Réforme constitutionnelle. Les partis s'encanaillent
Armée. La Grande Bavarde
Communication. Les stars et l'humanitaire
Mémoire. Nos soldats oubliés
Etats-unis. Le scandale des écoutes
Israël. Qui est vraiment Ehud Olmert ?
Énergie. Comment amortir le choc pétrolier
Cinéma. De Marrakech à New York
Nostalgie. Les dernières divas arabes
N° 226
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Karim Boukhari

La semaine Maroc

(AFP)

Marock. La résistance s’organise 

À quelque chose malheur est bon. Il a fallu que le PJD et le MUR, relayés par le journal Attajdid, décrètent (ou presque) Marock film apostat, appelant pratiquement à son interdiction, pour que la résistance s’éveille, enfin. L’association des anciens lauréats de l’ISADAC, qui regroupe essentiellement des comédiens et des artistes, envisage ainsi de manifester son soutien au film, en réaction aux critiques émises par Hassan Joundi, qui préside l’un des deux syndicats du théâtre marocain. Une belle initiative qui devrait, dans les prochains jours, prendre la forme d’un communiqué de presse, d’une table ronde
ou d’une projection suivie d’un débat. “Ce que nous défendons, résume un membre de l’association, c’est la liberté d’expression. Et il est hors de question qu’elle soit muselée, qui plus est par des gens qui se disent artistes ou politiciens”. Deux autres ONG, dont le crédit est indéniable, ont apporté leur soutien au film : l’AMDH et le Collectif démocratie et modernité. Pendant que la polémique continue d’enfler et qu’un bouclier est en train de se mettre en place pour défendre le film, Marock réalise un véritable carton dans les salles : plus de 30 000 entrées pour la première semaine, qui dit mieux ? La deuxième semaine a démarré sur les chapeaux de roue et promet de battre de nouveaux records, en ces temps où les salles de cinéma sonnent généralement le creux, preuve que le premier film de Leila Marrakchi bénéficie d’un bouche à oreille favorable. Et si la plus belle résistance était finalement celle du public, c'est-à-dire du Marocain moyen qui refuse que des esprits rétrogrades lui dictent sa conduite ?


MRE. Le dahir arrive

Les élus immigrés siègeront-ils, comme en 1984, à la chambre des représentants ? Pas sûr. Un projet de dahir, annonçant la création d’un Conseil supérieur de la communauté marocaine à l’étranger, est actuellement à l’étude. Outre les membres de droit (ministres, dirigeants de groupements professionnels …) et les membres désignés (ayant la bénédiction du Palais), il est question dans le projet de “membres élus au suffrage universel par les citoyens marocains à l’étranger ayant leur carte d’électeur”. Ayant une fonction consultative auprès du roi et du gouvernement, si le roi le veut bien, l’instance actuellement en gestation pourrait, selon des sources proches du dossier, faire de l’ombre à Nouzha Chekrouni à la tête du département ministériel en charge du dossier et très décrié par ailleurs.


ONU. Drôle de mission au Sahara

La mission onusienne venue s’enquérir de la situation des droits de l’homme à Laâyoune, devait finalement quitter le royaume le 19 et non le 21, comme cela a été initialement programmé. Serait-ce, comme tout semble l’indiquer, suite à des pressions du royaume qui craignait un regain de tension (à Laâyoune) dans la journée du 20 mai, jour du 33ème anniversaire du Polisario ? Possible. Ce qui est sûr, comme le laissent entendre les bruits de couloir, c’est que la diplomatie marocaine ne peut se réjouir qu’à moitié puisque la mission onusienne atterrit dans la journée fatidique du 20 mai à Tindouf (d’où elle repartira le 23), après une courte escale à Alger.


Alaoui Mdaghri et Jérusalem. Un passif à gérer

Abdelkbir Alaoui Mdaghri, qui a été récemment nommé directeur général de l’agence Bayt Mal Al-Qods en remplacement du Palestinien Abou Marouane, ancien ambassadeur en poste à Rabat, a refusé, lors de la passation des pouvoirs, d’assumer le passif de l’exercice financier. Selon une source proche de l’agence, Alaoui Mdaghri aurait exigé un audit des comptes avant de prendre les commandes de l’institution. Pour rappel, et sans être spécialement avant-gardiste, le recordman des ministres des Habous et des Affaires islamiques (1984-2002), est particulièrement connu pour son franc-parler.


