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Par Driss Bennani
La rue ma comblé daffection
| Antécédents |
Mehdi Ouazzani
Acteur, animateur
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| 1971. |
Steward à la RAM. |
| 1981. |
Animateur à Médi 1. |
| 1986. |
Premier rôle dans Caftan damour, de Moumen Smihi. |
| 1993. |
Présente lémission Al Moussafir. |
| 1995. |
Travaille à la chaîne Orbit en Italie. |
| 2006. |
Co-animateur de lémission Lalla Laâroussa sur TVM. |
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Smyet Bak ?
Sid Lhaj Driss. Cest apparemment un pêché de ne pas dire sidi pour un descendant du prophète.
Cest vous qui le dites. Smyet mok ?
Je ne le dirai pas, je ne veux pas quune nana me jette un mauvais sort.
Vous navez quà ne pas vous entourer de nanas tout le temps
Ce nest pas ça. De loin, je donne limage de quelquun de méchant et de hautain. Mais quand on me connaît un peu plus, on découvre que cest tout le contraire.
On va voir ça. Nimirou dla carte ?
Je nai jamais été ramassé par la rafle. Je ne men souviens donc pas.
Vous me cherchez, là
Bon, passons. Après une longue absence, vous revenez à la télé avec Lalla Laâroussa. Quavez-vous fait pendant 13 ans ?
Jai fait du cinéma pour mamuser et jai pris le vice du métier. Jai eu la chance de travailler sur des productions étrangères vu que jen parle les langues, que jai un brin de talent et que surtout, je reviens beaucoup moins cher aux producteurs quun acteur étranger.
Et vous nen avez pas marre de faire de la figuration bon marché ?
Jai toujours joué des personnages. Je nai jamais fait de figuration. Au fur et à mesure que je tourne dans des films, je me rends compte que ma carrière de comédien na même pas encore commencé. On apprend énormément au contact des grands acteurs.
Quy a-t-il de commun entre un expert comptable, un steward et un animateur télé ?
Steward est une grande école qui ma fait découvrir le monde et les gens. Je rencontrais plus de 300 personnes de différentes nationalités chaque jour. Cest un métier qui se rapproche de celui danimateur. On faisait du théâtre à 10 000 mètres daltitude. On sarrangeait pour que le voyage soit un plaisir, avant que les gens ne commencent à voyager à crédit. Mon père voulait que je sois avocat ou expert comptable. Jaurais tant aimé quil soit là aujourdhui.
Votre carrière danimateur a démarré sur Médi 1. Vous receviez des milliers de lettres par semaine. Certaines étaient même bloquées par Alger. Vous en gardez quelques unes ?
Le tout premier arrivage contenait 4000 lettres. Cétait une émission débile pour intellectuels de haut niveau. Un programme de dédicaces où, souvent, les gens racontaient leur vie. Je me rappelle de deux exemples. Une fille qui a quitté son boulot pour soccuper de sa sur handicapée et de ses parents malades et qui mécrivait six lettres par semaine. Il y avait aussi une lettre que Pierre Casalta doit encore conserver dans ses archives, celle dun homme décidé à se suicider, qui est monté en haut dune montagne pour passer sa dernière semaine. Il navait avec lui quun simple transistor. Il a découvert mon émission par hasard et a été touché par son ton optimiste. Finalement, il a renoncé à son idée de suicide.
Vous êtes du genre à croire quune seule femme ne suffit pas pour toute une vie ?
Si, une femme suffit. Je suis très romantique, vous savez. Je renvoie peut-être une image de tombeur qui nest pas réelle. Jaime lérotisme à distance. Sinon, il ny aurait pas de différence entre lhomme et lanimal. Sauf peut-être que lanimal a la franchise de faire lamour sans se cacher.
Quel âge avez-vous ?
Les chiffres ne veulent rien dire. Tout est dans le cerveau. Dans la conception de la vie. Personne ne sait sil sera là demain. Je préfère vivre au jour le jour.
Vous ne trouvez pas quà trop vouloir faire jeune, vous êtes devenu un has been ?
Lalla Laâroussa est là pour dire que professionnellement au moins, je ne suis pas un has been. Je moccupe de mon corps parce que cest mon outil de travail, et parce quêtre bien dans sa peau est essentiel.
Pour le grand public, votre image reste collée à lémission Al Moussafir et à votre premier film sur le Sida (Rhésus). Vous aimeriez changer cette image ?
Pourquoi ? Jai tourné ce film à une époque où le Sida était un grand tabou. Al Moussafir a chamboulé ma vie. Et je suis ravi de participer à une aussi belle aventure que Lalla Laâroussa, de prendre part à cette nouvelle ère de la télé. La rue ma comblé daffection, de Tanger à Rome. |
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