|
Chef des actualités : Karim Boukhari
La semaine Maroc
|
Mohamed Abbadi,
membre dirigeant dAl Adl
(ALJAMAA.COM)
|
LIntérieur vs. Al Adl. Le tour de vis
LEtat semble avoir recadré sa stratégie dans le bras de fer qui loppose, depuis plusieurs semaines, à Al Adl Wal Ihsane. Cest désormais à un tour de vis (des autorités) que lon assiste. A Oujda, là où tout avait démarré avec lorganisation des premières journées portes ouvertes de la Jamaâ, des poursuites pénales ont été engagées contre Mohamed Abbadi, lun des ténors du parti, et certains de ses proches. La première audience est prévue le 29 juin. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce dérapage semble répondre autant aux vux des autorités quà ceux de la Jamaâ. La maison de Abbadi, qui abritait les |
|
| activités régionales de la Jamaâ, a été une première fois mise sous scellés, un acte non assorti dune décision de justice. Abbadi et les siens ont donc violé cet acte illégal, ce qui leur a valu dêtre interpellés puis relâchés. Et voilà que, par la suite, la maison a de nouveau été mise sous scellés, cette fois-ci après arrêté de justice. Abbadi a de nouveau brisé les scellés, résultat : il a été arrêté et présenté à la justice. Notons, par ailleurs, que le local (une autre maison dun particulier) de la Jamaâ à Nador, a été lui aussi mis sous scellés, sur décision de justice. Sachant que les adlistes ne manqueront pas de briser les scellés, cela signifie que de nouvelles poursuites pénales sont dans lair. Autre nouveauté qui laisse supposer que les autorités sont passées à loffensive : désormais, même les réunions dites majaliss annassiha, des round-up plus religieux que politiques généralement tenus après la prière du soir, sont investies par les forces de police, alors que seules les journées portes ouvertes (actuellement abandonnées par la Jamaâ) étaient le théâtre dinterpellations. |
Sebta et Melilia. LEspagne se mobilise
Un groupe constitué de 61 ONG espagnoles vient de se mobiliser pour dénoncer la construction de clôtures autour de Sebta et Melilia, favorisant les abus contre les immigrés désireux de traverser la frontière. Sur le terrain, la construction dun 3ème grillage, dune tour de contrôle dotée de lumières aveuglantes dune portée de 125 mètres, la mise en place par les Marocains de fossés moyenâgeux permettant dattraper les migrants potentiels, sont perçus par les défenseurs des droits humains espagnols comme contraires aux standards internationaux. Avec des grillages de 6 mètres inclinés à 10 degrés vers le Maroc, les associations craignent plus de morts et dénoncent le chantage économique auquel la situation donne lieu. Bon à savoir à un mois du sommet euro-africain. |
Incroyable. Tribunaux en danger
Les tribunaux marocains ne sont pas forcément des endroits sûrs, surtout à Rabat et Casablanca, les deux principales villes du royaume. Le 12 juin, un individu a pu tuer un policier et blesser dangereusement plusieurs personnes à lintérieur du Tribunal de première instance de Rabat. Le forcené, qui était armé dun couteau, aurait déjà eu des démêlés avec la justice par le passé. Il avait, daprès des témoins sur place, lintention de tuer lun des magistrats
Le plus étrange, cest que le même jour, cette fois-ci à la Cour dappel de Casablanca, un homme a pu monter sur le toit du bâtiment, briser lemblème de la Justice (la balance), et menacer de se suicider. Il a fallu lintervention des sapeurs-pompiers pour empêcher le pire. |
Élections 2007. ça chauffe (déjà) !
Transparency revient à la charge pour la supervision des élections de 2007. Elle demande au gouvernement dautoriser la présence dobservateurs externes dans les bureaux de vote. Tirant la leçon des échecs du passé (2002), lassociation se limite pour linstant à cette demande de principe, en attendant de sonder le degré de coopération des autorités marocaines. On se rappelle quen 2002, 25 associations se sont regroupées en réseau pour surveiller le déroulement du scrutin. Mais beaucoup ont été empêchées daccéder aux bureaux de vote. Transparency est actuellement soutenue par Democracy Reporter International, un réseau indépendant dexperts européens. Les deux entités déplorent le manque de débat autour de la réforme électorale. |
Manifs. 1981, ce nest pas fini !
