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Pages coordonnées par Cerise Maréchaud
La semaine Culture
Festival. Mikhi à prendre au sérieux
Sil y a un festival qui peut se vanter de sêtre battu pour exister sous notre ciel, cest bien celui-là. Cette année encore, le FICAM (Festival international du cinéma danimation de Meknès) savère à la hauteur de ses ambitions avec une programmation à couper le souffle aux fans du genre. Et ça commence dès louverture, avec la projection en avant première du dernier Isao Takahata, Pompoko, en présence du maître himself. Nous vous recommandons dailleurs de vous jeter, sans réserve, sur la rétrospective de son uvre, étalée sur toute la durée du festival. A ne rater sous aucun prétexte non plus, la projection, le 6 |
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| mai au cinéma Caméra, de 7 films de Betty Boop, la plus bandante des stars féminines jamais créées dans le cinéma danimation. Petite fenêtre ouverte cette année également sur la création africaine, où lEgypte savère avoir une longueur davance sur le reste du continent. Côté marocain, il faut reconnaître que la représentativité en est encore aux balbutiements. Mais il est permis despérer, au vu du nombre de candidats qui ont postulé pour le tout nouveau Prix national de lanimation Aïcha, instauré par le festival. Vingt-cinq projets de scénarios ont en effet été soumis au jury. Et le gagnant sera désigné durant la soirée de clôture. Du reste, la master class de David Encinas se chargera de dénicher les plus talentueux parmi les 20 lauréats des grandes écoles et instituts dart du Maroc qui en bénéficieront. En gros, tout est à prendre dans cette 6ème édition.
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Cinéma. Dérapage contrôlé
Pour avoir loupé son train, omis de payer son ticket et lorgné les jambes de sa voisine, un séduisant quadra, cadre et père de famille ordinaire, va tâter ce quil en coûte de céder au carpe diem passionnel. Phagocyté par un engrenage de chantage et de violence, il dévoile un instinct quasi animal pour tenter denrayer la spirale cauchemardesque que tisse le Suédois Mikaël Hafstrom dans les rues dun Chicago humide et glauque, théâtre dun univers dinspiration hitchcockienne, où le casting sen sort inégalement. Si Clive Owen (Closer) incarne correctement son rôle danti-héros clair-obscur, et que Vincent Cassel (Sur mes lèvres) est jubilatoire en brute épaisse et fine à la fois, Jennifer Anniston (Polly et Moi), outre une raideur inhabituelle, révèle autant de charisme quun rat musqué. Reste une fin improbable un peu lourdingue (comme celle de Collatéral, du même scénariste Stuart Beattie), qui névacue pourtant pas la tension distillée par ce bon thriller.
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Award. Go, Momo, go !
Un Boulevard, ça mène loin : la preuve par son fondateur, Mohamed Momo Merhari qui représentera pour la première fois le Maroc parmi les dix finalistes de lInternational Young Creative Entrepreneur Award (IYCE), initiative du British Council pour mettre en avant les acteurs indispensables (de moins de 35 ans) de la scène culturelle, dans les pays où il est présent. Déjà décerné en littérature et en design, cest la première fois que le IYCE se branche sur la musique. Du 20 juin au 1er juillet, de Londres à Manchester, il ira à la rencontre de professionnels et assistera aux concerts de son choix, avant la remise du prix. Itoube ! |
Cannes Indigènes. sur tapis rouge