Tazmamart. Sleep-in en vue

En l’absence du président du CCDH, Driss Benzekri, toujours en cure de chimiothérapie en France, c’est Mbareq Bouderka qui a reçu à deux reprises une délégation des anciens détenus de Tazmamart. Marzouki, Hachad, Chberreq et les autres revendiquent une mutuelle, une pension mensuelle, des habitations et des tests ADN pour identifier formellement les défunts enterrés à Tazmamart. “Sinon, on finira par organiser un sit-in à côté des tombes de nos camarades”, nous explique cet ancien du bagne avant d’ajouter : “s’il le faut, on manifestera couchés sur le sol”. Il ne plaisantait qu’à moitié…


Violence à l’école. Trop, c’est trop !

L’école marocaine est un milieu de violence. On le savait. Une enquête du ministère de l’Education nationale, appuyée par l’UNICEF, vient de le confirmer. 87 % des enfants disent avoir été frappés (règles, bâtons, tuyaux), la première cause étant le “devoir non fait”, suivie du “manque de respect” et du retard. “Une grande partie des parents, des enseignants et même des enfants considèrent les châtiments corporels comme une méthode éducative justifiée par la fameuse phrase : c’est pour ton bien”, annonce sans ambages l’étude. C’est dire que la violence a des racines culturelles qui dépassent de bien loin le cadre de l’école. Heureusement que 9 enseignants sur 10 regrettent de “s’être laissés aller”. “Ces châtiments engendrent chez les enfants frappés, ou témoins de châtiments, de la peur, un sentiment d’injustice et la haine de l’école et des enseignants”, conclut le rapport. ça va mieux en le disant !



Billet. Imams encombrants

Driss Ksikes

Au moment où le Maroc fait le ménage dans la formation des imams, injectant de la sociologie par-ci, produisant des guides par-là, introduisant la gent féminine, au passage, il traîne une majorité d’imams de la vieille école. D’apparence pacifique, ces diseurs de bonne parole sont souvent machos, bornés, dogmatiques et archaïques. Rien d’exceptionnel, direz-vous : ils ne sont pas forcément en décalage avec leurs compatriotes conservateurs. Juste. Sauf lorsqu’ils cachent d’autres desseins. Il suffit de lire la presse quotidienne pour s’en rendre compte. Un premier imam vient d’être révoqué pour pédophilie. Un second, pour appartenance manifeste et assumée à Al Adl Wal Ihsane. Si l’appartenance politique d’un imam est une liberté civique à préserver (sauf s’il utilise la mosquée pour faire campagne), sa propension à violer de jeunes croyants est une anomalie à corriger. Or, la tare est enracinée dans nos traditions. Lisez la Zaouiya de Thami El Ouazzani, autrefois président du conseil des oulémas de Tétouan. Il y dit à l’adresse des plus jeunes, “pour s’épargner les châtiments de l’imam au m’sid, il faut soit être riche soit avoir une belle frimousse”. Bien avant lui, le commandant Justinard voulait construire un bordel dans un village au cœur de l’Atlas pour divertir les autochtones. L’imam des lieux l’en dissuade. “Les mâles se rendent service entre eux. Et même les jeunes jouent le jeu”. Aujourd’hui, plus personne n’ose décrire de tels dépassements. Seule la rumeur populaire s’en charge. Et pourtant, dans bien des antres masqués par les minbars, des ogres se cachent pour tuer l’innocence des plus jeunes. Et qu’est-ce qui nous empêche de mettre à nu l’immoralité de nos imams ? La schizophrénie ambiante. Celle-ci admet qu’un mâle ayant “un pouvoir qui dépasse” puisse en user au nom de Dieu. Il va falloir se battre pour castrer celui qui en abuse, au nom de la loi.



PSU. Un journal pour changer

Le Parti socialiste unifié (PSU) réfléchit à la refonte de son organe de presse : l’hebdomadaire Al Yassar Al Mouahhad, qui devrait changer de format et de titre à la rentrée 2006. Dans la perspective des prochaines élections, le parti, qui jouit de larges sympathies dans les rangs de la société civile, compte se doter d’un nouveau support plus indépendant, moins partisan, avec une ligne éditoriale plus fraîche. Des changements sont attendus tant au niveau de la rédaction que de l’actionnariat. Le nouveau support de presse, dont le choix du titre est toujours en discussion (Ac-Chaâb, Al-Amal ou Al-Moustaqbal), devrait se transformer, dans un deuxième temps, en quotidien.


