Mondial 2006. Pagaille à la télé
Sahara. Que se passe-t-il à Tindouf ?
Élections 2007. L'intérieur fait la loi
Analyse. Le PJD et Israël
Société. La saga Ousboue Al Farass
Portrait. Un Marocain au Mondial
Bassam Tahhan. "Je plaide pour un islam protestant "
Irak. Un mini Sabra et Chatila
Tunisie. Sus aux opposants !
Financement des PME. Une reforme pour rien
Carnet de bord. Sacré festival !
N° 229
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef des actualités : Karim Boukhari

La semaine Maroc

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(AFP)

Torture. Le Maroc épinglé

Mercredi 7 juin, au siège parisien du Conseil de l'Europe, le sénateur suisse Dick Marty présentait son projet de rapport “sur les allégations de détentions secrètes et de transferts illégaux concernant des Etats membres du Conseil”. Les 67 pages du rapport se basent sur des images satellite des centres de détention, en plus d’informations officielles sur les vols qui recoupent certains témoignages. Le gouvernement marocain y est épinglé pour complicité dans la stratégie de “toile d’araignée mondiale” mise en œuvre par les Etats-Unis (cf. carte). Sur un plan logistique, l’aéroport de Rabat aurait notamment
servi de point de transfert et de débarquement de détenus hors procédure judiciaire. Arrêté en décembre 2001 à l’aéroport de Casablanca, l’Allemand Mohammed Zammar a été embarqué pour Damas sur un avion de la CIA. Quant à l’éthiopien Binyam Mohamed al Habashi, arrêté au Pakistan, il a été placé dans un avion de la CIA en juillet 2002 à destination de Rabat. Sur place et jusqu’en janvier 2004, Binyam aurait été détenu dans des centres secrets, “dont une prison ensevelie quasiment sous terre [NDLR : Temara ?] et un endroit plus propre, pour se remettre des blessures provoquées par les tortures”. Torturé à la fois par des agents marocains et américains : suspendu, enchaîné et battu, dénudé et le pire, des incisions faites sur son torse et son pénis à l’aide d’un scalpel. Face à ces accusations graves, d’autres gouvernements ont déjà répondu. Rabat a tout intérêt à faire de même avant le vote sur le rapport par les députés européens, en session plénière, prévu le 27 juin prochain à Strasbourg.

Paris, Y.A.A



Sebta et Melilia. L’Espagne se mobilise

Un groupe constitué de 61 ONG espagnoles vient de se mobiliser pour dénoncer “la construction de clôtures autour de Sebta et Melilia, favorisant les abus contre les immigrés désireux de traverser la frontière”. Sur le terrain, la construction d’un 3ème grillage, d’une tour de contrôle dotée de lumières aveuglantes d’une portée de 125 mètres, la mise en place par les Marocains de fossés “moyenâgeux” permettant d’attraper les migrants potentiels, sont perçus par les défenseurs des droits humains espagnols comme contraires aux standards internationaux. Avec des grillages de 6 mètres inclinés à 10 degrés vers le Maroc, les associations craignent plus de morts et dénoncent le chantage économique auquel la situation donne lieu. Bon à savoir à un mois du sommet euro-africain.


Affaire Ben Barka. Ramaël cogne encore

Le juge Patrick Ramaël, chargé de l’instruction de l’affaire Ben Barka en France, s’apprête, si l’on en croit des sources fiables, à convoquer une nouvelle fois Driss Basri mais aussi Driss Benzekri qui se trouve toujours en convalescence à Paris. “Il est plus déterminé que jamais”, lance-t-on dans l’entourage du magistrat français qui aurait déjà écouté, dans les semaines qui se sont écoulées, deux personnages de marque : l’ancien détenu politique Midhat Boureqat et, surtout, Rachid Skirej, ancien responsable des services secrets marocains, qui vit depuis des décennies en France et qui est connu pour avoir témoigné dans le cadre du procès Ben Barka à Paris. C’était en 1967 déjà.


Élections. Le (presque) “Oui” du PADS

Le Parti de l’avant-garde démocratique socialiste (PADS) devrait participer aux élections de 2007. C’est ce qui ressort des discussions qui ont marqué les conclusions des deux journées d’études qui se sont tenues à Mohammedia le week-end dernier. D’après des militants du parti qui ont assisté aux débats, “la base a clairement fait part de son souhait de participer aux prochaines élections”. Ce qui serait une première sachant que le PADS est parmi les rares formations politiques (avec la Voie démocratique) à avoir boycotté les élections de 2002. Le parti d’Ahmed Benjelloun, pour rappel, est parmi les plus actifs dans la société civile (AMDH, FVJ, etc).


