Audiovisuel. Révolution sur les ondes
Société. Drogue, évasions et complicités
Sur le gril. Khalid Soufiani
Partis. Le réveil de la gauche ?
Code de la famille. Repenser l'héritage
Football. Le fascinant Mr Fullone
Iran. Lettre au Grand Satan
France. Immigration : faut-il "choisir" ?
Patronat. Le putsch des grands groupes
Exposition. L'art du h'rig
Portrait. L'irrésistible ascension du mâalem Baqbou
En visite au Maroc. Le shogun des Mangas
N° 225
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Karim Boukhari

La semaine Maroc

(AIC PRESS)

Constitution. Prêts pour le Tamazight ?

Tamazgha, une ONG qui défend les droits des Imazighen, vient de présenter aux Nations-Unies un rapport très attendu sur “L'Etat marocain et la question amazighe”. Le document signé par près d’une centaine d’associations est particulièrement critique envers la position marocaine officielle sur la question. “Négation officielle du fait amazigh, exclusion et discrimination constitutionnelle, arabisation oppressive, interdiction d'activités d'associations amazighes et intimidations”, les griefs sont nombreux. Tamazgha, qui regroupe des berbères des trois pays d’Afrique du Nord, épingle la Constitution “sur
laquelle se base une politique d’arabisation et de négation de l’identité amazighe du pays”, mais aussi l’Ircam (Institut royal pour la culture amazighe) considéré comme “un instrument du Makhzen créé pour un freinage en douceur du mouvement amazigh”. Ce qui est sûr, c’est que le Maroc officiel n’a pas attendu le rapport critique de Tamazgha pour envisager de réformer la Constitution, notamment son préambule (“Le Royaume du Maroc, Etat musulman souverain, dont la langue officielle est l’arabe, constitue une partie du Grand Maghreb Arabe”), à la lumière de l’évolution de la question amazighe. A l’Ircam, où on se défend de servir la soupe au pouvoir, Ahmed Assid nous explique que “contrairement au haut commissariat de l’amazighité créé par Bouteflika en Algérie, l’Ircam est né à partir d’une initiative des militants amazighs qui ont proposé le projet au roi”. Le même Assid rappelle par ailleurs que “l’enseignement de la langue amazighe devrait être généralisé à tous les cycles de l’enseignement en 2011”. Bonne nouvelle.


Marock. C’est (bien) parti !

La carrière commerciale de “Marock” est partie sur les chapeaux de roue. Sorti mercredi au Mégarama, le film a déjà engrangé plus de 2200 entrées (sur quatre séances à peine), ce qui constitue un démarrage foudroyant. La première séance, d’après de nombreux témoignages, s’est même terminée sous les applaudissements d’un public jeune, frais et apparemment bien renseigné sur la polémique qui a précédé la sortie. Au Mégarama, le succès est tel que le multiplexe vient de se procurer une deuxième copie du film. Les deux premières journées d’exploitation n’ont enregistré aucun débordement, aucune manifestation de haine, contrairement aux craintes que l’on pouvait légitimement entretenir. “Marock”, pour rappel, est distribué dans un premier temps à Casablanca, Marrakech, Fès et Tétouan.


Presse-Justice. Les propositions de HRW

Human Rights Watch (HRW) vient de publier un nouveau rapport sur le Maroc, dédié à la liberté d’expression et aux rapports entre la presse et la justice. Ce document fait suite aux nombreuses affaires qui ont défrayé la chronique tout au long de ces derniers mois et dont les verdicts (peines de prison avec sursis, lourds dédommagements) ont menacé la survie de plusieurs titres de presse. HRW propose, en réaction, d’amender plusieurs articles du code de la presse, invitant les autorités et les juges à veiller, entre autres, à ce que les “dommages-intérêts accordés soient proportionnels au préjudice réellement occasionné; et que soient prises en considération les possibilités de réparations non financières telles que la publication de rectificatifs”.