Élections. Le brief de Benmoussa

Le ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa a entamé, cette semaine, des consultations avec les cinq partis de la majorité (USFP, Istiqlal, PPS, RNI, MP) au sujet des élections législatives attendues en 2007. La réunion, qui s’est déroulée en présence de Fouad Ali El Himma et de certains cadres de l’Intérieur, a permis aux différentes parties d’exposer leurs points de vue. Sur le mode de scrutin et malgré les réticences du MP et du RNI, il semble bien qu’une forme de consensus soit en train de s’établir autour d’un mode de scrutin dit par liste. De même qu’un seuil de 5% (pour que les partis puissent bénéficier des subventions publiques) semble avoir les faveurs des représentants de l’Intérieur. Beaucoup d’autres propositions n’ont pas encore fait l’objet d’un consensus. À suivre.


Travaillistes. Gongrès économique

Comme prévu, Abdelkrim Benatik a été logiquement porté à la tête du parti travailliste, dont la grand-messe a été célébrée, le week-end dernier, à Fès. Benatik, qui n’était pas le seul candidat au poste de secrétaire général, a même obtenu un score hassanien lors de la séance de vote à bulletins secrets, dépassant largement les 90 % des suffrages. Pour l’anecdote, si le parti travailliste a choisi (et c’est une surprise) Fès pour tenir son premier congrès, c’est que, dixit Benatik himself, “cela revenait moins cher de rassembler les congressistes et de les prendre en charge à Fès qu’à Casablanca ou Rabat”. Il fallait tout simplement y penser.


Salafiya. Grève pour tous

251 prisonniers de la salafiya jihadiya, répartis à travers 9 centres pénitentiaires, observent une grève de la faim depuis le 2 mai, pour protester contre leurs conditions de détention. 77 autres les ont rejoints, jeudi, jour où un sit-in des familles des détenus était prévu à Rabat. Au total, 328 personnes (selon les chiffres de l’association Annassir) sont en grève de la faim sur un total de près de 800 prisonniers catalogués “salafistes”. Rappelons que depuis mai 2005, plus de 600 salafistes ont quitté les prisons du royaume, dont 315 suite à des grâces royales, les autres ayant été libérés après avoir purgé l’intégralité de leur peine.



3 questions à Huguette Labelle (Présidente de Transparency International)

Vous fêtez le 10° anniversaire de Transparency Maroc. Voir que notre pays est passé du 45ème rang au 78ème, ne vous donne-t-il pas un sentiment d’échec ?
Non pas du tout. En dix ans, nous avons brisé ce tabou et fait en sorte que la société civile et la presse aient plus de marge de manœuvre. Aujourd’hui, le Maroc a signé la convention des Nations unies contre la corruption et annoncé publiquement un plan de lutte contre ce fléau. Certes, la lutte est loin d’être gagnée. Mais elle n’est pas perdue non plus.

À travers vos contacts avec les autorités marocaines, avez-vous senti une volonté de lutter réellement contre ce fléau ?
Il y a une volonté d’aller de l’avant. Mais tout gouvernement subit des pressions. Aussi, la société civile doit-elle rester vigilante. Elle doit l’appuyer dans sa démarche, lorsqu’il va dans la bonne direction. Et exercer les pressions qu’il faut pour montrer qu’il y a une volonté de changement au sein de la société.

Une Constitution qui met entre les mains d’une même personne tous les pouvoirs favorise-t-elle la transparence ?
Absolument pas. La séparation des pouvoirs est fondamentale, surtout entre le judiciaire et le reste des institutions. Viendra le jour où les Marocains se pencheront dessus pour amender le texte. Mais il ne faut pas oublier que dans de nombreux pays, ce ne sont pas les constitutions qui font défaut mais leur application.


Maroc–Israël. Normalisation économique ?

La normalisation avec Israël passera-t-elle par l’économie ? Ce n’est pas ce que pensent les observateurs (marocains) qui suivent de près l’évolution des rapports entre Tel Aviv et Rabat. Pourtant, la lune de miel entre les patrons marocains et leurs homologues israéliens est bien réelle. Les exportations israéliennes vers le Maroc ont augmenté de 23,5% (soit deux millions de dollars de plus), alors que les ventes à des pays comme la Tunisie ont reculé de 16%, selon des chiffres publiés en milieu de semaine par l´institut israélien des exportations. D’une manière générale, les exportations israéliennes (textile, produits chimiques et pétroliers) vers des pays arabes ont augmenté de 34,5% durant le premier trimestre de 2006 par rapport à la même période de l´an dernier, a indiqué l’institut.


