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Chef de rubrique Karim Boukhari
La semaine Maroc
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Mohamed Bouzoubaâ
(AIC PRESS)
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Tortionnaires punis. Bouzoubaâ joue sur les mots
Le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ la annoncé devant des membres du bureau politique de son parti pour défendre le bilan de son département : 31 membres des forces de lordre ont été déférées devant la justice pour torture en 2005. Le lendemain, cest un porte parole du ministère qui confirmait, en détail, le chiffre à lAFP. Dans le lot, a-t-il dit, 11 officiers, six agents de police, neuf membres de ladministration pénitentiaire et cinq gendarmes sont poursuivis en vertu de la nouvelle loi bannissant la torture. Le problème, comme le note judicieusement le bâtonnier Abderrahim Jamai, cest que la loi |
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| contre la torture na été votée quen décembre 2005, elle ne peut donc sappliquer aux fonctionnaires poursuivis au titre de lannée écoulée, notre droit pénal ne citant le crime de torture que pour les particuliers, et en aucun cas pour les fonctionnaires de létat. Dans le meilleur des cas, continue Jamaï, ces agents dautorité sont poursuivis pour usage de la violence. Selon nos sources, des poursuites ont bien eu lieu en 2005 mais, nous a-t-on expliqué, le service central de la DGSN nest pas encore en mesure de confirmer le chiffre avancé par le ministère de la Justice. Reste encore à préciser que de nombreux responsables sécuritaires poursuivis continuent dexercer librement leurs fonctions. Que faut-il en déduire, alors ? Que la justice a lintention de mettre sérieusement fin à la torture ou, plus simplement, que le ministre de la Justice, ou son porte-parole, jouent sur les mots pour servir une communication en temps de crise (après la lettre de Lahbib Charqaoui demandant la démission de Bouzoubaâ) ? |
Disparus. Lexception Rouissi
Le Comité des familles de disparus sest réuni dimanche dernier à Casablanca pour faire le point sur le rapport final de lIER, en liaison avec le discours royal du 6 janvier. Cest le statu quo à tous les niveaux, nous a expliqué une source dans le comité. Les conclusions de lIER représentent une déception à nos yeux parce que, en dehors de quelques exceptions, elles ne nous apprennent absolument rien sur le sort de nos proches disparus. Cest notamment le cas pour les familles Manouzi et Ouassouli, qui ignorent encore tout du sort de leurs proches. La famille Rouissi, pour sa part, devra attendre quelques semaines avant de connaître les résultats dun test ADN, effectué sur une tombe anonyme à Sbata, à Casablanca, et qui pourrait correspondre à Abdelhaq, le célèbre syndicaliste disparu en 1964. |
Dopage. El Aynaoui défend sa réputation
La nouvelle a fait leffet dune bombe : le champion de tennis marocain, Younès El Aynaoui, aurait été contrôlé positif au THC (cannabis), le 3 décembre 2005 en Italie. Il a depuis diffusé un communiqué de presse dans lequel il nie sêtre dopé, ajoutant que le non respect par la Fédération italienne de médecine sportive des procédures en vigueur au niveau de l'ATP et des fédérations nationales révèle manifestement une volonté de nuire dont j'ignore totalement les raisons précises. Contacté par TelQuel, il sest refusé à émettre des commentaires supplémentaires. Younès est un grand professionnel et je ne le vois pas gâcher de cette manière sa fin de carrière, nous a pour sa part confié le président de la fédération de Tennis Mohamed Mjid. |
Communication. Lappel dEnnaji
