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Pages coordonnées par Hassan Hamdani
La semaine Culture
Salon. Qui va sauver le livre ?
Le 12° SIEL (Salon international du livre) sauvera-t-il le livre ? Il est indéniable que le salon va en saméliorant, dans sa conception du moins. Subventionné à hauteur de 500 millions de DH, piloté par un comité scientifique probe, et animé par différents auteurs et conférenciers, le SIEL nest plus ce quil était : un souk où le livre était réduit à sa valeur marchande. Evidemment, dautres ingrédients, comme les lectures en public, donneraient encore plus dattrait à lévénement. Quant à la qualité des exposants, plusieurs éditeurs de taille continuent de considérer (avec raison) le Maroc comme un |
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marché mineur. Résultat, ils sont à peine représentés par des libraires. Mais au fond, la crise du livre, un salon ne pourrait que la masquer, jamais la résoudre.
Doù la naissance récente de lAssociation pour la Promotion de lédition, le livre et la lecture (APELL). Ce nouveau-né, en gestation depuis des mois, est orchestré par des professionnels aux intentions nobles. Faisant un diagnostic sans appel de la situation (baisse des ventes, des importations, des tirages), lAPELL note que les bibliothèques marocaines, souvent abandonnées par lEtat, ne comptent quun million douvrages. Quant aux librairies, de plus en plus concurrencées par les kiosques, le Maroc nen compte quune pour 200.000 habitants (lUNESCO préconise une norme de 25.000). Réunis vendredi dernier à lInstitut français de Marrakech, pour discuter du livre, les fondateurs de lAPELL ont reconnu avoir du pain sur la planche. Ils ont aussi noté que lEtat ne pourra plus attendre le SIEL pour sauver les meubles. |
Opus. Amira Saqati, vers le paradis
Non, ce nest pas le nom dune nouvelle chanteuse de chaâbi. Quasi-inconnu au Maroc, incontournable pour les adeptes délectrofusion dEurope ou des Etats-Unis, Amira Saqati est une énigme. Ok, la formation sest hissée en haut du podium du Boulevard des jeunes musiciens 2001, mais aucun de ses trois albums na vu le jour du côté de chez nous : ni Agdal Reptiles on Majoun (1993), ni Al Bharr (1998), ni, aujourdhui, Destination Halal, concocté en 2004 par Youssef El Mejjat, fondateur de la formation 100% marrakchie, et son acolyte Pat Jabbar, en plein cur de la ville rouge. Cest là que le premier, joueur de luth et de violon, enchaînait les mariages avant de rencontrer le groupe suisse Aïcha Kandisha, avec qui il fera quatre albums et parcourra le globe de 1989 à 2001 sous les auspices de Barraka El Farnatshi Production. Et cest ce même label suisse qui accompagne, depuis 1993, lodyssée Amira Saqati, fusion pionnière entre instrus et rythmes marocains et sons électroniques, made in computer. A découvrir. Car il y a encore beaucoup à dire. |
Jazz au chellah. Appel à candidatures
Warning ! Après avoir accueilli de jeunes groupes dans le cadre de la scène Envol lannée dernière, Jazz au Chellah lance un appel à candidatures pour les jeunes de moins de 30 ans membres dun groupe de musique marocain. Pour participer aux sélections, envoyez un enregistrement audio ou vidéo, une biographie et une photo de votre groupe avant le 31 mars à ladresse suivante : Délégation de la Commission européenne, Hay Riad, Rabat. Les 6 groupes sélectionnés joueront sur la scène Jeunes Espoirs pendant la 11ème édition du festival Jazz au Chellah, les 17 et 18 juin prochain au théâtre de verdure du parc Nouzhat Hassan à Rabat. Pour plus dinformations : 037 57 98 59. |
Exposition. Design moi un mouton
Lexposition La création au service de lindustrie, initiée par la fondation ONA, a comme son nom lindique, pour but de solliciter limplication des industriels dans la production en série des créations des designers, mais aussi de faire apprécier cet art, encore méconnu quest le design, au grand public. Pour ce faire, la fondation ONA a invité quelques grands noms de larchitecture et du design marocains tels Aziz Lazrak, (est-il encore besoin de le présenter ?) ou encore Jalil Bennani, maître ébéniste de renom dont les réalisations se veulent avant tout fonctionnelles et pratiques. Mounia Bernoussi qui sexprime à travers ses bijoux définis à partir de formes, de couleurs et de textures qui rendent ses réalisations un petit peu trop chargées. Mais aussi de jeunes créateurs à lunivers bien particulier tels lorient revisité de Karim Tassi, le style tourmenté de Yasmine Ittochane ou encore lesthétique loin de toute appartenance académique de Saïd Fechtal. Jusquau 2 avril à la Villa des Arts à Casablanca. |
Documentaire. A lAttac !
