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Par Driss Bennani
Le PJD au pouvoir ? Catastrophe nationale !
| Antécédents |
Abdelkrim El Amrani, Directeur de
publication de Sawt Ennass
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| 1951. |
Naissance à Taza. |
| 1979. |
Arrêté lors de la grève du syndicat de lenseignement de la CDT. |
| 1983. |
Intègre Al Ittihad Al Ichtiraki. |
| 1998. |
Rédacteur en chef dAl Ahdath Al Maghribia. |
| 2006. |
Directeur de publication de Sawt Ennass. |
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Smyet Bak ?
Omar El Amrani.
Smyet mok ?
Ghita El Amrani.
Nimirou dla carte ?
Je ne sais pas, je peux vous le ramener plus tard ?
BJ 4632, cest ça ?
(Impressionné) Naâm sidi !
Vous avez récemment donné une réception à loccasion de la parution de Sawt Ennas. Monsieur fait dans les RP, maintenant ?
Ce nest pas mon initiative. Jai toujours été distant. Aujourdhui que je suis responsable dun quotidien, je suis obligé de mouvrir sur les communautés daffaires, les politiques, etc.
Et de mettre de leau dans votre vin, nest-ce pas ?
Je ne vous cache pas que certains actionnaires mont reproché davoir attaqué un patron dune grande agence de publicité, quelques hommes daffaires, des hommes politiques et des corporations entières de métiers. Cest peut-être vrai, mais cétait un choix arrêté dès le début. Ne lyncher ni ménager personne. Dire la vérité passe avant mes intérêts économiques.
On verra dans quelques dizaines de numéros, mais dites- moi dabord, vous êtes la voix de qui au juste ?
La voix des citoyens qui nen ont pas. Nous avons été les premiers à évoquer certains sujets sous de nouveaux angles. Exemple : nous sommes les premiers à dire que les premiers responsables de la catastrophe de lenseignement dans ce pays sont les instituteurs, et pas exclusivement le manque de moyens ou deffectifs.
Vous faites de lauto-critique, là !
Jai exercé dans lenseignement durant 25 ans. Mais jappartiens à une génération qui a exercé dans une école engagée de gauche. Aujourdhui, une écrasante majorité de nos instits nont pas choisi leur voie. La plupart, je lai constaté, obtient une licence, chôme cinq ans, accède à lécole des enseignants en y mettant largent quil faut pour être affecté dans un coin perdu et être payé des clopinettes. Que peut-on attendre dun instituteur comme ça ?
Vous déclarez que votre journal nest pas partisan mais engagé. Avec un tour de table majoritairement ittihadi, qui pensez convaincre de votre indépendance ?
Sept ou huit personnes parmi nos actionnaires appartiennent effectivement à lUSFP mais nont pas, à lexception de Hassan Tarik, de réelles responsabilités au sein du parti. Ceci dit, jai été honoré que des citoyens progressistes participent à ce journal. Je reste ittihadi dans lâme.
Vous navez jamais quitté lUSFP, en fait ?
Exact. Je nai plus la carte dadhérent depuis plus de 18 ans mais jai une grande affection pour lhistoire de ce parti. Jai donné 20 ans de ma vie au parti sans rien attendre en retour.
Vous déclarez ne pas digérer votre sortie dAl Ahdath Al Maghribia. Sawt Ennass, cest votre revanche ?
Jai fait un choix difficile, celui dun journal sérieux qui veut simposer sans populisme ni sensationnalisme. Je me suis dit que je nai pas besoin de Mina Lqalb Ila Lqalb pour réussir.
Vous considérez le courrier du cur (que vous avez créé à Al Ahdath) comme du populisme, maintenant ?
Jamais, mais jai choisi une autre voie.
Que titrerez-vous lorsque le PJD remportera les élections ?
Catastrophe nationale. Je ne fais pas confiance à ces gens. Le rêve des jeunes filles aujourdhui cest de se marier et de rester à la maison. Cest le résultat du discours de ces gens. Ils constituent un danger pour la culture, léconomie et les libertés. La seule manière de les contrer, cest une coalition qui rassemble tous ceux qui sont pour la situation actuelle, une laïcité non déclarée. Jy mettrai tout le monde. Des mouvements populaires, sauf Archane, aux gauchistes dAnnahj. Sinon, on est foutus.
Si les islamistes triomphent aujourdhui, cest parce vous avez failli hier ?
Bien sûr ! En 1974, après mes détentions, jétais adulé à Taza parce que jappartenais à lUSFP. Après les élections, le parti a remporté les sièges de la ville. Malheureusement, les élus ont trahi et le peuple les a bannis. Nous avons déçu le peuple, nous en payons le prix. |
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