Campagne. Al Adl dans la tourmente
Femmes imams. Une révolution manquée
Affaires. Des notaires sur le banc des accusés
Médecins. L'Ordre en desordre
Intégration. Berkane l'Africaine
Reportage. Les pêcheurs de l'extrême
Cinéma et publicité. Casting, mode d'emploi
Algérie. Un "barbe-FLN" aux commandes
Mondial 2006. L'envers du décor
Commerce. Le boom (incertain) des franchises
Peinture. "Plutôt que de me suicider, je suicide mon travail"
Humour. Rire de soi pour faire rire les autres
N° 228
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Karim Boukhari

La semaine Maroc

Driss Benzekri. (AIC PRESS)

Affaire Ben Barka. Après Basri, Benzekri !

Après 40 ans de stagnation, le juge d’instruction français Patrick Ramaël est décidément résolu à faire avancer le dossier Ben Barka. Après avoir entendu Driss Basri, le voici qui perquisitionne, jeudi 1er juin, accompagné de gendarmes et d’un greffier, au domicile parisien de l’ancien ministre de l’Intérieur… et qui repart avec son carnet d’adresses !
Deux jours plus tôt, le juge a débarqué de manière impromptue à l’hôtel Ritz, où le président du CCDH Driss Benzekri occupe une suite depuis le 8 mai, date à laquelle il a entamé des séances de
chimiothérapie (il souffre d’un cancer) à Paris. Il semble que le juge ait voulu auditionner l’ancien président de l’IER parce que ce dernier a déclaré connaître Miloud Tounzi, alias Chtouki, le témoin-clé du meurtre présumé de Ben Barka, mais aussi parce que, dans l’exercice de son mandat, Benzekri a visité plusieurs PF (points fixes), hauts lieux de torture du Maroc des années 60. Furieux de ne pas avoir été prévenu à l’avance de la visite du juge, Benzekri a refusé de collaborer. Et les proches de l’ancien prisonnier politique tempêtent sur le non-respect des formes juridiques dans cette “audition surprise”…
Qu’espérait Ramaël avec cette perquisition et cette audition ? “Rien de spécial, a déclaré un connaisseur français du dossier à TelQuel. Il veut surtout montrer sa détermination au gouvernement marocain, qui a toujours montré de la mauvaise volonté sur ce dossier”. Un gouvernement qui a essayé de faire démettre Ramaël du dossier par des voies diplomatiques, mais qui s’est heurté au refus de Pascal Clément, le ministre français de la Justice…


Mondial 2006. Watch me if you can

Il ne faudra probablement pas compter sur nos deux télévisions pour vibrer au rythme du Mondial. A l’écriture de ces lignes, les responsables de la SNRT étaient encore en négociations avec le bouquet ART, détenteur des droits de retransmission. Déjà, on croit savoir que l’objet des négociations porte uniquement sur la diffusion d’un résumé quotidien de 20 ou de 5 mn. La première formule coûtera un million de dollars, la deuxième 500 000 dollars. Problème : les footeux ne pourront même pas se rabattre sur les chaînes satellitaires (TF1 ou M6 par exemple), impossibles à capter depuis une semaine. Restent deux alternatives : s’abonner au bouquet ART, ou alors craquer pour l’offre TV par ADSL de Maroc Telecom, qui commercialise des packs “Coupe du monde” à 500 DH HT, en plus du décodeur (compter 1200 DH au moins). Bon courage !


Infrastructures. En attendant Mohammed VI…

“On lance un appel au roi pour qu’il nous rende visite chaque semaine !”. La boutade vient d’un résident du quartier Belvédère à Casablanca, qui a reçu la visite du monarque venu inaugurer un centre d’accompagnement post-carcéral en milieu de semaine. Il y a de quoi : la construction dudit centre a eu pour conséquence de faire renaître un espace public à l’abandon. Les rues avoisinantes ont été asphaltées en un temps record. Même les rats et les moustiques particulièrement nombreux dans le quartier en ont pris pour leur grade, puisqu’une campagne intensive de désinfection a été menée tambour battant, nuit et jour. Le tout en moins de 48 heures !


