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Affichage urbain. Sajid joue avec le feu
Patrimoine. On l'appelle Baba Aïchour
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N° 213
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Karim Boukhari

La semaine Maroc

Chakib Benmoussa (DR)

Nominations. Un casting royalement réussi

Neuf nominations, neuf (heureux) coups de théâtre, le mercredi 15 février. Commençons par les ministres. La nomination de Chakib Benmoussa à la tête du ministère de l’Intérieur rappelle bizarrement celle de Driss Jettou, le 19 septembre 2001. Comme à l’époque, c’est un technocrate (celui-ci est en plus un collectionneur de diplômes : Polytechnique, Ponts et Chaussées, MIT, ISCAE) que le roi appelle discrètement à la rescousse, à une année des législatives. La différence est que Benmoussa, jusque là secrétaire général, a eu le temps de prouver au véritable patron “politique” de l’Intérieur, Fouad Ali El
Himma, qu’il avait la rigueur requise pour faire un bon tandem avec lui. Et Mostafa Sahel, ne faisait-il plus l’affaire ? “Il ne faisait plus l’unanimité, surtout”, confie un haut responsable. Il atterrit donc à l’ONU, pour combler un poste d’ambassadeur resté vacant depuis le départ de Mohamed Bennouna à la Cour internationale. Mission expresse : mettre à profit sa connaissance des dessous administratifs de l’affaire du Sahara pour aider au dénouement de l’affaire.

Son confrère, Nabil Benabdellah, a reçu avec stupéfaction l’arrivée de Fayçal Laraïchi à la tête de la Soread 2M. Il en a même balbutié au micro de 2M en commentant ce changement subit. Et pour cause, son protégé, Mustapha Benali, quoique préservant (pour l’instant) son poste de directeur général de la chaîne, n’est plus maître à bord. Si le roi n’a pas mis le ministre de tutelle dans le secret, il a par contre demandé l’avis du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA). Ce dernier a plaidé pour “un pôle diversifié et complémentaire” devant aboutir à terme à une holding avec “nomination” d’un président commun aux deux sociétés nationales d’audiovisuel public (SNRT et SOREAD 2M). Mohammed VI n’en attendait pas moins. Il a, donc, tenu compte de l’avis des experts et confié tout de suite à “son” Monsieur audiovisuel, Fayçal Laraïchi, la destinée de tout le pôle public.

Autre surprise de taille, le retour de Mustapha Terrab. Ce cinquantenaire, bardé de diplômes, a claqué la porte de l’Agence nationale de Régulation de télécommunications (ANRT) en 2002, parce que le Palais ne voulait pas le laisser faire son travail avec impartialité. Il y a quelques mois encore, il se plaisait à la Banque mondiale à Washington et voilà qu’il débarque à l’OCP, pour entamer un nouveau cycle de confiance. Son prédécesseur, Mourad Cherif, a été tout aussi surpris par son éviction que son beau-frère, Driss Benhima par sa promotion. Ce dernier, réputé pour ses qualités de “relanceur de projets” est, en effet, promu à la tête de la RAM, en remplacement de Mohamed Berrada, dont on ne connaît pas encore le point de chute.

Que retenir de toutes ces nominations ? Que le roi traque la compétence technique, le dynamisme et le sens de l’éthique. D’ailleurs, même le nouveau wali de Diwan Al Madalim, Mhamed Iraqui, est connu pour être incorruptible. A la bonne heure.


Agadir. La Jamaâ mobilise

Des sources fiables ont fait état, cette semaine, de plusieurs contacts établis par des éléments proches d’Al-Adl Wal Ihsane dans le but d’organiser une marche de protestation (contre les caricatures du prophète) à Agadir. C’est la Jamaâ de Cheikh Yassine qui aurait pris l’initiative, rassemblant autour d’elle plusieurs sensibilités politiques de la ville. Mais la marche, prévue dimanche, pourrait être interdite par les autorités, devant la perspective d’un raz-de-marée islamiste à Agadir, l’une des principales vitrines touristiques du royaume. Un meeting (au lieu d’une marche) aurait été proposé en échange.


