candidats du Hamas (près d'une trentaine depuis quelques semaines) détournent les électeurs du mouvement islamique. Selon les sondages, le Hamas est crédité de 30 % des suffrages, comme le Fatah, le parti nationaliste de Abbas, qui souffre de querelles internes. Le Hamas, qui se présente pour la première fois à un scrutin législatif, a assoupli son discours destiné à l'étranger. Concernant les relations avec Israël, il utilise un double langage, les envisageant un jour et les repoussant le lendemain. |
Irak. Le juge de Saddam jette léponge
Poussé à bout, assailli par les pressions chiites, le président du tribunal irakien jugeant Saddam Hussein, le Kurde Rizkar Amine, a démissionné. Ce retrait pose une nouvelle fois le problème de lindépendance dun tel procès dans le contexte irakien actuel, alors que les clans politiques et religieux se déchirent. Le procureur a accepté cette démission. Selon une source proche du Haut tribunal pénal, le juge sest retiré pour protester contre les dures critiques dont il est lobjet de la part dhommes politiques, y compris au gouvernement, qui napprécient pas sa manière, jugée molle, de conduire le procès. Un juge chiite, Saïd Al-Hamachi, lui succèdera. Il na jamais été inquiété sous lancien régime et aurait suivi des formations en Italie et en Grande-Bretagne en prévision du procès de lex-raïs. |
Côte dIvoire. Abidjan paralysée
Abidjan était toujours paralysée jeudi par des partisans du président ivoirien, Laurent Gbagbo, malgré l'appel de ce dernier à se retirer des rues après trois jours d'affrontements avec les Casques bleus, qui ont fait au moins cinq morts. Les installations de l'Onu et lambassade de France sont les cibles des partisans du président, qui exigent le départ des 7000 Casques bleus et des 4000 soldats français, qualifiés de forces d'occupation.
Les émeutiers protestent contre la décision du Groupe de travail international (GTI) de ne pas prolonger le mandat des députés ivoiriens, qui a expiré en décembre. LONU devrait envoyer un message plus fort que les précédents, en évoquant la possibilité de sanctions individuelles contre les responsables ivoiriens. |
Epidémie. Des dollars contre la grippe aviaire
La première offensive mondiale contre la grippe aviaire pourra compter sur un trésor de guerre de 1,9 milliard de dollars, grâce à lengagement mercredi de cent pays donateurs rassemblés à Pékin. Les bailleurs de fonds (Etats-Unis, lUE, Japon), ont vont aider les pays infectés ou menacés. Priorité du plan daction : mise en place de réseaux de détection et d'intervention, fonds de compensation, campagnes d'information, constitution de stocks dantiviraux en cas de pandémie.
Cette conférence s'est ouverte mardi dans un sentiment d'urgence dicté par la soudaine explosion de foyers d'infection aviaire en Turquie, où le virus a muté. 21 personnes ont été contaminées dans le pays, quatre enfants sont morts, premières victimes humaines du virus hors Extrême-Orient. Apparu en 2003 en Asie du sud-est, le virus, transporté par les oiseaux migrateurs, a tué 80 personnes dans le monde, selon l'OMS. |
Mali. Bamako, laltermondialiste
La capitale malienne, a accueilli jeudi le Forum social mondial. Cest une première sur le sol africain depuis que les altermondialistes ont ouvert leurs contre-sommets, à la fin des années 90. Pendant cinq jours, Bamako reçoit 30 000 personnes et va faire voir qu un autre monde est possible. Au menu : 600 ateliers, des débats, exposés, films sur dix thèmes (guerre, luttes sociales...). Ce forum est d'une grande importance pour les peuples d'Afrique, victimes du système néo-libéral, synonyme de violence, de pauvreté et d'exclusion pour les trois quarts de l'humanité, annonce le comité d'organisation. Une grande marche était prévue à louverture. |
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Lu pour vous.
Liaison arabo-juive
(Jamil Ziabi, Al Hayat du 18 janvier)
Le journal israélien Maâriv a récemment dévoilé une probable liaison entre Saif Al-Islam Kadhafi, fils du leader libyen, et une actrice israélienne, Orly Weinerman. Les rencontres secrètes entre Saif et Orly auraient lieu en Italie et la liaison se conclurait en mariage. (
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Saif Al-Islam a déclaré que son pays nétait pas réticent à traiter avec Israël, dautant que la Libye se considère plus comme un état africain quarabe. Il a précisé qu en rejoignant lUnion Africaine, la Libye a laissé la lutte israélo-arabe de côté, soulignant que les Libyens ne peuvent être plus Palestiniens que les Palestiniens eux-mêmes.
Saif Al-Islam nourrit des ambitions politiques. Seulement, la politique du père se reflètera-t-elle dans celle du fils ? Tel père, tel fils ? Après tout, Saif a vu son père désavouer sa propre politique et renoncer aux slogans et rêves pompeux de nation arabe et dUnion Africaine quand il vit Saddam Hussein sorti de sa cachette, avec une longue barbe et le procès qui lattendait.
Saif a promis aux Libyens une nouvelle ère, où les injustices cesseront et les droits prévaleront. Les Libyens attendent toujours. Il est sans doute préoccupé par sa liaison arabo-juive. Je crains quelle ne connaisse le sort de celle de Dody et Diana. |
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VITE !
Lorganisation HRW a accusé, dans son rapport 2006, ladministration Bush de décrédibiliser la défense des droits de lhomme, en faisant de la torture une partie intégrante de sa stratégie antiterroriste. HRW regrette que lUE nait pas réagi. |
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