2M. Benali en danger

C’est le retour au statu quo à 2M. Les trois principales figures du département de l’information de la chaîne (la directrice Samira Sitaïl et ses deux adjoints, Tawfiq Debbab et Reda Benjelloun), qui avaient présenté leurs démissions d’une manière quasi simultanée, ont réintégré leurs fonctions après la réunion qu’ils ont tenue avec le président Fayçal Laraichi. La balle est désormais dans le camp du directeur de 2M, Mostafa Benali, absent de ladite réunion, et dont les jours semblent comptés à la tête de la chaîne, si l’on en croit certaines sources. Une victoire pour le clan Sitaïl ?


Années de plomb. La radio aussi

Le journaliste tunisien Moncef Slimi, qui officie sur la radio allemande Deutsche Welle, propose une série d’émissions sur les années de plomb au Maroc (en arabe). En douze épisodes, il passe en revue les questions-clés : la cartographie des lieux de détention, la disparition forcée et la torture, l’amour et l’art en prison, les atteintes aux droits de l’homme aujourd’hui, l’applicabilité des revendications de l’IER, et bien d’autres sujets connexes. Depuis la tournée promotionnelle des dirigeants de l’IER, c’est résolument la première initiative journalistique venue de l’étranger pour capitaliser sur le travail de l’IER. Rendez vous chaque jeudi et dimanche à 19h45. Consultez également : www.dw-world.de


PPS. Saïd Saâdi numéro 1

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a élu, le week-end dernier, son nouveau bureau politique (29 membres). C’est l’ancien secrétaire d’Etat Saïd Saâdi qui est arrivé en tête des suffrages à l’issue du vote secret du comité central, devançant des personnalités comme Abdelouahed Souhaïl, Khalid Naciri ou encore Nabil Benabdellah. Parmi les nouveaux venus, on note l’arrivée très remarquée de Mohamed Soual et de Saïd Fekkak, représentant la jeunesse du parti. Parmi la vingtaine de recalés (le parti a présenté 50 candidats au vote), on retient surtout le cas de Abdeslam Seddiki, ancien chef du groupe parlementaire FFD, et de Fawzi Chaâbi, le fils de Miloud. Le richissime homme d’affaires d’Essaouira peut cependant se consoler grâce à sa fille Asmaâ, arrivée en tête de liste chez les femmes. La fille Chaâbi devance Guejmoula Bent Abbi, transfuge de la Haraka, et surtout Nouzha Skalli, militante chevronnée du parti.



Billet. Chers enfants maltraités

Driss Ksikes

Aujourd’hui n’est ni une journée mondiale sur l’enfance, ni un anniversaire convenu. Mais voilà, les enfants, il fallait que je vous écrive, parce que je sais que vous êtes seuls. Une lettre fait surtout chaud au cœur lorsqu’elle est inattendue. Rassurez-vous, je ne suis pas un bourgeois gentilhomme qui s’apitoie sur votre sort. Sachez que j’admire votre courage de continuer à vivre et de vous dépasser, au milieu d’une société d’adultes voraces, sans discernement. J’ai d’abord une pensée pour vous, Saïda, Hlima, Sanae, Hnia et autres 66 000 petites bonnes, maltraitées, rouées de coups, mal nourries, à la merci de la première maîtresse venue, du premier mâle excité, et souvent les dernières à trouver le sommeil. Je vous écris parce que l’Etat marocain vient d’avoir une pensée pour vous, pour vous protéger par la loi. Je vois d’ici votre sourire sceptique. Ça sert à quoi la loi, finalement ? C’est bien cela que vous vous dites, non ? Toi, Saïda, tu songes à cette maudite loi qui n’a pas protégé ta mère de ton oncle, qui a mis la main sur sa terre. Toi, Hnia, tu penses à cette sombre loi qui ne t’a pas protégée du viol de ton beau-père. C’est pour cela d’ailleurs que j’écris à tes semblables, Hassan, Aziz, Ghita, et autres 200 victimes de pédophilie. J’ai de l’admiration pour votre silence, parce que vous savez, loi ou pas, que l’Etat vous ignore. Bien sûr, en face, les adultes prétendent, d’une campagne de sensibilisation à l’autre, ne pas être indifférents à vos souffrances. Mais j’apprécie votre capacité intuitive à comprendre que tout cela est à peine bon pour la pub. Il ne sert plus à rien de vous raconter des histoires. Votre destin vous a fait perdre votre belle innocence, et votre virginité au passage. Autant admirer votre capacité à en rire intérieurement. Continuez, c’est ce qui fait votre force. Et dormez bien, malgré tout.



