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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
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Moulay Hafid Elalamy,
Président du groupe Saham (MHI)
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Elections patronales. Moulay Hafid Elalamy candidat
La candidature de Moulay Hafid Elalamy, président directeur général du groupe Saham, à la présidence de la confédération patronale, est acquise. Lannonce officielle en sera faite après ce week-end. Moulay Hafid Elalamy portera ainsi le drapeau du clan dit du changement où siègent Aziz Akhenouch, PDG dAkwa, Youssef Alaoui, patron de Cicalim et dautres patrons de grands groupes. Le futur candidat se présentera aux élections, accompagné dune équipe qui sera, si elle est élue, le futur bureau de la Confédération générale des entreprises du Maroc. En attendant que les membres de cette équipe soient connus, il |
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| est dores et déjà sûr que la candidature au poste de vice-président nest pas encore décidée. Conformément au statut de la Confédération, le nouveau président aura un binôme. Or, le clan dElalamy bloque sur le choix du futur vice-président. Côté programme électoral, le candidat table, selon lun de ses proches, sur trois axes majeurs. Sa campagne se focalisera sur le renforcement du rôle des unions régionales, une gestion de rupture et la redynamisation de la CGEM. En gros, toujours selon les mêmes sources, le patronat devrait, sous son mandat, refléter le mouvement de changement et dengagement(s) que vit le pays. Les détails de ce programme sont toujours tenus secrets en attendant le lancement officiel de la campagne, début mai prochain. |
Chambres de commerce. Le ministre de tutelle réagit
Les services de Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de lIndustrie, sont catégoriques : les chambres de commerce ont reçu entre mars et avril 2006 pas moins de 12,36 millions de dirhams (en deux tranches) en guise davance pour faire face aux dépenses obligatoires (dépenses du personnel et charges fixes). Cette précision tombe à la suite de certaines sorties médiatiques accusant le ministère de ne pas respecter les engagements signés en présence du premier ministre. En effet, les deux parties ont tenu une série de réunions et mis en place une commission pour définir les mesures visant la réforme des chambres de commerce mais aussi le règlement du contentieux qui opposait les chambres et leur tutelle, notamment le retard du versement de la part des recettes fiscales attribuée aux chambres par la force de la loi. Maintenant, cest chose réglée. |
Responsabilité sociale. Un pacte mondial du travail
Entreprises socialement responsables. Ce concept international qui commence à faire parler de lui au Maroc est maintenant parrainé par les Nations Unies. Le Pacte Mondial du Travail, cest le nom de linitiative onusienne, a dernièrement fait lobjet dune présentation à Casablanca. But : encourager la contribution des entreprises et du monde du travail au renforcement de la dimension sociale de la mondialisation et au développement durable. À linternational, près de 2000 entreprises y ont adhéré jusquà présent. Au Maroc, le débat sur la responsabilité sociale se limite à quelques grosses entreprises. Un des enjeux de ce programme, piloté au niveau national par le juriste Rachid Filali, consiste à former les PME et à faciliter léchange de bonnes pratiques avec dautres pays. Un site Internet a été mis à leur disposition : pactemondialmaroc.org |
Sucre. Chaâbi attaque lONA
Miloud Chaâbi, patron du groupe Ynna, investit un milliard de dirhams dans la construction dune raffinerie pour la producton de sucre en joint-venture avec le groupe Saoudien Savola. La capacité de production de cette unité est de 600 000 tonnes, soit 60% de la consommation locale. Lannonce de ce projet met Cosumar, la filiale de lONA, dans une situation de stress commercial. Surtout quelle a investi plus de trois milliards de dirhams pour lacquisition des sucreries dEtat dans le but de verrouiller le marché et instaurer un monopole de fait. À eux deux, les futurs concurrents seront en surproduction par rapport à la capacité du marché. La question qui se pose dès lors est de savoir si la nouvelle unité de Chaâbi et Savola vise un positionnement sur lexport. |
Bouregreg. Guerre des tranchées
LOffice national de lélectricité (ONE), celui de leau potable (ONEP) et Rédal, société de distribution deau et délectricité de Rabat-Salé, se battent au coude à coude pour sadjuger le marché du projet daménagement de la vallée de Bouregreg. En principe, le projet en question se trouve sous la juridiction de la Rédal qui couvre toute la région de Rabat-Zaërs mais des exceptions existent quand il sagit de grands comptes. Ainsi, les gros projets sont négociés de gré à gré avec lONE, comme ce fut le cas de lusine de Fruit of the Loom dans la région de Skhirat. Rédal na pas apprécié que cet investissement lui échappe et tente actuellement de damer le pion à lONE et à lONEP. Affaire à suivre. |
Télécoms. LUMTS arrive
LAgence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a lancé cette semaine un appel à concurrence pour lattribution des licences UMTS (3ème génération). Il sagit dune génération de puces pour le portable permettant la convergence du son, de limage (photo ou vidéo) et des données à un débit supérieur aux technologies connues. Cet appel doffres ne provoquera pas de surprises puisque les deux opérateurs Médi Telecom et Maroc Telecom ont tous les deux manifesté leur intérêt pour cette licence. En revanche, la position de Maroc Connect reste inconnue. Ce nouvel entrant disposera de la mobilité totale dans moins de deux ans et peut, si cela correspond à sa stratégie, faire des offres UMTS. |
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Billet. Banque Mondiale isolée
La Banque mondiale, pour des raisons politiques, a ouvert ses caisses à son partenaire marocain pendant de longues années. Mauvaise gestion aidant, le Maroc sest retrouvé au bord du gouffre. LEtat, comme un enfant qui reconnaît sa bêtise, a courbé léchine et mis son destin entre les mains de son partenaire financier. Pour le sauver de la crise cardiaque, comme disait Hassan II, la banque préconisait le libéralisme pur et dur. Tout était à vendre, tout était à ouvrir, seuls les guichets des recettes étaient à garder sous contrôle. LEtat sexécutait par-ci, encaissait les dollars et nen faisait quà sa tête par-là. Les années 2000 ont changé la donne. LEtat a réorienté sa dette vers lintérieur, profité des transferts massifs des MRE et des privatisations. Les problèmes de liquidités et dendettement étranger sont loin derrière. La Banque Mondiale ne sy retrouve plus car elle na plus darme de dissuasion. Sauf quelle a un message fort à faire passer : la tension sociale due au chômage pèse lourd sur le régime et sa stabilité. Des réformes simposent. Ce langage, pourtant pertinent, ne rencontre, pour des raisons historiques, quune écoute distraite. Larme de lendettement ne fonctionnant plus, la BM cherche désespérément des hommes influents pour véhiculer son message et convaincre de la nécessité des réformes. Le lobbying marchera-t-il là où le langage de la raison a échoué ? Pas sûr. |
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OFF.
LONA prépare un plan de synergie baptisé Top 200. Il sagit dun classement : 200 renvoie à 200 millions de dirhams représentant les économies déchelle que le groupe peut réaliser sil établit une vraie synergie entre ses filiales. Cela passe, entre autres, par la mise en place dune centrale dachats, de mutualisation logistique
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OFF.
Les banques changent de cap. Le Groupement professionnel des banques marocaines et Bank Al Maghrib se penchent actuellement sur un projet visant à augmenter le taux de bancarisation. À noter que ce taux ne dépasse guère les 20% de la population-cible. Selon des sources proches du dossier, le projet sera bouclé avant lété et mis en application à la rentrée. Espérons le. |
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