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N° 225
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

La semaine Économie

(AFP)

Sardine. Les industriels s’impatientent

L’union nationale des industries des conserves de poisson (Unicop) remet le plan pélagique (sardine, anchois, maquereau…) sur la table. Elle a tenu ses assises la semaine dernière à Marrakech pour rappeler qu’il y a urgence. Avec étude à l’appui, l’Unicop souligne que si le gouvernement ne tranche pas rapidement sur ce dossier, la filière risque d’être rattrapée par la concurrence internationale. Le plan d’aménagement du pélagique est actuellement sur le bureau de Driss Jettou. Mohand Laenser, ministre de la Pêche s’est trouvé dans l’incapacité de gérer les négociations entre parties aux intérêts
opposés. Ainsi, si l’Unicop réclame l’autorisation d’affréter des bateaux de pêche pour ravitailler des usines d’une capacité de traitement de 600 000 tonnes, la filière de la pêche côtière, elle, s’y oppose en arguant de sa capacité à approvisionner les usines de conserve, mais à condition qu’un plan de mise à niveau soit mis en place. D’ailleurs, une réunion s’est tenue début mai au ministère de tutelle pour discuter du programme de mise à niveau. Entre- temps, l’industrie de la farine jubile car elle sera servie la première : le stock de sardine disponible actuellement est vieillissant et ne peut alimenter que les moulins de farine de poisson. Les Sahraouis ne sont pas en reste : ils revendiquent le droit de disposer des ressources halieutiques des côtes du Sahara.


Justice. Dallah Albaraka piégé

Le tribunal de première instance à Agadir a condamné mercredi 10 mai, Mohamed Loudiyi, commissaire aux comptes de la société Palais des Roses Agadir Palace (PRIPA) à 3 mois de prison avec sursis et une amende de 60 000 dirhams suite aux poursuites pénales requises à son encontre par le parquet d’Agadir. Le tribunal reproche au commissaire aux comptes de la société d’avoir émis un second rapport qui ne reflète pas la réalité des comptes de la société pour l’année 2003. Ce même rapport, qui a été remis au groupe saoudien Dallah Albaraka, associé à Azeddine Lakhouaja dans PRIPA, a servi de base aux attaques judiciaires contre ce dernier l’accusant de détournement de fonds et d’abus de biens sociaux. Si l’appel confirme ce jugement contre le commissaire aux comptes, toutes les poursuites contre Lakhouaja tomberont à l’eau. Affaire à suivre.


Salon La franchise. Marocaine pavoise

Les franchises marocaines qui ont participé au salon de la franchise de Barcelone ont séduit les opérateurs espagnols. Aussi bien dans l’habillement que dans la chaussure, le café ou la restauration rapide, des manifestations d’intérêt ont été enregistrées et il se pourrait que des franchises marocaines soient exportables vers l’Espagne, en première étape, et vers toute l’Europe à moyen et long termes. Pour l’instant, les heureux franchiseurs marocains gardent le silence sur les deals potentiels avec les Espagnols, mais reconnaissent, tout de même, qu’il y a des “affaires dans l’air”, surtout du côté de la chaussure et du café. Bon vent alors.


Privatisation. Oualalou aux anges

Les soumissionnaires se bousculent pour la privatisation de la société étatique Somathés (ex- Office national du thé et du sucre). Selon des sources proches du dossier, pas moins d'une vingtaine d'offres ont été présentées pour l'acquisition de la société. Parmi les prétendants figurent des sociétés prestigieuses comme la Cosumar ou encore le groupe Holmarcom, de Mohamed Hassan Bensalah. L'Etat avait fixé le prix minima à 440 millions de dirhams mais il semble, selon les premières indiscrétions que certaines offres dépassent le milliard de dirhams. Une manne inespérée pour renflouer les caisses de Oualalou, ministre des Finances, qui peine à boucler ses fins de mois sous le poids de la facture pétrolière.


Tourisme. Enfin, Taghazout !

La station balnéaire de Taghazout a été concédée à l'Américain Colony Capital et les Canariens Lopezan/Satocan. C'est la plus grande et la plus porteuse des stations prévues par le Plan Azur. La station mobilisera sur une durée de sept ans pas moins de 10 milliards de dirhams. Selon le plan de l'Américain et ses partenaires, deux milliards de dirhams financeront l'aménagement et huit milliards serviront au développement de la zone. Le projet porte sur la réalisation de 21 000 lits dont près de 16 000 lits hôteliers. La station qui aura un positionnement haut de gamme a été attribuée de gré à gré au groupe saoudien Dallah Albaraka, pour lui être retirée, deux ans après, pour non-respect de ses engagements.


Marque. Promopharm primé

La journée mondiale de la propriété intellectuelle a été bonne pour Promopharm. Ce laboratoire pharmaceutique dirigé par la famille Mernissi a remporté le premier prix des déposants de marques au niveau international. Promopharm, ayant un positionnement sur l'export surtout vers l'Afrique noire, a déposé 13 marques en 2005. Lors de la remise du prix, le management de Promopharm a promis d’accélérer encore en 2006. En outre, Maroc Telecom a remporté le prix des déposants de marques auprès de l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale. L'opérateur historique a effectué 241 dépôts en 2005. Médi Telecom a pris la deuxième place et la Centrale Laitière, la troisième.



Billet. Si j’étais ministre

Khalid Tritki

Si j’étais ministre, que ferais-je ? En résumé j’aurais le choix entre taper du pied dans la fourmilière pour inciter les gens à travailler plus vite et plus efficacement, ou gérer les affaires courantes et réfléchir à un plan de carrière pour après. Il y a bien une vie après le ministère, n’est-ce pas ?
Dans le premier cas, je me ferais des ennemis redoutables qui attendraient le premier faux pas pour m’abattre. Je n’aurais pas de répit, ni de deuxième chance. Il me faudrait foncer en maîtrisant les dossiers et gérer les coups bas en m’entourant d’une équipe soudée, fidèle et s’accrochant aux valeurs de la nation. Je commencerais par mettre à la porte l’ancien secrétaire général (en suivant le conseil des profs de droit administratif) et par chambouler l’ordre établi dans la bureaucratie.
Dans le deuxième cas, je commencerais par inviter le secrétaire général chez moi pour une soirée très méchoui, histoire de faire connaissance entre gens de haut rang qui discutent politique en sirotant de bons vins, aux frais du contribuable. À l’issue de la soirée, il me jurerait fidélité après que je lui aurais promis de le faire bombarder ambassadeur. Moi je ferais de la politique, lui s’occuperait de la basse besogne : la gestion des affaires publiques. A la fin de mon mandat, dans le premier cas, on me prierait de me faire oublier et, dans le deuxième, on me féliciterait pour ma finesse politique. La vie de ministre, c’est ça et franchement, j’en veux pas.




OFF.

Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie et du Commerce prépare une loi qui imposera l’homologation des installateurs de matériel à haut risque. Cette décision fait suite au drame des chauffe-eau dont les victimes ne peuvent attaquer les importateurs ni les fabricants qui se cachent derrière l’argument de la mauvaise installation. L’initiative de Mezouar devrait rassurer les consommateurs.



OFF.

Les opérateurs touristiques de Casablanca ne savent plus où donner de la tête. Selon des sources non autorisées, Mohamed Kabbaj, wali de Casablanca a tenté d’imposer Amyne Alamy à la direction du Centre régionale de tourisme de la métropole économique. Les opérateurs du tourisme se sont insurgés contre cette tentative et promettent un bras de fer avec le wali et ex-conseiller du roi.

 
 
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