Rapport. La Banque mondiale et nous
Interview. "Nous devons gagner le coeur des Sahraouis"
Parcours. Amaoui-non
Récit. Un Marocain à Cuba
Révélations. Ces croyants qui gouvernent l'Occident
3 ans après Saddam. Le casse-tête irakien
Tanger. La guerre du sable
Photos. Le Maroc à contre-jour
Portrait. La Raïssa du verbe
N° 221
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Karim Boukhari

La semaine Maroc

(AFP)

Elections 2007. Les partis (et l’Etat) font leurs calculs

Toute la classe politique s’agite autour du mode de scrutin. Entre ceux qui demandent le retour au mode uninominal et ceux qui soutiennent la liste, il y a encore ceux qui proposent carrément de mélanger les deux modes. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Dans l’uninominal, on vote pour une seule personne, selon la règle “un élu = une circonscription”. Dans le système de liste, les choses sont un peu plus compliquées : chaque parti présente une liste de candidats et tout se joue au niveau du nombre de voix obtenues. Par exemple : chaque “paquet” de 6.000 voix obtenues équivaut à un siège au Parlement, lequel siège revient
au premier nom qui figure sur la liste. Un autre paquet de voix donnera droit à un autre siège, qui sera remporté par le deuxième de la liste. Et ainsi de suite, en fonction du nombre de sièges réservé à la circonscription. Selon plusieurs sources, c’est l’uninominal qui semble séduire quelques partis comme l’UMP (haraka) et le RNI. Le ministère de l’Intérieur privilégierait aussi l’uninominal. “Ceux qui proposent ce mode de scrutin veulent encourager la corruption et la balkanisation du paysage politique”, tonne cet élu du PJD. Le PJD, comme l’ensemble de la gauche, est viscéralement opposé à l’uninominal. L’Istiqlal semble encore indécis… Reste à savoir, sur un autre plan, si le principe de la liste nationale sera retenu ou pas. Votée à part, cette liste, proposée par le PPS, devrait regrouper les femmes et les cadres des partis. Une sorte d’intelligentsia «pour redorer le blason du Parlement», selon la formule d’un politicien. Voilà où en est la marmite électorale au moment où le gouvernement pousse pour que le texte de la réforme, désormais au Parlement, soit fin prêt en mai prochain. Pas très réjouissant.


Corcas. Abdelaziz sénior vice-président

Le Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (ou CORCAS) a mis trois jours pour accoucher d’un règlement intérieur et d’un bureau élu de neuf vice-présidents. De nombreuses altercations ont émaillé et rythmé les travaux du conseil, surtout par rapport aux larges prérogatives du président (Khali Henna Ould Er Rachid). “Certains membres ont contesté cela et demandé à responsabiliser davantage les neuf vice-présidents élus, le président leur a répondu que cela revient à voter contre le dahir, témoigne un membre du conseil. L’élection des neuf vice-présidents a eu lieu dans le même cafouillage, certains “votants” rendant des fiches blanches. Parmi les neuf heureux élus, on note la présence de notables comme Hassan Derham, Brika Zerouali et, cerise sur le gâteau, Khalili Mohamed Salem Rguibi, qui n’est autre que le père de Mohamed Abdelaziz himself.


Salafistes. 20 % de grâces

Trente nouveaux détenus islamistes ont bénéficié de la grâce royale à l’occasion de la fête du Mouloud. Ils étaient tous condamnés dans le cadre des attentats de Casablanca à des peines variant entre 1 et 10 ans. Selon l’association Annassir pour le soutien des détenus islamistes, le groupe des graciés ne contient pas de noms connus. Ces personnes étaient incarcérées pour trois motifs: constitution d’une bande criminelle, rassemblement non autorisé et préparation d’un acte terroriste. A ce jour, 315 salafistes ont été graciés sur un total de 1500 effectivement jugés et condamnés dans le cadre des attentats, soit plus de 20 %. À rappeler que le ministère de la Justice avait estimé à 3000 le nombre d’islamistes arrêtés après les attentats.


Proche-Orient. Rencontre au sommet à Casablanca

Casablanca abritera, le 4 mai, une rencontre bilatérale entre les responsables israéliens et palestiniens. On ignore pour le moment si des responsables marocains seront également de la partie. L’annonce officielle de cette rencontre dans la capitale économique du pays s’est faite dans la foulée de la visite effectuée au Maroc par Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. Aucun responsable du Hamas, qui dirige le gouvernement palestinien, ne devrait prendre part à ladite rencontre qui aurait reçu, si l’on en croit des sources diplomatiques, l’appui de la France et des Etats-Unis.