Sécurité. Ministres et bodyguards

Les ministres ne feront plus un pas sans être accompagnés par un garde du corps, gracieusement mis à leur disposition par la DGSN. Comme on n’est jamais autant bien servi que par soi-même, Hamidou Laânigri et Mohamed Bouzoubaâ ont eu droit, pour leur part, non pas à un mais à deux gardes. Les anges gardiens qui suivent désormais de près les deux responsables marocains sont censés faire face à toute menace éventuelle. Une source proche de la DGSN a expliqué que “ces mesures sont liées aux menaces à répétition lancées par des groupes extrémistes à l’encontre de certains responsables et ministres”.


Parlement. Halima Assali poursuivie pour diffamation

La députée Halima Assali, du Mouvement Populaire, est poursuivie, pour “insultes, diffamation et menaces de mort” par une ancienne militante harakie, l’avocate Aïcha Belqaid. La plainte, nous ont confirmé des sources fiables, devait être déposée en fin de semaine à Rabat. Aïcha Belqaid est une ancienne membre du CCDH, secrétaire général du centre de recherche Lahcen Lyoussi et professeur de droit. Avant de déposer plainte, elle a relaté les tenants de l’affaire à des personnalités politiques, des députés et des ONG, dont Al Adala ( Justice) de Abdelaziz Nouidi qui affirme “suivre de très près ce dossier où la justice doit suivre son cours et montrer l’exemple, indépendamment du statut de l’accusée”. Une date sera très prochainement fixée pour le procès.


Danger. La grippe aviaire menace...

Malgré les communiqués rassurants du ministre de la Santé, Cheikh Biadillah, l’alerte à la grippe aviaire est prise bien au sérieux à la Primature. Le comité stratégique de lutte contre l’épidémie, qui a été récemment créé, s’est réuni le 14 février à Rabat, sous la présidence du Premier ministre. Si le comité national de vigilance n’a jusqu’ici décelé aucun cas de grippe aviaire au Maroc, les intervenants du Ministère de la Santé, de la Primature et du ministère de l’agriculture s’inquiètent réellement du retour des oiseaux migrateurs qui transitent par le Maroc avant de se rendre en Europe. Les services forestiers font état de plus de 500 000 oiseaux (lire p.30) qui devraient faire escale au Maroc entre février et avril 2006. ça craint !


Rumsfeld. Les détails qui fâchent

Donald Rumsfeld, le secrétaire d’Etat américain à la Défense, est venu pour la quatrième fois de sa vie au Maroc le 12 février dernier. Il a évidemment rencontré Mohammed VI et accordé la même interview à plusieurs titres marocains et arabes. Il y a exprimé sa crainte qu’Al Qaïda s’installe dans le no man’s land saharien, entre le mur de défense et Zouirat, envisageant bientôt, selon un quotidien panarabe, des manœuvres militaires mixtes dans cette région. Interrogé sur des exemples de coopération maroco-américaine, il aura cette réponse : “Il vaut mieux ne pas discuter des détails, forcément sensibles, de nos opérations anti-terroristes”. Pensait-il aux prisons de la CIA au Maroc ? Mystère. Certains titres internationaux ont fait état d’une proposition américaine pour l’envoi de forces armées marocaines en Afghanistan. Pour l’anecdote enfin, Rumsfeld a été impressionné par le haras de Mohammed VI à Bouznika et trouve que c’est un bon plan de retraite. Sacré yankee !



