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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
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Taoufiq Hjira. (AIC PRESS)
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Fiscalité immobilière. Hjira se démène
Les contrôles fiscaux qui sabattent actuellement sur les promoteurs du logement social, mettent Taoufiq Hjira, ministre de lHabitat, dans une situation délicate. Listiqlalien est, selon des sources ministérielles, obligé de trouver un compromis avec le ministère des Finances pour éviter que déventuels redressements fiscaux ne mettent à mal la capacité de production des opérateurs du logement social. Seule une poignée dopérateurs a été capable de livrer 61% des 113 200 logements construits en 2005, dans le cadre des conventions signées avec lEtat. Et pour maintenir cette cadence, il faut que Hjira se batte |
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| pour quils restent dans la course. Il est obligé de le faire même sil sait quils sont dans leur tort, confie une source gouvernementale. Des négociations ont effectivement été ouvertes sous lil approbateur du premier ministre. Mais la partie nest pas gagnée davance. Un éventuel compromis passerait par la mise en veilleuse de la loi régissant les conventions sur le logement social. Le fisc risque de ne pas céder , surtout que lenjeu se chiffre à plusieurs centaines de millions de dirhams de recettes pour le Trésor. Seule une décision politique pourra trancher sur cette question. Driss Jettou arrivera-t-il à faire fléchir son grand argentier ? Lavenir nous le dira. |
Mauritanie. Mezouar en prospect
Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de lIndustrie, est actuellement en visite en Mauritanie en compagnie dune délégation dhommes daffaires. Objectif : chercher des opportunités dinvestissement. Le pays nen manque pas. Selon des sources proches du ministre, les opérateurs marocains, notamment la BCP et lONA, sont très intéressés par des implantations locales. La BCP serait même très avancée dans les négociations pour louverture dune filiale. Quant à lONA, elle vise le secteur des mines et celui de la grande distribution. Les mêmes sources confient que Mezouar souhaiterait que la Samir, le raffineur national, prenne en charge la restructuration de lopérateur mauritanien. Le raffinage est un secteur davenir en Mauritanie surtout après la découverte de grands gisements pétroliers. Mezouar a ainsi fait le nécessaire, la balle est désormais dans le camp des opérateurs privés. |
Élections patronales. Benhamida candidat ?
Un groupe dhommes daffaires a adressé un communiqué de presse à LEconomiste soutenant la candidature de Bouchaïb Benhamida, lactuel président de la Fédération des BTP (bâtiment et travaux publics), à la présidence de la confédération patronale. Cette initiative émerge au moment où des rumeurs insistantes attribuant à Benhamida lintention de se présenter aux élections avec lappui moral de Hassan Chami, le président sortant de la CGEM, et le soutien politique du parti d Abderrahim Lahjouji et de ses alliés du PJD. Benhamida serait-il lhomme du PJD à la tête du patronat en prévision dune prise de pouvoir en 2007 ? Des proches du patron de la FBTP nient tout contact avec le parti de Othmani. Selon eux, la présidence de la CGEM na pas besoin de ce genre dappui. |
Banque. Le milliard dAttijariwafa
Khalid Oudghiri, président du conseil de surveillance dAttijariwafa bank, annonce la création dun fonds dun milliard de dirhams pour la création dentreprises. Plus de 3000 projets jeunes promoteurs seront financés à partir de juin 2006. Selon des sources bancaires, loffre de Oudghiri fait suite à des instructions émanant du Palais pour quune partie des fonds de la banque soit mise à la disposition des porteurs de projets. En sexécutant, Oudghiri réalise une première dans le secteur bancaire, une filière réputée très frileuse quand il sagit de financer les pauvres. Un observateur averti ajoute que si les autres banques ne suivent pas cette initiative, limpact sur leur image sera négatif car elles porteront à jamais létiquette de suceuses de richesses. |
Crédit Agricole. LEtat agit en actionnaire
Le Crédit Agricole se prépare à la signature dun contrat-programme avec lEtat portant sur la période 2005-2008. Au menu, un apport étatique dun milliard de dirhams en deux tranches. En contrepartie, la banque verte épongera la dette de 100 000 petits agriculteurs. De même, le management de la banque sengage à équilibrer les comptes en diminuant le poids des créances en souffrance dont le taux doit passer de 40 à moins de 25%. A noter quà côté de lEtat, la Caisse de dépôt et de gestion et la Mamda (assureur spécialisé, entre autres, dans le risque agricole) siègent dans le tour de table du Crédit Agricole avec, respectivement, 15 et 7% du capital. |
Confédération. Les agriculteurs sorganisent
Cest désormais officiel, la Confédération marocaine de lagriculture et du développement rural (COMADER) voit le jour samedi 15 avril à Rabat. Selon lun de ses membres, cela fait dix ans que ce projet traîne à cause des tiraillements que connaissent les filières du secteur agricole. Le mot est lâché, tiraillement. En effet, la mission de la Comader ne sera pas facile, surtout quelle sera appelée à gérer des intérêts opposés. À titre dexemple, au moment des négociations sur le volet agricole des accords de libre-échange, les producteurs de tomates, dont le but est daugmenter leur quota à lexport, seront en opposition avec les céréaliers qui militent pour une ouverture limitée des frontières. À noter enfin que la Finagri (Fédération de lindustrie agro-alimentaire) ne siège pas à la Comader, même si certains de ses membres y participent. |
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Billet. Jetons de présence
Vous connaissez ces honoraires versés aux membres du conseil dadministration dune entreprise chaque fois quils se réunissent en assemblée ordinaire ou extraordinaire : ces membres sont payés, grassement dans certains cas, pour siéger et prendre au sérieux les affaires de lentreprise. Voilà un usage dune longue tradition dans les milieux daffaires qui serait très utile dans le domaine politique. Imaginez des parlementaires rémunérés de la même manière, tentant non ? Que nos élus soient tranquilles, il ne sagirait pas dune baisse de salaire mais tout juste dune technique pour stimuler leur intérêt pour lhémicycle et donc pour les affaires de la nation. Leurs 35 000 DH seraient ainsi fragmentés en jetons repré- sentant le temps minimum de présence nécessaire pour bien exercer le métier de parlementaire... Certes, il faut dabord établir ce minimum requis, ce qui veut dire entamer des discussions interminables. Espérons juste que nos députés auront compris le message : la députation est une affaire de patriotisme et dhonneur : ceux qui brillent par leur absence nen ont tout simplement pas. Bonne session, Messieurs. |
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OFF.
Mehdi Qotbi prépare une rencontre dhommes daffaires à Milan pour la promotion de la stratégie Emergence. Cette campagne de charme, prévue pour mai prochain, est la deuxième du genre après celle de Paris. Elle regroupera tous les gros bonnets des milieux daffaires marocains et italiens dans le seul but de vendre le Maroc. |
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