Les bougnoules de la Grande Muette marchent sur la Croisette. Hommage aux 130 000 soldats maghrébins et africains envoyés en première ligne (traduisez : à la boucherie) en 1944-45 pour renflouer les troupes métropolitaines et briser lOccupation teutonne, Indigènes, de lAlgérien Rachid Bouchareb, sera parmi la sélection officielle du 59ème Festival de Cannes, cru jeune et politisé révélé le 20 avril. Tourné entre le Maroc et la France début 2005, le film réunit Roschdy Zem, Sami Nacéri et Sami Bouajila autour de la star ultime Jamel Debbouze. Ils monteront les marches du Palais des festivals le 25 mai, quatre mois avant la sortie hexagonale du 27 septembre. Restera aux quatre compères à plaire au président Wong Kar Waï, ainsi quà son jury de toute beauté, réunissant entre autres le génial Samuel L. Jackson et la vestale Monica Bellucci. Sur la croisette également, Brad Pitt (Babel), Sofia Coppola (Marie Antoinette), Tom Hanks (Da Vinci Code) ou encore Penelope Cruz (Volver). Slurp. |
Bibliothèques. Délire de lire
Saviez-vous que le samedi 22 avril correspond à la Journée mondiale du livre et quune prise de conscience soudaine sest emparée des Marocains pour booster la lecture publique ? La Bibliothèque nationale sort de sa léthargie. Avec 2 000 acquisitions de livres par an, un accès direct à la base de données de la fondation Al Saoud, elle devient un lieu (très fréquentable) par les férus de livres. Nos villes, grâce à lappui de la France et à lengagement inespéré du ministère de la Culture, comptent dorénavant 70 bibliothèques. Larache a inauguré la sienne la première. Et nos campagnes ne sont pas en reste. Grâce à lassociation dAppui aux Bibliothèques Rurales, des médiathèques scolaires commencent à voir le jour dans des coins perdus. A Had Oulad Ziane, près de Benslimane, une école compte aujourdhui 1075 documents, des animateurs formés et un espace ouvert aux lecteurs potentiels. Lire redeviendrait-il possible ? |
Festival. God rocks you !
Cest rock, cest US et cest chrétien. Vous laurez deviné, le Friendship Fest, lancé lannée dernière à Marrakech, a trouvé sa place dans le magma festivalier de la ville ocre, à en croire les 80 000 spectateurs enregistrés lors de la première édition. Rebelote donc cette année, avec un plus gros casting à la gloire de Jésus. George Huff, Jaci Velasquez, Kj-52, Downhere, Ashley Cleveland, the Crabb Family et Joy Williams représenteront lOncle Sam. Côté marocain, notez bien H-Kayne, Darga, Rouicha, Najat Aatabou, ou encore Stati, bref, un peu de tout pour emballer le rendez-vous qui a fait lobjet dune grande polémique lannée dernière. Rappelons que le PJD avait qualifié la manifestation de porte ouverte à lévangélisation du Maroc. Mais non, cest pour danser !
Du 5 au 7 mai à Marrakech. Entrée gratuite.
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Festival. Trip to Tribeca
Ouf. Les huit happy few de la masterclass cinématographique tenue à Marrakech en novembre dernier peuvent respirer. Cest seulement trois jours avant leur départ pour New York, où ils sont attendus parmi les participants à lavant-gardiste Festival du film de Tribeca (bébé de Robert De Niro), que le consulat américain a daigné leur délivrer leurs visas. Léquipe, qui senvole samedi 29 avril, peut désormais se projeter dans le mirifique programme qui lattend à la Grosse Pomme : rencontres avec des professionnels de renom, projection, le 2 mai au Hunter College, de leurs travaux effectués à Marrakech, travail de limage au mythique Time Square, à linstar de Jemaâ el Fna qui les a maintes fois rassemblés cet automne et, peut-être, lanimation dun blog sur leur épopée new-yorkaise
Que du bonheur ! |
Altermondialisme. Deux films, sinon rien !
Sage comme une image, voilà qui ne sied pas des masses au film altermondialiste. Impertinent et implacable, ce nouveau mode de dénonciation du néolibéralisme carnassier fait son chemin au Maroc. La preuve par deux cette semaine : un montage concocté par lassociation toulousaine TV Bruits sur le rôle de la presse et la possibilité dune information alternative, incluant des interviews de Florence Aubenas (cinéclub Attac, samedi 29 avril à 17h30 au Goethe Institut de Rabat) ; et, à ne pas manquer, Le cauchemar de Darwin (2004), docu dix fois primé de Hubert Sauper, dont la trame révèle lhorreur du trafic darmes en Tanzanie sur fond de désastre écologique (samedi 6 mai à 18h à lIFC Casa). Indispensable. |
LBoulevard. Il nest pas trop tard !