Le mercredi 25 janvier, lexpert international, Jamal Eddine Ennaji, a reçu la chaire UNESCO en communication publique et communautaire. Lamphi de lInstitut supérieur de linformation et de la communication, où sera domiciliée la chaire, était comble. Ennaji sattendait surtout à la présence dun chef de grande entreprise, pour accompagner les projets de formation et de recherche. À défaut, il sest contenté de lancer un appel, rappelant quau Canada, cest la société de téléphonie Bell qui finance une chaire similaire. |
Syndicat. Afilal lâché par les siens
Le feuilleton Abderrazak Afilal reprend de plus belle. La presse annonçait cette semaine, en effet, sa démission de lUGTM, le syndicat quil dirige depuis quatre décennies, et du bureau exécutif de lIstiqlal. Je confirme avoir démissionné pour lintérêt général, mais les nombreuses marques de sympathie que jai reçues mont fait changer davis, nous a expliqué lintéressé. Hamid Chabat, maire de la ville de Fès, un des opposants à Afilal, un autre son de cloche. Nous navons reçu de notre côté aucune démission par écrit. Ce ne sont que des paroles, des Mourawaghates (dribbles) de ce monsieur avec qui on a essayé de nouer le contact pour lui permettre de partir de façon honorable, mais en vain. Aux dernières nouvelles, le groupe des détracteurs tient ce dimanche 29 janvier une assemblée extraordinaire, pour renouveler les instances de lUGTM. |
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Billet.Les enfants de lIER
Maintenant que le rapport de lIER est devenu une carte de visite du Maroc officiel, que les faiseurs des années de plomb sont toujours épargnés, que le futur des droits de lHomme demeure incertain, jai une pensée pour ceux dont la vie sera marquée par lépisode IER. Une pensée émue pour Khadija Rouissi et les siens. Maintenant que la tombe de Abdelhak, si longtemps méconnue, est repérée, leur vie ne sera plus une salle dattente. Le deuil est fait pour cela, pour que le futur ne soit plus en suspens. Pour Bachir Ben Barka et toute sa famille, oubliés et même déçus par lIER, cet intermède referme une porte longtemps entrebâillée. Laffaire du plus grand opposant de Hassan II traînera, visiblement, en longueur et restera entre les mains de procureurs mal intentionnés et dun état trop jaloux de ses secrets. Je pense, dans un tout autre registre, à Ahmed Herzenni, cet homme autrefois prêt à prendre les armes pour faire la révolution, qui sest absout en faisant son mea culpa en public. Aujourdhui, il est prêt à tirer sur ceux qui dépassent les lignes rouges de la citoyenneté makhzénienne. Il a trouvé sa vocation : gardien du temple de la réconciliation. Enfin, dans cette génération de militants désillusionnés, il y en a qui ont eu la sagesse de la retenue : Abdellatif Derkaoui, un leader de lépoque, artiste, rentré depuis longtemps dans un silence quasi-mystique, et refusant la surenchère autour des indemnisations de létat. à Paris aujourdhui, malade, fier, très philosophe, il incarne à mes yeux ces êtres rares que les contingences dun rapport sur le passé ne bouleversent pas outre mesure. Cest cela aussi le Maroc post-IER : des destins divers, croisés, contradictoires, et un passé que chacun traînera
à sa manière. |
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Le Journal. Deux coups de théâtre (déjà)
Le procès en diffamation opposant Le Journal Hebdomadaire à linstitut de recherche ESISC sest ouvert, lundi dernier, sur un double coup de théâtre : la présence dans la salle de Sahraouis unionistes qui sen sont pris bruyamment aux avocats de la défense et le refus du tribunal daccepter le témoignage de deux experts (Bernabé Garcia Lopez et Khadija Mohsen-Finan) cités par lhebdomadaire. LESISC, qui avait publié un rapport concluant au risque de voir le Polisario se tourner vers le terrorisme et la criminalité internationale, demande 5 millions de dirhams à la publication casablancaise qui avait estimé que ledit rapport était téléguidé (par les autorités marocaines). La prochaine audience aura lieu jeudi 2 février. |