Peine de mort. Le Maroc sur la bonne voie

Le royaume s’apprête à abriter, le 18 juin, une rencontre internationale sur la peine de mort. L’objectif, selon Youssef Madad de l’Observatoire des prisons, est de soutenir l’action des ONG marocaines et des personnalités indépendantes qui militent pour l’abolition de la peine de mort. Près de 170 condamnés à mort croupissent actuellement à la prison de Kénitra, dont certains depuis 23 ans. C’est la première fois que la coalition internationale contre la peine de mort tient son assemblée générale au royaume. Ce qui laisse penser que le Maroc officiel est prêt à pencher du bon côté...


Salafistes. La fin de la faim

Quelque 200 détenus salafistes ont suspendu leur grève de la faim entamée le 20 mars, alors que 38 continuent à jeûner. Même si la principale revendication des grévistes (la révision des procès engagés dans le cadre de la loi antiterroriste) n’est pas vraiment à l’ordre du jour, on s’attend à un nouveau mouvement de grâces dans les semaines qui viennent. Selon Abderrahim Mouhtad, président de l’association Ennassir qui suit de très près le dossier, il semble que les salafistes aient suspendu leur grève “après avoir reçu l’assurance (de la part du ministère de la Justice) que le roi en personne tient à régler leur problème”. À suivre.


Moulay Hicham. Prince… vert !

Pour une fois, ce ne sont pas ses déboires avec sa royale famille qui font parler de Moulay Hicham mais une dimension inédite du prince : celle de businessman écolo. La compagnie Al Tayyar Energy (dont Moulay Hicham possède 80%, le reste étant réparti entre ses salariés) vient en effet d’inaugurer, à Bangkok, la première phase d’un méga projet d’énergie “verte”, développée à base de… riz ! Coût (qui sera supporté par la compagnie de Moulay Hicham, mais aussi par l’anglais Rolls Royce et le Japonais Chubu) : 35 millions de dollars pour la première phase, 100 millions pour les 3 phases à suivre. Pour ce projet, le “prince vert” s’est vu décerner le prix du meilleur projet environnemental par un émissaire du roi de Thaïlande. Al Tayyar a d’autres projets en Inde et au Sri Lanka. Coût prévisionnel : 200 à 250 millions de dollars.



Billet. 2030

Driss Ksikes

L’autre jour, un ami cinquantenaire m’a dit ceci : “en 1970, nous croyions fermement que le Maroc allait faire partie de l’élite mondiale en l’an 2000”. À l’époque, volontarisme marxiste et ferveur post-indépendance aidant, chacun rêvait d’un château en Espagne et croyait dur comme fer en ses fantasmes. Plus tard, tout s’est effondré. Le Sahara nous a coûté cher parce qu’un joueur trop malin nommé Hassan II en a fait son éternel joker. La jeunesse a vu ses rêves s’effondrer, en prison, dans l’exil ou en silence. Les rentiers ont construit de vrais châteaux en béton, derrière des remparts de privilèges. Et les démocrates (ou les quelques rescapés) ont cessé de croire qu’on y arrivera un jour, vue la corruption généralisée qui mine la société et l’Etat. Du coup, personne n’ose plus prendre ses rêves (ou croyances) pour des réalités lorsqu’il se projette en 2030. Voici les principaux diagnostics dressés lors d’un forum du haut commissariat au Plan. Primo, la stabilité est acquise, et c’est tant mieux, mais nulle autre voie que la démocratie (et la primauté du droit) ne sortira la société de sa léthargie. Deuzio, la jeunesse, principal capital du pays, doit se frotter à la culture d’entreprenariat, à condition que les plus vieux abandonnent celle de la rente. Tertio, le Sahara ne peut plus être un boulet mais tant que le Maroc n’aura pas repensé ses relations avec son voisinage, il ne sera pas sorti de l’auberge. D’autant que d’ici 2030, le Maroc n’aura plus le loisir de jouer solo. Car il devra affronter, à terme, un milliard d’indigents en Afrique, une Amérique de plus en plus encline à imposer son modèle, une Europe de plus en plus indifférente, et des Asiatiques de plus en plus dominateurs et conquérants. Le tableau est clair : le Maroc joue sa survie. Plus question de rêver, Messieurs.



