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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
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Inauguration de la marina
de Casablanca (AFP)
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Investissement. Le jackpot émirati
Cest le plus gros investissement jamais réalisé au Maroc. Les groupes émiratis Dubai Holdings et Emaar ont signé 8 conventions avec lEtat pour un montant de 9 milliards de dollars, soit 90 milliards de dirhams. À titre de comparaison, cet investissement représente plus de la moitié du Budget général de lEtat, de loin supérieur à toutes les opérations de privatisation réalisées. Les Emiratis réaliseront avec la CDG des projets structurants à Rabat, Marrakech, Casablanca et Tanger. À elle seule, Rabat se réserve la part du lion avec 5,1 milliards de dollars destinés aux projets de Bouregreg et de la Corniche. Dans les autres villes, les |
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| Emiratis ont des projets touristiques et immobiliers, dont la marina de Casablanca et la station de lOukaïmeden. Et ce nest pas tout, ils promettent encore plus de fonds. Les responsables de Dubai Holdings annoncent ainsi un programme dinvestissement de 12 milliards de dollars (léquivalent du tiers du produit intérieur brut national), dont 3 milliards sont effectivement engagés dans les projets de Bouregreg et du Dubai-Casa Tower. De plus, ils viseront prochainement dautres secteurs tout aussi juteux: la banque et lindustrie. Des études de faisabilité sont en cours mais la nature des projets nest toujours pas dévoilée, probablement pour mieux négocier une ouverture des marchés des produits de grande consommation où les barrières douanières sont toujours pénalisantes. |
Raffinage. La Samir en retard
Samir, lunique raffineur national, est contraint de revoir sa copie pour le financement de son projet dextension. La raison en est que les fournisseurs déquipement pour lhydrocracking ont augmenté leurs prix. En fait, les négociations avec les banques pour le financement de lextension du site de Mohammédia ont pris tellement de temps que les délais fixés avec les équipementiers ont expiré, nous explique une source bancaire.Conséquence: les équipementiers demandent une rallonge, surtout que la conjoncture internationale leur est favorable. Le raffinage a actuellement la cote et des pays comme la Mauritanie, lAlgérie, lEgypte et la Turquie, ont passé commande pour linstallation de raffineries. Les équipementiers se retrouvent ainsi avec des carnets de commandes pleins et des délais de livraison de plus en plus longs. |
Code du travail. Réforme en vue
Les rencontres entre la Confédération patronale et le ministère de lEmploi se poursuivent en vue daboutir à une réforme du Code de travail. Notons que la CGEM a saisi le ministère pour qu il surseoie à lapplication de larticle 304 du Code qui prévoit un médecin du travail à plein temps pour toute entreprise de plus de 50 salariés. Une condition impossible à remplir dans létat actuel du parc industriel marocain. La réforme promise par le gouvernement va dans le sens de la mutualisation : un médecin de travail pour un groupe dentreprises. Les retouches nécessaires seront probablement faites lors de la prochaine cession parlementaire. |
Impôt. LOdep trinque
La cadence des redressements fiscaux passe à la vitesse supérieure. Les équipes de contrôleurs de Noureddine Bensouda, directeur général des impôts directs, sintéressent aux offices publics sur la question du provisionnement. LOffice de lexploitation des ports est le premier à en faire les frais. Le fisc lui réclame plus de 180 millions de dirhams provisionnés dans ses comptes en labsence, selon des sources proches de ladministration des impôts, de justificatifs légaux. Après lODEP, cest lONE qui sera sous la loupe fiscale. Les mêmes sources tablent sur un redressement spectaculaire. Rappelons que pour provisionner une créance douteuse, la loi exige lexistence de contentieux judiciaires : il faut attaquer le client indélicat devant les tribunaux avant de passer la créance dans la rubrique perte. |
Justice. Lakhouaja relaxé
Azeddine Lakhouaja, associé du groupe saoudien Dallah Al Baraka dans le capital de lhôtel Palais des Roses International (PRI), est sorti de prison lundi 27 mars. Il nest pas acquitté pour autant et est poursuivi par le parquet dAgadir pour détournement de fonds (12 millions de dirhams), quil aurait, selon laccusation, placés sur un compte personnel. Lors de laudience de lundi dernier, ses avocats, profitant de labsence de preuves, ont souligné que la somme en question a été versée aux fournisseurs de PRI parmi lesquels figurait lun des avocats actuels de Dallah Al Baraka. Une expertise pourrait être ordonnée pour faire une opération de rapprochement bancaire : vérifier les versements par chèques et les bénéficiaires du paiement. |
NTI. Arbitrage sur loffshoring
Lassociation des professionnels des technologies de linformation (Apebi) veut intégrer le projet de loffshoring dans son contrat-programme, toujours en négociation. À la sortie de son conseil dadministration, tenu la semaine dernière à Casablanca, le bureau de lassociation a manifesté le souhait de demander, sur cette question, larbitrage de Driss Jettou, premier ministre. Le programme offshoring fait partie de la stratégie Emergence concoctée par les services de Salaheddine Mezouar, ministre de lIndustrie et du commerce, sans la participation de lApebi. Cette dernière, se focalisant sur lattrait du projet, a déjà approché Talbi Alami, ministre délégué chargé des Affaires générales et de lEconomie, sans succès. Driss Jettou accèdera-t-il à la demande de lApebi ? Affaire à suivre. |
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Billet. Qui sauvera la PME ?
La PME représente 90% du tissu économique. Si cette réalité statistique signifie quelque chose, cest bien que tous les acteurs, politiques et économiques, doivent se démener pour favoriser lessor de la PME. Malheureusement, ce nest pas forcément ce qui se passe :
Acte I : Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al Maghrib, est sorti de ses gonds en apprenant que les banques et la Fédération de la PME narrivaient pas à sentendre sur lapplication de la convention de financement. Il a même menacé de prendre les choses en main. Pourquoi ? Il a certainement sa petite idée.
Acte II : Driss Jettou reconnaît, dans un courrier adressé à des experts américains, léchec des politiques gouvernementales et labsence de coordination sur le dossier du financement de la PME. Il demande carrément laide dune association de volontaires financiers de haut niveau, très actifs à Washington, pour évaluer la situation des PME marocaines. Quatre experts américains ont été dépêchés au Maroc à la suite de ce courrier. Un rapport sera adressé à la Primature où figureront des recommandations pour sortir la PME du tunnel. Et si les Américains recommandent douvrir le marché du financement à dautres intervenants bancaires, Driss Jettou sexécutera-t-il ? Pas sûr (lobbying oblige) mais il aura la possibilité de négocier un gentlemen agreement pour le secteur bancaire. Sil y arrive, Jouahri aura fait le nécessaire dans les coulisses. Voilà un tandem qui peut bousculer les choses et ce, loin de tout calcul politique. l |
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OFF.
Une société israélienne spécialisée dans le transfert dargent prospecte au Maroc. Elle cherche à grignoter sur le bastion bien gardé de Western Union, à savoir le transfert de cash de létranger vers le Maroc. Selon des sources proches du dossier, la société ambitionne également de récupérer une partie des transferts monétaires qui transitent par le circuit informel. |
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OFF.
LInspection générale des finances (IGF) serait, selon des sources non autorisées, sur le point de lancer un audit sur la réalisation du programme des départs volontaires définitifs (DVD). Mohamed Boussaïd, ministre de la Réforme des services publics, a déjà réalisé une étude sur les DVD qui naurait pas donné satisfaction. Doù la décision de faire intervenir lIGF. |
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