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Pages coordonnées par Hassan Hamdani
La semaine Culture
Tanger. Salon de lindépendance
Et de cinq. Le Salon international du livre de Tanger (SILT) atteint lâge de la maturation. Le programme, concocté avec soin par la commissaire du salon, la poétesse Nicole de Pontchara, est (comme dhabitude) riche mais (particulièrement) inspiré. Lidée de créer un pont entre lindépendance politique et lindépendance de soi permet en même temps de coller à lactualité (le Cinquantenaire de lindépendance) et de préserver lesprit du salon, plus lié à la littérature et au débat didées. Les deux piliers, historique et spirituel, sy alternent avec bonheur. Plusieurs tables rondes sont consacrées, tour à |
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| tour, à la création littéraire entre lindividu et le monde autour (lexcellent Mohamed Leftah y prendra part, entre autres), à la littérature avant et après lindépendance (luniversitaire Kacem Basfao fera parler les spécialistes de la question), puis à la nouvelle génération décrivains dici et dailleurs (néerlandophones et francophones y confronteront leurs imaginaires). Côté indépendance, outre les rencontres avec spécialistes, le salon accueille une rencontre entre journalistes marocains et français, témoins de lépoque, dont Jean Daniel, et projette en avant première le documentaire dAhmed El Maânouni. Le tout agrémenté par des rencontres fort attendues, entre peintres et écrivains, ou encore avec le poète Adonis, sans oublier le très bon maroco-belge, Aïssa Aït Belize. Et, cerise sur le gâteau, le salon, prévu du lundi 27 février au dimanche 5 mars nest plus excentré. Rendez-vous au complexe du Dawliz. |
Presse culturelle. Exit petit EXIT !
EXIT Urban guide devient grand. Finie ladolescence, le premier guide culturel et pratique du Maroc qui sapprête à souffler sa troisième bougie, soffre quelques centimètres et un style plus magazine. Une évolution naturelle, explique sa rédactrice en chef Asmaâ Ouazzani. Au départ, EXIT était le choix dun guide essentiellement pratique, qui a assumé peu à peu, page à page, sa spécificité. Le changement répond autant à un besoin de développement quà une frustration. On tient à notre étiquette de guide, mais on revendique notre expertise culturelle. EXIT 2006, cest une charte graphique allégée, des rubriques mieux découpées, un dossier central plus développé, une plus grande interactivité et la part belle offerte à linvité du mois. Déjà fort dun bon capital notoriété, EXIT, ovni sur la planète presse marocaine, selon Asmaâ Ouazzani, espère séduire de nouveaux lecteurs en plus des quelques milliers de jeunes urbains branchés déjà fidèles. Pour 10 DH seulement. Par ici les sorties ! |
Cinéclub. Droit dasile dans une salle obscure
Envie de découvrir un cinéma moins Mégarama ? Rendez-vous au 7ème art à Rabat. La salle du CCM sest consacrée aux films dauteur, de ceux projetés exclusivement dans les festivals. Soyez donc curieux et allez à la découverte du cinéma sénégalais avec le prix un certain regard 2004 du festival de Cannes. Mooladé (droit dasile) de Ousmane Sembene raconte lhistoire de 4 jeunes filles qui tentent déchapper à la tradition de lexcision. Sera projeté en première partie, comme le veut désormais la coutume au 7ème Art, un court métrage marocain. Et cest Pour une place au soleil de Rachid Boutounes qui a été élu cette semaine. La curiosité simpose. |
Expo. Les murs ont des oreilles
1,50 m sur 2,95 m. Voilà les dimensions du mur qui accueille depuis 2 mois, dans un magasin de photocopies de Martil, des expositions dartistes. Lidée revient à Batoul Shimi, plasticienne, et son mari Faouzi Laatiris, enseignant à lécole des Beaux-Arts de Tétouan. Ce dernier, propriétaire dun local de photocopies à proximité de la fac de Martil, a voulu faire, avec sa femme, de lart guérilla en prenant le public en otage dans un hanout explique t-il. Les clients sont dabord intrigués par ce quils appellent la décoration. Après, ils demandent des infos sur luvre, ajoute moul hanout, Faouzi Laatiris. A raison dun artiste par mois, les étudiants ont pu admirer, en faisant la queue devant la photocopieuse, les uvres de Mohamed Lmrabet, décorateur dintérieur, qui a exposé ses maquettes de mobilier, mais aussi les collages du français Guy Limone. Et à venir au mois de mars, Khalil Laghib, plasticien de son état. |