Mode de scrutin. And the winner is…

Le mode de scrutin pour les élections de 2007 sera connu ce samedi 3 juin, date à laquelle les partis de la majorité et le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, mettront le point final à leurs consultations. Qui l’emportera, le scrutin de liste ou le scrutin majoritaire ? La tendance est à la liste à la plus forte moyenne, proposée par la Koutla et tout récemment le RNI. Reste le MP qui fait encore de la résistance en plaidant pour le mode majoritaire. Ce qui est sûr en revanche, c’est que la “liste nationale des cadres”, proposée par le PPS, ne sera pas retenue. Alors que le quota réservé aux femmes a de fortes chances d’être augmenté.


Guantanamo. Les mineurs aussi

C’est l’organisation de droits de l’homme américaine “Reprieve” qui remet sur le tapis un autre scandale lié à Guantanamo. Selon cette ONG, qui vient de réaliser un rapport à ce sujet, 60 des détenus avaient moins de 18 ans au moment où ils ont été capturés. On ignore pour le moment si des Marocains sont compris dans le lot puisque les identités des mineurs n’ont pas encore été communiquées. Mais il semble, toujours d’après Reprieve, qu’au moins 10 parmi les pensionnaires actuels de Guantanamo n´avaient que 14 ou 15 ans quand ils ont été capturés, placés en isolement et vraisemblament torturés. Un scandale de plus en perspective.


Emigration. Le drame de Lahcen

C’est l’histoire incroyable mais vraie de Lahcen Ould Lhaj, un Marocain de 39 ans, ancien employé dans une agence de voyage dans le sud marocain, qui a atterri un beau jour de 1998 en Papouasie Nouvelle Guinée, dans un périple qui devait l’emmener jusqu’en Australie où il comptait s’installer. Il a alors été victime… d’une piqûre de moustique qui l’a sérieusement handicapé. Atteint d’une maladie rare (l’encéphalite japonaise), il est depuis handicapé des quatre membres et respire sous assistance médicale. Adieu les rêves d’émigration en Australie, Lahcen est aujourd’hui en Papouasie où il ne survit que grâce à la générosité d’une équipe médicale. Même sa famille, longtemps sans nouvelles de lui, l’a cru mort… La communauté des internautes marocains qui a révélé l’existence du pauvre Lahcen, demande son rapatriement.


Communicator. Benabdallah à Paris

Invité à Paris par une association d’étudiants de Sciences Po autour du thème de la “mutation démocratique au Maroc”, Nabil Benabdallah s’est prêté à un exercice rodé de promotion du régime. Le porte-parole du gouvernement a fait la chronique d’une longue et paisible marche vers la démocratie, devant un public d’étudiants marocains des grandes écoles plutôt en empathie. À noter, cette trouvaille du ministre en réponse à une question sur le patrimoine royal : “Sa Majesté a le droit comme tout citoyen d’avoir un patrimoine et de prendre des participations (…) par le biais de l’ONA, qui est un opérateur minoritaire”. No comment.

Paris, Y.A.A




3 questions à Abdelhamid Amine (Secrétaire général de l’AMDH)

Qui est responsable de votre agression lors du sit-in de soutien aux démocrates tunisiens, le 24 mai ?
Sur le chemin de l’ambassade de Tunisie à Rabat, les 6 ONG, faisant partie d’un réseau maghrébin, ont été confrontées à un déploiement massif de forces de l’ordre. Malgré une banderole arrachée et des coups de pied à de vieux militants, nous avons tenu bon. Le 27 mai, nous avons été à nouveau violentés à Tunis. Au fond, nous sommes victimes au Maroc de sécuritaires séduits par le modèle policier de Ben Ali.