La Confédération démocratique du travail (CDT) demande louverture dune enquête judiciaire sur les responsables de la répression qui a décimé leurs rangs. Le syndicat emmené par Noubir Amaoui organise, par ailleurs, le mardi 20 juin, 25 ans jour pour jour après linsurrection, une visite aux tombes des victimes récemment localisées. Le même jour, le Forum vérité et justice (FVJ) rend publiques ses actions concernant les évènements de 81. Il a en effet envoyé deux lettres, lune au procureur général de Casablanca, Mustapha Belghiti, et lautre à son ministre de tutelle, demandant louverture dune enquête. Les missives étant restées lettres mortes, le FVJ passe à la vitesse supérieure. |
MRE. Transit en hausse
Lopération transit-2006 a commencé jeudi 15 juin. Plus de 2,7 millions de Marocains résidant à l'étranger (MRE) et 700 000 véhicules traverseront le détroit de Gibraltar, ce qui représente une hausse de 8 % par rapport à lannée dernière. Autre chiffre en hausse, celui des effectifs de policiers (13 000 de plus quen 2005) mobilisés pour sécuriser lopération. Le Maroc et lEspagne ont par ailleurs installé une commission mixte pour superviser les phases aller et retour et aussi prévenir les bouchons qui se produisent généralement les week-ends. Cet été sera chaud aux ports de Tanger, Nador, Tarifa et Algésiras, où converge l'essentiel du flux des MRE. |
1965. Officiellement, 55 tombes
Le chiffre attendu depuis 40 ans est enfin rendu public. Les émeutes de 1965 ont fait, selon la commission de suivi de lIER, 55 victimes directes. Les tombes, 50 à Chouhada et 5 à Sbata, ont été identifiées, explique Khadija Rouissi, à la suite dun travail dinvestigation, entre morgue, registre des hôpitaux et plaintes de familles. À lorigine, seules dix demandes ont été déposées par les familles des victimes de lépoque. Par ailleurs, le rapport dAmnesty International de lépoque parlait de centaines de victimes. Pas moyen détayer cette assertion, reconnaît-on à lAMDH. Bref, 55 tombes, ce nest pas négociable. |
Collectivités. Le salon, le forum et le golf
Le Salon international des collectivités locales, qui sest tenu cette semaine au Maroc, a accouché dune souris. Les ministres annoncés ne se sont pas déplacés, pour cause de conseil de gouvernement. Pire encore, un des organisateurs a expliqué devant une assistance éberluée labsence de son supérieur hiérarchique, qui devait diriger une séance, de la manière suivante : Monsieur (
) a joué hier une partie de golf qui lui a causé des problèmes dorsaux !. On apprend par ailleurs que le royaume abritera, en septembre 2006, le Forum international des collectivités locales. Après le salon, le forum ! Ce dynamisme nouveau cadre mal avec les mouvements de grève qui ont affecté le secteur des collectivités tout au long de lannée. |
Bac. Le scandale des fuites
Les examens du bac, ouverts à 288 000 candidats, ont donné lieu à un énorme scandale : les fuites constatées dans un lycée de Meknès. Témoignage dune source sur place : Le premier jour, déjà, des élèves nous ont alertés, mais on ne les a pas crus. Par la suite, ils nous ont annoncé le contenu des épreuves à venir et on a pu constater quils avaient raison
. Cétait samedi dernier, dernier jour des examens nationaux. De Khénifra, on a reçu un témoignage similaire, attestant que les fuites (en provenance de Meknès) ont été constatées le samedi 10 juin. Plusieurs voix sélèvent pour dire que les sujets ont eu le temps (deux jours) de circuler dans dautres académies du royaume. Le ministère de tutelle, lui, se contente de viser sa propre délégation à Meknès où six personnes ont été entendues par la police. On ignore si les examens seront invalidés et, si oui, dans quelles villes et quels lycées. |
 |
Billet. Deuils makhzéniens
En une semaine, deux morts ont marqué les esprits au point de soulever des polémiques inattendues. Premier acte, les socialistes commémorent la disparition du grand militant Mostapha Kerchaoui et déplorent en chur que leur premier secrétaire et frère darmes du défunt, Mohamed Elyazghi, ait préféré aller se changer les idées au festival des musiques sacrées de Fès. Deuxième acte : le patron de la DGED et proche ami du roi, Yassine Mansouri, est endeuillé par la disparition de son père à Bejaâd. Réflexe makhzénien, tout ce que le landerneau politique compte de laquais fait le déplacement. Faut-il en déduire quau Maroc, il y a deux morts, deux mesures ? Cest tentant. Et pourquoi en vouloir à Elyazghi davoir préféré un moment de