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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
Justice. Lakhouaja attaque des magistrats
Le feuilleton des déboires de Azeddine Lakhouaja, promoteur de lHôtel Palais des Roses International (PRI) dAgadir, se poursuit. De derrière les barreaux de la prison dInzegane, ce dernier attaque la décision de son incarcération devant la cour dappel dAgadir. Lors de laudience du lundi 13 mars, la défense de Lakhouaja a demandé au tribunal de citer à comparaître les auteurs de cette décision, à savoir le président de la cour dappel dAgadir et le président de la chambre daccusation. La défense du plaignant reproche en effet au président de la cour dappel davoir volontairement omis denvoyer le dossier de Lakhouaja à la |
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| cour suprême en même temps que le pourvoi en cassation. La défense demande également au président de la chambre daccusation de révéler les motivations qui ont présidé à larrestation de Lakhouaja. Pour rappel, le promoteur a été mis derrière les barreaux sous prétexte quil dispose dun compte personnel où il aurait placé 12 millions de dirhams qui auraient dû, en principe, être versés sur le compte de lhôtel. Sa défense soutient que ce compte personnel est imaginaire et laccusation na pas de preuve doù larbitraire de lincarcération. Lakhouaja, lui, soutient que son arrestation est un moyen de faire pression pour lamener à vendre ses parts de lhôtel à un prix bradé. Des sources bien informées affirment lexistence de négociations entre Dallah Al Baraka, associé de Lakhouaja dans lhôtel PRI, et un groupe hôtelier européen. Une entente aurait même été trouvée, mais Lakhouaja refuse de suivre. |
Textile. Fourtou rencontre Tazi
Selon des sources diplomatiques, Fathallah Sijilmassi, ambassadeur du Maroc en France, organise, lundi 20 mars à Paris, une réunion à laquelle assisteront Karim Tazi, président de lAmith (Association marocaine des industries du textile et de lhabillement) et Jean-René Fourtou, président de Vivendi. Les deux hommes, qui ne sont pas à leur première entrevue, débattront, selon nos sources, sur les possibilités de développement du secteur du textile. Rappelons quà la suite de la visite au Maroc de Dominique de Villepin, premier ministre français, Fourtou a été désigné membre du groupe dimpulsion pour le secteur du textile. Il en est le parrain et son carnet dadresses peut lui ouvrir bien des portes, surtout celles des grandes centrales dachat et de partenaires dans le domaine de la sous-traitance. |
Autoroutes. Le Koweït finance Marrakech-Agadir
Banco pour lautoroute reliant Marrakech à Agadir. Fathallah Oualalou et Karim Ghallab, respectivement ministres des Finances et de lEquipement, ont procédé, mardi 13 mars, à la signature dune convention avec le Fonds Arabe pour le développement économique et social, portant sur loctroi dun prêt de 29 millions de dinars koweïtiens (900 millions de dirhams) pour la réalisation de lautoroute Marrakech-Agadir. Les travaux de ce projet de 230 km ont déjà démarré le 3 janvier 2006 et sétaleront jusquen 2009. Le coût global de lopération est estimé à 7 milliards de dirhams. La Banque européenne de développement participe également à une partie du financement à raison de 960 millions de dirhams. Dautres institutionnels, notamment le fonds Hassan II, contribuent à ce projet. |
AMO. Jettou nen peut plus
La réunion des professionnels de la santé et des représentants de lAgence de régulation de lAMO (Assurance maladie obligatoire), tenue la semaine dernière à la primature, na pas fourni dissue au bras de fer sur les tarifs de base servant aux remboursements des frais des soins. Des sources proches de la primature affirment que Driss Jettou a quitté la réunion exténué et consterné. Le premier ministre a demandé à ce que les négociations restent ouvertes jusquà son retour de sa tournée mondiale. Dautres sources proches de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) sont optimistes quant à laboutissement des négociations. Tant que les discussions ne sont pas interrompues, il y a de fortes chances que les professionnels de la santé arrivent à un accord avec lagence de régulation de lAMO, affirment-elles. |
