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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
Education. Les aberrations de Génie
Le projet Génie ne fait pas lunanimité. Il sagit dun plan dun milliard de dirhams fragmenté sur trois ans et destiné à équiper les établissements scolaires en matériel informatique et salles multimédias. Lappel doffres a été lancé début février avec un cahier des charges qui regorge daberrations. La première du genre est celle qui cite spécifiquement la marque Microsoft. Or, larticle 4 du décret réglementant la passation des marchés publics stipule que dans tous les cas, les spécifications techniques ne doivent pas mentionner de marque commerciale, appellation, brevet, conception, type, origine ou |
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| producteur particulier, à moins quil n y ait aucun autre moyen suffisamment précis et intelligible pour décrire les caractéristiques des travaux, services
. La dérogation à cette règle, à mettre au passif de la commission en charge du dossier auprès de la primature, démontre un choix délibéré de passer toute la partie logiciels au constructeur américain. Lanomalie ne sarrête pas là. Le cahier des0 charges prévoit plus de 8200 serveurs (30 à 40 000 dirhams lunité) multimédia, soit une machine par salle multimédia. Cela représente beaucoup dargent. La question qui se pose est de savoir si le ministère de lEducation nationale dispose dautant dingénieurs ou de techniciens capables dentretenir ces machines. Il aurait été plus judicieux de prévoir un serveur par région ou ville de manière à mieux gérer le parc tout en économisant sur la facture. Mais bon
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Sucre. La ristourne rétroactive ?
Le dossier de la ristourne accordée aux industries des sucreries et du chocolat fait des mécontents. Un accord signé en février accorde une ristourne sur le sucre à cette filière : une partie du coût du sucre utilisé pour la fabrication sera reversée par la Caisse de compensation. Bonne nouvelle ! Mais avant dappliquer cette mesure à partir du 1er mars 2006, les industriels doivent achever les remboursements dus à la Caisse de compensation au titre de 2005 et de janvier et février 2006, dans le cadre de la précédente législation : Pour chaque mois dexploitation, lindustriel doit verser, avec un décalage de deux mois, deux dirhams par kilo de sucre utilisé. Les remboursements pour janvier et février sont programmés pour mars et avril 2006. Pour sy soustraire , certains sucriers réclament désormais la rétroactivité de laccord au 1er janvier 2006. Ils nont réussi quà obtenir un niet clair de la part du secrétariat général du gouvernement. |
Assainissement. Les Emiratis visent Rédal
Des investisseurs émiratis (actionnaires de la société financière Somed) veulent investir le créneau de lassainissement et de la distribution deau et délectricité. Cest un secteur régi par la loi sur les concessions et les opportunités dinvestissement sont rares car dépendant des appels doffres lancés par lEtat. Pour détourner ce blocage, des Emiratis ont approché Rédal, le concessionnaire pour les villes de Rabat et Salé. Des pourparlers, jugés très avancés par nos sources, sont en cours pour une prise de participation au capital. Rédal nest pas libre de prendre une telle décision, il lui faut laval de lEtat. Mais la lune de miel que vivent autorités marocaines et investisseurs émiratis, ne laisse aucun doute sur la position de lEtat. |
Fiscalité. Séisme dans le logement social
Les contrôleurs fiscaux vérifient actuellement si les opérateurs du logement social respectent les clauses des conventions signées avec lEtat. Selon ces conventions, le promoteur sengage à réaliser 2500 logements sur cinq ans et bénéficie dune exonération totale des impôts et taxes. Certains opérateurs, qui nont pas pu respecter le délai de réalisation et donc de livraison de la totalité des logements, subissent actuellement un redressement brutal. Le fisc leur réclame de 50 à 100 millions de dirhams par entreprise, selon les programmes de construction. Or, des sources fiables soutiennent que les retards accusés par les programmes sont dûs généralement à des blocages au niveau des autorisations de construire ou au non-remboursement de la TVA. |
Meknès. Aourid défend lagro
Hassan Aourid, le wali de Méknès-Tafilalet, a lambition de faire de cette région un pôle de développement de lagro-alimentaire. Il mène une grande campagne de sensibilisation (de négociations également) pour fédérer opérateurs et autorités. Il propose, entre autres, (et cest le plus difficile) de libérer du foncier pour développer lindustrie agro-alimentaire en amont. Des sources fiables avancent même lidée de récupérer des terres agricoles, louées à des prix dérisoires pour une production moribonde. Le plan de Aourid coupe lherbe sous le pied de son voisin de Fès, Mohamed El Gharrabi, qui na pas fait montre du même volontarisme. Pourtant, les deux villes ont le même positionnement et sont rivales depuis toujours. |
Sodéa. Et de deux !
En mai prochain, une seconde grande opération de concession au secteur privé des terres agricoles appartenant à lEtat, sera lancée. Plus de 45 000 hectares seront transférés, en gestion, à des opérateurs (de préférence étrangers) pour une durée de 40 ans. Cette phase sera la dernière après celle de 2005 qui a touché plus de 44 000 hectares. Les secteurs agricoles concernés sont principalement les agrumes, loléiculture, la céréaliculture, les cultures maraîchères et lélevage. Avant juin prochain, date de la distribution des dossiers pour lappel doffres, le ministère de tutelle a programmé une tournée mondiale pour attirer les investisseurs étrangers. Seront visés en priorité les Européens. |
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Billet. Moulin à vent
Quand, cinq ans après le lancement dun projet, on se rend compte quil y a un maillon qui manque à la chaîne, cest que le projet lui-même a été mal conçu au départ. La vision 2010, concoctée pour le tourisme, manque de financement. De cela, tout le monde est convaincu. Les chiffres avancés donnent le tournis. Avec un coût moyen de 250 000 dirhams par chambre, le pari de laugmentation de la capacité dhébergement est estimé à plus de 20 milliards de dirhams. Doù les sortir ? Personne ne sait. Pourtant, le ministre, banquier de son état, savait que le secteur financier nétait pas prêt à mettre la main à la pâte. Il savait quà part lui à travers le fonds dinvestissement Risma, aucun autre financier nen a créé un pour le tourisme. Il savait enfin que les étrangers qui viennent construire nos hôtels puisent dans nos liquidités, pourtant refusées aux nôtres. Il savait tout cela mais il na pas réformé le texte sur les assurances ni pris, à partir de 2002, son bâton de pèlerin pour convaincre de la nécessité dun appui financier. Certains disent quil ny a pas pensé, dautres, plus proches de lui, saccrochent au manque de coordination au sein du gouvernement. Ils évoquent surtout la sourde oreille de Oualalou. Pour lobservateur averti ou lindividu lambda, la vision 2010 nest rien dautre quun moulin à vent dont le mouvement dépend de la situation climatique. La vision 2010 tournera si les vents sont favorables et constants. Chose que personne ne peut garantir. |
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OFF.
Une grande confédération patronale pour le secteur de lagriculture est en gestation. Selon des sources bien informées, composée dagriculteurs, de chambres et associations professionnelles, elle sera léquivalent de la CGEM et se proposera de défendre le secteur agricole lors des grands rendez-vous, comme les accords de libre-échange ou lors de chamboulements de la réglementation. La constitution officielle de cette confédération est prévue pour le 15 avril. |
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OFF.
Les promoteurs de la zone offshore de Dubaï Jbel Ali ont désigné le Marocain Mbirik Mouilid, lex-patron de Bimo, comme représentant de leurs intérêts au Maroc. Cette décision, qui donne une seconde chance au Marocain après sa traversée du désert, laisse deviner les ambitions des Emiratis spécialisés dans la gestion des zones industrielles dites intelligentes. |
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