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Chef de rubrique Karim Boukhari
La semaine Maroc
Marock. La résistance sorganise
À quelque chose malheur est bon. Il a fallu que le PJD et le MUR, relayés par le journal Attajdid, décrètent (ou presque) Marock film apostat, appelant pratiquement à son interdiction, pour que la résistance séveille, enfin. Lassociation des anciens lauréats de lISADAC, qui regroupe essentiellement des comédiens et des artistes, envisage ainsi de manifester son soutien au film, en réaction aux critiques émises par Hassan Joundi, qui préside lun des deux syndicats du théâtre marocain. Une belle initiative qui devrait, dans les prochains jours, prendre la forme dun communiqué de presse, dune table ronde |
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| ou dune projection suivie dun débat. Ce que nous défendons, résume un membre de lassociation, cest la liberté dexpression. Et il est hors de question quelle soit muselée, qui plus est par des gens qui se disent artistes ou politiciens. Deux autres ONG, dont le crédit est indéniable, ont apporté leur soutien au film : lAMDH et le Collectif démocratie et modernité. Pendant que la polémique continue denfler et quun bouclier est en train de se mettre en place pour défendre le film, Marock réalise un véritable carton dans les salles : plus de 30 000 entrées pour la première semaine, qui dit mieux ? La deuxième semaine a démarré sur les chapeaux de roue et promet de battre de nouveaux records, en ces temps où les salles de cinéma sonnent généralement le creux, preuve que le premier film de Leila Marrakchi bénéficie dun bouche à oreille favorable. Et si la plus belle résistance était finalement celle du public, c'est-à-dire du Marocain moyen qui refuse que des esprits rétrogrades lui dictent sa conduite ? |
MRE. Le dahir arrive
Les élus immigrés siègeront-ils, comme en 1984, à la chambre des représentants ? Pas sûr. Un projet de dahir, annonçant la création dun Conseil supérieur de la communauté marocaine à létranger, est actuellement à létude. Outre les membres de droit (ministres, dirigeants de groupements professionnels
) et les membres désignés (ayant la bénédiction du Palais), il est question dans le projet de membres élus au suffrage universel par les citoyens marocains à létranger ayant leur carte délecteur. Ayant une fonction consultative auprès du roi et du gouvernement, si le roi le veut bien, linstance actuellement en gestation pourrait, selon des sources proches du dossier, faire de lombre à Nouzha Chekrouni à la tête du département ministériel en charge du dossier et très décrié par ailleurs. |
ONU. Drôle de mission au Sahara
La mission onusienne venue senquérir de la situation des droits de lhomme à Laâyoune, devait finalement quitter le royaume le 19 et non le 21, comme cela a été initialement programmé. Serait-ce, comme tout semble lindiquer, suite à des pressions du royaume qui craignait un regain de tension (à Laâyoune) dans la journée du 20 mai, jour du 33ème anniversaire du Polisario ? Possible. Ce qui est sûr, comme le laissent entendre les bruits de couloir, cest que la diplomatie marocaine ne peut se réjouir quà moitié puisque la mission onusienne atterrit dans la journée fatidique du 20 mai à Tindouf (doù elle repartira le 23), après une courte escale à Alger. |
Alaoui Mdaghri et Jérusalem. Un passif à gérer
Abdelkbir Alaoui Mdaghri, qui a été récemment nommé directeur général de lagence Bayt Mal Al-Qods en remplacement du Palestinien Abou Marouane, ancien ambassadeur en poste à Rabat, a refusé, lors de la passation des pouvoirs, dassumer le passif de lexercice financier. Selon une source proche de lagence, Alaoui Mdaghri aurait exigé un audit des comptes avant de prendre les commandes de linstitution. Pour rappel, et sans être spécialement avant-gardiste, le recordman des ministres des Habous et des Affaires islamiques (1984-2002), est particulièrement connu pour son franc-parler. |
Tazmamart. Sleep-in en vue
En labsence du président du CCDH, Driss Benzekri, toujours en cure de chimiothérapie en France, cest Mbareq Bouderka qui a reçu à deux reprises une délégation des anciens détenus de Tazmamart. Marzouki, Hachad, Chberreq et les autres revendiquent une mutuelle, une pension mensuelle, des habitations et des tests ADN pour identifier formellement les défunts enterrés à Tazmamart. Sinon, on finira par organiser un sit-in à côté des tombes de nos camarades, nous explique cet ancien du bagne avant dajouter : sil le faut, on manifestera couchés sur le sol. Il ne plaisantait quà moitié
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Violence à lécole. Trop, cest trop !