Internet. Cliquez sex !

Le Maroc est le deuxième pays au monde où le mot “sexe” est le plus tapé dans les recherches Google. Pour le même mot en anglais, “sex”, les Marocains se classent cinquièmes ! Ces résultats sont consultables sur le site www.google.com/trends. Basés sur des statistiques de recherche, les résultats sont souvent surprenants. Ainsi, d’après le très sérieux International Herald Tribune, la recherche “gay sex” est très demandée… en Arabie Saoudite ! Pour leur part, les internautes marocains cliquent plus que leurs homologues français sur les mots “amour”, “avortement”, “Barça”, “Ben Laden”, “chat”, “Palestine”, et “rencontre”. Edifiant !


Radio. Sawa, enfin légale !

Mercredi 17 mai, les détenteurs des premières licences audiovisuelles étaient tous réunis au siège de la HACA pour la signature des cahiers des charges. L’un d’entre eux a particulièrement retenu l’attention : celui de la radio fédérale américaine Sawa, autorisée exceptionnellement à émettre par le gouvernement marocain “pour raison d’Etat”. Après plusieurs rounds de négociations avec les responsables de la chaîne et l’ambassadeur américain à Rabat (présent pour la cérémonie), le président de la HACA a eu gain de cause : Sawa se conformera enfin à la légalité. Depuis mars 2006, elle s’est constituée en société de droit marocain et, en ce 17 mai 2006, elle a enfin signé un cahier des charges préparé par l’autorité de régulation.


Musique. Hoba au 36

Hoba Hoba Spirit ont animé un concert, mardi dernier, au pavillon des maladies psychiatriques de Casablanca (plus connu par le chiffre 36). Le groupe de rock, qui a eu la bonne idée de ne pas reprendre l’une des chansons-phares de son répertoire (“Bled shizophrène”, la bien-nommée), a passé par ailleurs un bon moment au milieu d’un public de médecins et de malades tout ce qu’il y a de plus convivial. Confirmation de l’un des membres du groupe : “Un moment, quelqu’un nous a demandé de jouer Mahmouma des Ghiwane, un autre nous a demandé du Bilal, et finalement un troisième a mis tout le monde d’accord en demandant aux uns et aux autres de nous laisser jouer nos chansons”. Tout simplement.


Consommation de cannabis. Le Maroc 7ème mondial

“Maroc, Espagne, Europe : sur les routes du cannabis”. C’est sous ce titre que le quotidien Le Monde a consacré, dans son édition de mercredi, un nouveau reportage au royaume. On y trouve, notamment, un hit-parade de la consommation mondiale, pays par pays, du cannabis. Le Maroc y figure en bonne position, septième à l’échelle mondiale avec un taux de consommation de 11,8 % de la population. Pour l’anecdote, le royaume, qui arrive juste derrière les Etats-Unis, devance des pays comme la France ou la Jamaïque. Il est de loin le premier pays arabo-musulman du classement. Quant au champion des champions, c’est le Ghana avec 21,5 %.



Humeur. Le mot juste

Karim Boukhari

Un ami m’a fait parvenir un bouquin, le sien, et à la première page j’ai pu lire ce début de phrase terrifiant : “Il est presque tautologique d’avancer que (…)”. Je ne vous raconte pas la suite parce que je n’ai pas eu le courage de la lire. J’ai peut-être raté un chef-d’œuvre mais je ne veux pas, je ne peux pas lire un texte qui ouvre sur la “tautologie” puisque j’ai forcément mieux à faire : dévorer France-football, télécharger de la musique gratuite sur internet, ou regarder passer les mouches. Dans un bon jour, je suis même capable de déguster la chronique culinaire de Maroc-Hebdo, c’est toujours plus agréable, plus cool que de subir les assauts de phrases lourdes de sens (et lourdes tout court). Comme il y a une explication à tout, je dois souffrir de ce que les psychologues pourront désigner par le syndrome du “traumatisé verbal”. Les mots me font parfois mal. Il y a mille et une expressions, formules, façons d’écrire ou de parler qui m’inspirent le pire. Je sais pourtant que derrière chaque formule creuse se cache, peut-être, un homme intéressant, une femme superbe. Je vais vous donner quelques exemples : avant de me retrouver nez-à-nez avec feu Ali Yata, grande figure du communisme marocain, j’avais longtemps sous-estimé le personnage, au vu de ses prestations télévisées (au Parlement). Caricatural à la télévision, tellement brillant en nature. Et que dire de mon ami Hassan N’raiss, qui dirige le fan club de Nass El Ghiwane, si juste quand il discute méchamment autour d’un verre, et que j’ai eu du mal à reconnaître l’autre soir dans un discours en arabe classique, aux angles bien arrondis, à la télévision. Alors, s’il vous plaît, ne me reprochez pas de ne pas être venu à bout d’un livre qui a placé la tautologie en première ligne.