Partis. Scission au CNI

Le Congrès national ittihadi (CNI) vient d’élire un nouveau secrétaire général, en la personne de Abdeslam Laâziz. Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque le S.G sortant, Abdelmajid Bouzoubaâ, et un groupe de cadres qui lui sont restés fidèles ont claqué la porte du parti pour protester contre “les irrégularités qui ont émaillé le dernier congrès du CNI”. Les amis de Bouzoubaâ considèrent la nouvelle direction du parti illégitime et envisagent de se réunir, dans quelques jours, pour décider de la suite des événements : une plainte en justice contre Amaoui et la nouvelle direction ou la création d’un nouveau parti qui s’appellerait… le CNI ? Car si le divorce entre les restants et les partants est consommé, chacun se proclame aujourd’hui “le seul et unique CNI” (lire aussi en p.20).


Verdict. Slimani attend...

Le procès de Abdelmoughit Slimani, ancien président de la Communauté urbaine de Casablanca, et de douze autres inculpés poursuivis dans le cadre de l’affaire du projet Ouled Ziane, a pris fin hier, vendredi, avec les dernières plaidoiries réservées à la défense. Le verdict du tribunal de la Cour d’appel, présidé par le juge Fares (qui s’était illustré dans les affaires liées au terrorisme), devrait être rendu incessamment. Dans sa plaidoirie, le ministère public n’aurait pas requis une sentence particulière, préférant s’en remettre au président. “Le tribunal n’a prouvé aucun détournement d’argent, tous les documents produits sont de simples photocopies”, nous a notamment déclaré un proche de Slimani. Rappelons que l’ancien président de la CUC a été inculpé en février 2004, suite à une plainte déposée par le Suisse Jean-Victor Lovat, quelques mois auparavant. Il a déjà passé 26 mois en prison, entre Salé et Casablanca, sans être jugé.



Billet. Taxi driver

Driss Ksikes

Appelons-le Aziz, pour qu’il n’ait pas à payer, en plus de ses taxes exorbitantes, une amende pour notoriété. Mon taxi driver préféré est un bac+4. Il aurait pu être diplômé chômeur. Il préfère faire son petit boulot et en vouloir secrètement à Hassan II d’avoir pourri l’enseignement. Il aurait pu aussi être enseignant. C’est ce qu’il a été autrefois. Mais son école envahie par les barbus, il s’est senti à l’étroit. Impossible de changer d’air. Il a préféré alors s’en aller, et à quatre roues pour ne pas trop traîner. Il aurait pu être un champion sportif. Il en a l’allure. Il a fait ses preuves. Mais son entraîneur était un pédophile. Il a eu la malencontreuse idée de le dénoncer. Il en a pris pour son grade. Et sa carrière ? Il l’a abandonnée aux vestiaires. Aujourd’hui, sur son siège de chauffeur de taxi, il porte toujours des espadrilles, en souvenir du bon vieux temps. Aziz aurait pu être un révolutionnaire. Il a l’élan brisé d’un ancien marxiste, le rêve vivace d’un romantique incurable et le regard critique d’un citoyen aguerri. Une seule chose l’a éloigné de l’action politique : sa timidité. Elle l’a empêché d’intégrer le moindre groupe d’étudiants en conclave. Aujourd’hui, il garde jalousement une photo de Karl Marx dans son taxi. C’est son signe distinctif. À part ça, Aziz se débrouille comme il peut pour boucler ses fins de mois. Il n’ira pas demander un agrément parce qu’il n’est pas un mouchard grassement payé pour bons et loyaux services. Et quoique frôlant la quarantaine, il ne songe même pas à se marier. La gaudriole, il ne s’en prive pas. L’amour, il aimerait bien le connaître. Et le bonheur, il en vole des bribes et rêve du gros lot, le jour du grand départ… au Canada. En attendant, rien à faire. Taxi driver, ça lui évite de tourner en rond.



Espagne. Allouni et les Marocains

Tayssir Allouni, journal vedette d’Al-Jazeera, actuellement incarcéré en Espagne, bénéficie d’un large soutien au Maroc, surtout dans le nord du pays. La raison en est bien simple : sa femme, Fatim-Zohra Awsah, qui vit au Qatar, est originaire d’Al-Hoceima. “L’autre raison, nous explique le président de l’une des nombreuses associations musulmanes d’Espagne qui soutiennent le journaliste, est que Allouni, dont l’état de santé est très précaire, est innocent de toute accusation de terrorisme”. Allouni, qui bénéficie de la nationalité espagnole, a été condamné à sept ans. Son dossier est entre les mains de la cour suprême en Espagne.


