Un an après. Alors, l'INDH ?
Étude. Le PJD à la loupe
Analyse. Peut-on être islamiste et féministe ?
Syndicats. Il était une fois le 1er mai
Affaire. Méli-mélo nucléaire
Santé. Les oubliés d'Alzheimer
Népal. Echec au roi
États-unis. Les immigrés font grève
Sucre. Chaâbi entre les Saoudiens et l'ONA
Mémoire. À la recherche des salles perdues
Festival de Montréal. Le Maroc joue les figurants
N° 224
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

La semaine Économie

Moulay Hafid Elalamy,
Président du groupe Saham (MHI)

CGEM. Chaâbi, Benhamida et Elalamy en lice

Alors que nous mettons sous presse, plusieurs sources nous confirment la candidature de Bouchaïb Benhamida, président de la fédération des BTP, à la présidence de la confédération patronale. Et il n’est pas seul dans la mêlée. Nos sources évoquent le nom de Jalil Benabbès Tâarji, comme candidat à la vice-présidence. Ce binôme cherche à capitaliser sur le refus de certaines fédérations et patrons de voir un assureur, en l’occurrence Moulay Hafid Elalamy, accéder à la présidence de la Confédération. En effet, les entreprises affiliées à la CGEM ont mal vécu l’augmentation des prix de l’assurance du travail et les délais de
paiements des cotisations imposés par le secteur, et comptent rendre la monnaie de la pièce en votant contre Elalamy. Ce dernier pourrait, en outre, être affaibli par l’éventuelle candidature de Fawzi Chaâbi, de Ynna Holding. Le fils Chaâbi a été approché pour soutenir Elalamy et obtenir, en contrepartie, le poste de vice-président dans le prochain bureau. Des sources proches des Chaâbi affirment que la proposition a déplu et s’est heurtée à l’ambition personnelle de Fawzi Chaâbi qui, s’il trouve soutien, pourrait prétendre à la présidence du patronat. Elalamy, qui compte sur “la neutralité positive” de l’ONA, risque d’être en confrontation avec le palais si Chaâbi fait le forcing et attire le holding royal. La partie ne fait que commencer et la course à la présidence de la CGEM promet des remous.


Diplomatie. Qotbi en mission en Italie

Mehdi Qotbi a organisé une rencontre entre patrons marocains et italiens à Milan la semaine dernière. Le groupe marocain composé de Aziz Akhennouch, PDG d’AKWA, Khalid Oudghari, patron de Attijariwafabank, et, entre autres, par le textilien Abdelmoula Ratib, a été reçu par le président de Ferrari qui occupe le poste de président du patronat italien. Selon Mehdi Qotbi, “les Italiens sont intéressés par le Maroc et veulent tisser des relations économiques durables notamment dans le domaine de l’agro-alimentaire, la finance et l’automobile”. Mehdi Qotbi envisage d’inviter une délégation d’hommes d’affaires italiens au Maroc. La rencontre se fera à l’automne prochain, “le temps que la nouvelle équipe s’installe à la CGEM”, selon les termes de Qotbi.


Import/export. Le pétrole pèse sur la balance commerciale

Selon les dernières statistiques de l'Office des changes, au terme du premier trimestre 2006, le déficit commercial du pays s'est aggravé de 17,3 % et le taux de couverture des importations par les exportations s'est replié à 54,5 %. La facture pétrolière y est pour beaucoup. L’importation du pétrole a évolué de 28% depuis le début de l’année, soit une augmentation de 1,1 milliard de dirhams, boostant la facture pétrolière à 5,17 milliards de dirhams. Selon l’Office des changes, cela aurait pu être pire si la vente des phosphates ne s’était pas bien comportée, atténuant ainsi le déficit commercial, qui reste quand même à des niveaux catastrophiques.


Agriculture. Laenser en difficulté

Les négociations avec l’Unions européenne sur le volet agricole de l’accord de libre-échange ont été entamées mardi 2 mai à Bruxelles. La partie marocaine, représentée par des cadres du ministère de l’Agriculture, s’est présentée devant les négociateurs européens sans proposition concrète. Pire encore, les négociations partent sur le mauvais pied. Les Européens envisageraient de limiter l’accès au marché communautaire à plus de 80% des produits phares du Maroc (tomate, fraise, huile d’olive…). Un habitué des négociations des accords de libre échange estime que c’est une tactique de négociation pour amener le Maroc à faire des concessions, surtout sur le blé et la viande rouge. Et d’ajouter que le handicap majeur du Maroc est qu’il laisse toujours l’initiative à l’autre. Le message est clair : Mohand Laenser, ministre de l’Agriculture, doit se remuer.