répit spirituel entre VIP à un moment de fidélité entre partisans ? Dabord parce que lUSFP, contrairement à ses apparences de modernité, a un attachement handicapant aux rites de clans. Ensuite parce quau Maroc, les liens secrets, familiaux, tribaux ou commerciaux, qui fondent notre misère politique, se tissent souvent dans ces rassemblements de fête ou de deuil. Tourner le dos à la famille USFP, réunie en off, voudrait alors dire que ce cénacle perd de sa valeur dans la bourse du Makhzen global. A contrario, la ruée vers Bejaâd, où tout le monde politique (ou presque) sest senti obligé de faire de la figuration, prouve que cest là où il faut être. Evidemment, dans le lot, il y a des hommes et des femmes qui se déplacent au nom de lémotion. Mais la plupart y accourent pour être vus, passer un message, chuchoter dans loreille dun courtisan ou être pris en photo avec un décideur de taille. Etre absent de ce deuil déterminant nest donc pas (comme dans le cas dElyazghi) un manquement à léthique du groupe, mais une erreur stratégique de positionnement. Ainsi se perpétue le Makhzen. Dune mort à lautre, il ressuscite. |
|
Réforme. Les pouvoirs du roi, version PSU
Le Parti socialiste unifié (PSU) vient de rendre publique sa conception de la réforme constitutionnelle. Dans ce document, il est demandé, entre autres, que les prérogatives du roi soient détaillées et conditionnées. Le PSU liste, en tout, 22 droits accordés au roi (nominations, révocations, etc). Une nouveauté, par contre, le roi se doit de se soumettre à des obligations : consulter les partis élus en tête avant de nommer le premier ministre, consulter le président de la chambre des représentants avant de prendre des décisions capitales (guerre, état dexception, etc), déléguer la politique générale au conseil du gouvernement. Bref, accepter un rôle moins exécutif. |
Intérieur. Merci lENA
Chakib Benmoussa a signé, le 9 juin dernier, un accord de coopération avec le directeur de l'Ecole nationale d'administration (ENA), Antoine Durrleman, accord qui permet aux cadres de l'Intérieur de profiter désormais de formations et stages assurés par la prestigieuse Ecole de Paris. Par ailleurs, les praticiens de lENA se sont engagés à donner un coup de main pour réaménager le cursus de l'Ecole de perfectionnement des cadres de l'Intérieur de Kénitra, rendu caduc par le nouveau concept d'autorité. NDH oblige, les cadres moyens et autres caïds sont appelés à sadapter pour mieux appréhender de nouvelles missions, conclut ce cadre de lIntérieur. |
Sondage. Les imams et les IST
Qui leût cru ? Nos imams et nos morchidate seront formés au sujet des infections sexuellement transmissibles (IST). Le sujet ne semble plus tabou pour les autorités religieuses qui ont initié une enquête en partenariat avec la Ligue marocaine de lutte contre les IST pour connaître la perception de ces maladies chez un échantillon de 365 imams. Résultat : nos religieux ont de grosses lacunes. Pour 90% des sondés, les IST se transmettent par le sang et non par voie sexuelle. Près de 28% considèrent que la tuberculose, le paludisme et leczéma sont des infections sexuelles. Et la moitié des sondés croit en lefficacité des thérapies traditionnelles. Mais, fait encourageant, ils sont ouverts sur le sujet et disposés à apprendre, relève un membre de lassociation. Bénis soient nos imams ! |
Studio 2M. Il sen est fallu de peu
Studio 2M prépare sa troisième saison, du 24 juin au 29 juillet. Le casting a conduit le jury à trier des dizaines de candidatures dont lune mérite particulièrement lattention : celle dune jeune fille de 20 ans, qui purge une peine de 15 ans dans une prison de Casablanca. Retenue dans la première présélection, la candidate a échoué à la deuxième (parce quelle nétait pas la meilleure, nous confie-t-on auprès du jury). Elle ne figurera donc pas à la première soirée télévision du week-end. Techniquement cela se discute, mais politiquement, sa présence aurait pu être un geste extrêmement fort. Dommage, vraiment. |
 |
3 questions à Driss El Yazami (Membre de lIER)
Depuis la fin de lIER, vous avez pris votre bâton de pèlerin pour communiquer. Ce bonus était-il prévu à lavance ?
Cette étape était inscrite dans la démarche de lIER : le rapport final constitue un document stratégique pour la réforme. Il lance un débat, légitime et nécessaire, qui ne fait que commencer. Aujourdhui, il sagit de faire un bilan serein et, surtout, de mettre en uvre les recommandations. Des commissions sy attellent déjà.
