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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
Pétrole. Lindexation des prix est de retour
Driss Jettou nen peut plus. Il a pris la décision du retour à lindexation. Lapplication de ce revirement stratégique est effective à partir de jeudi 9 février. Le système consiste en un parallèle entre les prix pratiqués sur le marché international et ceux en vigueur dans le pays. Chaque fluctuation du baril de pétrole, à la hausse comme à la baisse, sera ressentie à la pompe. Limpact de lindexation se fait déjà ressentir. L'essence super a augmenté de 16 centimes (soit 10,51 DH le litre), le gasoil de 50 centimes ( 7,46 DH), le gasoil 350 de 1,14 DH ( 9,34 dirhams. Mais le plus dur reste à venir. Laugmentation des prix aura |
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| un effet de domino. Transport, industrie, électricité
plusieurs secteurs vitaux de léconomie seront entraînés dans une vague daugmentation des prix. La crainte dun ralentissement économique est réelle. Le gouvernement de Driss Jettou ne peut éviter cette situation. Dailleurs, lindexation a été retardée au maximum, mettant à rude épreuve la Caisse de compensation et, par ricochet, le budget de lEtat. Ceci étant, lindexation ne veut pas dire que la compensation ne jouera plus. Certains produits pétroliers seront toujours couverts, cest le cas du gasoil normal et du fuel lampant. Il reste maintenant à savoir si le gouvernement prépare un plan durgence pour contrer les effets pervers de la hausse du pétrole. Pour linstant, rien nest dans le pipe. |
Agriculture. Négociations avec lUE
Les négociateurs marocains et européens entameront à partir du 22 février une nouvelle série de négociations sur le volet agricole. Le dernier rendez-vous de ce genre remonte à 2003.
À lépoque, les négociations sur laugmentation des quotas de la tomate marocaine destinée au marché de lUE ont abouti . Cette fois-ci, on procédera autrement. Au lieu de discuter sur les positions- phares, selon le jargon des négociateurs, les deux parties sattèleront à définir une liste négative. Un ensemble de produits seront répertoriés pour quils ne soient pas soumis à louverture totale du marché. Cela concernera probablement les produits sensibles comme les céréales. En gros, ce round de négociations sera décisif pour le secteur agricole. Dans le cadre des accords signés par le Maroc, louverture du marché est presque une fatalité. Il faut se préparer à la subir dans des conditions positives. |
Tourisme. Aménagement du Lixus
Du concret dans le plan Azur. Lundi 6 février, les travaux de laménagement de la station Port Lixus (Larache) ont été officiellement lancés. Cest la troisième station prévue par le pan Azur (après Mediterranea Saïdia et Mogador) qui passe à létape de concrétisation. La convention de mise en valeur de Lixus a été signée le 15 octobre 2004 entre le gouvernement et le consortium Thomas & Piron/LAtelier S.A/Orco, retenu par appel doffres. Après un an consacré aux études, laménagement, découpé en cinq phases, devrait sétendre sur neuf ans. Linvestissement, lui, mobilisera près de 1,3 milliard de dirhams pour laménagement et trois fois plus pour la construction dhôtels, sites danimation et loisirs.Le premier hôtel est prévu pour fin 2007. |
Energie. Lalternative du gaz naturel
Enfin, du gaz naturel au menu. Après moult hésitations (presque six ans dattentisme), le ministère de lEnergie passe à laction. Une convention de partenariat pour la mise en place des infrastructures pour lintroduction et la commercialisation du gaz naturel au Maroc a été signée cette semaine. Les signataires ne sont autres que le ministère de lEnergie et des Mines, Akwa Group, lOffice national de lélectricité (ONE) et la Samir. Cest un méga-deal qui prend en charge lapprovisionnement, lacheminement, le stockage et la commercialisation du gaz naturel au Maroc. Notons que chacun des signataires avait son propre projet et militait, en douce, pour évincer son concurrent sur ce segment. Finalement, les prix du pétrole ont fini par fédérer les frères ennemis. |
Emploi. Les chiffres de Lahlimi
Le chômage augmente. La population active aussi. Selon le Haut commissariat au plan, la population active en chômage est passée de 1.119.000 à 1.287.000 personnes entre 2004 et 2005, soit une augmentation de 15%. 60,7% de cette hausse a été enregistrée en milieu urbain.