Lécole marocaine est un milieu de violence. On le savait. Une enquête du ministère de lEducation nationale, appuyée par lUNICEF, vient de le confirmer. 87 % des enfants disent avoir été frappés (règles, bâtons, tuyaux), la première cause étant le devoir non fait, suivie du manque de respect et du retard. Une grande partie des parents, des enseignants et même des enfants considèrent les châtiments corporels comme une méthode éducative justifiée par la fameuse phrase : cest pour ton bien, annonce sans ambages létude. Cest dire que la violence a des racines culturelles qui dépassent de bien loin le cadre de lécole. Heureusement que 9 enseignants sur 10 regrettent de sêtre laissés aller. Ces châtiments engendrent chez les enfants frappés, ou témoins de châtiments, de la peur, un sentiment dinjustice et la haine de lécole et des enseignants, conclut le rapport. ça va mieux en le disant ! |
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Billet. Imams encombrants
Au moment où le Maroc fait le ménage dans la formation des imams, injectant de la sociologie par-ci, produisant des guides par-là, introduisant la gent féminine, au passage, il traîne une majorité dimams de la vieille école. Dapparence pacifique, ces diseurs de bonne parole sont souvent machos, bornés, dogmatiques et archaïques. Rien dexceptionnel, direz-vous : ils ne sont pas forcément en décalage avec leurs compatriotes conservateurs. Juste. Sauf lorsquils cachent dautres desseins. Il suffit de lire la presse quotidienne pour sen rendre compte. Un premier imam vient dêtre révoqué pour pédophilie. Un second, pour appartenance manifeste et assumée à Al Adl Wal Ihsane. Si lappartenance politique dun imam est une liberté civique à préserver (sauf sil utilise la mosquée pour faire campagne), sa propension à violer de jeunes croyants est une anomalie à corriger. Or, la tare est enracinée dans nos traditions. Lisez la Zaouiya de Thami El Ouazzani, autrefois président du conseil des oulémas de Tétouan. Il y dit à ladresse des plus jeunes, pour sépargner les châtiments de limam au msid, il faut soit être riche soit avoir une belle frimousse. Bien avant lui, le commandant Justinard voulait construire un bordel dans un village au cur de lAtlas pour divertir les autochtones. Limam des lieux len dissuade. Les mâles se rendent service entre eux. Et même les jeunes jouent le jeu. Aujourdhui, plus personne nose décrire de tels dépassements. Seule la rumeur populaire sen charge. Et pourtant, dans bien des antres masqués par les minbars, des ogres se cachent pour tuer linnocence des plus jeunes. Et quest-ce qui nous empêche de mettre à nu limmoralité de nos imams ? La schizophrénie ambiante. Celle-ci admet quun mâle ayant un pouvoir qui dépasse puisse en user au nom de Dieu. Il va falloir se battre pour castrer celui qui en abuse, au nom de la loi. |
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PSU. Un journal pour changer
Le Parti socialiste unifié (PSU) réfléchit à la refonte de son organe de presse : lhebdomadaire Al Yassar Al Mouahhad, qui devrait changer de format et de titre à la rentrée 2006. Dans la perspective des prochaines élections, le parti, qui jouit de larges sympathies dans les rangs de la société civile, compte se doter dun nouveau support plus indépendant, moins partisan, avec une ligne éditoriale plus fraîche. Des changements sont attendus tant au niveau de la rédaction que de lactionnariat. Le nouveau support de presse, dont le choix du titre est toujours en discussion (Ac-Chaâb, Al-Amal ou Al-Moustaqbal), devrait se transformer, dans un deuxième temps, en quotidien. |
Élections. Le brief de Benmoussa
Le ministre de lIntérieur Chakib Benmoussa a entamé, cette semaine, des consultations avec les cinq partis de la majorité (USFP, Istiqlal, PPS, RNI, MP) au sujet des élections législatives attendues en 2007. La réunion, qui sest déroulée en présence de Fouad Ali El Himma et de certains cadres de lIntérieur, a permis aux différentes parties dexposer leurs points de vue. Sur le mode de scrutin et malgré les réticences du MP et du RNI, il semble bien quune forme de consensus soit en train de sétablir autour dun mode de scrutin dit par liste. De même quun seuil de 5% (pour que les partis puissent bénéficier des subventions publiques) semble avoir les faveurs des représentants de lIntérieur. Beaucoup dautres propositions nont pas encore fait lobjet dun consensus. À suivre. |