Vue de la FIDH, dont vous portez aussi la casquette, lexpérience IER est-elle irréprochable ?
Nous avons débattu de lexpérience marocaine et le congrès en 2007 sera consacré au thème : justice pénale et justice transitionnelle. Depuis la fin de lIER, des associations des droits de lHomme du Bahreïn et du Liban mont invité pour discuter de la faisabilité dune commission de la vérité chez eux. Cest dire si nous avons considéré à la FIDH que cette expérience a été positive.
Vous êtes pressenti à la tête du Conseil supérieur de lémigration. Etes-vous intéressé ?
Lémigration est une question stratégique. Le discours royal de 2005 et les recommandations de lIER constituent une opportunité de changer radicalement de politique à légard des communautés marocaines. Ceci exige un débat démocratique de grande ampleur. Jentends y participer. |
|
Ameziane. Le musée de la discorde
Louverture, le 27 mai, dun musée dédié au maréchal Ameziane (le plus haut gradé de toute lhistoire de larmée marocaine) à Nador suscite vagues et remous. Dimanche dernier, un sit-in regroupant quelque 80 personnes a eu lieu près de la préfecture de Nador, à linitiative de lassociation du Rif pour les droits humains, pour protester contre lautorisation douverture dudit musée (donnée par les autorités de la ville). Le maréchal a trahi le Maroc et lEspagne à la fois. Il a combattu contre les Rifains et les démocrates espagnols, il sest allié à Oufkir et Franco, résume ce membre du comité dorganisation. À Tétouan, un avocat envisage même de porter plainte contre le tribunal administratif pour louverture du musée Ameziane. |
Laâyoune TV. Le suicide de Salka
Les conclusions du parquet de Laâyoune sont enfin tombées. Salka Ahl Sbaï, présentatrice vedette de Laâyoune TV, a volontairement mis fin à sa vie. Depuis une semaine, des bruits ont tenté de faire passer lincident pour une chute mortelle, voire un crime. Selon lenquête de la gendarmerie, des témoins oculaires auraient vu la défunte se jeter du haut dune falaise de 30 mètres. Dans son sac, elle a laissé une lettre ou elle demande pardon à ses parents et les prie de prendre soin de son neveu. Selon des sources concordantes, la défunte se serait récemment mariée avec un Mauritanien qui a promis de lui faire signer un contrat aux Emirats, avant que Salka ne découvre quil était marié et quil avait de nombreux enfants. Sen est suivie une grave dépression
finalement fatale. |
Enquête. Femmes et journalistes
Vingt-et-un, cest le nombre de questions auxquelles auront répondu, dici deux semaines, les femmes journalistes du Maghreb auxquelles sest adressée, via Internet, une enquête sur leur situation professionnelle. Impulsé par le PNUD et lUNESCO, dont la chaire, coordonnée par Jamaleddine Naji, est hébergée à lInstitut supérieur dinformation et de communication (ISIC) à Rabat, ce travail en est à la collecte finale de données par quatre collaboratrices au Maroc, en Tunisie, en Algérie et en Mauritanie. Le rapport final, attendu dans un mois, devrait nous éclairer sur les réalités du journalisme féminin au Maroc comme dans les autres pays du Maghreb. |
Justice. Pédophilie à Marrakech
Jack-Henry Soumère, directeur du théâtre Mogador à Paris, a été inculpé mercredi dans une affaire de murs impliquant un mineur de 16 ans. Selon un rapport de police, cité par lAFP, laccusé a été interpellé le 24 avril dans sa villa de Marrakech, en compagnie de ladolescent et dun proxénète. Le mineur a déclaré à la police être venu chez le visiteur français pour avoir des relations sexuelles en échange de 300 DH. Pour sa part, Soumère soutient, depuis le début de laffaire, quil est victime dune machination. Son procès, qui doit souvrir le 20 juin à Marrakech, verra lassociation Touche pas à mon enfant et lAMDH se porter partie civile. |
Cinéma et satanistes. LEtat autiste
Trois ans plus tard, laffaire des Hard rockers condamnés pour satanisme continue de déranger. Pour preuve, les obstacles posés au réalisateur Ahmed Boulane, en plein tournage des Anges de Satan, son film dédié à cette affaire. Cest dabord la wilaya qui lui a refusé lautorisation de tourner, sous ses fenêtres, comme cela sétait produit il y a trois ans, la scène du sit-in de soutien aux musiciens. Pas de tribunal, non plus. Pour tourner le procès, léquipe du film devra en recréer un, de toutes pièces. Enfin, Boulane a bien reçu lautorisation de tourner, pendant deux jours, à la prison de Oukacha où les rockers étaient incarcérés
