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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
Rencontre. Le plan Emergence passé à la loupe
Le groupe dimpulsion économique franco-marocain a tenu sa séance plénière, lundi 20 mars au siège de Vivendi Universal (VU) à Paris, sous la co-présidence de Mustapha Bakouri, patron de la CDG, et Jean-René Fourtou, PDG de VU. Au menu : la présentation et lanalyse des opportunités offertes par le plan Emergence et les stratégies sectorielles, notamment celles du tourisme et du textile. Plusieurs patrons marocains ont fait le déplacement pour convaincre les grands groupes français du dynamisme que connaît le Maroc, précise lun des participants. Le point fort de cette rencontre est quelle ne sest pas |
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| limitée à énumérer les points forts du Maroc. Preuve en sont les critiques que le groupe dimpulsion a formulées au sujet de la partie agro-alimentaire du plan Emergence. Les arbitrages sur la question du foncier agricole et lexploitation de leau tardent à voir le jour, réduisant, de fait, la visibilité du secteur, déplore le groupe dimpulsion. En effet, si au niveau de loffshoring, la machine semble huilée avec des intentions dinvestissement, comme celle formulée par le groupe français Cap Gemini, le segment agro-alimentaire tâtonne encore. Certes, il y a des groupes étrangers et marocains qui sactivent dans lagro, mais la cadence reste faible par rapport au potentiel. Lagro-alimentaire est, sans doute, le maillon faible de la chaîne, confirme un spécialiste de la question. Voilà de quoi donner à réfléchir au ministre de lAgriculture et de la Pêche maritime, Mohand Laenser. |
Immobilier Les CRI. Cherchent à faire recette
Depuis leur création, les Centres régionaux dinvestissement (CRI) narrivent pas encore à générer de recettes. Leur statut de Segma (service dEtat géré de manière autonome), les oblige, à partir de la troisième année dexistence, à couvrir une partie de leurs dépenses par des recettes propres. Si cette obligation nest pas remplie, la Cour des comptes pourrait sen mêler pour non-conformité avec les statuts. Le CRI de Casablanca vient de trouver le filon. Il a mis en place un partenariat avec le groupe Archimedia, un éditeur de publications spécialisé dans le bâtiment, pour lorganisation dun salon de limmobilier dentreprise. Le premier sest tenu, avec succès, mercredi dernier à Casablanca. À cela sajoute la création dun site Web : www.immo-pro.ma qui sera un catalyseur doffres et de demandes sur les locaux à usage professionnel. |
Stratégie. Un manifeste pour la PME
La Fédération de la PME prépare un manifeste qui sera présenté à tous les partis politiques. Objectif : les sensibiliser pour quils mettent la PME parmi leurs priorités stratégiques au moment de la campagne électorale. Hammad Kessal, président de la fédération, confirme lexistence de ce manifeste et ajoute quil sopposera à tout parti politique dont le programme électoral ne présente pas de solutions pour le développement de la PME. Kessal fait actuellement le tour des grands groupes pour leur présenter sa stratégie qui repose, entre autres, sur des services de proximité, notamment le conseil juridique, social et comptable. Certains grands patrons ont déjà adhéré à ce plan daction puisque, à linstar de Noureddine Omary de la BCP, ils figurent parmi les membres dhonneur de la FPME. |
Services. Un baromètre pour loffshoring
Plus de 250 entreprises internationales recevront, avant la fin de ce mois, un questionnaire pour mesurer lattractivité du Maroc. Il sagit de sonder les donneurs dordre potentiels sur léventualité dune délocalisation ou dexternalisation dun service vers le Maroc. Linitiative pilotée par les CRI de Casablanca et de Rabat, vise à ajuster la cadence des investissements dans les zones daccueil (comme Casa Shore) à la demande mondiale. Il ne faut pas faire plus quil nen faut, ni moins par rapport à la demande, confie un proche du dossier. Les résultats du baromètre seront officialisés lors de la prochaine édition du Sicam (Salon international des centres dappels du Maroc) prévue pour le 18 mai prochain. |
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Billet. Jeunes, rêve et fatalité
De jeunes chômeurs rêvent leur devenir au coin dune rue casablancaise. Lidéal, pour eux, cest de sinstaller à son propre compte. Les idées dentreprenariat, de la sérieuse à la plus fantaisiste, ne leur manquent pas. Le financement, si. Jamais on naura largent pour monter nos affaires, tranchent-ils. Pour eux, cest une fatalité, quelque chose de presque divin qui réserve largent à autrui. Cette conviction, profondément gravée dans leurs têtes, les paralyse. De leur propre aveu, ils reconnaissent quils nont jamais frappé à la porte dun banquier, ni dun business angel. Ils admettent également quils nont jamais parlé de leurs projets à quelquun dautre en dehors de leur cercle. Ils attendent que le ciel leur envoie un signe, un miracle. Or, la plupart du temps, des averses sabattent sur eux et les ramènent à la dure réalité. Entre-temps, ils continuent à rêver entreprise, argent, voitures et femmes. Mais dans le fond, ils ny croient pas, parce quil ny a jamais eu quelquun dofficiel (de préférence) pour leur demander de coucher leurs idées sur du papier et les encourager à prendre leur bâton de pèlerin pour convaincre les financiers. Ils ny croient pas parce que personne ne veut les écouter, ne veut tester la faisabilité de leur rêve, ne veut, tout bêtement, maintenir cette flamme despoir en eux. De cela, ils sont convaincus et il est difficile de leur prouver le contraire. |
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OFF.
Saâd Kettani, monsieur Mondial 2010, semble avoir trouvé son créneau. Des sources non autorisées lui attribuent lintention dinvestir dans une grande unité agro-alimentaire. Kettani a effectivement approché le ministère de lIndustrie et du Commerce pour présenter un projet dinvestissement assez ambitieux. Lannonce du détail de ce projet est prévue pour le salon de lagro-alimentaire qui se tiendra en avril à Meknès. |
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OFF.
Correo Electronico, une société espagnole spécialisée dans la fabrication de câbles pour les machines à laver, cherche désespérément plus de 4000 m2 pour réaliser lextension de son usine à Aïn Sebaâ à Casablanca. Lunité de production est installée sur plus de 3000 m2, mais sa croissance, fulgurante depuis deux ans, a convaincu linvestisseur espagnol de faire plus. La volonté dinvestir est donc là mais le terrain fait défaut. |
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