Nom : Boualem
Prénom : Zakaria
Né en 1976 à Guercif
Signe particulier : Marocain à tendance paranoïaque
Je vous vois ricaner de lautre côté de la page : il faut attendre le huit mars pour voir enfin Zakaria Boualem sintéresser aux femmes ! Ce macho congénital-maladie très courante dans loriental - ignore superbement la moitié de la population mondiale et vient, une fois par an, nous livrer ses pénibles réflexions pour se donner bonne conscience
Oui, cest vrai. Et cest même encore pire que cela puisque dans sa bonne ville de Guercif, Zakaria Boualem navait jamais entendu parler de cette histoire de huit mars. Jaffirme donc que la fréquence dune fois par an, qui vous semble insuffisante, est déjà considérable pour un homme habitué à aborder ce sujet environ une fois par vie. Cest bien simple : pendant toute une première partie de son existence, Zakaria Boualem a fait comme si les femmes nexistaient pas. Vous allez me répondre : mais il avait bien une maman, une sur
non ? Justement, cétaient des mamans et des surs, jamais des femmes. Les adeptes de Freud peuvent se pencher sur ce point et me faire parvenir leurs conclusions, et merci. Poussé par ses hormones, Zakaria Boualem ne sest donc intéressé à la gent féminine quà partir de seize ans. La femme est alors devenue pour lui une sorte de gibier, ou mieux, une coupe dAfrique à conquérir. Evidemment, il ne lui a jamais traversé lesprit que les demoiselles de son âge, elles aussi, pouvaient avoir des hormones. Chez lui, ça ne se fait pas. Pas dhormones, pas de tentations, pas de dérapages. À la limite des sentiments, mais bon, ça se soigne apparemment en |
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regardant les chaînes de Nilesat. Zakaria Boualem, disions-nous, a passé sa jeunesse à essayer de convaincre des jeunes filles de céder à ses tentations. Notons au passage quà Guercif, lhonneur dun homme est proportionnel au nombre de demoiselles séduites alors que lhonneur dune demoiselle dépend de sa virginité. Cette légère incohérence nest pas sans provoquer quelques déséquilibres sociaux, dailleurs.
Cest donc en arrivant à Casablanca que Zakaria Boualem a découvert que les femmes avaient des envies, et même des droits. Il a même découvert quelles avaient des mecs, selon le mensuel Femmes du Maroc, et quelles aimaient bien quon leur offre des fleurs. Il sest donc dit naïvement que cétait tant mieux, quon allait pouvoir faire tout ce quon faisait avant à Guercif, mais cette fois-ci au grand jour et en offrant des fleurs. Erreur
Lhypocrisie est la même, la seule différence avec sa ville natale, cest lanonymat. En effet, à Guercif, si une fille veut avoir un mec, il faut quelle change de ville. A la limite, ça peut être un cyber-mec. Ou un mec par correspondance (doù la masse étonnante des jeunes demoiselles de Guercif qui sadressent à lOpinion des jeunes pour leur dénicher un correspondant). A Casablanca, cest plus simple : il suffit de changer de quartier, et laffaire est dans le sac. Zakaria Boualem en a conclu que Guercif et Casa vivaient dans la même hypocrisie. Il a donc fréquenté assidûment des casablancaises, et il en a tiré les statistiques suivantes :
A peine 0,34% des demoiselles, quel que soit leur niveau détudes et leurs revenus, se sentent concernées par une participation à laddition de quelque consommation que se soit.
86% des demoiselles qui se sont révoltées contre le machisme ambiant, deviennent des mamans jalouses de la virginité de leurs filles et contrôlent leurs entrées-sorties avec la férocité dun douanier Schengen.
78% des demoiselles qui réclament le droit à avoir une vie sociale y renoncent aussitôt mariées et assignent leur conjoint à résidence sans le moindre remords.
Que conclure de ces statistiques ? Franchement, je nen sais rien. Je peux à la limite vous livrer les conclusions de Zakaria Boualem, elles nengagent que lui. Elles tiennentt en deux mots : le délire social est généralisé, et ce ne peut pas être uniquement de la faute des hommes. |