La Quatrième guerre mondiale, une prophétie de paranos alarmistes ? Pas sûr
en tout cas pas pour lassociation altermondialiste Attac, présente au Maroc depuis 2001 et qui, chaque mois depuis deux ans, projette dans ses cinéclubs de Rabat et de Casa un film documentaire dédié aux citoyens du monde révoltés par le néolibéralisme carnassier. Ainsi, ce film signé Richard Rowley et Jacqueline Soohen et produit par les collectifs américains Big Noise et Independence media center, retrace les grands mouvements sociaux anti-capitalisme sauvage de la Palestine à lAfrique du Sud et de lArgentine à lItalie. Il succède notamment à Accusés, levez-vous !, réquisitoire contre la dette pesant sur le Tiers- Monde, ou encore au travail de larchitecte et militante marocaine Souad Guennoun sur les victimes de Annajat, les mineurs dImini et les ouvrières du textile. A voir.
La Quatrième guerre mondiale, le 18 février à 17h à lInstitut Goethe de Casa. Tél. 067 04 04 21.
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Album. Marocains jusquà la mort !
Vingt-quatre titres, une brassée de featurings, un an de labeur et un nom brut de décoffrage : trois semaines avant sa sortie, Magharba tal mout, premier album solo signé lex-rappeur de Mafia-C, confirme déjà une chose : chez Bigg, il ny a pas que le tee-shirt qui est XXL, lappétit (musical) aussi. Grâce aux coups de pouce (10 000 DH) de Education artistique et culturelle (EAC, ancienne ACAL) et de Fnaïre, qui lui a prêté son studio marrakchi, Mister Bigg promet un tour du Maroc ambitieux et fraternel : Casa (Mastaflow), Marrakech, Tanger (Muslim), Meknès (K-Libre) et Salé (la voix RnB Loubna). Le rappeur est déjà prévu au menu du BJM 2006 et, peut-être, au festival de Casa. Et DJ Key sapprête à réaliser avec sa boîte Funky Noise, le clip de Aklia dans les rues casaouies. En attendant un possible concert parisien pour avril. |
Débat. Zmagrias à bâtons rompus
Le portail yabiladi.com, dédié à la communauté marocaine vivant à létranger, a lancé depuis mi- février son café-débat parisien. Les MRE ont un cruel besoin de débattre, refaire le monde, se rencontrer explique Mohamed Ezzouak, webmaster de yabiladi.com. Le rendez-vous mensuel a été inauguré par Rachid Benzine, islamologue, qui a expliqué limportance de réinterpréter le Coran. Parmi les prochains intervenants pressentis, Hamid Berrada sur les évènements post-indépendance et le rôle de la gauche marocaine. Nous envisageons dinviter également Zakia Daoud pour nous parler dAbdelkrim Khattabi, Bachir Ben Barka à propos de laffaire Ben barka et Izza Genini pour débattre de la communauté juive au Maroc rajoute Mohamed Ezzouak. Eh oui, tous les MRE ne sont pas frisés et lénifiants comme Ahmed Ghayet. |
Concert. Punks not dead
Il faut voir Haoussa en concert pour y croire. Khalid, le chanteur déjanté, dégage une énergie digne des premiers temps du punk, bondissant sur scène comme un marsupilami accro au Red Bull, hurlant sa rage, avec juste ce quil faut de distance humoristique pour ne pas être un donneur de leçons chiant et torturé. Haoussa est inclassable, mélangeant ragga, rap, rock, issaoui et punk, pour un résultat aussi explosif que du TNT oublié au soleil. A létranger, tout le monde veut fuir. lEtat déconne, la police réprime, le ministre amasse et le parlement somnole. Thé et sucre rassasient les foules. Ecrasés, certains se la bouclent. Les fous furieux de Haoussa seront au complexe Zaf Zaf le 18 février à 20h00. Prix des places : 50 DH. |
Hip Hop. Salama, ya Salama
Les hip hopeurs de Salama sont de retour avec leur spectacle de danse, Entre racines et ailes
corps et âmes, une déclinaison chorégraphiée de la douleur des jeunes qui ne trouvent pas leur bonheur ici, mais rêvent de leldorado étranger, souligne Latifa Hajjaj, responsable artistique de la troupe Salama, première compagnie professionnelle de création en danse contemporaine hip hop. Après avoir participé à plusieurs manifestations étrangères (Francophonies de Limoges, Rencontres urbaines de Lille), Salama récidivera à Séville les 30 et 31 mars prochain dans le cadre du premier Festival Mar Al Sur. Avis donc aux amateurs du genre, ils seront les 16 et 17 février à 21h00 au Megarama de Casablanca. Infolines : 063 00 05 65/66 |
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Le livre.