Juifs du Maroc. Le retour

“Cela fait quarante ans que je n’ai pas mis les pieds dans mon pays”. Meyer, qui habite en Israël, fait partie de ces quelques centaines de juifs d’origine marocaine qui ont fait le déplacement, à l’occasion du passage de Enrico Macias pour le festival de Fès. Ils sont arrivés par charters et la plupart saisissent cette occasion pour effectuer plusieurs pèlerinages dans les sites religieux judaïques. Le “retour” a été si massif que l'association “Permanences du Judaïsme marocain par l'action humanitaire”, composée de juifs marocains de la diaspora, a mis au point un programme pour restaurer 15 cimetières à Souss-Massa-Draâ, Marrakech et Essaouira.


Polémique. 2M, c’est pas fini

Le bureau syndical des employés de 2M brise le silence radio qui a suivi la polémique née de la démission du trio Sitaïl-Debbab-Benjelloun. À la direction générale (et donc à Mostapha Benali, hier acclamé par le syndicat), on reproche une “gestion hasardeuse et non transparente, l’absence d’une quelconque volonté de dialogue et une mise au placard scandaleuse des compétences marocaines de la chaîne au profit de techniciens étrangers payés au prix fort”. La position du bureau syndical contre Samira Sitail reste inchangée : il dénonce “les propos diffamatoires” de la directrice de l’information envers des journalistes de la chaîne. Seul Fayçal Laraïchi sort indemne de ce communiqué, lui qui vient de titulariser des dizaines de free-lance dans un geste qui ressemble bien à un désaveu de Benali. ça continue.



Billet. Real Electeur

Driss Ksikes

Une feuille jaune volante. La photo d’un homme à l’allure respectable, veste cravate en sus. Un CV tout aussi respectable, avec peu de diplômes mais suffisamment de lignes pour ne pas paraître creux. Un logo pour ne pas passer inaperçu et un numéro de série pour être identifiable. Et pour finir en beauté, cette phrase magique : “Votez pour X, il résoudra vos équations”. J’ai récupéré ce document anodin et inopportun, cette semaine même, dans ma boîte aux lettres. A un an et des poussières des élections ? Mais c’est illégal ! Pas si vite. Le respectable candidat est tout simplement un Challenger. Un entrepreneur en puissance pour lequel il va falloir voter par SMS entre deux zappings. Vous en conviendrez, de la Star Ac libanaise ou française à Challengers, en passant par Studio 2M ou encore Al Qadam Addahabi, le vote se banalise. Les mandats rétrécissent, les ambitions se réduisent à une ascension au podium et l’élu n’a plus de compte à rendre à l’électeur anonyme qui le propulse. Ainsi va la démocratie cathodique, realTViste. Mais comment les électeurs liront-ils les feuilles volantes des candidats politiques, l’an prochain ? Prendront-ils le moment du vote fatidique pour un service rendu à un ambitieux en quête de siège ? Feront-ils consciemment la différence entre un citoyen lambda qui cherche à briller, un notable qui a peur de l’ombre et un militant qui veut se distinguer ? Croyez-moi, les bulletins de vote seront encore plus ternes que les fiches des candidats au firmament télévisuel. Les plateaux télé qu’occuperont les politiques seront souvent plus fades que les émissions flashies des fils de la télé réalité. Les bureaux de vote seront beaucoup moins sexy que les paillettes. Et même la soirée électorale à la télé risque, comme en 2002, d’être une interminable salle d’attente. Pourtant, je ne troquerai pas ma voix d’électeur contre mon SMS de real électeur.



Patrimoine. Afilal fait les comptes

Abderrazak Afilal, ancien patron de l’UGTM et baron de l’Istiqlal, vient de publier une déclaration de ses biens, et ceux de sa famille. Dans ce document, qui n’engage que le syndicaliste, il est fait état d’une ferme, une villa, une résidence secondaire et quelques biens appartenant à Mahjouba Zoubairi, femme d’Afilal et députée comme son mari. Après Mhamed El Khalifa, Afilal est le deuxième istiqlalien à livrer (sa version de) l’état de ses biens personnels. On croit savoir par ailleurs qu’il serait actuellement interdit de quitter le territoire et qu’une récente demande (au ministre de la Justice) d’aller effectuer la Omra en Arabie Saoudite est restée sans réponse. Afilal, comme d’autres figures connues de l’Istiqlal, a été cité dans l’affaire du projet Hassan II à Casablanca.


Justice. Le RNI sur le gril

Les 67 ex-salariés des sociétés de presse du RNI sont passés à l’attaque. La justice entame le 14 juin l’audition de cinq membres de ce parti, et pas des moindres, au sujet de la liquidation du journal et de l’imprimerie du parti. Le président Ahmed Osman, le ministre des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa, l’ex-ministre du Commerce Alami Tazi, en plus de Mohamed Bentaleb et Ahmed Krafes, ont été ainsi convoqués au tribunal de commerce de Rabat. L’ironie de l’histoire, c’est que tous ces poids-lourds du parti des “bleus” ne sont plus forcément au RNI, alors que d’autres ont coupé les ponts avec Osman.



