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N° 217
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

La semaine Économie

Azeddine Lakhouaja (DR)

Justice. Lakhouaja attaque des magistrats

Le feuilleton des déboires de Azeddine Lakhouaja, promoteur de l’Hôtel Palais des Roses International (PRI) d’Agadir, se poursuit. De derrière les barreaux de la prison d’Inzegane, ce dernier attaque la décision de son incarcération devant la cour d’appel d’Agadir. Lors de l’audience du lundi 13 mars, la défense de Lakhouaja a demandé au tribunal de citer à comparaître les auteurs de cette décision, à savoir le président de la cour d’appel d’Agadir et le président de la chambre d’accusation. La défense du plaignant reproche en effet au président de la cour d’appel d’avoir “volontairement omis d’envoyer le dossier de Lakhouaja à la
cour suprême en même temps que le pourvoi en cassation”. La défense demande également au président de la chambre d’accusation de révéler les motivations qui ont présidé à l’arrestation de Lakhouaja. Pour rappel, le promoteur a été mis derrière les barreaux sous prétexte qu’il dispose d’un compte personnel où il aurait placé 12 millions de dirhams qui auraient dû, en principe, être versés sur le compte de l’hôtel. Sa défense soutient que ce compte personnel est imaginaire et “l’accusation n’a pas de preuve d’où l’arbitraire de l’incarcération”. Lakhouaja, lui, soutient que son arrestation “est un moyen de faire pression pour l’amener à vendre ses parts de l’hôtel à un prix bradé”. Des sources bien informées affirment l’existence de négociations entre Dallah Al Baraka, associé de Lakhouaja dans l’hôtel PRI, et un groupe hôtelier européen. Une entente aurait même été trouvée, mais Lakhouaja refuse de suivre.


Textile. Fourtou rencontre Tazi

Selon des sources diplomatiques, Fathallah Sijilmassi, ambassadeur du Maroc en France, organise, lundi 20 mars à Paris, une réunion à laquelle assisteront Karim Tazi, président de l’Amith (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement) et Jean-René Fourtou, président de Vivendi. Les deux hommes, qui ne sont pas à leur première entrevue, débattront, selon nos sources, sur les possibilités de développement du secteur du textile. Rappelons qu’à la suite de la visite au Maroc de Dominique de Villepin, premier ministre français, Fourtou a été désigné membre du groupe d’impulsion pour le secteur du textile. Il en est le parrain et son carnet d’adresses peut lui ouvrir bien des portes, surtout celles des grandes centrales d’achat et de partenaires dans le domaine de la sous-traitance.


Autoroutes. Le Koweït finance Marrakech-Agadir

Banco pour l’autoroute reliant Marrakech à Agadir. Fathallah Oualalou et Karim Ghallab, respectivement ministres des Finances et de l’Equipement, ont procédé, mardi 13 mars, à la signature d’une convention avec le Fonds Arabe pour le développement économique et social, portant sur l’octroi d’un prêt de 29 millions de dinars koweïtiens (900 millions de dirhams) pour la réalisation de l’autoroute Marrakech-Agadir. Les travaux de ce projet de 230 km ont déjà démarré le 3 janvier 2006 et s’étaleront jusqu’en 2009. Le coût global de l’opération est estimé à 7 milliards de dirhams. La Banque européenne de développement participe également à une partie du financement à raison de 960 millions de dirhams. D’autres institutionnels, notamment le fonds Hassan II, contribuent à ce projet.


AMO. Jettou n’en peut plus

La réunion des professionnels de la santé et des représentants de l’Agence de régulation de l’AMO (Assurance maladie obligatoire), tenue la semaine dernière à la primature, n’a pas fourni d’issue au bras de fer sur les tarifs de base servant aux remboursements des frais des soins. Des sources proches de la primature affirment que Driss Jettou a quitté la réunion “exténué et consterné”. Le premier ministre a demandé à ce que les négociations restent ouvertes jusqu’à son retour de sa tournée mondiale. D’autres sources proches de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) sont optimistes quant à l’aboutissement des négociations. “Tant que les discussions ne sont pas interrompues, il y a de fortes chances que les professionnels de la santé arrivent à un accord avec l’agence de régulation de l’AMO”, affirment-elles.