Al Ayam. Suspense
Le début du procès de Noureddine Miftah et Maria Moukrim (directeur et journaliste à Al Ayyam), accusés après leur dossier sur le harem royal de publication de fausses informations de nature à troubler lordre public, a finalement été reporté dune semaine. Non sans un rebondissement inattendu. Les membres du conseil national de la résistance, des anciens combattants, et de larmée de libération se sont constitués partie civile contre Al Ayyam pour défendre limage de Mohammed V, dont ils sestiment les compagnons de résistance. Avec la plainte initiale, Miftah et Moukrim ne risquaient quune amende maximale de 100 000 DH et 3 à 5 ans de prison. La prison semblant exclue, les nouveaux plaignants pourraient changer la donne sils demandaient des dommages et intérêts exorbitants. Le feront-ils ? Leur avocat refuse de répondre
mais le président du Conseil, Saïd Bounaïlat, a déclaré à TelQuel quil se contentera de demander le dirham symbolique
Prochain épisode : lundi 30 janvier. |
Maroc Hebdo. Basri contre-attaque
Driss Basri ne baisse pas les armes et fait appel contre Maroc hebdo International qui a publié, lannée dernière, un article sur le système de rapine à ciel ouvert (
) sous la couverture de Basri. Mohamed Selhami, directeur de MHI et Abdellatif Mansour, auteur de larticle, ont été innocentés en première instance par le tribunal de Paris, sur la base de leur bonne foi. Les séances dappel sont closes, et le verdict attendu pour le 9 mars. Basri poursuit aussi MHI pour
le commentaire publié par le magazine suite au verdict de première instance ! Selhami a été entendu le 5 janvier par la Police judiciaire de Paris. Le procureur na pas encore décidé si cette dernière plainte était recevable ou non. Bonne chance à nos confrères. |
Étrange... Maroc Soir à la barre
Décidément, ce pays marche sur la tête. Cest au tour du directeur du groupe Maroc Soir, Hicham Senoussi, dêtre inculpé pour diffusion de fausses informations portant atteinte à lordre public ! Lauteur dune (évidente) fausse manipulation dInternet, qui a conduit à la publication dans La Mañana dun article sur la fortune douteuse de Hassan II, a pourtant été licencié sur le champ pour faute grave, et Senoussi a présenté des excuses. Cest frustrant dêtre poursuivi pour une erreur alors que notre ligne éditoriale défend exactement les idées contraires. Mais je respecte la justice, et elle suivra son cours, nous a déclaré Senoussi. Première séance : le 13 février. |
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3 questions à Robert Ménard (Secrétaire général de RSF (Reporters Sans Frontières)
Vous préparez un déplacement au Maroc. Quel est votre programme ?
Jessaierai de rencontrer les autorités. Lan dernier, nous sommes intervenus pour 15 affaires de presse sans avoir de dialogue avec les autorités marocaines. Je viens donc rencontrer les journalistes marocains et essayer de comprendre les raisons de la dégradation de la liberté de la presse dans ce pays. Je veux dialoguer.
Vous savez pourtant que les autorités marocaines ne vous portent pas dans leur cur
Cest le cas de plusieurs régimes qui ne refusent pourtant pas de dialoguer avec nous. Quand on se réclame de la démocratie, on ne discute pas quavec des gens dont on partage les points de vue. Jai limpression que le régime marocain a appris la leçon et tente de peser sur la presse à travers des amendes disproportionnées. Que des journaux soient poursuivis en diffamation est tout à fait normal.Encore faut-il que la justice soit indépendante et que les peines prononcées restent proportionnelles aux délits.
Certains parlent dexcès de liberté dexpression qui donne lieu à des dérapages. Comment le prenez-vous ?