Lidentité dun palestinien est confusément derrière lui et assurément devant lui. Cest par ce constat, douloureux, complexe et mature, quElias Sanbar, le rédacteur en chef de la revue Etudes palestiniennes, aborde son dernier livre, Figures du Palestinien. Extirpé de Haïfa, sa ville natale, lauteur analyse le flux identitaire (en devenir) des Palestiniens. Il aborde limpact de lorigine sainte du territoire sur lidentité de la nation, sous les Ottomans, les colonisateurs et les exploitants. Il approche larabité des Palestiniens, les déchirures et les solidarités que cela occasionne. Enfin, il montre comment le Palestinien a été gommé de son propre territoire. Un essai fortement documenté et extrêmement lucide.
Ed. Tarik Editions (80 dh)
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Humeur : À mort Valentin !
Les islamistes qui crient à lapostasie, chaque fois quun Marocain fête Noël, ne convaincront jamais les mécréants indécrottables, amateurs de fêtes arrosées. Un être normalement constitué préférera toujours rouler sous la table, ivre- mort à lanniversaire du petit Jésus, puisquil ne peut le faire à lanniversaire de Mohammed. Par contre, si nos barbus se décidaient à attaquer la Saint Valentin, là au moins ils seraient sûrs de ratisser large, et même parmi les ennemis du poil à vocation politique. Les déçus de lamour, les rétifs au romantisme commercial de la Saint Maârif, les Valentins laids sans Valentine, les radins de toutes tendances politiques oublieraient leur aversion capillaire pour batailler contre cette idée fixe qui frappe les filles chaque 14 février. Cest juste une question de chiffres. 50% des salariés comptent leur petite monnaie dès le 5 du mois ; offrir un cadeau le 14 à leur amoureuse relève pour eux de la science- fiction. 99% des clients des prostituées fêtent la nuit du 14 avec elles pour oublier quon les attend au foyer conjugal, le 15 au petit matin. Et 100% des altermondialistes marocains nachètent jamais de strings à leur copine à la Senza. On organiserait une manif commune avec les islamistes pour dénoncer linvasion rampante de la guimauve et des petits curs le 14. Et une soûlerie générale le 15 pour fêter cet acte fondateur. Les barbus ne seraient pas invités, histoire de ne pas mélanger les torchés et les serviettes trop longtemps. |
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Maroc, spot de Scott
Amateurs de productions ouarzawoodiennes, un peu de patience. Fin 2006, Ridley Scott (Blade Runner, Thelma et Louise) débutera les prises de vue de The Invisible world, opus racontant lenlèvement dune journaliste en Irak, sur le sol marocain, déjà foulé en 2004 pour Kingdom of Heaven. Marhba !
Timitar fusionne
Le prochain Festival Timitar dAgadir a été décalé dune semaine pour cause de Coupe du Monde de football. Il se déroulera du 11 au 16 juillet avec, comme nouveauté, une scène consacrée aux groupes de fusion marocains. Belle initiative qui fait suite à louverture à la scène rap lannée dernière.
Ké né sé ké né dring ?
Eric et Ramzy se produiront au Mégarama les 23 et 24 février prochain avec leur nouveau spectacle, Eric ké Ramzy. Les deux infirmiers déjantés de la série télé H y ont abandonné lhumour basé sur la prononciation approximative des mots pour des sketches davantage écrits. |
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