PJD. Ramid contre El Othmani

Mustpaha Ramid ne semble pas apprécier la visite que son chef de parti, Saâdeddine El Othmani, effectue jusqu’au 16 mai à Washington. Dans une étonnante déclaration au quotidien Acharq Al-Awsat, Ramid rappelle que “le PJD, dans sa majorité, n’a pas changé ses opinions (critiques) vis-à-vis de l’Amérique”. L’ancien chef de file du groupe parlementaire, mal-aimé de la direction de son parti mais proche de sa base, explique par ailleurs qu’il “ne servirait à rien que le PJD entre au gouvernement à l’horizon 2007”. Des propos à prendre au sérieux, même si certaines sources au parti nous ont déclaré que “les opinions de Ramid n’engagent que sa personne”.


Procès. Lâafora, c’est pas fini

Abdelmoughit Slimani, Abderrahim Qanir et Lahcen Hairouf ont été transférés, au cours de la semaine écoulée, de Oukacha à la prison de Salé, pour être entendus dans le procès de Abdelaziz Lâafora, qui s’est ouvert à la cour suprême de Rabat. La chambre criminelle près la Cour suprême, qui est habilitée à juger les agents de l’Etat nommément désignés aux articles 265 et 266 du code de procédure pénale, devra statuer sur le cas de l’ex-gouverneur de Casablanca inculpé de “détournement de deniers publics, corruption et trafic d’influence”. Rappelons que Slimani purge actuellement une peine de 10 ans de prison ferme, contre 7 ans pour Hairouf et Qanir.


Exemplaire. Le roi et les poissonniers

L’histoire a commencé en septembre 2005, quand des poissonniers de Mohammédia ont reçu des mains du roi des motocyclettes équipées de glacières. La suite a été moins romantique puisque, aussitôt le roi (et les caméras de télévision) reparti, les poissonniers se sont vu retirer les machines par les autorités locales. Las d’attendre des machines qu’ils ont brièvement possédées, ils viennent enfin de tenir une conférence de presse au siège de l’AMDH. “Au lieu de régler le problème, les autorités ont tenté d’intimider les poissonniers et ceux qui les soutiennent” nous a confié l’un des organisateurs de la manifestation. Faut-il s’en étonner ?


Europe. Tu ne pêcheras point

Un sit-in devait se tenir vendredi après-midi devant la représentation de l’Union européenne à Rabat. C’est le syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière, proche du parti Annahda, qui a appelé à cette manifestation pour dénoncer les accords de pêche en passe d’être validés par le parlement marocain. “L’Europe est en train d’instrumentaliser l’affaire du Sahara, c’est du chantage et de l’ingérence, et ce n’est pas tolérable”, nous a notamment déclaré l’un des dirigeants du syndicat. Une centaine de personnes était attendue au sit-in auquel devaient participer de nombreuses associations civiles et professionnelles du Sahara, et notamment de Dakhla, ville hautement concernée par l’accord de pêche. À signaler, par ailleurs, qu’une pétition a été lancée sur le net pour dénoncer ce même accord.



3 questions à Nabila Tber (Directrice de l’association Insaf)

Le Maroc compte près de 66 000 petites bonnes. Que peut un projet de loi face à cette réalité choquante ?
La situation est critique. On en est arrivé à se demander s’il faut accorder des droits à ces petites domestiques ou pas. Le projet de loi en préparation est une bonne initiative. Mais comme toujours, le problème réside dans l’application. Il est difficile de mener des inspections dans les domiciles et de prouver les cas de maltraitance, car les assistantes sociales et les inspecteurs n’ont pas de statut qui le leur permette.

Et les mentalités ?
ça commence à bouger. Les jeunes couples emploient de moins en moins de petites bonnes. Prochainement, le salaire du personnel domestique sera fixé à la moitié du SMIG (NDLR : près de 900 DH). Les gens préféreront alors embaucher une personne adulte.