Sortie. Gare au lapin-garou
Devant le Megarama, la fille dit à son copain mi-surprise mi-dépitée : Tu veux vraiment quon aille voir ce truc ? Elle a trouvé involontairement le terme parfait pour définir Wallace et Gromit, le mystère du lapin-garou, long métrage en pâte à modeler de Nick Park, le créateur des poules claustrophobes de Chicken run. Un truc au sens noble du mot, inventif, truffé de gags, un bidule rafraîchissant où limagination na plus de limites. Ainsi, après avoir lancé les so british Wallace et son chien Gromit à la poursuite dun pingouin cambrioleur (Un mauvais pantalon, Oscar 94 du meilleur court-métrage danimation), Nick Park confie au bricoleur loufoque et à son clebs futé une nouvelle mission : débusquer un lapin-garou qui attaque les potagers dun village anglais paisible et met en péril la traditionnelle fête du légume. Monsieur grandes oreilles na qua bien se tenir, Wallace et Gromit sont là pour protéger les cucurbitacées. |
Concert. Amel Bent Fransa
Amel Bent donnera un concert au Mégarama le 24 mars prochain. La révélation du RnB français était déjà venue au Maroc en avril 2005 au Rialto, mais sa prestation navait pas eu le succès attendu. Le contexte nest plus le même, explique Carlos Peirats organisateur du prochain concert, elle navait sorti quun single (Ma philosophie) . Là, elle revient avec un album (Un jour dété) qui a cartonné et après une tournée triomphale en France. Et quand ça marche côté français, ça marche côté marocain, selon le principe des vases communicants. Du côté des guichets, les premiers signes sont dailleurs plutôt bons. Amel Bent avait déjà vendu plus dune centaine de places le week-end dernier. Moitié marocaine, moitié algérienne, Amal Bent revient toujours au Maroc avec plaisir. Et joint même lutile à lagréable : un cachet de 25 000 euros pour son concert. |
Publication. En route vers le 16 mai
Cest la première fois que les attentats du 16 mai font lobjet d'un roman. Attarik dIla 16 mai (littéralement, La route vers le 16 mai) remonte le fil des événements sanglants en insistant sur lhistoire du Maroc comme élément essentiel pour la compréhension de la genèse du 16 mai. Dans un style recherché, mais non pédant, le roman aborde lhistoire des attentats à travers le cheminement de plusieurs personnages. Le grand-père, un résistant, farouche défenseur de lindépendance du Maroc, a fait ses premières armes contre le protectorat. Son petit-fils sera tenté de sacoquiner avec les kamikazes, auteurs des attentats sanglants du 16 mai, avant de se rétracter. Ce premier roman du jeune écrivain Hassan Achahboun, préfacé par Ahmed Bouzfour, est paru aux éditions Dar Al-Manahil dans le cadre des publications du ministère de la Culture. |
BD. Batman vs Benladen
Batman affrontera Benladen et Al Qaïda, résolus à détruire Gotham City, dans la prochaine BD de Franck Miller, Holy Terror, Batman. Lauteur et coréalisateur de Sin City (avec Roberto Rodriguez) a déjà achevé 120 pages sur 200 du futur opus des aventures de Batman. Selon lauteur, lalbum sinscrira dans la veine des comics américains de propagande qui mettaient en scène Superman et Captain America combattant Hitler pendant la 2ème Guerre mondiale. Ne vous attendez pas à une BD propagandiste, grossière et cousue de fil blanc. Frank Miller est un auteur exigeant qui avait notamment révolutionné, dans Dark Night Returns, le personnage de Batman en soulignant la complexité et la violence de la chauve- souris en cape. Batmobile contre Benladens planes pour bientôt. |
Cinéma. Shouf, shouf habibi
Arrivé en tête du box office 2004 aux Pays- Bas, sélectionné au festival de Berlin la même année, la comédie Shouf shouf habibi raconte les tribulations dune famille marocaine émigrée aux Pays-Bas. Entre le frère voyou qui bâtit des châteaux en Espagne, la sur styliste confrontée au choc culturel dans le domaine sentimental et le frère aîné engagé dans la police, le film présente une autre image de lémigration où lhumour a la part belle. Mimoun Oaïssa, acteur principal du film et coauteur du scénario, est depuis son interprétation surnommé le Tom Cruise du Maroc par la presse néerlandaise. Un type qui déclare adorer Rocky I de Sylvester Stallone ne peut pas être foncièrement mauvais...