Finances. La CDG fait peur

Les banquiers sont dans le flou total quant au positionnement stratégique de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Ils se demandent, surtout, “jusqu’où ira le Mammouth”. Des sources proches du GPBM (Groupement professionnel des banques marocaines), attribuent à certains présidents de banque, l’intention de solliciter “un éclaircissement sur la stratégie de la CDG”ce qui est tout à fait logique dans la mesure où l’insatiabilité de la Caisse fait peur au secteur. Mustapha Bakkouri, patron de la CDG, en a surpris plus d’un en affichant sa volonté d’investir le secteur financier dans tous ses segments, de l’assurance à la banque. Une stratégie qui a été appliquée à la Caisse lui donnant rapidement l’allure d’un géant financier.


Mise à niveau. L’agence de la PME voit grand

En juin prochain, la ligne de financement, gérée par l’Agence nationale de la PME (ANPME) et dédiée à l’assistance technique des entreprises, sera épuisée. Latifa Echihabi, la directrice, envisage de demander une rallonge. Notons que l’agence ne dispose que de 10% du fonds Foman financé conjointement par l’Etat marocain et l’Union européenne. Vu la forte demande, ce pourcentage s’avère insuffisant d’autant que l’objectif est d’aider les PME désireuses d’effectuer un audit managérial et technique. Latifa Echihabi précise, “l’évaluation des besoins futurs de l’agence sera effectuée en fonction des demandes que nous recevons des entre- prises”. Et ce d’autant plus que l’agence cherche, par un travail de terrain, à attirer le plus d’entreprises possible.



Billet. Diplomatie en hibernation

Khalid Tritki

Avons-nous la diplomatie économique que nous méritons ? Certainement pas. La dynamique que vit le Maroc et qui se traduit, d’une part, par des stratégies internes destinées à des développements sectoriels, et d’autre part, par la signature des accords de libre-échange, n’est pas suffisamment répercutée au niveau international. Nos diplomates, dans leur majorité concentrés sur les questions politiques (et encore), n’arrivent pas à vendre l’entreprise Maroc. Normal, ce ne sont pas des commerciaux, ni de formation ni de carrière. Nos espions de la DGED non plus. Ils sillonnent le monde sans être capables d’informer sur les opportunités à prendre, les plans secrets de positionnements régionaux et encore moins sur les entreprises cherchant des “paradis” capitalistiques. De bons espions et de bonnes représentations diplomatiques auraient pu nous éviter de tomber dans le piège de l’affaire Ennajat, qui, à elle seule, a causé bien des dégâts au régime. De même, avec des diplomates dynamiques, le Maroc aurait certainement été l’hôte de la méga conférence sur le développement des PME qui se tiendra en avril au Brésil. Alors qu’elle est organisée par des instances qui ont pignon sur rue (OCDE, Banque mondiale, etc.), aucun diplomate n’a fait l’effort de leur dire que nous sommes là, que nous existons et que nous avons des ambitions. En attendant que notre diplomatie soit dépoussiérée, que chacun compte sur lui-même.




OFF.

Majid Joundi, président de l’Union régionale de la CGEM d’Agadir, fait campagne pour les présidentielles de la confédération patronale qui se tiendront en juin prochain. Selon des sources proches du patronat, sa candidature n’est pas encore officielle, mais est jugée sérieuse “même si l’homme n’a pas une grande notoriété” ce qui explique l’hésitation à le soutenir de certaines fédérations, notamment celle des nouvelles technologies de l’information.



OFF.

Khalid Oudghiri, PDG d’Attijariwafa bank, fait de la prospection à Rabat. Objectif : trouver des opportunités d’investissement dans la capitale. A cet effet, le patron de la banque a déjeuné la semaine dernière avec le wali et avec le maire. La banque participe déjà au financement de la nouvelle décharge publique et du programme Diar Al Mansour pour le relogement des habitants des bidonvilles de Témara.

 
 
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