Travaillistes. Gongrès économique
Comme prévu, Abdelkrim Benatik a été logiquement porté à la tête du parti travailliste, dont la grand-messe a été célébrée, le week-end dernier, à Fès. Benatik, qui nétait pas le seul candidat au poste de secrétaire général, a même obtenu un score hassanien lors de la séance de vote à bulletins secrets, dépassant largement les 90 % des suffrages. Pour lanecdote, si le parti travailliste a choisi (et cest une surprise) Fès pour tenir son premier congrès, cest que, dixit Benatik himself, cela revenait moins cher de rassembler les congressistes et de les prendre en charge à Fès quà Casablanca ou Rabat. Il fallait tout simplement y penser. |
Salafiya. Grève pour tous
251 prisonniers de la salafiya jihadiya, répartis à travers 9 centres pénitentiaires, observent une grève de la faim depuis le 2 mai, pour protester contre leurs conditions de détention. 77 autres les ont rejoints, jeudi, jour où un sit-in des familles des détenus était prévu à Rabat. Au total, 328 personnes (selon les chiffres de lassociation Annassir) sont en grève de la faim sur un total de près de 800 prisonniers catalogués salafistes. Rappelons que depuis mai 2005, plus de 600 salafistes ont quitté les prisons du royaume, dont 315 suite à des grâces royales, les autres ayant été libérés après avoir purgé lintégralité de leur peine. |
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3 questions à Huguette Labelle (Présidente de Transparency International)
Vous fêtez le 10° anniversaire de Transparency Maroc. Voir que notre pays est passé du 45ème rang au 78ème, ne vous donne-t-il pas un sentiment déchec ?
Non pas du tout. En dix ans, nous avons brisé ce tabou et fait en sorte que la société civile et la presse aient plus de marge de manuvre. Aujourdhui, le Maroc a signé la convention des Nations unies contre la corruption et annoncé publiquement un plan de lutte contre ce fléau. Certes, la lutte est loin dêtre gagnée. Mais elle nest pas perdue non plus.
À travers vos contacts avec les autorités marocaines, avez-vous senti une volonté de lutter réellement contre ce fléau ?
Il y a une volonté daller de lavant. Mais tout gouvernement subit des pressions. Aussi, la société civile doit-elle rester vigilante. Elle doit lappuyer dans sa démarche, lorsquil va dans la bonne direction. Et exercer les pressions quil faut pour montrer quil y a une volonté de changement au sein de la société.
Une Constitution qui met entre les mains dune même personne tous les pouvoirs favorise-t-elle la transparence ?
Absolument pas. La séparation des pouvoirs est fondamentale, surtout entre le judiciaire et le reste des institutions. Viendra le jour où les Marocains se pencheront dessus pour amender le texte. Mais il ne faut pas oublier que dans de nombreux pays, ce ne sont pas les constitutions qui font défaut mais leur application. |
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MarocIsraël. Normalisation économique ?
La normalisation avec Israël passera-t-elle par léconomie ? Ce nest pas ce que pensent les observateurs (marocains) qui suivent de près lévolution des rapports entre Tel Aviv et Rabat. Pourtant, la lune de miel entre les patrons marocains et leurs homologues israéliens est bien réelle. Les exportations israéliennes vers le Maroc ont augmenté de 23,5% (soit deux millions de dollars de plus), alors que les ventes à des pays comme la Tunisie ont reculé de 16%, selon des chiffres publiés en milieu de semaine par l´institut israélien des exportations. Dune manière générale, les exportations israéliennes (textile, produits chimiques et pétroliers) vers des pays arabes ont augmenté de 34,5% durant le premier trimestre de 2006 par rapport à la même période de l´an dernier, a indiqué linstitut. |
Internet. Cliquez sex !