Sahara. Le veto de l’ASM

L’association du Sahara marocain (ASM) vient de lancer un pavé dans la mare, en s’exprimant contre le projet d’autonomie que le royaume s’apprête à proposer à l’ONU. “Ce projet est louable mais il est anti-démocratique et anti-constitutionnel puisqu’il n’a pas été soumis au consentement du peuple marocain (…) Aucun Marocain n’est informé sur les limites des concessions que le Maroc officiel est prêt à accorder”, explique l’association dans un communiqué rendu public en milieu de semaine. On retient que la diplomatie marocaine a fait le tour de quelques capitales pour présenter un avant-goût dudit projet d’autonomie sur le Sahara.


Pétrole. La RASD marque un point

La compagnie pétrolière KMG (Kerr-Mcgee) a organisé un colloque, en début de semaine, à Houston aux Etats-Unis au sujet de la situation des ressources de l’énergie dans le monde. Le Maroc y a été présent (via une représentation de l’ONAREP) mais aussi l’Algérie… et la RASD. Etonnant. En fait, KMG a passé un accord avec le Maroc pour la prospection pétrolière off-shore dans les eaux qui s’étendent au sud du royaume. Cet accord était vivement contesté par le Polisario mais aussi par des actionnaires norvégiens de KMG qui ont menacé de se retirer. La compagnie a finalement gelé l’accord, renonçant à explorer les eaux “contestées”. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement le Polisario mais la RASD qu’elle invite à sa table ! La pression trop timide de la diplomatie marocaine auprès de Washington n’a apparemment rien rapporté.


Insolite. Allo, ici la garde royale

Un Casablancais s’est vu confisquer son téléphone portable parce qu’il a été surpris en train de prendre des photos du roi, lors de son dernier passage en ville. La suite de l’anecdote est plus surprenante : dépassé par le cortège royal, le vigile qui a confisqué l’appareil a invité notre photographe amateur à l’emmener dans sa propre voiture jusqu’à la résidence royale, à la sortie de la ville. Le soir même, le vigile, qui a pris le soin de retirer les images royales, a rendu le portable à son heureux propriétaire. Entre-temps, il avait répondu à l’appel d’un parent de notre photographe : “Allo, oui, ce n’est pas monsieur (…) qui vous parle, c’est la garde royale”. Cocasse, non ?



3 questions à Abdelouahed Radi (Président de la Chambre des Représentants)

Le Parlement a repris ses activités cette semaine. Quels sont les projets de loi marquants de cette nouvelle session ?
Nous avons des textes à l’étude depuis la dernière session d’automne. Mais, grosso modo, nous attendons l’arrivée de projets de grande importance, notamment la réforme du code électoral, du mode de scrutin et la loi sur la nationalité.

Le ministère de l’Intérieur vient de lancer les premières consultations sur le code électoral. Le Parlement est-il en retard sur cette question ?
Il faut respecter la volonté royale. Le code électoral doit être adopté le plus tôt possible pour permettre aux partis politiques de se préparer aux échéances de 2007. Mais il n’y a pas de quoi s’alarmer. Nous avons encore jusqu’à juillet où la session de printemps prend fin. Le texte sur le code électoral pourra être enrichi avant d’atterrir au Parlement.

Vous n’êtes pas gêné, en tant que président, que le projet de loi soit débattu et ficelé en dehors du Parlement ?
Nous ne recevons pas un texte prêt. Les consultations entre le ministère de l’Intérieur et les partis sont normales et même souhaitables lorsqu’il s’agit d’un projet qui porte sur la vie politique du pays. C’était le cas pour le code électoral et la loi sur les partis. Il n’y pas de conflit de compétences. Les partis politiques ne sont pas des institutions isolées. Ils représentent les citoyens. L’essentiel est de sortir, en fin de compte, un bon texte de loi.


Police. Les ravages du DVD

Sur les 3477 policiers qui ont bénéficié du départ volontaire à la retraite, une petite minorité a préféré retourner au bercail en raison de difficultés financières majeures. Les demandes de réintégration ont été reçues positivement pour les fonctionnaires qui n’ont pas encore touché leur dû. Mais la grande majorité des bénéficiaires du Départ volontaire définitif (DVD) a préféré se recycler dans d’autres activités, parfois auprès des services de sécurité occidentaux. On parle ainsi de nombreux gradés qui auraient été recrutés par la CIA et les services espagnols, particulièrement friands de profils maîtrisant parfaitement le dossier des salafistes. Tel est le cas de ce commissaire qui officiait dans le nord du Maroc, et qui aurait été recruté après son départ par les Espagnols pour un salaire mensuel de 30 000 DH.