3 questions à Rachida Tahiri (Présidente de l’Association démocratique des femmes du Maroc)

Les femmes demandent le tiers des sièges des instances élues aux législatives de 2007. Pourquoi ce quota précisément ?
Les expériences internationales ont montré que les femmes ne peuvent avoir de l’influence que si elles accèdent au moins au tiers des postes politiques. Nous voudrions bien avoir la moitié mais il existe des résistances qui freinent notre élan. Et les négociations entre le gouvernement et les partis n’ont pas abordé l’augmentation de notre quota (ndlr : 10% des sièges au parlement sont actuellement réservées aux femmes). Cela montre que, malheureusement, la politique est une affaire d’hommes.

Ce n’est pas un peu tard pour votre plaidoyer alors ?
Notre action s’inscrit dans la durée. Il est vrai que les décisions ne dépendent pas de nous, mais nous pensons qu’il reste encore du temps. La réforme électorale est à ses débuts et les femmes parlementaires nous soutiennent.

Pourquoi faut-il passer par le quota ? Les femmes sont-elles incapables de réussir directement à travers les urnes ?
Ce n’est pas une question de capacité. La discrimination positive est un concept international. Nous nous heurtons à des obstacles liés à la culture patriarcale. Si nous ne haussons pas le ton, nous risquons d’attendre des siècles… C’est comme si vous demandiez à une personne qui a les mains ligotées et à une autre libre de ses mouvements, de courir ensemble. La course est inéquitable.


Marrakech. L’horreur

Atroce fait divers. Yassine, un enfant de 6 ans, a été retrouvé sur le toit d’une maison de Marrakech dans un état quasi animal. Ses ongles et ses cheveux n’avaient pas été coupés depuis au moins un an, période pendant laquelle il avait vécu enfermé dans un chenil grillagé, avec une trentaine de chats et quatre chiens. Yassine souffre, selon les médecins qui l’ont examiné, de graves carences alimentaires (il partageait les restes des animaux), et de multiples contusions et morsures (son nez a été arraché par un des chiens). Né sous X il y a 3 ans, sa mère l’avait confié, pour éviter l’opprobre public, à une voisine, Zahra G., qui déclarait vouloir “prendre son éducation en charge”. C’est dans la maison de cette dernière qu’il a subi tous ces affreux sévices. L’AMDH et l’association Touche pas à mon enfant se sont constituées partie civile. Début du procès : le 12 juin.


TVM. Vive la mariée !

C’est parti pour “Lalla Laroussa”, le reality show tant attendu qui démarre enfin ce samedi sur TVM. L’émission, conçue par Ramzi, Othmane Benabdeljelil et Yassine Zizi, met en compétition cinq couples en herbe (fiancés mais pas encore mariés) issus de différentes villes du royaume, dont le vainqueur aura droit à un mariage à Marrakech, un mois de lune de miel à l’étranger et un appartement dans sa ville de résidence. Lalla Laroussa sera diffusé sur sept semaines au rythme d’un “prime” tous les samedis et de cinq capsules hebdomadaires (trente au total) qui suivront les couples au quotidien. Pour l’anecdote, même les quatre couples qui n’auront pas gagné le jackpot convoleront cet été.


Invitation. Nini chez les yankees

Notre confrère Rachid Nini se rend le 11 juin pour un séjour de trois semaines aux Etats-Unis, sur invitation officielle de l’ambassade américaine à Rabat. Le même Nini est en train de mettre la touche finale à son projet de quotidien arabophone, dont le titre n’a pas été tranché, et qu’il compte lancer à partir du 1er septembre. Rappelons que le journaliste, qui s’est rendu célèbre par un séjour clandestin en Espagne il y a quelques années, publie désormais sa chronique sur l’hebdomadaire Assahifa après avoir fait le bonheur, des mois durant, du quotidien Assabah. Nini, qui collabore aussi à Al Jarida Al Oukhra, est par ailleurs animateur d’une émission (Nostalgia) sur 2M.


Interdiction. Médecins ou militants ?

Le 2ème colloque de médecine alternative (dédié à la nutrition), qui devait avoir lieu le 4 juin à Fès, a finalement été annulé. Un déploiement impressionnant des forces de l’ordre a quadrillé toutes les issues menant à l’hôtel et bloqué toutes les voitures portant un macaron de médecin. Pourquoi tout ce branle-bas de combat ? Parce que, nous explique-t-on, le bureau de “l’Association Marocaine de Médecine Alternative” serait composé en majorité de membres affiliés à Al Adl Wal Ihsane. Cela prouve au moins que, du côté de la Jamaâ comme de l’Etat, personne n’a renoncé à pousuivre un bras de fer entamé il y a déjà plusieurs semaines.