Pourquoi l’AMDH est-elle particulièrement visée ?
Certes, l’AMDH est un empêcheur de tourner en rond, qui n’a applaudi ni l’IER ni l’INDH et s’est toujours réservé une marge de critique. Mais là, nous assistons à un recul des libertés publiques. Outre l’instrumentalisation de la justice contre la presse, il y a un acharnement contre les sit-in pacifiques. Cela a été le cas, ce mois-ci, pour les enseignants chercheurs, les familles des salafistes et les citoyens de Guich Oudayas.

Votre rapport parallèle sur les droits économiques et sociaux a-t-il été utile pour l’ONU ?
Vu que leurs critiques et propositions rejoignent les nôtres en matière de droit au travail, d’exploitation des enfants, de droit à la santé et de droits culturels, le message est passé. D’autant que ces droits sont plus gravement transgressés au Maroc.


Presse. 2 bébés pour Al Ayam

Notre confrère Noureddine Miftah (Al Ayam) lance deux nouvelles publications arabophones : Al Ayam sportif et Al Ayam diplomatique. Le premier sera mis sur le marché dès la semaine prochaine, le deuxième devra attendre l’été. Les deux titres, qui seront édités sous format magazine, seront dirigés respectivement par Ahmed Amechkah et Hicham Rouzak, deux journalistes d’Al Ayam. Pour Al Ayam diplomatique, dont la périodicité sera mensuelle, Noureddine Miftah, qui se retrouve désormais à la tête d’un groupe de presse, nous a déclaré s’être inspiré du modèle du Monde diplomatique fait essentiellement d’analyses géostratégiques.


Patrimoine. Khalifa montre tout (ou presque)

Une première : la déclaration de patrimoine de Mhamed El Khalifa, député, ancien ministre et membre du Comité exécutif de l'Istiqlal. Dans une déclaration adressée à la presse, Khalifa ne se prive pas d'égratigner les membres de sa famille politique où ses adversaires ont tendance se multiplier, Abbas El Fassi en tête. La déclaration, maintenant : on apprend que l'ancien ministre reconnaît être propriétaire d'un patrimoine constitué essentiellement d'une demi- douzaine de titres fonciers (à Marrakech et Rabat) mais atteste ne jamais avoir reçu de biens de l'Etat ni, plus important, avoir fait de portage (inscription de biens sous le nom de proches). Il ne reste plus qu'à attendre la même chose de la part des 600 autres députés et des 40 ministres…


Visas. La France verrouille

Le consulat de France va lancer début juillet un système de rendez-vous sur Internet. Une mesure qui prendra effet avant l’entrée en vigueur (en 2007) d’un nouveau système informatique de visas pour l'espace Schengen. Baptisé VIS, ce système prévoit de mieux contrôler les informations concernant les demandeurs. Le prix du visa Schengen passera, lui, de 35 à 60 euros à partir du 1er janvier 2007. Ce dispositif, qui permettra de mieux verrouiller les frontières européennes, pose une série de questions sur la protection de la vie privée, à cause notamment de l'introduction de données biométriques dans les documents de voyage.


Blog. Map-parole censuré

C’est le blog qui a eu la plus courte durée de vie au Maroc. Il s’appelle “Maparole”. Il a été créé le 24 mai par un journaliste de la très officielle agence MAP, cachant son identité derrière le pseudo Eric Julien. Il voulait en faire “un espace au profit des agenciers qui s’impatientent en silence”. Il ambitionnait d’y révéler “les informations qu’on nous cache” et d’en faire “un espace de solidarité, d’engagement”. On y trouvait un texte ironique sur la nomination d’un quatrième directeur de l’information en quatre ans et un commentaire assassin sur l’absence de dialogue au sein de l’agence. Bien vu : le site a été censuré et son auteur menacé.


Inondations. 6 morts (au moins) à Errachidia

La province d’Errachidia a été victime, le week-end dernier, d’inondations qui ont fait au moins six morts (chiffre officiel), en plus d’importants dégâts matériels. Tout a commencé le 25 mai dans la région de Tinjdad (80 km à l’ouest d’Errachidia), avant de s’étendre le lendemain au site touristique d’Erfoud. D’après des sources locales, ce n’est que le 30 mai, cinq jours après le déclenchement des intempéries, que les aides ont commencé à être acheminées dans la région. Pour la petite histoire, les 17 familles sinistrées de Tinjdad (en plus de 55 autres dont les habitations ont subi d’importants dégâts) ont reçu, entre autres aides, 246 couvertures… de petit format, insuffisantes pour couvrir entièrement des corps adultes. Toujours d’après nos sources locales, le bilan des pertes humaines serait de loin supérieur aux estimations officielles.