Finances. La CDG fait peur
Les banquiers sont dans le flou total quant au positionnement stratégique de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Ils se demandent, surtout, jusquoù ira le Mammouth. Des sources proches du GPBM (Groupement professionnel des banques marocaines), attribuent à certains présidents de banque, lintention de solliciter un éclaircissement sur la stratégie de la CDGce qui est tout à fait logique dans la mesure où linsatiabilité de la Caisse fait peur au secteur. Mustapha Bakkouri, patron de la CDG, en a surpris plus dun en affichant sa volonté dinvestir le secteur financier dans tous ses segments, de lassurance à la banque. Une stratégie qui a été appliquée à la Caisse lui donnant rapidement lallure dun géant financier. |
Mise à niveau. Lagence de la PME voit grand
En juin prochain, la ligne de financement, gérée par lAgence nationale de la PME (ANPME) et dédiée à lassistance technique des entreprises, sera épuisée. Latifa Echihabi, la directrice, envisage de demander une rallonge. Notons que lagence ne dispose que de 10% du fonds Foman financé conjointement par lEtat marocain et lUnion européenne. Vu la forte demande, ce pourcentage savère insuffisant dautant que lobjectif est daider les PME désireuses deffectuer un audit managérial et technique. Latifa Echihabi précise, lévaluation des besoins futurs de lagence sera effectuée en fonction des demandes que nous recevons des entre- prises. Et ce dautant plus que lagence cherche, par un travail de terrain, à attirer le plus dentreprises possible. |
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Billet. Diplomatie en hibernation
Avons-nous la diplomatie économique que nous méritons ? Certainement pas. La dynamique que vit le Maroc et qui se traduit, dune part, par des stratégies internes destinées à des développements sectoriels, et dautre part, par la signature des accords de libre-échange, nest pas suffisamment répercutée au niveau international. Nos diplomates, dans leur majorité concentrés sur les questions politiques (et encore), narrivent pas à vendre lentreprise Maroc. Normal, ce ne sont pas des commerciaux, ni de formation ni de carrière. Nos espions de la DGED non plus. Ils sillonnent le monde sans être capables dinformer sur les opportunités à prendre, les plans secrets de positionnements régionaux et encore moins sur les entreprises cherchant des paradis capitalistiques. De bons espions et de bonnes représentations diplomatiques auraient pu nous éviter de tomber dans le piège de laffaire Ennajat, qui, à elle seule, a causé bien des dégâts au régime. De même, avec des diplomates dynamiques, le Maroc aurait certainement été lhôte de la méga conférence sur le développement des PME qui se tiendra en avril au Brésil. Alors quelle est organisée par des instances qui ont pignon sur rue (OCDE, Banque mondiale, etc.), aucun diplomate na fait leffort de leur dire que nous sommes là, que nous existons et que nous avons des ambitions. En attendant que notre diplomatie soit dépoussiérée, que chacun compte sur lui-même. |
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OFF.
Majid Joundi, président de lUnion régionale de la CGEM dAgadir, fait campagne pour les présidentielles de la confédération patronale qui se tiendront en juin prochain. Selon des sources proches du patronat, sa candidature nest pas encore officielle, mais est jugée sérieuse même si lhomme na pas une grande notoriété ce qui explique lhésitation à le soutenir de certaines fédérations, notamment celle des nouvelles technologies de linformation. |
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OFF.
Khalid Oudghiri, PDG dAttijariwafa bank, fait de la prospection à Rabat. Objectif : trouver des opportunités dinvestissement dans la capitale. A cet effet, le patron de la banque a déjeuné la semaine dernière avec le wali et avec le maire. La banque participe déjà au financement de la nouvelle décharge publique et du programme Diar Al Mansour pour le relogement des habitants des bidonvilles de Témara. |
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