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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
Pêche. LUE pose ses conditions
Laccord de pêche entre le Maroc et lUnion européenne a été ratifié, mardi 16 mai, par le Parlement des 25. La mouture retenue sera transmise au gouvernement marocain qui, sil lentérine, doit la présenter au Parlement marocain pour ratification. Et sil veut obtenir rapidement son premier chèque de 35 millions deuros en juin prochain, il doit faire vite. Pour ce qui est du contenu, Bruxelles a mis sa touche politique dans la version finale de laccord. Ainsi, le premier amendement adopté stipule que la contrepartie financière de la Communauté européenne devrait aussi être utilisée pour le |
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| développement des populations côtières du Maroc et du Sahara occidental qui vivent de la pêche et pour la création de petites et moyennes entreprises locales de la filière pêche. Cette mesure vise à satisfaire les parlementaires qui sopposent à tout accord portant sur la pêche au Sahara. Mais, pour ne pas gêner le Maroc, lamendement avalise laffectation dune partie (seulement) de la redevance à des investissements au Sahara. Pour donner plus de sérieux à cette condition, la Commission [peut] prendre immédiatement des mesures de suspension de l'accord, si le Maroc ne respecte pas cet engagement. De même, pour élargir sa sphère de pêche au Maroc, lEurope des 25 se donne le droit, si la biomasse le permet, dintroduire déventuelles nouvelles possibilités de pêche dans le segment des céphalopodes, dont le poulpe notamment. Le Maroc acceptera-t-il ces conditions ? Lavenir nous le dira. |
Banque. Attijariwafa 2010
La banque filiale de lONA a, désormais, son plan 2010. Dans cinq ans (y compris 2006) Attijariwafa bank veut multiplier le volume des transferts des MRE par 2,5 grâce à la création dAttijariwafa bank Europe, une filiale de proximité. A travers cette initiative, la banque dirigée par Khalid Oudghiri veut damer le pion à la Banque Populaire qui saccapare la moitié des ressources des MRE. La banque envisage également de sattaquer au petit épargnant. Cest une stratégie de rupture qui fait permuter la banque dun positionnement haut de gamme (entreprise surtout) à un autre plus populaire. Dans la même lignée, Attijariwafa bank lorgne les PME. Une offre spéciale pour ce segment sera présentée prochainement, toujours dans le but de consolider son leadership sur toutes les gammes de clientèle. |
Investissement. Des fonds pour Emergence
La banque daffaires française Société Générale Asset Management (SGAM) lance un fonds dinvestissement au Maroc. SGAM Al Kantara Maroc, cest son nom, comprend trois sous- fonds de 35 millions deuros chacun (385 millions de dirhams) et un quatrième à 120 millions (1,32 milliard de dirhams). Les détails sur la gestion de ces fonds ne sont pas encore connus. En revanche, cet investissement vise des secteurs porteurs, surtout identifiés par la stratégie industrielle. Pour concrétiser ce projet, la Société Générale est accompagnée, notamment, par la Banque européenne dinvestissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD). À noter que la SG était à la traîne en ce qui concerne les fonds dinvestissement. Une lacune qui vient dêtre comblée. |
Cuir. Des incitations dans le pipe
Le contrat programme pour la filière du cuir devait être signé vendredi 19 mai à Rabat. Cest Salaheddine Mezouar, ministre de lIndustrie et du Commerce qui pilote ce projet. Il sagit dun engagement ferme de la part de lEtat à soutenir le secteur du cuir à travers, notamment, la création de zones franches de production et des incitations fiscales. Le contrat prévoit également la levée partielle de linterdiction dexporter du cuir brut. Rappelons que lors de lépidémie de la vache folle en Europe, certains producteurs mondiaux de cuir façonné se sont rabattus sur la matière première marocaine. En réaction à cette demande massive, le Maroc a fermé ses frontières en décrétant linterdiction dexporter du cuir brut. |
Recherche pétrolière. Réformes à venir
Selon des sources proches de Amina Benkhadra, patronne de lOnhym (Office national des hydrocarbures et des mines), le code portant sur la prospection pétrolière sera amendé. Les changements sont mineurs et résultent de difficultés techniques constatées après cinq ans dapplication du présent code, nous explique le département de communication de loffice. Des bruits courent sur léventualité dune réforme du code des hydrocarbures pour le rendre plus incitatif. Selon Mohamed Alaoui, président de la fédération de lénergie, la législation de pays concurrents offre plus aux opérateurs, ce qui explique que la prospection est sérieuse sous dautres cieux et les découvertes au rendez-vous. |
Aérien. Etihad dans le ciel marocain
La joLa compagnie nationale des Emirats Arabes Unis sattaque au ciel marocain. Elle vient dinaugurer une ligne directe reliant Dubaï à Casablanca pour capter une partie du trafic entre les deux capitales daffaires. La compagnie vise ainsi à marquer sa présence sur une destination qui promet dans lavenir. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont appelés à se renforcer à la suite d accords bilatéraux mais aussi de la circulation des hommes puisque le capitalisme émirati sintéresse de plus en plus au Maroc. Cest le cas notamment du gestionnaire de la zone franche de Jbel Ali ou encore des promoteurs immobiliers qui ont pris en charge laménagement et le développement de la baie du Bouregreg. |
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Billet. ALE tous azimuts
Le scoop : le Maroc veut conclure un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. Lidée peut faire rire mais elle est tout ce quil y a de sérieux. Mieux encore, elle entre dans la logique dun autre accord complémentaire, lALE avec le Japon. Oui, oui, vous avez bien lu. Le Maroc a lambition (ou la prétention) de devenir la plaque tournante mondiale des échanges commerciaux avec tout ce que cela entraîne comme délocalisations, investissements, de formation et recettes fiscales. Ça, cest pour lEtat. Quid des opérateurs économiques ? La nouvelle équipe qui présidera à la destinée de la confédération patronale est déjà construite. Il reste à savoir si elle sera capable de gérer, fédérer, impulser, convaincre de sa place de partenaire incontournable dans la négociation des ALE et, par la suite, dans leur concrétisation. Cette équipe qui était en rupture de banc, excellant dans la critique, arrivera-t-elle à revenir dans le match, maîtriser le jeu et gagner la partie ? Ne soyons pas négatifs. Même si Moulay Hafid Elalamy fonce tête baissée sans programme ni stratégie daction, il compte sur la force de canalisation et dassimilation des hommes qui lentourent. De lui, seule limpulsion doit venir, pour le reste, les hommes du président occuperont lespace, y compris celui des accords de libre-échange. Le microcosme des affaires ne demande quà voir, lEtat a révélé sa stratégie, aux nouveaux entrants à la CGEM de ne pas rater le coche. |
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OFF.
Lopérateur qatari, Diar Qatari, sapprête à signer une convention dinvestissement avec lEtat marocain portant sur une enveloppe de 800 millions de dollars (huit milliards de dirhams). Cette convention, qui sera présentée en grande pompe lors de la Fête du trône, porte sur le secteur du tourisme et de limmobilier. Cest lArab Bank qui canalise ce deal dans le cadre de sa nouvelle stratégie. |
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OFF.
Saâd Bendidi, PDG de lONA, donne des sueurs froides aux opérateurs de la pêche en déclarant à la presse que le secteur est sinistré. Selon les opérateurs de la filière, cest un signe négatif, adressé aux banques pour quelles ne soutiennent plus larmement marocain. Venant du patron du holding qui contrôle la plus grande banque du pays, la déclaration a son poids. |
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