Campagne. Al Adl dans la tourmente
Femmes imams. Une révolution manquée
Affaires. Des notaires sur le banc des accusés
Médecins. L'Ordre en desordre
Intégration. Berkane l'Africaine
Reportage. Les pêcheurs de l'extrême
Cinéma et publicité. Casting, mode d'emploi
Algérie. Un "barbe-FLN" aux commandes
Mondial 2006. L'envers du décor
Commerce. Le boom (incertain) des franchises
Peinture. "Plutôt que de me suicider, je suicide mon travail"
Humour. Rire de soi pour faire rire les autres
N° 228
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Abdeslam Kadiri

La semaine Monde

Mahmoud Ahmadinejad. (AFP)

États-Unis. La main tendue à l’Iran

Comme l’écrit Pascal Riché dans Libération, l’Iran n’est pas l’Irak. Désireux de donner, cette fois, “toutes ses chances à la diplomatie”, les Etats-Unis ont proposé aux Iraniens de reprendre langue avec eux, après vingt-sept ans de rupture complète des relations entre les deux pays. A condition, bien sûr, que Téhéran suspende son projet d'enrichissement d’uranium. Un message américain a été transmis en ce sens à Téhéran, via le gouvernement suisse.
Téhéran n’a pas accueilli la proposition américaine avec un enthousiasme débordant. Le ministre iranien des Affaires étrangères,
Manouchehr Mottaki, n’a pas exclu de discuter avec les Etats-Unis, à condition que ces derniers renoncent à tout préalable. Retour à la case départ en somme. Pourtant le 8 mai, c’est le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad qui avait accompli un geste historique en écrivant une lettre de dix-huit pages à George W. Bush pour lui proposer “de nouveaux moyens” pour régler les tensions dans le monde. La proposition de Washington apparaît comme une réponse, certes tardive, au président iranien. A Washington, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice n’y est pas allé par quatre chemins : elle a distingué la “mauvaise voie”, celle de l’entêtement et de la poursuite de l’enrichissement, qui fera de l’Iran l’ennemi des Occidentaux et une autre voie positive, celle-là : la voie de la “coopération”. Si l’Iran renonce à l’enrichissement, alors tout est envisageable, et notamment une véritable “coopération économique”. Dans la partie de bras de fer engagée entre les pays occidentaux et l’Iran, le geste américain est une tentative de clarifier la donne. Selon Rice, qui devait s’envoler pour un sommet sur le nucléaire à Vienne, il donne une “nouvelle énergie” aux efforts des Européens. Jusque-là, les Américains et les Européens se sont réparti les rôles : les premiers agitaient le bâton, pendant que les seconds montraient la carotte. Dans la nouvelle configuration esquissée par Condoleezza Rice, ce dédoublement des rôles disparaît. L’Iran est mis en demeure de choisir : soit les carottes (européennes et américaines), soit les coups de bâton (américains et européens).


Sida. Lueur d’espoir

Bonne nouvelle. L’Onusida, l’agence de l’ONU chargée de la lutte contre le virus, a annoncé dans son rapport annuel, que pour la première fois depuis l’apparition de la maladie, il y a 25 ans, l’épidémie s’est stabilisée dans le monde. Au total, 38,6 millions de personnes étaient atteintes du VIH à la fin de 2005. En Afrique, où l’on dénombre les deux tiers de l’ensemble des séropositifs, le nombre de malades s’est aussi stabilisé. Six pays du continent ont annoncé des baisses de 25 % du nombre de séropositifs.
Sur le continent asiatique, c’est au Cambodge et en Thaïlande que les chiffres sont en baisse, tandis qu’ils sont à la hausse en Chine, en Indonésie et au Vietnam. Et si, en Inde, la proportion n’est que de 0,9 % de séropositifs dans la population, en valeur absolue, elle est devenue le pays le plus touché au monde : 5,7 millions d’Indiens infectés. Enfin, l’épidémie galope dans l'ex-URSS où le nombre d’infections a été multiplié par vingt en moins de dix ans.


Timor. Confusion politique

Le calme serait-il en train de s’installer au Timor Oriental ? Officiellement, la situation s’est “stabilisée” après les violences des derniers jours, a indiqué jeudi l’Onu. Officieusement, la confusion politique demeure : la rébellion a exigé le départ du premier ministre, qui refuse, tandis que le président appelle en vain à la réconciliation.
Sur le plan politique en revanche, les dissensions semblent ne pas connaître de fin, en dépit d’un nouvel appel à l’unité maladroit lancé par le président Xanana Gusmao. “Unissons-nous dans le plus grand intérêt et pour le souci commun de nous tous : la stabilité au Timor Oriental”, a-t-il déclaré. Il a surtout appelé à “oublier les mots Loromonu et Lorosae”, qui définissent les régions de l’Est et de l’Ouest du pays, dont les ethnies s’opposent depuis plusieurs semaines.


