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Par Khalid Tritki
La semaine Économie
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Logements sociaux en
construction à Casablanca.
(AIC PRESS)
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Immobilier. Addoha à la cote
Le groupe immobilier Addoha entre, ce jeudi 15 juin, en bourse. Une première pour le secteur immobilier. La règle économique veut quune place boursière reflète la structure économique du pays. Celle de Casablanca ne respecte pas ce paramètre. Labsence de limmobilier, lun des piliers de léconomie marocaine, était une faiblesse que le groupe Addoha répare, enfin. À quoi est due cette exception ? Le spécialiste du logement, toutes gammes confondues, a de quoi séduire. En 2005, les capitaux propres du groupe sélèvent à 1,76 milliard de dirhams, en hausse de 44,4% par rapport à 2004. La croissance de son |
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| résultat net sétablit en moyenne à 33,3% entre 2003 et 2005. En clair, le groupe dégage beaucoup de cash et surtout des bénéfices. Cest principalement dû à la montée en régime de la cadence de construction et de vente des programmes sociaux. Avec une capacité de construction de 15 000 logements par an, Addoha caracole en tête du classement et a les coudées franches pour tirer profit du marché et ce, bien avant la concurrence. La conjoncture lui est favorable puisque le gouvernement maintiendra la cadence de livraison de 100 000 logements par an sur une période de cinq ans. Cela implique la mise à disponibilité du foncier nécessaire mais aussi des mécanismes de financement et de garantie pour stimuler la demande. |
Forum associations-entreprises. Plus haut, plus fort
Le forum associations-entreprises revient cette année sous une nouvelle formule. La commission sociale de la CGEM sest adjugé la collaboration dun coureur de fonds : la Banque mondiale. Cette dernière a déployé sa grosse machine, déjà à plein régime avec lINDH, pour bien affiner les programmes du forum et les élargir au reste du pays. Cette année, les propositions seront axées sur un thème : la jeunesse et le développement. Sur les 1000 projets déposés, entre 150 et 200 seront sélectionnés et présentés en séance plénière en novembre prochain. Les organisateurs comptent beaucoup sur la participation des PME pour dépasser cette idée consacrée qui veut que ce sont toujours les grandes entreprises qui donnent. Les candidatures ne passeront plus uniquement par le Réseau des associations de quartier (RESAQ). But : donner leur chance à dautres associations qui ne veulent pas transiter par un réseau. |
Douane. Sauvée par la TVA
La douane perd des sous dune année à lautre, démantèlement tarifaire oblige. Au terme des quatre premiers mois de 2006, les recettes générées par les droits de douanes ont atteint 4 milliards de dirhams, en baisse de 2,3% par rapport à 2005. Le service des statistiques de la direction des douanes et des impôts indirects explique ce recul par la chute des droits dimportation (2,5%), passés de 3,88 millions de dirhams à 3,78 millions de dirhams. En revanche, dès quon ajoute la TVA, la barre des recettes se redresse et les rentrées globales affichent une hausse de 5,3%, (16,2 millions de dirhams sur les quatre premiers mois de 2006). La TVA y contribue à hauteur de 6,8 millions de dirhams. Quant aux recettes des Taxes intérieures de consommation (TIC), elles ont quasiment stagné à 4,7 millions de dirhams. |
Dartawfir.ma Boursicoteurs on line
Le groupe Casablanca Finance Group (CFG) lance un nouveau site pour les activités boursières. Attention, ce nest pas une plateforme web comme les autres. Le site dartawfir.ma est une construction virtuelle qui permet deffectuer toutes les opérations boursières en temps réel. Les férus de la cote peuvent ainsi ouvrir un compte liquide pour une période déterminée, se renseigner sur les valeurs boursières et passer des commandes dachat ou de vente. Lanalyse des rendements des OPCVM et des Sicav aidant, linternaute prend des décisions en tenant compte des évolutions chiffrées des performances des entreprises cotées. De plus, le site allie facilité et opérabilité. Les profanes sy retrouveront, les pros également. CFG en profite aussi : en plus dattirer une clientèle plus large, il réalise des économies de temps et dargent. |