People. Haïfa contre Citadine

La visite de Haïfa au Maroc en mars dernier, dans le cadre d’une opération de prévention du sida pour l’association Ruban Rouge, risque de finir devant les tribunaux. La bombe anatomique envisage d’attaquer le magazine Citadine (partenaire média de l’évènement) qu’elle accuse d’avoir publié, dans son édition du mois de juin, une série mode d’elle en caftan sans sa permission. La petite virée marocaine de Haïfa promet d’enrichir quelques avocats marocains. Ali Bajaber, l’un des actionnaires de Citadine, menace aussi de porter plainte pour diffamation contre le représentant de Ruban Rouge au Maroc. Ce dernier, dans une interview publiée par le quotidien Assabah du 24 mai, accusait Ali Bajaber d’avoir fait sponsoriser la visite de Haïfa au Maroc sans en avertir Ruban Rouge. Haïfa au tribunal, un spectacle à ne pas rater.



Humeur. Sacré sommeil

Karim Boukhari

J’aime Dieu mais pas les haut-parleurs. Et comme dit la chanson, je ne suis pas le seul. Un copain m’a raconté comment son fils, de retour d’un voyage dans le Nord, lui a dit, avec la candeur d’un gosse de quatre ans : “Papa, je préfère le Dieu d’Asilah à celui de Casablanca !”. Intrigué, le père a demandé à savoir pourquoi, et le fils a répondu : “A Asilah il (Dieu) crie moins fort qu’à Casa”. Dans une bouche adulte, cela donnerait l’explication suivante : “Je préfère quand je ne suis pas réveillé (contre mon gré) à quatre heures du matin par un haut-parleur qui annonce la prière de l’aube”. Soyons clairs : la prière est un acte adulte à respecter en toute circonstance. Mais le sommeil aussi. Le sujet est tabou par excellence parce que beaucoup le montent en épingle pour en faire une question de foi là où les frontières avec la liberté individuelle ne sont pas bien assimilées. En plus clair, certains font leurs ablutions et leurs prières pendant que d’autres se reposent d’une dure journée de travail. Tout le monde a raison et personne n’a tort. Le problème ? Le haut-parleur, quand il est si près de l’oreille qu’il peut en perforer le tympan. C’est important. Nos voisins algériens ont eu le courage d’aborder le problème via un film que je trouve admirable : Bab El Oued City de Merzak Allouach. On y voit un type comme les autres qui se résout à démonter le haut-parleur perché sur le toit d’une mosquée. Il n’en pouvait plus. L’acte, au départ anodin, est assimilé à une violation des sacro-saints fondements de l’islam. Il a débouché sur un drame, au nom de Dieu tout puissant… C’est bête à en pleurer mais, au moment de plonger dans les bras de Morphée, beaucoup de gens normaux aspirent à une chose : ne pas être perturbés dans leur sommeil. C’est trop demander ?



VITES !

Le roi devrait se rendre prochainement au Koweït avec un objectif bien précis : concrétiser avec l’émirat un partenariat économique qui garantit au Maroc un prix préférentiel sur le pétrole. Une délégation conduite par Abdelaziz Meziane Belfqih et Mohamed Benaïssa s’était déjà rendue au Koweït dans le même but (a priori différé par les Koweïtiens) il y a quelque temps.


Selon le journal français La Tribune, le groupe Dassault serait sur le point de vendre de 12 à 18 avions de combat“Rafale” au Maroc, via un financement saoudien dont le montant n’a pas été divulgué. À noter que cette importante transaction intervient au moment où l’Algérie vient d’acquérir 60 avions de combat russes.


Deux magazines dédiés au management verront le jour, à une dizaine de jours près, début juillet. Il s’agit successivement d’”Essor” et de “M magazine”, deux mensuels que l’on doit respectivement à Hassan Alaoui (Economie & Entreprise) et Younès Jouhari (ex-Police magazine). Les deux nouveaux venus devront se disputer des cibles voisines.


Les Pays-Bas confirment leur intérêt accru pour le royaume via l’ouverture d’un institut néerlandais au Maroc (NIMAR) doté d’un budget annuel de 740 000 euros. Pour quoi faire ? “Accueillir des chercheurs travaillant sur le Maroc” ,résume Jan Hoogland, cheville ouvrière du projet.


Malgré (ou grâce à) l’énorme polémique qu’il a suscitée, Marock, le film de Leila Marrakchi, a enregistré, selon le Centre cinématographique marocain, 100 000 entrées en trois semaines d’exploitation. C’est un record absolu pour un pays où la fréquentation des salles est en chute depuis des années. Et un superbe pied de nez aux contempteurs du film…

 
 
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