Le Maroc est le deuxième pays au monde où le mot sexe est le plus tapé dans les recherches Google. Pour le même mot en anglais, sex, les Marocains se classent cinquièmes ! Ces résultats sont consultables sur le site www.google.com/trends. Basés sur des statistiques de recherche, les résultats sont souvent surprenants. Ainsi, daprès le très sérieux International Herald Tribune, la recherche gay sex est très demandée
en Arabie Saoudite ! Pour leur part, les internautes marocains cliquent plus que leurs homologues français sur les mots amour, avortement, Barça, Ben Laden, chat, Palestine, et rencontre. Edifiant ! |
Radio. Sawa, enfin légale !
Mercredi 17 mai, les détenteurs des premières licences audiovisuelles étaient tous réunis au siège de la HACA pour la signature des cahiers des charges. Lun dentre eux a particulièrement retenu lattention : celui de la radio fédérale américaine Sawa, autorisée exceptionnellement à émettre par le gouvernement marocain pour raison dEtat. Après plusieurs rounds de négociations avec les responsables de la chaîne et lambassadeur américain à Rabat (présent pour la cérémonie), le président de la HACA a eu gain de cause : Sawa se conformera enfin à la légalité. Depuis mars 2006, elle sest constituée en société de droit marocain et, en ce 17 mai 2006, elle a enfin signé un cahier des charges préparé par lautorité de régulation. |
Musique. Hoba au 36
Hoba Hoba Spirit ont animé un concert, mardi dernier, au pavillon des maladies psychiatriques de Casablanca (plus connu par le chiffre 36). Le groupe de rock, qui a eu la bonne idée de ne pas reprendre lune des chansons-phares de son répertoire (Bled shizophrène, la bien-nommée), a passé par ailleurs un bon moment au milieu dun public de médecins et de malades tout ce quil y a de plus convivial. Confirmation de lun des membres du groupe : Un moment, quelquun nous a demandé de jouer Mahmouma des Ghiwane, un autre nous a demandé du Bilal, et finalement un troisième a mis tout le monde daccord en demandant aux uns et aux autres de nous laisser jouer nos chansons. Tout simplement. |
Consommation de cannabis. Le Maroc 7ème mondial
Maroc, Espagne, Europe : sur les routes du cannabis. Cest sous ce titre que le quotidien Le Monde a consacré, dans son édition de mercredi, un nouveau reportage au royaume. On y trouve, notamment, un hit-parade de la consommation mondiale, pays par pays, du cannabis. Le Maroc y figure en bonne position, septième à léchelle mondiale avec un taux de consommation de 11,8 % de la population. Pour lanecdote, le royaume, qui arrive juste derrière les Etats-Unis, devance des pays comme la France ou la Jamaïque. Il est de loin le premier pays arabo-musulman du classement. Quant au champion des champions, cest le Ghana avec 21,5 %. |
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Humeur. Le mot juste
Un ami ma fait parvenir un bouquin, le sien, et à la première page jai pu lire ce début de phrase terrifiant : Il est presque tautologique davancer que (
). Je ne vous raconte pas la suite parce que je nai pas eu le courage de la lire. Jai peut-être raté un chef-duvre mais je ne veux pas, je ne peux pas lire un texte qui ouvre sur la tautologie puisque jai forcément mieux à faire : dévorer France-football, télécharger de la musique gratuite sur internet, ou regarder passer les mouches. Dans un bon jour, je suis même capable de déguster la chronique culinaire de Maroc-Hebdo, cest toujours plus agréable, plus cool que de subir les assauts de phrases lourdes de sens (et lourdes tout court). Comme il y a une explication à tout, je dois souffrir de ce que les psychologues pourront désigner par le syndrome du traumatisé verbal. Les mots me font parfois mal. Il y a mille et une expressions, formules, façons décrire ou de parler qui minspirent le pire. Je sais pourtant que derrière chaque formule creuse se cache, peut-être, un homme intéressant, une femme superbe. Je vais vous donner quelques exemples : avant de me retrouver nez-à-nez avec feu Ali Yata, grande figure du communisme marocain, javais longtemps sous-estimé le personnage, au vu de ses prestations télévisées (au Parlement). Caricatural à la télévision, tellement brillant en nature. Et que dire de mon ami Hassan Nraiss, qui dirige le fan club de Nass El Ghiwane, si juste quand il discute méchamment autour dun verre, et que jai eu du mal à reconnaître lautre soir dans un discours en arabe classique, aux angles bien arrondis, à la télévision. Alors, sil vous plaît, ne me reprochez pas de ne pas être venu à bout dun livre qui a placé la tautologie en première ligne. |
