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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

La semaine Économie

(AFP)

Industrie. La nanotechnologie bientôt au Maroc

Le Maroc cherche à avoir une place de premier choix au sein du club des pays promoteurs de la nanotechnologie. Non, ce n’est pas un rêve. Une réunion s’est en effet tenue vendredi 21 avril à Rabat pour définir les contours de ce nouveau positionnement pour le pays. L’idée, est d’attirer vers le Maroc des entreprises opérant dans ce segment et de les associer à des universités des sciences et des bailleurs de fonds pour développer la recherche & développement à des fins industrielles. A la suite d’une campagne de charme pilotée par le ministère de l’Industrie et visant l’Europe, le Canada et le Japon, des Marocains
résidents à l’étranger, dirigeant des entreprises spécialisées dans la nanotechnologie, se sont engagés à implanter une douzaine d’entreprises au Maroc. Technopolis, la nouvelle zone intelligente de Salé, a été choisie comme site d’accueil. Des espaces seront mis à la disposition des nouveaux entrants. Mais reste la très importante question de la mutualisation des investissements. Concrètement, pour encourager les PME de la nanotechnologie à venir au Maroc, il faut mettre à leur disposition, par exemple, des salles blanches mutualisées. Les investissements dans la recherche étant lourds, tous les intervenants de Technopolis doivent y participer. De cela, tout le monde est convaincu. Il reste à trouver la bonne formule.


Tanger Med. TMSA se renforce

Après son adoption par la Chambre des représentants en janvier dernier, le projet de loi n° 18/05 portant sur la création de la zone spéciale de développement Tanger-Med a été adopté, mardi 18 avril par la Chambre des conseillers. Ce projet permettra à TMSA (Tanger Med S.A.), l'Agence gérant le port, de réaliser les infrastructures alternatives de communication qu’elle peut concéder à d’autres opérateurs par appel à la concurrence ou dans le cadre d'un appel d'offres. Le nouveau texte permet en outre à l’agence de conclure des partenariats stratégiques ou à caractère commercial à l'extérieur de la zone spéciale de développement. En clair, TMSA aura les mains libres de faire du business et profiter des opportunités qu’offre le nouveau port du nord.


CGEM. La PME joue sa carte

La Fédération des PME a validé, cette semaine, son nouveau statut pour parachever son externalisation de la CGEM. Selon des membres du bureau de la FPME, celle-ci ne sera effective sur le plan juridique qu’après les élections de la confédération patronale. C’est une précision de taille : une fédération externalisée ne compte que pour 20 voix aux présidentielles de la CGEM, alors qu’une fédération interne peut atteindre jusqu’à 400 voix en fonction du nombre de ses adhérents. Cela veut dire que la FPME veut avoir son mot à dire dans le choix du prochain président de la confédération patronale. La question qui se pose dès lors est de savoir si les candidats apporteront à la fédération des PME les garanties nécessaires pour s’adjuger son appui électoral ? L’avenir nous le dira.


Agriculture. Le Souss innove

Agrotechnologies du Souss Massa Draâ est le nom de la nouvelle association créée par le conseil régional présidé par Aziz Akhennouch. L’association veut développer le recours aux technologies liées à la filière agricole par la promotion des recherches publiques et privées dans le segment des nouvelles semences, l’implantation d’entreprises spécialisées et la participation au financement de la recherche appliquée. Cette initiative vise également la création d’un tissu de PME technologiques (installation, conseil et certification). Universités, institut agronomique et associations professionnelles sont associées à ce projet dont une partie du financement fait appel à des institutionnels, notamment la Banque Populaire, le Crédit Agricole, le Fonds Igrane, le Fonds Sindibad et d’autres.


Automobile. Du nouveau à Auto Expo

Mai sera incontestablement le mois de l’automobile. Aivam (Association des importateurs des véhicules automobiles montés), qui vient d’inaugurer son nouveau siège dont le coût avoisine les quatre millions de dirhams, annonce la tenue de la 5ème édition du salon de l’automobile, Auto Expo, du 12 au 21 mai 2006 à la foire de Casablanca. Aivam mise gros sur cette édition. Preuve en est l’augmentation du budget de communication qui passe du simple au double (désormais près de deux millions de dirhams). C’est l’agence JMA Conseil qui s’en charge. Auto Expo 2006 regroupe plus de 100 exposants nationaux et table sur 120 000 visiteurs.



Billet. Entreprise = Etat

Khalid Tritki

Amusez-vous à faire le parallèle entre l’Etat et l’entreprise. Vous découvrirez qu’en fait, les différences n’existent que sur le plan juridique et conceptuel. Pour le reste, tout est kif-kif. D’abord, il y a amalgame entre hiérarchie et pouvoir. Aussi bien au sein des structures de l’Etat que dans une entreprise, monter en grade veut dire gagner en pouvoir, dans le sens militaire du terme. Dans certaines entreprises, la puissance du patron frôle la sacralité. Les gens s’inclinent sur son passage, le baisemain est à deux doigts d’être instauré et il est hors de question d’objecter sur une décision émanant d’en haut (cela ne vous rappelle pas quelqu’un ?). De jeunes cadres, des idéalistes certainement, font de la résistance et réfutent cette approche “archaïque”. Pour eux, plus on monte dans la hiérarchie, plus on devient responsable et comptable de ses actes. C’est la classe progressiste de l’entreprenariat qui s’identifie, dans un Etat, à celle des réformistes éclairés qui tentent de changer le cours de l’histoire. La panne de l’ascenseur social aidant, aussi bien dans l’entreprise que dans l’Etat, les membres de cette classe ont peu de chances d’accéder aux postes-clés. Ils continuent à râler jusqu’au jour où ils se décident à quitter le navire (Etat ou entreprise) ou à se ranger. Sur l’échelle de l’Histoire, leur action ne représente absolument rien de notable. C’est le changement dans la continuité qui prime et, dans l’entreprise comme dans l’Etat, ce sont toujours les mêmes qui en profitent.




OFF.

La Samir, raffineur national, vient de signer une convention d’investissement avec la Banque islamique de développement. Le contrat porte sur 100 millions de dollars (un milliard de dirhams), pour la réalisation d’une nouvelle station d’hydrocracking à Mohammedia. Rappelons que ce projet a connu, ces dernières semaines, des entraves provoquées par l’augmentation mondiale des prix des équipements.



OFF.

Yassin Berrada, fondateur de centrales de compétences, envisage de créer un centre d’excellence en Mauritanie. Il s’agit d’une plate-forme qui capitalisera sur les compétences, marocaines surtout, pour assurer le développement des nouveaux métiers et des technologies de l’information chez notre voisin du sud. Le projet dont le coût est estimé à plus de sept millions d’euros, est très avancé.

 
 
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