Billet. Mohamed vu d’ailleurs

(Driss Ksikes)

Hamlet a raison dans son monologue : “Il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark”. Une caricature mal inspirée, surtout. Le fait qu’elle suscite la colère de musulmans, en mal de liberté, est fort désolant. Mais le fait qu’elle provoque l’indignation rationnelle d’écrivains laïcs, européens, me semble éclairant. Ils nous apprennent que le “Mahomet” que connaissent leurs caricaturistes n’a rien à voir avec le “Mohamed” des musulmans. Ce “Mahomet” qu’enseigne une littérature abondante - la seule qui prévaut (hélas) en Occident -, est “un faux prophète”, un “être diabolique”, guerrier à ses heures. Or, ces clichés, nés de ce qu’Edward Saïd appelait “le choc des ignorances”, ont eu la peau dure et n’ont jamais été rectifiés dans les écoles ni les médias occidentaux. Et voilà qu’en réaction à un dessin mondialisé, la foule musulmane, excitée et instrumentalisée à la fois, donne la “photo-finish” à tous ceux qui appellent de leurs voeux le choc des civilisations : CNN, Bush, Al Jazira, les wahhabites et tous les intégristes. Cela conforte, par médias interposés, l’idée reçue selon laquelle la foule musulmane se résume à celle, hargneuse, que l’on découvre, médusé, dans Indiana Jones et La dernière Croisade. Qui doit donc rectifier le tir ? Est-ce aux occidentaux de revoir l’image qu’ils ont de Mohamed ou aux musulmans de prouver qu’ils ne sont pas aussi violents que le caricaturiste danois l’a laissé entendre ? Ces écrivains éclairés pensent que l’Occident se doit de cesser sa guerre des images et de rétablir la vérité historique pour qu’un chrétien cesse de croire que Mahomet est un “antéchrist”. Quant aux musulmans, ils doivent apprendre que la liberté d’expression est aussi sacrée que le droit à la croyance, et que l’on ne répond à la parole que par la parole. En attendant, les deux cultures se regardent en chiens de faïence.



Débat. Alternatives et le cinquantenaire

L’association Alternatives rebondit sur le Rapport du Cinquantenaire. Elle propose, le jeudi 23 février, à l’hôtel Farah (18h30), un panel qui s’annonce chaud. Rachid Benmokhtar, président d’Al Akhawayn et architecte politiquement correct du rapport, sera opposé à Najib Akesbi, participant au rapport et l’un des rares à en avoir critiqué la synthèse générale et la communication trop “folklorique”. Entre les deux, le représentant de la Banque mondiale au Maroc, Farid Belhaj, est invité à porter un regard extérieur sur le document, à partir du rapport, à la tonalité différente, produit par son institution.


Parti. Les Imazighen virent écolo

Le Parti démocratique amazigh (PDA) n’est plus. La formation de l’activiste berbère Omar Louzi, qui attend toujours d’être reconnue officiellement, porte maintenant le nom de “Izigsawen”, un terme berbère qui veut dire “écologiste”. Le fondateur a dû opérer ce changement pour contourner les nouvelles dispositions de la loi sur les partis politiques. Celle-ci interdit toute création de parti basée sur des considérations linguistiques, ethniques ou régionalistes. “Le programme du parti restera le même. Notre engagement en faveur des écologistes aussi”, indique Louzi. En fait, ce dernier n’a pas pensé à un autre risque : Et si les noms berbères sont, demain, condamnés par la loi ?


Diplomatie. Les Britanniques au Maroc

Visite hautement sécuritaire de Jack Straw. La visite du ministre britannique des Affaires étrangères , reçu lundi dernier par le roi au palais royal d’Ifrane, a essentiellement porté sur le volet sécuritaire. La lutte antiterroriste, le règlement des conflits régionaux (dont bien entendu celui du Sahara) et la coopération économique étaient au menu des discussions. Le chef de la diplomatie de Sa Gracieuse Majesté qui devait se rendre le lendemain à Alger était accompagné de son directeur de la division du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord. Rappelons que la visite de Straw a coïncidé avec celle du secrétaire d’Etat américain à la Défense Donald Rumsfeld à un moment où Londres et Washington cherchent à faire des pays du Maghreb une base arrière pour une guerre sans merci contre Al Qaïda.