Prisons. La Belgique se marocanise

Les Marocains détiennent le record en matière de séjour carcéral en Belgique. Selon le quotidien belge La Dernière Heure, plus d'un millier de ressortissants marocains sont en effet détenus dans les prisons belges, sur une population carcérale totale estimée à 9675 détenus. Selon le journal, les chiffres officiels font état d’un total de 4036 détenus de nationalité étrangère dont le quart, ou presque, sont d’origine marocaine. Au classement général, toutes nationalités confondues, les nôtres devancent à distance respectable les ressortissants algériens (345 détenus), turcs (258 détenus), français (234 détenus) et néerlandais (133 détenus).


Mémoire. Ahermoumou is back

Depuis deux ans qu’elle existe, l’association des anciens élèves de l’école militaire d’Ahermoumou, connue pour sa participation au putsch de Skhirat en 1971, n’a toujours pas été reconnue par les autorités publiques. Basée à Taza, cette ONG regroupe entre 600 et 700 personnes dont la plupart ont été jugées et acquittées lors des fameux procès de Kénitra qui avaient suivi la tentative de coup d’Etat. “Avant d’être relâchés, nous avons été victime de toutes formes de tortures de longs mois durant”, lâche un membre de l’association. Pour rappel, des dizaines de mutins avaient trouvé la mort lors des tristes événements de Skhirat, à l’intérieur du palais royal mais aussi devant le siège de la télévision marocaine à Rabat. Parmi les centaines de rescapés, beaucoup n’ont jamais réintégré leur fonction malgré leur acquittement par la justice. L’IER et le CCDH n’ont jamais donné suite, depuis, à leurs revendications.


VITES !

Ali Boureqat s’apprête à éditer un nouveau livre sur le Maroc de Mohammed V et Hassan II. C’est ce que l’ancien pensionnaire de Tazmamart a révélé dans une longue et passionnante interview (en deux parties) accordée à notre confrère Al-Ayam. Ali Boureqat, qui vit aux Etats-Unis, était, comme ses frères Midhat et Bayazid, un familier du Palais avant 1973.


Le procès en diffamation opposant Samira Sitaïl à Aboubakr Jamaï a été reporté au 12 juin. L’affaire remonte à février 2006 suite à la polémique sur les caricatures du prophète, quand Jamaï a fait une déclaration aux caméras de 2M, un document qui n’a jamais été diffusé par la chaîne.


Curieuse manière d’informer. Le 18 mai, Journée mondiale de l’environnement, des lycéens marrakchis, vivant dans le quartier hyper pollué, Jnane Ben Chegra, ont inondé les boîtes e-mails par des messages alertant sur l’état invivable de leur environnement immédiat. Bravo les jeunes, vous avez fait mouche (marrakechlkahla.ifrance.com).


Depuis que Hassan Abouyoub a été nommé ambassadeur itinérant, les diseurs de bonne fortune le pressentaient ministre des Affaires étrangères, voire premier ministre en 2007. Finalement, l’ex-ambassadeur du Maroc à Paris, revenu dans les bonnes grâces, a en charge l’exposition universelle à Tanger. Ce qui lui donne assez de boulot d’ici 2012 !


Dorénavant, un programme de formation d’avocats, de magistrats et de militants en droits de l’homme est disponible. La tutrice du projet, Aïcha Belqaïd, siège désormais au conseil d’administration de l’Institut international des droits de l’homme de Strasbourg. L’OMDH est déjà sur les rangs pour adopter ce programme de formation.


Le bruit courait depuis plus d’une semaine : Houcine Chaâbi, journaliste (ex - Al Bayane) et homme de théâtre, vient d’être officiellement nommé directeur du festival de Rabat dont la 12ème édition aura lieu l’été prochain. Il succède ainsi à Hassan Nafali, une autre figure du théâtre marocain. C’est toujours le conseil de la province qui dirige le festival.

 
 
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