Selon la note, le taux de chômage est passé de 18 à 19,4% en zone urbaine et de 2,5 à 3,6% en zone rurale. Le mal persiste donc. Cela est dautant plus vrai que la population active de plus de 15 ans a atteint 11 211 000 personnes au quatrième trimestre de lannée 2005, soit une hausse de 3,9%. En même temps, la création nette demplois a progressé de 258 000 nouveaux postes, fin 2005, soit presque 50 000 postes de travail en moins quen 2004. |
Presse. Economia est née
Une nouvelle publication économique est désormais sur le marché. Economia, cest son nom, est un tabloïd mensuel édité par lObservatoire de la compétitivité delentreprise OCDE et HEM. Abdelali Benamour, son directeur de publication, le présente comme un mensuel dinformation et détudes économiques. Ainsi, en plus de lactualité du mois, la publication sera le théâtre de débats sur les choix économiques et contiendra des études académiques, un positionnement qui ne la met pas en concurrence avec les publications déjà en place. Il nen demeure pas moins que le pari financier dune telle entreprise nest pas gagné davance. Une longue période de soutien par des fonds propres est donc nécessaire. Bonne chance Economia. |
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Billet. Lenteur
Un projet alternatif au pétrole circulait sous le gouvernement Youssoufi. Lidée était, et demeure, la diversification des sources énergétiques. Une percée a été réalisée, certes, mais la dépendance vis-à-vis du pétrole reste la règle. Pourquoi ? La réponse tient en un nom : Mohamed Boutaleb. Le ministre de lEnergie, pourtant un grand connaisseur du secteur pour y avoir fait sa carrière, sest laissé entraîner dans un jeu de lobbying le réduisant à la léthargie. En 2003, il réunit les opérateurs du secteur et leur propose détudier les possibilités dexploitation du gaz naturel et surtout de son acheminement vers Casablanca et Mohammedia dabord, puis Jorf Lasfar. Chacun a investi son argent et son temps pour préparer son projet. La Samir en avait un, Akwa et lONE aussi sauf que, trois ans après, cest le point mort. De la même façon, un projet très avancé pour le développement de lénergie nucléaire (civile, évidemment) na pas reçu sa bénédiction. Le projet de centrale nucléaire dEssaouira, pourtant validé par des agences internationales, attendra son heure qui ne viendra peut-être jamais. Mohamed Boutaleb nest-il pas une machine à gaspiller le temps ? Ses choix, bien ou mal intentionnés, napportent pas de réponse concrète et rapide à la crise énergétique. Dans un pays normal, un ministre, ça se fixe des objectifs, et si ça ne les atteint pas, ça démissionne. Nous ne sommes pas un pays normal. |
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OFF.
Abdelaziz Alami, ex-patron de la BCM et lun des grands banquiers de ce pays, sest reconverti dans lécriture. Lancien président de la filiale de lONA, débarqué dans des conditions assez critiques, prépare un livre sur son enfance à Fès. Cest tout simplement lhistoire dun enfant, rassure-t-il. Autrement dit, pas de mémoires sur le microcosme capitalistique du pays. Dommaaage... |
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OFF.
LAgence nationale de la PME (ANPME) met de lordre dans ses comptes. Pour optimiser ses ressources, lagence a fermé le bureau de Paris, une représentation héritée de lODI (Office du développement Industriel) et qui était occupée par un proche de gradés de larmée. Il a fallu que celui-ci parte à la retraite pour que la fermeture, longtemps en stand-by, devienne effective. |
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