Rockeurs, fusionneurs, rappeurs ou scratcheurs : plus quune semaine pour déposer vos candidatures pour le BJM, et que ça saute ! Cette 8ème édition organisera, le 31 mai à 19h à lIF Casa, une table ronde sur la révolution culturelle et urbaine de la darija aujourdhui, avec entre autres Dominique Caubet (Les Mots du bled) et Réda Allali (Hoba Hoba Spirit). |
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Le livre.
La mondialisation est un rêve de
banquier, une affaire de diplomates et un souci permanent pour les ONG. Henri Rouille dOrfeuil, ingénieur, économiste et ancien fonctionnaire international, passe en revue dans cette étude panoramique les acquis et limites de la diplomatie non gouvernementale. Lauteur se pose une question majeure : les ONG peuvent-elles changer le monde ? Face à une omnipotence des institutions financières, il cherche à jauger lapport des défenseurs des droits de lHomme, des écologistes et autres acteurs sociaux. Au-delà de la grand messe des alter-mondialistes, il sintéresse à la capacité de mobilisation des ONG, à leur influence sur lopinion publique et leur interaction avec les gouvernements. Très instructif.
Ed. Livre équitable, Tarik
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Humeur : Ikea Akbar
La théorie du choc des civilisations, bâtie sur lidentification des peuples à une religion, est-elle bonne à jeter dans une poubelle Ikea à 2,95 euros ? Selon le quotidien italien La Stampa, le catalogue du vendeur de meubles suédois est devenu la publication la plus lue après la bible. Un marchand de cuisines discount, concurrent direct de la parole de Dieu chez les chrétiens, cest typiquement le genre de news prosaïques qui fissurent les grandes phrases définitives du genre le 21ème siècle sera religieux ou ne sera pas. À sa décharge, André Malraux, auteur du méfait, na jamais eu besoin dun meuble télé pas cher et sympa. Sil avait lu religieusement le catalogue Ikea, comme tout occidental de classe moyenne qui se respecte, soulignant les petits prix au stabilo boss, cornant, rêveur, la page des bibliothèques en stratifié, il ne se serait pas mis le doigt dans lil jusquà lomoplate mais se serait acheté une armoire à monter soi-même, occupation dominicale aux effets spirituels quasi nuls, et en concurrence directe avec la messe du dimanche. Les peuples ne sidentifient pas à leurs croyances mais à leur pouvoir dachat. Et plus ils en ont, moins ils pensent à Dieu. Alors, la solution aux débordements de nos coreligionnaires serait-elle dans laccès au meuble en kit économique ? Le bricolage sauvera-t-il du désoeuvrement de potentiels kamikazes ? Peut-être. À part Cheikh Yassine, difficile en effet de voir Dieu dans une table basse. |
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Dommage pour Fès
Attendue pour le Festival des musiques sacrées de Fès, la chanteuse Adiba Parveen, considérée comme lune des plus belles voix pakistanaise, ne viendra pas. Selon la version officielle, la diva aurait été retenue par le premier ministre pakistanais. Cest vrai, ce mensonge ?
Les dégâts de Cabrel
Il ne nous aime peut-être pas à mourir, mais suffisamment pour quitter sa cabane dans le jardin. Avis aux fans, Francis Cabrel débarque au Maroc pour présenter son dernier opus Les beaux dégâts disponibles. Le 2 juin au complexe El Amal de Casa et le 3 au Palais des Congrès de Marrakech.
Star Ac wants you
Quand y en a plus, y en a encore ! Pour sa sixième récidive, la Star Ac rajoute des épices en organisant son premier casting marocain, dans le fief de Sofia Essaaïdi. Pour qui rêve de changer sa vie à Damary-les-Lys, rendez-vous le lundi 22 mai au Royal Mansour, 27, av. des FAR, Casablanca. |
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