Parler dexcès de liberté de la presse au Maroc relève de lubuesque.Regardez ce qui se passe ailleurs. La liberté, cest aussi daccepter des opinions qui nous choquent. |
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Forum. Le Sahara gêne le Maghreb social
Les 400 alter-mondialistes algériens, tunisiens, marocains et immigrés, réunis à Bouznika, du 27 au 29 janvier, ont un défi majeur à relever : transcender le chauvinisme et les divergences de régimes. Déjà, lors de la réunion préparatoire au Forum mondial, tenue à Bamako la semaine dernière, les Maghrébins ont dû gérer linterférence dacteurs insistant sur la centralité du conflit du Sahara. Le fait que des Sahraouis, quelles que soient leurs convictions, prennent part au Forum est dans lordre des choses, mais les mouvements armés (le Polisario en est un) ny ont pas de place, explique Kamal Lahbib, organisateur de la réunion de Bouznika. En fait, le débat prévu par le Forum ce week-end est supra-national. Il concerne les méfaits du capitalisme, le drame de limmigration et la place de la femme. Mais les tensions sont vives et la rupture entre les peuples a trop duré. Du coup, le Sahara est mis à toutes les sauces. |
Réactions. LIER ne fait plus lunanimité
La tournée très diplomatique du président du CCDH, Driss Benzekri dans les parlements américain, anglais
et allemand, en vue de vendre limage du Maroc qui se réconcilie avec son passé agace. Un responsable de la médiatisation du rapport de lIER est perplexe : Il était question dintéresser les médias et lopinion publique internationale et de les laisser juger par eux-mêmes. Mais dès que le Makhzen est entré en ligne, il a dévoyé la stratégie. Concernant le rapport lui-même, le comité de suivi du colloque national sur les violations graves des droits humains au Maroc regrette que lIER distingue entre responsabilités étatiques et non étatiques et
demande que létat, seul responsable, présente des excuses publiques et officielles. Et voilà qui relance le débat. |
Islamistes. Al Adl aime Hamas
Fathallah Arsalane, porte-parole officiel dAl Adl Wal Ihsane, a demandé à lOccident de respecter le choix du peuple palestinien sil opte pour le mouvement Hamas à lissue des élections législatives. Et dajouter : des élections libres et transparentes dans le monde arabo-islamique ne peuvent donner que la victoire des islamistes, cest là une réalité. Le Hamas, avant de se présenter aux élections en tant que parti politique, sest longtemps illustré par ses attentats suicide contre des civils israéliens. Maintenant quil a remporté les élections, la perspective de la paix risque dêtre reportée sine die. Les Palestiniens vont replonger durablement dans le chaos... |
Boulane-Lakhmari. Bagarre pour un film
Les cinéastes Ahmed Boulane et Noureddine Lakhmari en sont venus aux mains, lundi dernier, dans une soirée privée dédiée à la sortie de La symphonie marocaine, le nouveau film de Kamal Kamal actuellement distribué en salle. Pour résumer, Boulane reprochait à Lakhmari ses origines partagées entre Safi et Oslo, et Lakhmari reprochait à Boulane davoir participé à la campagne de dénigrement contre le film Marock. Et voilà comment la polémique née autour du premier film de Leïla Marrakchi (toujours inédit sur les écrans marocains) a envoyé au ring deux cinéastes talentueux qui avaient, en principe, tout pour être les meilleurs amis du monde. Heureusement que ce soir-là, des amis communs comme Saâd Chraïbi ou Mohamed Laâroussi sont intervenus pour éviter que Boulane et Lakhmari ne terminent la soirée dans un commissariat de police ! |
Grippe aviaire. Tout va bien !