mais son équipe a été jetée dehors le deuxième jour ! Si Boulane se refuse à tout commentaire, en haut lieu, on dit que ce film nuit à limage du Maroc. Comme si les faits quil raconte ne sétaient pas réellement produits
|
 |
Humeur. Miracle TV
Cest aussi redondant quune mauvaise accroche publicitaire, mais il faut le dire : la télévision marocaine fait des progrès énormes. Même si certains des génies qui lilluminent sont toujours capables de confondre le Togo et Trinidad-Tobago. À la limite, ce genre de dérapage a aussi son charme. Cest mignon et ça peut vous arracher un sourire. Sinon, il y a mieux. Mustapha Alaoui par exemple. Hier encore il était estampillé Hassan II, tant il paraissait foudroyé démotion et à la limite de lapoplexie à chaque commentaire consacré au défunt. Sa prestation aux funérailles du monarque reste dailleurs un moment de télévision historique. Quelque chose dindépassable. Aujourdhui, notre animateur préféré présente un talk show, Hiwar, où il lui arrive de temps en temps de tacler le système. Comment faire la fine bouche devant un tel spectacle, un tel miracle, inimaginable, il y a encore sept ans ? Et puis il y a lexemple de la météo. Aziz Fadili a tenté, au beau milieu des années 1980, dintroduire une touche clownesque dans le service. Ce nétait pas à mourir de rire mais le personnage a tenté des choses (avec le nud papillon, bravo mon ami). Et puis stop. Lui comme les autres ne pouvaient guère aller plus loin. Je me souviens, par exemple, de cette anecdote : le jour où un présentateur météo a eu le malheur de communiquer son texte à son supérieur hiérarchique. Alors, lui demanda ce dernier, de quoi sera fait le temps demain ?. Réponse du gentil présentateur : Demain, le soleil sera roi ! Bien que toute mignonne, la formulation avait une chance (sur un million, mais une chance quand même) dêtre mal interprétée. Inutile de vous faire un dessin, la formule du soleil-roi est irrémédiablement passée à la trappe... Rassurez-vous, cétait il y a un paquet dannées, avant les progrès miraculeux de la télévision. |
|
VITES !
Linterdiction de quitter le territoire qui frappait Abderrazak Afilal et Youssef Tazi, deux figures connues de lIstiqlal, vient dêtre levée, si lon en croit des sources concordantes. Dans les coulisses, on parle de lintervention de quelques poids lourds de lIstiqlal et surtout
de Abdoulaye Wade, le président du Sénégal, dont Tazi serait assez proche.
Al Adl Wal Ihsane a émis un communiqué pour interpeller les partis et les ONG, silencieux sur la vague dinterpellations qui frappent les adlistes. Lappel semble avoir été entendu et cest lAMDH qui vient de briser ce silence en publiant, cette semaine, un communiqué pour dénoncer les arrestations.
Le procès en diffamation intenté par Samira Sitaïl (qui réclame le dirham symbolique) contre Le Journal Hebdomadaire vient dêtre repoussé au 3 juillet. À signaler que la défense a demandé la convocation de treize témoins parmi lesquels le ministre de la Communication et le secrétaire général de RSF.
Hicham Senoussi a démissionné du groupe Maroc Soir où il était le numéro 2 après le président Othman El Oumeir. Il semble que la décision, officialisée en début de semaine, ait déjà été arrêtée il y a plusieurs semaines. Même si rien nest encore officiel, il est possible que son remplaçant dans le groupe soit une femme. À suivre.
Les commerçants de Moulay Yacoub respirent : les rumeurs sur le danger deffondrement des anciens thermes ont été stoppées par les conclusions du dernier rapport dexpertise du LPEE. Le document met fin à une polémique qui a duré plus dun an, affectant considérablement les activités commerciales dans la station thermale.
Après le sitting, le nuding ! Un Marocain, qui comparaissait devant le tribunal de Copenhague, ce mercredi, a fait un striptease intégral dans la salle daudience pour critiquer labsence de démocratie au Danemark. Le juge, qui était une femme, a moyennement apprécié le spectacle et a renvoyé le jeune homme se rhabiller
en cellule. |
|