Télécommunication. Méditel lance le fixe

Pour faire simple, Médi Telecom a choisi le dialecte marocain pour baptiser son produit domestique : Tilifoun dialdar. L’offre porte sur un forfait maison à partir de 390 DH TTC comprenant l’appareil, le chargeur et 20 DH de communication. Les professionnels ne sont pas en reste. L’opérateur a présenté une offre spécifique pour les entreprises et une autre pour les centres d’appels avec une segmentation selon les besoins et le mode d’utilisation (voix, data, connectivité, intra-communication…) La technologie choisie est le Wimax, un standard de transmission sans fil, et une infrastructure à base de faisceaux hertziens et de fibre optique.


1er mai. Le Code en question

Le droit de grève, les indemnités de licenciement, le dossier du smig horaire …c’est tout le Code du travail qui doit être revu. C’est le message martelé à l’occasion de la fête du travail, le 1er mai dernier. Aussi bien patrons que syndicalistes se relaient pour affirmer la nécessité de cette réforme . Mais chacun a sa propre lecture. Notons d’abord que les décrets d’application concernant le droit de grève n’ont pas vu le jour et ce, deux ans après la promulgation du code en question. De même, leur application s’est heurtée à des contraintes techniques et organisationnelles, notamment celle concernant la médecine du travail. “Il y aura certainement de nouvelles négociations sur ces chapitres mais nous ne savons pas quand, peut-être après les élections de la CGEM”, conclut un syndicaliste.



Billet. Affaires de courtisans

Khalid Tritki

Revenons sur le bras de fer Miloud Chaâbi - ONA, oui il le faut. L’homme a pris de l’assurance depuis que le pouvoir lui a donné les garanties nécessaires à la pérennité de ses affaires. Et à moins que les courtisans ne s’en mêlent, la lune de miel entre le Palais et cet homme, parti de rien, sera longue et fructueuse. Mais voilà, il a suffi que certains titres de presse (dont le nôtre) écrivent qu’il “attaque l’ONA” ou encore “lui fait de l’ombre”, pour que l’histoire de son partenariat avec Savola tombe dans le flou. Pourquoi ? Voilà ce que m’a répondu un fin connaisseur de la courtisanerie : les courtisans ne connaissent pas les règles de la titraille dans le domaine journalistique, ils n’y voient que le côté flatteur lorsqu’il s’agit d’eux-mêmes, ou ruineux, quand il s’agit des autres. Dans ce dernier cas, ils s’empressent de porter le coup fatal par jalousie ou par intérêt. Ce genre de personnage, vous le trouverez dans les romans de Dumas ou de Balzac, c’est selon vos lectures. Et dans les deux cas, ce sont des personnages méprisables, mesquins, sans foi ni loi. La raison d’Etat ne trouve grâce à leurs yeux que lorsqu’elle les enrichit ou au moins les met en avant. Si on n’y prend pas garde, ils finiront par ruiner les affaires des gens. Eux, ils s’en foutent. Quant au contribuable, il continuera à trinquer, le chômage sévira et le pouvoir portera toujours la malédiction de sa légèreté.




OFF.

Un grand constructeur automobile et un géant de la vente de billetterie en Europe pressent les autorités marocaines de mettre en place des structures d’accueil pour le traitement en offshore de leur back-office administratif. Les deux opérateurs, actuellement en négociation avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, envisageraient même de s’implanter dans une zone quelconque, à titre provisoire, en attendant que Casashore soit opérationnelle.



OFF.

Le CDVM (le gendarme de la bourse de Casablanca) compte accorder, la semaine prochaine, des visas pour l’introduction en bourse de deux sociétés opérant dans l’agro-alimentaire. L’une d’entre elles opère à Marrakech dans la conserve d’olive et de câpre. Ces deux opérations, dont la taille est très modeste, se feront, vraisemblablement, avant l’été.

 
 
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