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N° 225
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Meknès en ce temps là…

Suite à votre flash back, ô combien nostalgique, “À la recherches des salles perdues”, je souhaiterais apporter un complément (de spectacle), en citant des temples oubliés, comme à Fès avec les Astor, Empire, Boujloud, et aussi en rendant justice à Meknès qu'on appelait jusqu'en 197O le “petit Paris” et qui n'a perdu que 3 salles sur 8 (Le Régent, l'Empire et Le Mondial), contrairement à Rabat qui a dit adieu à 9 salles sur les 14 qui existaient (ABC, Star, Zahwa, Agdal, Essahra, Mansour, Marignan, Colisée, Vox).

“Meknès peut être fière de son ‘Caméra’”, écrivez-vous, il serait juste d'ajouter “jusqu'à nos jours”, et cela grâce à son directeur (the right man in the right place) Maxime Sando, figure emblématique à Meknès depuis plus d'un demi-siècle. À lui seul, ce bonhomme mérite tout un Spécial... N'oublions pas l'Empire, le Régent conçu comme un théâtre, unique au Maroc, le Rif avec son écran géant. Ajoutez à ce rappel l'exclusivité des projections : les films passaient d'abord à Meknès avant Rabat et Casa. Au début des années 60, trois salles étaient équipées du 70 mm (Empire, Caméra et Rif), contre une seule à Rabat (Renaissance) et 2 à Casa (Vox et Lynx). Spartacus, Cléopâtre, La chute de l'empire romain, West Side Story furent projetés sous ce format. Vous imaginez le spectacle ! Les affiches des grands films comme ceux-là étaient dessinées par les élèves de Première du Lycée Moulay Ismaïl stimulés par leur professeur de dessin, également responsable du Ciné-Club de Meknès. Ces fresques de plus de deux mètres sur trois ornaient l'avenue Mohammed V. Aujourd'hui encore, on sent leur présence. Toute une époque…

Ali Hassan.



Le PJD : non, mais oui…

Même si je suis 100% contre le PJD, je vais voter quand même pour (et il n'y a rien à craindre car, comme l'a rappelé ARB sur 2M, le vrai pouvoir est au Palais), pour une seule raison : j'espère au moins qu'eux, ils vont être bienveillants vis-à -vis de l'argent du contribuable (même s'ils ne réalisent rien) et qu’ils ne vont pas se comporter comme ceux qui se sont succédé à la gestion de nos affaires depuis l'indépendance…

Adil Marhi



Maroc contre Marock

Ces derniers jours, j'ai trouvé sur les forums d'Internet un beau débat intitulé “Quel Maroc est le tien ?”, où l’on parle des deux faces de ce Maroc new age : celui d'Al Ahdath Al-Maghribiya, des festivals musicaux et du “carpe diem” ; et celui d'Attajdid, des livres d'Amr Khaled et des visions oniriques d'Abdeslam Yassine. En ce qui me concerne, aucun doute, je suis du premier type (avec tous mes respects aux islamistes, ça s'appelle le respect de la liberté d'opinion) et, pour une fois, je félicite notre gouvernement pour ne pas avoir cédé face aux islamo-fascistes (parce qu'il y a aussi des islamo-gauchistes, drôle de pays !), en ce qui concerne le film “Marock”. Cela aurait été une réaction plausible vu les censures de ces dernières années (arrestation de musiciens “sataniques”, interdiction des ouvrages qui ne reconnaissent pas la marocanité du Sahara, poursuites des journaux indépendants...). Tous mes compliments à Leila Marrakchi pour avoir su refléter la réalité de milliers de jeunes Marocains. Aux islamistes, j'aimerais adresser une phrase du “fine ghadi biya khouya” des Hoba Hoba Spirit : “khalini naîch hyati w hsabi mâa rabbi”.

Mohamed Dellero, Tétouan.

 
 
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