Donc, le pari est loin d’être gagné…
Il faut que l’Etat fasse des campagnes-choc à l’instar de ce qui se fait pour la violence contre les femmes. Les gens du monde rural ne comprennent pas le discours de la sensibilisation. Ils ont besoin de programmes de développement intégré. Nous avons pu retirer 30 filles de leur lieu de travail et nous les avons réintégrées dans leurs familles et inscrites à l’école. Mais c’est très peu.


Nucléaire. Dar-Beida en piste

Les Américains et les Canadiens sont à couteaux tirés pour décrocher la fourniture de la future centrale nucléaire de l'ONE. Les premiers semblent disposer d’un léger avantage puisqu’ils ont récemment signé un accord de coopération technique et scientifique de 20 ans avec le royaume. Rappelons que l'ONE envisage la construction de sa première centrale nucléaire en 2012. Selon le directeur général de l'Office national de l’électricité, Younès Mâammar, “le Maroc veut se doter d'installations nucléaires pour diversifier ses sources d'approvisionnement et répondre à la croissance de sa demande en énergie”. L'Agence internationale de l'énergie atomique a déjà donné son accord pour l'implantation d’une centrale sur le littoral, au sud de Casablanca.


Moudawana. Adieu, Madame la juge ?

La présidente du tribunal de la famille de Casablanca, qui a aussi participé activement à la commission en charge de la Moudawana, serait sur le point de partir. Officiellement, Zhor El Horr aurait demandé sa mutation pour cause de “non-adéquation de son profil avec le poste occupé”. En fait, il s’agirait vraisemblablement d’une incompatibilité d’humeur avec le président du tribunal de première instance de la capitale économique. Qui est aussi son propre président puisque le tribunal de la famille ne dispose d’aucune autonomie ! Voilà qui explique les nombreux heurts qui avaient opposé Madame la juge à son président et empêché, au niveau du tribunal, des prises de décision conformes à l’esprit du nouveau code de la famille.



Humeur. Ghiwane forever

Karim Boukhari

Nass El Ghiwane, parlons-en. Quelqu’un avait dit, un jour, que ce groupe a fait une révolution avec 200 dirhams, le prix (dans les années 60) d’un hajhouj, un bendir, une derbouka et une taârija. Les Ghiwane ont réussi là où des milliers de gauchos ont échoué : gagner la rue. Le plus beau, c’est qu’ils ont accompli tous ces miracles, et d’autres encore en – passez-moi l’expression – s’en foutant un peu. Tous ceux qui ont approché, à une époque ou à une autre, Batma et la nuée de personnages haut en couleurs qui gravitaient autour de lui, le savent. Ces mecs faisaient du rock avant l’heure, sans guitare électrique et sans se prendre la tête. Mille et une légendes, réelles ou supposées, leur seront éternellement reliées, comme un cordon ombilical. Et de tout cela il ne nous reste que quelques souvenirs, des fantasmes plein la tête et une bande de pépères, les Ghiwane d’aujourd’hui, qui continuent de tourner. Batma est mort, Paca attend son heure, Sayed ressemble à ces vieux chanteurs qu’il méprisait au début des Ghiwane, et Allal, eh bien, Allal joue toujours très bien du sentir. Heureusement, d’ailleurs. Et puis il y a deux petits nouveaux, les sosies de Batma et Paca, deux types sympas à qui il manque l’essentiel : ils n’ont pas “quelque chose en eux de Tennessee”, comme dit la chanson. Voilà à peu près où on en est avec les Ghiwane. Les retardataires n’ont rien vu, rien compris, les autres n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Et une poignée d’albums qui pèsent probablement plus lourd que l’ensemble de la chanson marocaine, de Tanger à Lagouira. C’est la vie, that’s life, mon vieux. Hadchi likayn, comme dirait le professeur Moussaoui, invité à l’hommage rendu par 2M aux Ghiwane, et qui a eu la réflexion la plus intéressante de la soirée : “Ces gens (Nass El Ghiwane) ont remis la darija au goût du jour”. Ne serait-ce que ça...



