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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
Patrimoine royal. Majidi lingénieux
Léquipe de Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi et gérant de son patrimoine, a réussi un très beau coup dans laffaire de la Compagnie chérifienne de textile (CCT), une société contrôlée par la holding royale Siger/Ergis. La Cour suprême vient en effet de casser les jugements dindemnisation des employés licenciés par la société, arguant du fait quil sagit de licenciements économiques, légalement autorisés (contrairement aux licenciements abusifs) si lentreprise connaît des difficultés financières, ce qui était le cas de la CCT. Alors que des sources proches de la société soutiennent que lautorisation du |
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| gouverneur de Safi, ville où se trouve lusine, ne porterait que sur une fermeture partielle, la CCT a bel et bien fermé boutique en transférant son actif à CCT Plast, une nouvelle entité créée spécialement à cet effet et qui sactive désormais dans la branche du plastique. Mieux encore, au moment du transfert, deux villas du patrimoine de la CCT (sises boulevard du 2 mars et quartier Anfa à Casablanca), ont été cédées à une nouvelle société immobilière dont le gérant unique nest autre que Mohammed VI. De cette manière, léquipe Majidi fait dune pierre deux coups : elle se débarrasse du passif sans gonfler la facture sociale et entame une nouvelle activité en récupérant lactif opérationnel. Bravo messieurs ! |
Accord de pêche. LUE piégée
En février dernier, le Parlement européen a soumis à une commission juridique laccord de pêche signé avec le Maroc, pour statuer sur sa conformité avec le droit international. Celle-ci doit se prononcer sur la légalité de pêcher dans les eaux du Sahara Occidental actuellement sous juridiction marocaine. À linstar des précédents qui bénéficiaient surtout à la flotte espagnole, laccord signé fin 2005 autorise la flotte européenne à opérer au sud de Tarfaya et ne fait pas lobjet de réserves diplomatiques sur lexploitation des ressources de la zone sud du Maroc. Voilà qui laisse présager un changement de cap de lEurope des 25 sur le dossier du Sahara. |
Sonasid. Les Français à la rescousse
Le 3 mars dernier, SNI (Société nationale dinvestissement) et la Française Arcelor, société spécialisée dans la sidérurgie, ont conclu un accord pour une prise de participation dans le capital de la Sonasid, la plus grande aciérie du pays. Cet accord arrive à point nommé. Depuis la conclusion de laccord de libre-échange entre le Maroc et lEgypte, la Sonasid cherchait le moyen de faire face à une offensive potentielle des aciéries égyptiennes. LEgypte, leader régional du secteur, dispose datouts, notamment le faible coût de lénergie, qui la mettent en position de force à lexport. Aussi le partenariat avec Arcelor permet-il à la Sonasid de sécuriser une bonne partie de son marché et promet un plan de développement qui la mettra à labri de la concurrence régionale. |
ONA. La guerre des anchois
Monégasque Maroc, filiale de lONA et de Monégasque France, leader mondial de la conserve des anchois, est accusée par Saïd Akachour, gérant de la société Ipromer, de le pousser à la faillite. Suite à un accord conclu en 1990 entre ce dernier et Monégasque Maroc, la filiale de lONA lui a cédé Ipromer avec la promesse dapurer la dette de la société vis-à-vis du fisc et de la CNSS. En contrepartie, Akachour sengageait à solder celle contractée auprès de la BNDE. Selon Akachour, la filiale de lONA na pas tenu sa promesse. Contraint de régler le fisc, le gérant dIpromer na pu sacquitter de la créance de la banque. Celle-ci la attaqué en justice et a gagné. Akachour vient dadresser une lettre aux dirigeants de Monégasque pour quils tiennent leurs engagements. En cas de refus, Ipromer déposera le bilan et la BNDE perdra sa créance. |
Banques/PME. Le feu vert de Jouahri
Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, a donné son accord de principe à la campagne de sensibilisation, prévue pour fin mars, pour lapplication de la convention de financement signée entre les banques et la fédération de la PME. Toutefois, selon des sources non autorisées, il en aurait sollicité le report à la rentrée prochaine (septembre ou octobre 2006). Les mêmes sources affirment que si report il y a, les banques et surtout les PME, accuseront un retard sur le dossier de la mise à niveau. La forte implication de Jouahri dans laboutissement de laccord fait que personne nose aborder le sujet. La reconnaissance quon lui témoigne prime sur les remontrances, ironise une source ministérielle. |
Agriculture. La Sodea dans le flou
Sodea, une société agricole appartenant à lEtat, nest pas encore fixée sur son sort. Après le transfert de ses terres au secteur privé, celle-ci sattend à une dissolution pure et simple. Des sources proches du dossier soutiennent que La Sodea est dans le flou total et affirment quaucune décision dans ce sens na été prise. Notons quun plan social a été mis en place pour dégraisser. Ainsi, 3500 personnes ont bénéficié du plan de départ volontaire. Alors quune centaine demployés demeurent en poste pour gérer lopération de transfert des terres au privé. Dans peu de temps, la société naura plus quune existence juridique, en attendant que le ministère de tutelle tranche sur son sort. |
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Billet. Banque islamique
Un grand groupe du Golfe ambitionne de créer une banque islamique au Maroc en 2008. Il doit auparavant entamer les démarches nécessaires auprès de Bank Al Maghrib pour obtenir lagrément bancaire. Question : quelles sont ses chances de lobtenir ? Tout observateur du secteur bancaire et de la vie politique du pays comprendra que fonder une banque islamique au Maroc nest pas une mince affaire. Les expériences antérieures démontrent le refus des autorités de cautionner leur mode de financement. La politique y était pour beaucoup : la mouvance islamiste nétait pas autorisée et tout ce qui pouvait augmenter sa popularité, comme le financement made in islam, était exclu. Aujourdhui, des analystes financiers estiment que nous ne sommes plus dans le même contexte. En politique, le parti islamiste est autorisé. Pourquoi pas les produits islamiques ?, rappellent-ils. Dautant que, pour attirer les pétrodollars du Golfe, il ne faut plus parler de taux dintérêt, mais de financement participatif. LEtat, pris par la frénésie de linvestissement étranger, souvre donc à toutes les tendances, mêmes à celles quil refusait par le passé. La banque islamiste a donc de fortes chances dobtenir gain de cause, au grand dam des banquiers marocains qui nont pas su vraiment séduire la clientèle barbue et voilée. |
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OFF.
Les sociétés de Hassan Chami, président de la Confédération patronale, subissent actuellement un contrôle fiscal de grande envergure. Le fisc sintéresserait même à des entreprises où sa participation est minoritaire. Cet intérêt subit pour le patrimoine du patron des patrons est-il dû à ses positions sur la gouvernance de la nouvelle ère ? En tout cas, nombre de ses pairs le pensent. |
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OFF.
Si les lignes de crédit accordées par lUnion européenne ne sont pas exploitées rapidement, nous les récupérerons, tel est le message de la représentation diplomatique de la Commission européenne au Maroc. Cette attitude résulte du retard quaccuse le Maroc sur le dossier de la mise à niveau dont une partie du financement est débloquée par lUE (Foman et autres fonds de garantie). |
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