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Prisons. La Belgique se marocanise
Les Marocains détiennent le record en matière de séjour carcéral en Belgique. Selon le quotidien belge La Dernière Heure, plus d'un millier de ressortissants marocains sont en effet détenus dans les prisons belges, sur une population carcérale totale estimée à 9675 détenus. Selon le journal, les chiffres officiels font état dun total de 4036 détenus de nationalité étrangère dont le quart, ou presque, sont dorigine marocaine. Au classement général, toutes nationalités confondues, les nôtres devancent à distance respectable les ressortissants algériens (345 détenus), turcs (258 détenus), français (234 détenus) et néerlandais (133 détenus). |
Mémoire. Ahermoumou is back
Depuis deux ans quelle existe, lassociation des anciens élèves de lécole militaire dAhermoumou, connue pour sa participation au putsch de Skhirat en 1971, na toujours pas été reconnue par les autorités publiques. Basée à Taza, cette ONG regroupe entre 600 et 700 personnes dont la plupart ont été jugées et acquittées lors des fameux procès de Kénitra qui avaient suivi la tentative de coup dEtat. Avant dêtre relâchés, nous avons été victime de toutes formes de tortures de longs mois durant, lâche un membre de lassociation. Pour rappel, des dizaines de mutins avaient trouvé la mort lors des tristes événements de Skhirat, à lintérieur du palais royal mais aussi devant le siège de la télévision marocaine à Rabat. Parmi les centaines de rescapés, beaucoup nont jamais réintégré leur fonction malgré leur acquittement par la justice. LIER et le CCDH nont jamais donné suite, depuis, à leurs revendications. |
VITES !
Ali Boureqat sapprête à éditer un nouveau livre sur le Maroc de Mohammed V et Hassan II. Cest ce que lancien pensionnaire de Tazmamart a révélé dans une longue et passionnante interview (en deux parties) accordée à notre confrère Al-Ayam. Ali Boureqat, qui vit aux Etats-Unis, était, comme ses frères Midhat et Bayazid, un familier du Palais avant 1973.
Le procès en diffamation opposant Samira Sitaïl à Aboubakr Jamaï a été reporté au 12 juin. Laffaire remonte à février 2006 suite à la polémique sur les caricatures du prophète, quand Jamaï a fait une déclaration aux caméras de 2M, un document qui na jamais été diffusé par la chaîne.
Curieuse manière dinformer. Le 18 mai, Journée mondiale de lenvironnement, des lycéens marrakchis, vivant dans le quartier hyper pollué, Jnane Ben Chegra, ont inondé les boîtes e-mails par des messages alertant sur létat invivable de leur environnement immédiat. Bravo les jeunes, vous avez fait mouche (marrakechlkahla.ifrance.com).
Depuis que Hassan Abouyoub a été nommé ambassadeur itinérant, les diseurs de bonne fortune le pressentaient ministre des Affaires étrangères, voire premier ministre en 2007. Finalement, lex-ambassadeur du Maroc à Paris, revenu dans les bonnes grâces, a en charge lexposition universelle à Tanger. Ce qui lui donne assez de boulot dici 2012 !
Dorénavant, un programme de formation davocats, de magistrats et de militants en droits de lhomme est disponible. La tutrice du projet, Aïcha Belqaïd, siège désormais au conseil dadministration de lInstitut international des droits de lhomme de Strasbourg. LOMDH est déjà sur les rangs pour adopter ce programme de formation.
Le bruit courait depuis plus dune semaine : Houcine Chaâbi, journaliste (ex - Al Bayane) et homme de théâtre, vient dêtre officiellement nommé directeur du festival de Rabat dont la 12ème édition aura lieu lété prochain. Il succède ainsi à Hassan Nafali, une autre figure du théâtre marocain. Cest toujours le conseil de la province qui dirige le festival. |
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