People. Du rififi à Caftan

Le défilé de mode Caftan 2006, organisé par le magazine Femmes du Maroc samedi dernier à Marrakech, s’est clos par une colère générale des stylistes. Ces derniers ont critiqué l’attribution du tout nouveau prix Haute couture à Mohamed Lakhdar, l’un des leurs. Réunis en collectif, les stylistes ont rédigé un communiqué adressé à la presse, mardi dernier, où ils reprochent aux organisateurs de ne pas les avoir avisés de l’existence de ce concours ni des modalités de vote. Aïcha Sakhri, directrice de publication de Femmes du Maroc, a expliqué quant à elle sa position dans une interview devant être publiée ce samedi par Le Matin du Sahara. Le torchon brûle, dans le monde du tissu chic…


Cité universitaire. Accident mortel et bavure politique

Lundi 8 mai, vers 21h30, sur l’avenue principale de Madinat Al Irfane (campus universitaire) à Rabat. Lancée à grande vitesse, une grosse voiture percute de plein fouet un taxi à l’arrêt. Le chauffeur décède sur le coup, et le client (un étudiant sahraoui), qui s’apprêtait à régler son trajet, est grièvement blessé. À cette heure, le campus est plein et les étudiants s’attroupent autour de la voiture. Le chauffard à l’air trop jeune pour avoir un permis de conduire. Certains disent même qu’il était ivre et qu’il se présentait comme le fils d’un général. Des témoignages recoupés affirment qu’une fois sur place, “les policiers ont essayé de camoufler l’affaire et de faire dégager le jeune chauffard”. La tension monte, les étudiants attroupés autour du lieu de l’accident sont scandalisés et s’opposent au transfert de la voiture. Ils répètent des slogans hostiles aux forces de l’ordre, les plus fougueux leur lancent même des cailloux. Les forces auxiliaires débarquent et chargent les étudiants. Ils les poursuivent jusque dans les pavillons des filles et détruisent tout sur leur passage. Ordinateurs, portes, meubles … rien ne leur échappe. Lors de l’assaut, des téléphones portables disparaissent, certaines filles évoquent même des tentatives de viol. En signe de protestation, des écoles et des facultés boycotteront les cours pendant deux jours. Finalement, le chauffard s’est avéré être le fils d’un avocat connu de la capitale, il est actuellement placé en garde à vue. À l’écriture de ces lignes, l’étudiant sahraoui est toujours dans le coma. À l’approche de la date anniversaire de la création du Polisario (20 mai), l’événement n’a pas échappé à la propagande indépendantiste qui annonce de prochaines manifestations de protestation. À l’heure où nous passons sous presse, la tension n’est toujours pas retombée.


VITES !

Une mission onusienne visitera Laâyoune, du 17 au 21 mai, pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme au Sahara, avant de se rendre à Tindouf. Le timing choisi pour cette visite risque de déplaire aux autorités marocaines, étant donné qu’il coïncide avec la célébration (le 20 mai) du 33ème anniversaire du front polisario.


Driss Chahtane, le directeur de l’hebdomadaire arabophone Al Michaâl, vient d’être condamné, par la cour d’appel de Casablanca, à une année de prison avec sursis, assortie d’une amende de 100 000 DH. Le journaliste était poursuivi pour avoir publié, en 2005, un article satirique sur le président algérien Bouteflika.


C’est fait, Abdelmajid Bouzoubaâ, ancien secrétaire général du congrès national ittihadi (CNI), vient de créer son propre parti : le parti socialiste (PS), tout simplement. Un moindre mal, finalement, puisque Bouzoubaâ, ex-bras droit de Noubir Amaoui, avait envisagé un moment d’intenter une action en justice contre ses anciens camarades du CNI.


Des timbres-poste à l’effigie de Abderrahim Boualam et Abdelkrim El Mouhafidi, les deux otages marocains en Irak. Voilà la très belle initiative que l’on doit à un cercle d’amitié belgo-marocaine. Objectif : envoyer “un message de paix à toutes les victimes du terrorisme à travers le monde”. À saluer.

 
 
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