Indonésie. Java meurtrie

Le bilan du séisme qui a frappé samedi dernier l’île indonésienne de Java a continué de s’alourdir jeudi avec au moins 6 234 morts selon le ministère des Affaires sociales, et les hôpitaux étaient débordés. Le nombre de blessés s’élève à plus de 46 148 dont 33 000 grièvement touchés. Plus de 67 000 maisons ont été détruites. Le séisme de magnitude 6,3 s’est produit dans une zone peuplée au sud de la grande ville universitaire de Yogyakarta. Au total, plus d’une douzaine de pays ont envoyé du personnel et une douzaine d'autres ont offert de l’argent et du matériel. Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui coordonne l’aide, a estimé à cinq millions de dollars le montant nécessaire “pour près de 100 000 personnes, en particulier 40 000 enfants de moins de cinq ans”.


Monaco. Albert : et de deux !

Après avoir avoué officiellement, en mai 2005, avoir eu un petit Alexandre avec une hôtesse de l’air, voici Albert II de Monaco papa pour la deuxième fois en moins d’un an ! Le prince vient en effet de reconnaître être le père d’une jeune adolescente américaine de 14 ans, Jazmin Grace Rotolo. L’enfant serait née d’une idylle entre l’héritier du trône monégasque et une serveuse californienne en 1991. La paternité – déjà établie depuis plusieurs semaines – aurait dû rester secrète mais la présence de paparazzis autour de Jazmin, qui étudie aux Etats-Unis, aurait poussé Albert II à reconnaître publiquement la nouvelle. L’histoire dira peut-être si elle a d’autres frères et sœurs…


Irak. Etat d’urgence à Bassora

C’est la nouvelle politique de main de fer. Le premier ministre irakien, Nouri Al Maliki, a annoncé, mercredi 31 mai, l’instauration de l’état d’urgence dans la ville de Bassora afin d’y rétablir l’ordre et la sécurité. Maliki a fait cette annonce lors d’une rencontre avec les notabilités tribales, politiques et policières de la cité. L’état d’urgence demeurera en vigueur pendant un mois. Les forces de sécurité patrouilleront jour et nuit, rechercheront des armes et établiront des points de contrôle. Rétablir l’ordre dans la deuxième ville irakienne est le premier défi que doit relever Maliki en tant que premier ministre d’un gouvernement entré en fonction le 20 mai, mais dont les titulaires des portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur n’ont pas encore été nommés. Bassora, dont la population est à une écrasante majorité chiite, est frappée par une vague d'assassinats de citoyens sunnites notamment.



Lu pour vous.
Le Pen au second tour ?

Jean-Marcel Bouguereau, Le Nouvel Observateur, 1er juin 2006

Ce n’est plus seulement une hypothèse d’école. Plus seulement un épouvantail. Le Pen pourrait très bien être présent de nouveau au second tour de la présidentielle l’an prochain. C’est ce qu’indique un sondage publié par le Nouvel Observateur qui lui donne au moins 8 %, mais avec un potentiel électoral allant jusqu’à 17 % ! En effet, 8% des personnes interrogées se disent sûres de voter en sa faveur, 9% affirment qu’elle voteront sans doute pour lui, et 10% n’excluent pas de le faire. Or chacun sait que Le Pen est systématiquement sous-évalué par les sondages, les personnes interrogées ayant tendance à ne pas déclarer leur vote en faveur du Front National. Soit elles en ont honte, soit elles entendent voter pour un autre candidat, tout en se réservant la possibilité de mettre un bulletin Le Pen dans le secret de l’isoloir, pour, comme le disent de plus en plus de Français, "emmerder" les candidats de l’establishment, dégoûtés par l’image que donne un pouvoir politique de plus en plus déliquescent. En pleine affaire Clearstream, Jacques Chirac, avec l’épisode Guy Drut, vient de conforter ceux qui font leur miel de la dénonciation de la “République des copains et des coquins”. On imagine le choc si la déconfiture du 16 avril 2002 se répétait. La France désignant l’extrême droite deuxième force politique du pays. Ce serait une fois de trop, et la France en serait durablement éclaboussée.



VITE !

L’Union européenne va débloquer pour la Mauritanie le programme d’aide , en partie gelé après le coup d’Etat de Vall d’août 2005. L’aide pour la période 2002-2007 se monte à 116,9 millions d’euros, dont seulement 53 % ont été débloqués jusqu’à présent.

 
 
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