Aïd El Kébir. Gare aux lapsus

“La fête de l’Aïd El Kébir a lieu le 7 du douzième mois lunaire. Appelée aussi fête du mouton, cette cérémonie célèbre le premier jour de l’an musulman et commémore l’histoire bien connue du sacrifice d’Abraham”. Ce texte est tiré d’un magazine actuellement distribué à bord des avions de ligne d’une compagnie aérienne marocaine. Vous avez sans doute relevé deux malencontreuses coquilles : l’Aïd El Kébir ne correspond ni au nouvel an musulman (le fatih moharram, rien à voir), ni au 7 du douzième mois lunaire (le 10 Dou Al-Hijja, en fait). Une erreur involontaire, mais à corriger au plus vite !



3 questions à Noureddine Miftah (Directeur de l’hebdomadaire Al Ayyam)

Le dossier sur le harem royal vous a valu une condamnation à quatre mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 100 000 DH. Comment avez-vous accueilli le verdict ?
On espérait un non-lieu puisque notre bonne foi a été établie. Nous écopons finalement d’un verdict très sévère mais, dans le même temps, nous avons relevé avec satisfaction le fait que le Comité provisoire de la résistance, qui désirait se constituer partie civile, a été débouté par la Cour. En fin de compte, j’avoue que je reste assez perplexe.

Vous êtes en procès dans deux autres affaires de diffamation (Touria Bouabid et l’investisseur arabe Ali Bajaber) qui sont en cours. Comment comptez-vous les gérer ?
On les gère au cas par cas, en espérant que la raison et le bon sens l’emporteront. Même si le climat général n’est pas très bon en ce moment. Pour l’anecdote, le procès qui nous oppose à Ali Bajaber (ndlr : l’homme d’affaires arabe demande 1 million de dirhams de dédommagement !) a démarré à notre insu, puisque nous n’avions reçu aucune convocation à ce sujet.

Quelle est votre lecture de la multiplication des procès de la presse écrite ?
C’est le résultat d’une accumulation de contradictions à plusieurs niveaux : au sein même de la profession, entre le pouvoir et la presse, entre les diverses tendances du nouveau règne, etc. C’est le résultat logique de la transition démocratique en cours.


Images. La HACA épingle 2M

La HACA, instance d’arbitrage du champ audiovisuel, vient d’épingler 2M pour un reportage sur un fait divers survenu dans les environs d’El Jadida. Dans les images diffusées par le télé-journal de la deuxième chaîne, on pouvait voir la victime, un enfant, interrogé à visage découvert par les reporters de 2M. “C’est inadmissible, commente une source proche de la HACA, car le reportage ne respecte ni l’intimité de la victime, ni la présomption d’innocence pour une affaire en cours d’instruction. 2M a précédé la justice et la police dans la reconstitution, très partiale, des faits”. La mise au point de la HACA, qui a été approuvée par la directrice d’information de 2M, a été diffusée par la chaîne. L’instance, dirigée par Ahmed Ghazali, fonctionne depuis 2 ans et prépare par ailleurs une journée portes ouvertes pour exposer ses principales réalisations.


Tendance. La France aime Marock

C’est fait, Marock est sorti en milieu de semaine en France. Le film de Leïla Marrakchi, qui est toujours inédit au Maroc, a réussi un excellent démarrage en salle : 11 000 entrées pour la seule journée de mercredi, dont 5000 sur Paris et périphérie. Sorti en 97 copies à travers l’Hexagone (un très bon indice pour un premier film), le film semble parti pour devenir un authentique succès public. L’accueil critique est par ailleurs intéressant, le film ayant eu droit à une large exposition médiatique, ce qui témoigne de son bon potentiel commercial. Ironie du sort, la polémique née au Maroc explique en partie (mais en partie seulement) l’intérêt de publications très sérieuses, comme Le Monde, pour le film de Leïla Marrakchi. Tant mieux.