Tourisme. Benjelloun dans la course
Othman Benjelloun a du mordant. Juste après lannonce de la création du premier fonds dinvestissement pour le tourisme par Attijariwafa bank, la CDG, la BCP et lEtat, le groupe Benjelloun sort de sa réserve en annonçant la création dun fonds similaire. La BMCE Bank et la RMA Watanya proposent en effet un fonds de 2,2 milliards de dirhams en fonds propres. Si on y ajoute une enveloppe équivalente sous forme de prêts, le fonds représentera 5 milliards de dirhams. Un joli pactole qui permet au groupe Benjelloun de rester dans la course face à Attijariwafa et la CDG qui se taillent la part du lion sur tous les projets de grande envergure. Le nouveau fonds sera destiné à la construction dune dizaine détablissements de 3, 4 et 5 étoiles. Bon courage. |
Industrie. Lénergie et les mines reculent
Le Haut commissariat au plan livre ses derniers chiffres sur lindustrie. Selon lui , lindice de la production industrielle a progressé de 4,1% au cours du premier trimestre 2006 ce qui nempêche pas lindice de la production minière denregistrer une diminution de 3% sous leffet de la baisse de la production des minerais métalliques (-2,5%) et de celle des minerais non métalliques (-3,1%) dont les phosphates (-3,5%). En outre, lindice de la production énergétique a reculé de 1,1%, une régression due principalement à la chute de production dans le raffinage de pétrole (-9,5%). Une note positive pour terminer, lénergie électrique, elle, tire son épingle du jeu en affichant une progression de 4,6%. |
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Billet. La pêche ou la primature
Trop, cest trop. Unanimité est faite sur la crise aiguë que vit le secteur de la pêche. Le comble est que le ministère de tutelle ne la voit pas. Pour lui, elle est exagération, fiction, ou pire, action de lobbying pour que les généraux et les privilégiés du secteur senrichissent davantage. Il est vrai que la pêche dans sa globalité, le segment de la hauturière tout particulièrement, a nourri des privilégiés et couvert des abus. Mais qui a permis cela ? LEtat. Si le secteur se débat aujourdhui dans une spirale mortelle, cest que lEtat la pourri. Certes, les opérateurs ne sont pas tous des lumières, il nen demeure pas moins que face à un Etat quasi absent, ignorant et manipulateur, le marché ne pouvait produire que des rentiers avides. Des exceptions existent et qui maintiennent vivant lespoir de voir la pêche devenir un domaine transparent, modèle pour léconomie nationale. Le tableau nest pas complètement noir. La pêche peut sen sortir si les politiciens et les arrivistes ne sen mêlent pas. La pêche peut se redresser si Mohand Laenser met un peu de côté ses ambitions de premier-ministrable et prend le taureau par les cornes. Mais il ne le fera pas. La preuve : les licences de pêche au thon quil vient daccorder, sans appel doffres et dans la discrétion la plus totale, à une poignée de privilégiés. Si cest cela son style de gestion, quest-ce que cela sera quand il sera au poste de premier ministre ! |
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OFF.
La Caisse de dépôt et de gestion a créé une société spécialisée dans les investissements sportifs. Cette structure gérera ainsi le partenariat que la CDG entretient avec le club rbati FUS (Fath union sportive). Une question demeure en suspens : la Caisse envisage-t-elle daller plus loin dans le sponsoring sportif ou ne cherche-t-elle quà structurer ses partenariats actuels. |
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OFF.
Remue-ménage au sujet du Conseil supérieur de la concurrence. Selon des sources fiables, le gouvernement subit des pressions pour le réactiver. La tension augmente sur ce dossier depuis que lONA a subi de plein fouet les effets de la libre concurrence, notamment pour les huiles de table. |
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