Le 1er mars à 16h00 et 19h00 à lIF de Casablanca.
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Le livre.
Voyage sans limite est un livre qui vaut pour la douleur quil évoque. Son auteur, Driss Guessous, mort dune overdose en novembre 2001, avait décrit dans Plaisir Malin (Eddif, 1996) sa dépendance, son rapport fluctuant avec les siens et avec le regard des autres. Aujourdhui, sa mère, Fawzia El Alami, publie à titre posthume des poèmes, confessions, méditations, quil a laissés dans son tiroir. Mais elle a décidé que ce livre nallait pas être La prière dun poète absent mais un écrit à ladresse de parents de toxicomanes. Du coup, elle prend la parole en prélude, sous forme dinterview. Avec cette double matière, dissonante, le lecteur a le choix, entre le moi de lauteur et lémoi de sa mère. Adieu, Driss !
Driss Guessous ; Voyage sans limite : 100 dh
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Humeur : African tour
Quand Mohammed VI part en tournée africaine, le Marocain scotché devant TVM et 2M se sent comme pousser des ailes de conquérant. Le temps dun week-end prolongé de son chef dEtat, il est à nouveau Tarik Ibn Ziad, un chef dorchestre dans le concert des nations. Nations africaines discordantes et désaccordées, mais pour une fois quon peut frimer à lONU et jouer au gentil civilisateur, on ne va pas prendre des airs offusqués de mélomane. Dautant plus que le Maroc a même la petite touche qui fait le style des grandes puissances : des clandestins africains. Il finance aussi des dispensaires en pleine savane, distribue des bisous à des petites filles à couettes et robes blanches, vérifie si elles se sont bien lavées derrière les oreilles comme un gentil docteur Schweitzer. Les mauvaises langues diront quau royaume des aveugles, les borgnes sont rois et que le Maroc nest jamais quun caïd de quartier défavorisé. Continental le derb, mais pas mal excentré, ajouteront-elles. Elles vous expliqueront aussi que la coopération sud-sud se limite à leur acheter des fruits exotiques, à consommer en jus dans des mahlabas. Cest que les mauvaises langues nont rien compris aux vertus du kitsch africain sur le moral des Marocains. Voir M6 dans un taxi-brousse improbable, en loccurrence un Hummer Limousine long comme un jour de famine en Afrique, rassure le téléspectateur de TVM et 2M. Une fois la télé éteinte, il pousse un ouf de soulagement : y a pire ailleurs. |
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Le temps de lire
Du 20 février au 20 mars, Le temps du livre revient avec une 3ème édition, plus ambitieuse ; 800 forums pour la littérature jeunesse, 300 salons du livre, 200 cafés littéraires et un concours national pour les jeunes créateurs. Infos au secrétariat dEtat à la jeunesse : 037 68 00 28
Soltan of chaâbi
Le premier album de Hanane Soltan (Ana gnawiya) est dans les bacs depuis la semaine dernière et le clip est en boîte. Linterprète casablancaise, qui dédiait deux chansons à Lalla Soukaïna et Hassan II en 1996, a été sauvée du créneau de la chanson officielle par Michel Lévy, manager de Cheb Mami.
Johnny ramène sa gueule
Cest confirmé ! Pour se consoler de ne pas recevoir la nationalité belge, Johnny Hallyday vient faire un tour à Casa. Le 16 septembre, il déclinera le show de sa tournée française 2006 au complexe Mohammed V. Les précieux sésames se vendront 1000 DH minimum. Avis aux aficionados. |
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