Histoire. Le protectorat en images

Une série documentaire sur l’histoire du Maroc est en cours de préparation. Coproduit par 2M et la chaîne parlementaire LCP, le projet a été initié par le cinéaste Ahmed Maânouni, qui s’est fait connaître au début des années 1980 par deux excellents films -Alyam Alyam et Transes (Al-Hal). Il s’agit, plus exactement, de trois documentaires, traitant du protecto- rat, de la résistance, et des “séquelles” actuelles de ce long passé partagé entre le Maroc et la France. Deux des trois films sont déjà prêts. L’avant-première du projet, un documentaire de 52 minutes intitulé La fiction du protectorat, aura lieu en mars prochain à Rabat, dans une grande manifestation à laquelle devrait assister l’ambassadeur de France au Maroc. La diffusion, par 2M et LCP, suivra. L’essentiel des images présentées par la série provient des archives de la société Pathé - Gaumont, en plus de certaines collections privées. Précision utile : le projet ne s’inscrit pas dans la célébration officielle du Cinquantenaire de l’indépendance.



Humeur. Dites-le ailleurs !

(Par Karim Boukhari)

Le président de l’AMDH n’a pas de chance : il est boudé par la télévision de son pays. Permettez-moi de trouver cela étrange, et quelque part intolérable. Abdelhamid Amine, c’est de lui qu’il s’agit, est passé jeudi sur une chaîne de télévision libanaise : Al Alam. Cette information à priori ordinaire a beaucoup circulé dans les forums de discussion et les listes d’abonnement sur le Net. Toute une communauté d’internautes, essentiellement des intellectuels marocains, se sont passé le mot : “Dites à vos amis et aux amis de vos amis que Abdelhamid Amine passe tel jour, à telle heure, sur Al-Alam”. J’avoue pour ma part que lorsque le petit mot m’est parvenu, j’ai tout de suite pensé : “Ah Amine interviewé par le journal de l’Istiqlal, voilà une bonne nouvelle !”. Je me trompais lourdement. Ce n’est pas notre Al Alam national qui ouvre ses colonnes à Amine pour critiquer l’expérience de l’IER, mais la chaîne de télévision satellitaire basée au Liban. Comme Al Jazira lorsque, il y a quelques semaines, Amine s’était réfugié en son sein pour nuancer l’euphorie internationale née autour de l’expérience de l’IER. Eh oui, le président de l’AMDH n’a toujours pas le droit de dire chez nous les lacunes du pouvoir en matière de droits de l’homme, de libertés, de démocratie, etc. Son organisation et lui-même, comme nombre de voix honnêtes en désaccord avec les points de vue officiels, sont privés de l’ouverture des médias publics ; leur point vue continuera d’échapper aux Marocains, condamnés à subir le seul et éternel discours officiel. C’est tout de même stupéfiant. J’ai presque envie de dire merci à Al Alam ou à Al Jazira, voire à la communauté virtuelle (c’est le cas de le dire) du Net, d’exister. Il n’y a pas de quoi être fier.



VITES !

”Je suis prêt à affronter Ali Lmrabet pour lui dire ce que je pense de lui en face”. Ainsi parle Nabil Benabdellah au directeur d’une fondation espagnole qui souhaite organiser une rencontre entre journalistes des deux bords. Pour ne pas inviter que des manieurs de la langue de bois, iI a pensé au trublion de la profession.


Avez-vous déjà vu un jeune lycéen raconter, caméra à l’épaule, les péripéties de son père, vendeur de menthe
de son état ? C’est ce à quoi invite le ciné club Attac Rabat, le samedi 18 février à 17h, au Goethe Institut. Dans ce film intitulé Tammara (Galère), le réalisateur Fayçal Roufki se met en scène et suit à la trace son père, Omar. Du quotidien à l’état pur.


Mercredi 15 février, Abderrahmane Badraoui, ex-directeur de Al Moulahid Assiyassi incarcéré depuis janvier 2002, a enfin passé la porte de la prison de Mohammédia. Gracié depuis deux mois, le journaliste, soutenu par RSF, a dû abandonner sa requête près la Cour suprême pour être libéré.


Selon le site spécialisé “securitypronews”, les pages d’accueil de plusieurs organismes danois ont subi des attaques répétées de hackers marocains, qui ont, suite à l’affaire des caricatures, inséré des messages pour “parasiter” les pages d’accueil sur le net et les rendre impraticables.

 
 
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