MRE. En attendant le Conseil

Le Congrès mondial des citoyens d´origine Marocaine, une association de MRE plus connue par la dénomination “Congress”, était récemment en tournée au Maroc. L’association s’est officiellement exprimée sur le prochain Conseil de l’immigration, annoncé dans un discours royal et dont on attend toujours la création, avec la proposition suivante : un tiers du conseil désigné par le roi, un autre tiers composé des élus des différents conseils marocains de l’émigration et un troisième tiers réservé aux représentants des partis, des syndicats et des ONG. Cette proposition est la première de son genre, ni les gouvernements ni les ONG ne se sont pas encore exprimés sur la question.


Nomination. Alaoui Mdaghri is back

Le roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité “Al-Qods”, vient de nommer Abdelkbir Alaoui Mdaghri directeur général de “l'Agence Bayt Mal Al-Qods”, en remplacement de Abou Marouane, ancien ambassadeur de Palestine au Maroc. Selon une source palestinienne, cette décision a été prise en réponse au souhait de l'Autorité palestinienne de voir une personnalité marocaine à la tête de cette instance. L'Agence Bayt Mal Al-Qods, créée en 1997, cible, dans ses programmes, les volets social et culturel des populations palestiniennes de la ville sainte d'Al-Qods, ainsi que la préservation des Lieux saints et du patrimoine culturel islamique en Palestine. Pour rappel, Abdelkbir Alaoui Mdaghri, professeur, avocat et auteur de plusieurs recherches, a été ministre des Habous et des Affaires islamiques entre 1984 et 2002. Un record qui semble difficile à battre.



Humeur. L’instant d’avant

Karim Boukhari

Les visites royales sont toujours un plaisir même si elles chamboulent la vie de la moitié de la population et mettent en émoi tous les policiers de la ville. C’est du délire, quelque chose qui ne rentre dans aucune grille moderne, une fenêtre ouverte sur un monde étrange, irréel, où le temps est éternellement suspendu. Quand je n’ai pas d’avion à prendre, pas de lait sur le feu, quand je ne suis pas pris dans un embouteillage sans fin et que je me contente de suivre le fil des événements derrière la fenêtre coulissante de ma terrasse, je trouve cela magique. Dans tous les autres cas de figure, les mots me manquent pour décrire mes sentiments… Mais le plus fascinant, à mes yeux, le plus spectaculaire, reste le moment d’avant. Cette folie furieuse qui s’empare de toute la ville et qui donne le tournis à tout personne qui a eu le malheur de mettre le nez dehors. Les sirènes, la rafale de klaxons “involontaires”, les visages hébétés, les pauvres flics qui hurlent à tue-tête et ne savent même plus pourquoi ils sifflent tout le monde, les voitures qui roulent à tombeau ouvert, les innombrables plaques interdisant le stationnement dans la moitié utile de la ville, les feux de signalisation qui ne servent plus à rien, les estafettes de police parquées aux coins de rue, etc. Il faut vivre ces moments de pure folie au moins une fois pour comprendre. J’en ai fait personnellement l’expérience, ce week-end à Casablanca, et je n’en reviens toujours pas. Pratiquement tout le Casablanca utile était quadrillé, paniqué, tétanisé, comme si le roi allait être partout en même temps. Un spectacle franchement exceptionnel qui me rappelle le temps, pas si lointain, où un simple déplacement royal entre Casablanca et Rabat coupait pratiquement toute communication terrestre entre les deux principales villes du royaume. Ahurissant.



VITES !

Driss Benzekri est hospitalisé depuis près de deux semaines à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Benzekri était de retour de l’une de ses missions à l‘étranger quand son état de santé s’est brusquement détérioré, nécessitant un premier bilan de santé effectué à Rabat. Une délégation du CCDH s’apprêtait à lui rendre visite, en fin de semaine, à Paris.


La HACA devrait rendre son verdict, quant à la validation des projets de nouvelles chaînes pour la télévision et la radio, en début de semaine prochaine. Le verdict, reporté, était initialement prévu le 4 avril. Une chose est sûre : le feu-vert sera accordé à quatre nouvelles télévisions.


Le CCDH se penche de nouveau sur le cas des anciens de Tazmamart, convoqués en début de semaine à Rabat. Le volet social (pensions, soins médicaux) mais aussi la nécessité d’identifier les dépouilles des détenus enterrés à Tazmamart, ont été évoqués. C’est Mbarek Bouderqa qui a mené les débats, en l’absence du secrétaire général du CCDH, Driss Benzekri.


Une délégation du PJD, conduite par Abdelilah Benkirane, devrait participer en Iran à un forum dédié à la cause palestinienne. Des délégations parlementaires représentant divers pays musulmans seront également au rendez-vous, le 15 novembre. On croit savoir, et c’est une surprise, qu’un représentant d’Al-Adl Wal Ihsane serait de la partie.

 
 
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