Alerte au poulet au port de Safi, où la découverte de cinq volailles mortes a provoqué la panique chez les autorités sanitaires de la ville. Vérification faite par le bureau dhygiène, les poulets nétaient pas porteurs du virus de la grippe aviaire. Ouf ! Le Maroc est-il suffisamment prémuni contre la grippe aviaire pour autant ? A voir
A laéroport de Casablanca par exemple, on est en train dinstaller de nouveaux dispositifs de sécurité. Il sagit de 70 caméras vidéo de surveillance, trois portiques thermiques ainsi que deux caméras infrarouges, pour détecter le passage de malades touchés par la grippe aviaire. Le problème, cest que ces caméras ne seront opérationnelles, au mieux, quà partir davril prochain... |
People. Othmani chez les VIP
La soirée de clôture du Festival théâtre et culture, organisée à lOffice des changes à Casablanca, avait les allures dun rendez-vous mondain très couru. Parmi les invités de marque, tout le monde a relevé la présence de Saâdeddine Othmani, le secrétaire général du PJD, installé au premier rang de la classe VIP. Il répondait à linvitation de Noureddine Ayouch, le président de la fondation Arts vivants, qui était derrière lévénement. Même si les enjeux, ce soir-là, étaient culturels, nombre dobservateurs y ont vu la confirmation du rapprochement, déjà palpable depuis plusieurs mois, entre lun des acteurs en vue de la société civile (Ayouch, donc) et le premier représentant de lislam politique au Maroc (Othmani). Jai invité Othmani alors que son parti condamnait la tenue même de cette manifestation théâtrale, nous a notamment expliqué Ayouch. Jespère que cela incitera le PJD à réviser certaines de ses positions. |
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Humeur. Les choses positives
Un ami sincère ma posé cette superbe question : Pourquoi nécrivez-vous rien sur les choses positives ?. Il a raison, mon ami. Le problème, cest que les choses positives (quand on arrive à les identifier, ce qui nest pas si facile) ne nous inspirent pas grand-chose. Entre nous, que choisissez-vous de lire en priorité : un pensum sur les bienfaits de lINDH ou la dernière chronique de Rachid Nini où il se livre à son habituel jeu de massacre de la classe moyenne ? Une deuxième question : quelle est la dernière dépêche obséquieuse, le dernier communiqué officiel, que vous avez pu lire jusquau bout, ou gobé sans douter un instant de sa sincérité ? Personnellement, je ne fais pas partie des deux ou trois champions capables de tels exploits. Je naime pas, je ne crois pas aux discours radio et télédiffusés, et ce nest pas faute davoir essayé. Le seul moyen de digérer de telles promesses est de les prendre au second degré, et encore. Je leur préfère plus volontiers les éditos de la presse indépendante, ou les mauvaises blagues de Bziz, même sils me sapent le moral en me rappelant combien je suis loin des standards du citoyen modèle dans une démocratie modèle. Je veux bien adhérer à lappel citoyen dAhmed Herzenni pour espérer étancher ma soif de citoyenneté, je veux bien déclarer ma flamme aux ONG qui défendent la souveraineté marocaine sur le Sahara, la propreté de nos plages, la beauté de la neige (même si, comme à Ifrane et régions, elle provoque un quasi-soulèvement général) ; je veux bien (je le jure !) métaler sur des choses positives comme la nouvelle Moudawana, la moitié de lIER ou le beau Rapport du Cinquantenaire que je suis pourtant dans lincapacité de lire en entier. Mais ils seront combien à me croire, ou à me lire jusquau bout ? |
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VITES !
Le tribunal de Laâyoune vient de prolonger, en appel, les peines de deux parmi les quatorze Sahraouis, poursuivis dans le cadre des événements qui ont secoué la ville en mai 2005. Il sagit de Ali Salem Tamek, désormais condamné à dix mois de prison (huit initialement) et dun autre détenu, Amidane El Ouali, dont la peine est passée de six à douze mois.
Omar Khattabi, cousin de Abdelkrim et ancien compagnon de la gauche révolutionnaire, est de retour au Maroc. Après un séjour dans une clinique parisienne, il a en effet été rapatrié en début de semaine à Rabat, où il a été admis à lhôpital militaire dans un état de santé jugé critique. Nous lui souhaitons bon rétablissement.
Le juriste Abdelaziz Nouidi vient de finaliser, à la demande de Transparency Maroc, une étude et un draft de loi sur le droit daccès à linformation pour que les différents services de létat permettent aux citoyens laccès aux données publiques via le e-gouvernement.
Le parti Annahda appelle à considérer le nouvel an berbère, Yennayer, célébré dans la nuit du 13 au 14 janvier, comme un jour de fête nationale. Annahda, fondé en 2005 autour dun noyau danciens du FFD et de jeunes acteurs de la société civile, est ainsi le premier parti politique à officialiser une telle revendication. Lannée 2956 est bien partie. |
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