Humeur. Fous de foot

Karim Boukhari

Les derbies Wydad-Raja devraient être enseignés dans nos écoles qui préparent à tout et à n’importe quoi. Ce sont des thermomètres, des baromètres, un truc plus percutant que les tonnes et les kilomètres de littérature consacrée à la socio-pathologie de la vie quotidienne. Et puis ça ne dure qu’une heure et demie, trois heures en comptant les embouteillages et la folie furieuse qui s’empare de la ville, le temps de boucler un mauvais “chat” sur internet ou la lecture d’un éditorial où il faut se servir de son dico de poche toutes les quinze secondes. Avec de la chance, si vous n’habitez pas sur le chemin du stade, si vous n’avez pas de voiture et pas de petite amie qui rôde dans les parages, si vous vous barricadez chez vous tous les dimanches après-midi, vous vous en sortirez sans la moindre égratignure. Qui dit mieux ? Personnellement, j’ai adoré le speech d’un responsable de la police, l’autre soir sur 2M, quand il disait fièrement, en commentant les incidents qui ont entouré le énième derby entre les deux monstres casablancais, que “seuls onze bus ont été incendiés (avant le match) par un public formidablement civilisé”. Voilà qui est adorable. Moi, ce jour-là, j’ai eu plus de chance que les bus et je m’en suis sorti avec “seulement” deux heures de retard sur un rendez-vous et quelques litres de sueurs froides. Même quand j’examine ma longue et glorieuse histoire personnelle, je vois que j’ai été victime de seulement trois pare-brises cassés, en plus d’une dizaine de griffures sur ma voiture et à peine le double en crachats et insultes. Sur une durée de 30 ans, 60 derbies et quelque chose comme 1500 dimanches (ne vous amusez pas à me contredire, j’ai certifié mes comptes), je me rends compte de ma chance. Ah, si tous les Casablancais pouvaient en dire autant !



VITES !

6000 : c’est le nombre de questions écrites dont le PJD a abreuvé le gouvernement depuis les dernières élections. Normal que toutes les questions n’aient pas trouvé de réponses !
La demande du PJD est telle que le gouvernement, comme nous le précise le chef du groupe Lahcen Daoudi, vient de renvoyer 300 questions à leurs auteurs, des élus PJD.


Un site internet (www.yuda.ma) a été créé à l’initiative du syndicat des officiers et marins de la pêche hauturière, pour demander le rejet des accords de pêche passés avec l’Europe et la fin de l’exploitation des ressources halieutiques sahariennes par les notables de la région. Pour l’anecdote, “yuda” signifie “ça suffit”.


Un gang composé exclusivement de jeunes femmes a été démantelé la semaine dernière par la police judiciaire de Fès, nous ont indiqué des sources locales. La bande opérait essentiellement dans le périmètre urbain et s’attaquait aux bijoutiers mais aussi, surprise, à des cibles dites vulnérables (vieilles dames, jeunes filles isolées).


Le sit-in prévu à Khénifra (pour protester contre l’insécurité publique) a bel et bien eu lieu, le 31 mai. Repoussés à 100 mètres du siège de la police et de la gendarmerie, les 300 manifestants qui y ont pris part, ont fini par “camper” en plein boulevard, sur la route de Beni Mellal-Fès, s’offrant du coup une meilleure exposition publique. Inespéré.


Après avoir démissionné de Maroc Connect, le pionnier du e-journalisme marocain Rachid Jankari lance une entreprise de presse électronique et de services, MIT media. Outre des informations de pointe sur le Maroc, les autres pays du Maghreb sont également ciblés par des pages spécifiques. Le lancement du site pilote est prévu le 15 juin.

 
 
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